My Tribe First: State-Making, Communal Advocacy and Ethno-Fascism as Fantasies of Absolute Power in Cameroon / Ma Tribu d’Abord: Unité nationale contre l’ethno-fascisme en tant que fantasmes de pouvoir absolu au Cameroun

My Tribe First: State-Making, Communal Advocacy and Ethno-Fascism as Fantasies of Absolute Power in Cameroon

Tribalisme

By Joel Didier Engo, President of the CL2P and Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

The historical account of the distrust of authority by the Betis, by the writer, politician and former Cameroonian prisoner of conscience Dieudonné Enoh Meyomesse, deserved to be done, especially for all those who reduce the political history of Cameroon to a tribal division…

Indeed, “my tribe first” attitude must be opposed at every turn because it positions tribe as more important than policy, character, or clear thinking. More, that kind of genocidal attitude is short-sighted because tribalists do not understand that Cameroon is a country of laws and a signatory of international human right agreements such as The Hague Tribunal which put human rights in Cameroon within an international framework. Hence, while tribalists think they can get away with anything, the reality is that they cannot.

Thus, it would have been desirable for the author to go back to the origins of the creation of the Union of Popultaions of Cameroon (UPC), the emblematic nationalist and independence party of Cameroon, so that these followers of ethno fascism become fully aware of the diversity of backgrounds and origins of political actors in Cameroon, such as former Prime Minister Charles Assale (one of the founders of the UPC), Théodore Mayi Matip (former combat partner of Ruben Um Nyobe, before turning into a cacique of Ahmadou Ahidjo’s single-party UNC party and irremovable vice president of the National Assembly), and even Paul Biya, our reactionary president, who flourished during his years of study in France with this nationalist and independence movement. To quote only those.

How all these people were cognizant of notions of self-knowledge and determination and productive communal advocacy and associational autonomy as an end goal of emancipatory practices? Thus, the notion that the community was the source of empowerment, creation of rights and entitlements. No wonder, the current failure of state-making in Cameroon has cheapened into the resurgence of genocidal ethno fascism as a fantasy of absolute power. Thus, how tribal politics are by nature the expression of intellectual defeat and the tribe soiled into an opportunistic folly trying to keep us into a colonial plantation mentality and a failed project of national emancipation.

But how to restore these few truths and put the issues ordinary Cameroonians really care about such as – that of chronic poor governance combined with extreme longevity in power of one man – without being systematically accused by the ethnofacist and domestic terrorists (who are particularly rife in social networks) to stand in solidarity with the « extermination » of the Bamileke, or  » the genocidaires » at the head of the State and their supporters who favor ethnic cleansing in the two English-speaking regions?

Indeed these tribalist snipers posted on Facebook arrogate the right to infantilize, banalize and lock us into tribal boxes, according to our social origins, family, regional … and pretend not to see the systematic separation and sometimes to death that some of us are, especially as citizens of South Cameroon, especially because of our progressive ideas and on the grounds that we openly criticize the policy led by Paul Biya in Cameroon.

This tribal stigma is now confused with the creeping conversion of some free thinkers and opponents Beti to Biyaism.

We already had the suspicion in the vitriol tribune published by Dieudonné Enoh Meyomesse against the English-speaking contestants, whom he all likened to Biafran foreigners from Nigeria. This time the writer extends his technique of generalization to all the Cameroonian opposition, which he accuses of being « the stupidest of Africa »..

More than a strong nod to the regime of Paul Biya, Mr. Enoh Meyomesse marks without explicitly saying his conversion to the least ideological and late to his theses, then is even more precise in its elements of language, firstly through the denial of Cameroonian nationality to certain English-speaking activists living abroad, then the recurrent blame for the opposition, accused as always of all the ills that undermine Cameroon.

As much to say it friendly and respectfully to Dieudonné Enoh Meyomesse: after 35 years of political « felony » in Cameroon, we do not do it anymore!

Joel Didier Engo, President of the CL2P and Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

Ça suffit Enough is Enough

Version française

Ma Tribu d’Abord: Unité nationale contre l’ethno-fascisme en tant que fantasmes de pouvoir absolu au Cameroun

tribalisme1

Par Joel Didier Engo, President du CL2P et Olivier J. Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P

Le récit historique de la défiance à l’autorité par les Betis, opéré ici par l’écrivain, homme politique et ancien prisonnier d’opinion camerounais Dieudonné Enoh Meyomesse, méritait bien d’être fait, surtout à l’adresse de toutes celles et ceux qui réduisent l’histoire politique du Cameroun à un découpage tribal… En effet, l’attitude de «ma tribu d’abord » doit être combattue à chaque occasion parce qu’elle place la tribu au-dessus de la politique, du caractère, ou de la pensée objective et claire.

En plus, le Cameroun est un pays de droits et signataire d’accords internationaux sur les droits humains tels que celui portant création du Tribunal Pénal International de La Haye qui place les droits humains au Cameroun dans un cadre international. Par conséquent, alors que les tribalistes pensent qu’ils peuvent s’en tirer avec n’importe quoi, la réalité est qu’ils ne peuvent pas.

Pour autant, il eût aussi été souhaitable que l’auteur remonte aux origines de la création de l’Union des Popultaions du Cameroun (UPC), l’emblématique parti nationaliste et indépendantiste kamerunais, pour que ces adeptes du repli tribal prennent pleinement la mesure de la diversité des parcours et des origines des acteurs politiques kamerunais, à l’instar de l’ancien premier ministre Charles Assale (un des fondateurs de l’UPC), David Mayi Matip (ancien compagnon de lutte de Ruben Um Nyobe, devenu le principal cadre du parti unique UNC d’Ahmadou Ahidjo et inamovible vice président de l’assemblée nationale), et même Paul Biya, notre président réactionnaire, qui a fleurté pendant ses années d’études en France avec cette mouvance nationaliste et indépendantiste. Pour ne citer que ceux-là.

Comment tous ces Camerounais étaient conscients des notions de connaissance de soi et d’auto- détermination et l’unité nationale comme une forme d’autonomie associative et productive avec des finalités pratiques émancipatrices. Ainsi, la notion que la communauté était la source d’émancipation et de pouvoir. Il n’est pas étonnant que l’échec actuel de la construction de l’État au Cameroun va de pair avec la résurgence de l’ethno fascisme génocidaire en tant que fantasme du pouvoir absolu. Ainsi, comment la politique tribale est par nature l’expression de la défaite intellectuelle et la tribu souillée dans une folie d’opportunistes essayant de nous maintenir dans une mentalité de la plantation coloniale.

Mais comment rétablir ces quelques vérités et remettre la question camerounaise à l’endroit – celle d’une mauvaise gouvernance chronique conjuguée à une extrême longévité au pouvoir d’un seul homme – sans être systématiquement accusé par les talibans de la tribu (qui sévissent notamment dans les réseaux sociaux) d’être solidaire de «l’extermination» des bamilékés, ou «vendu aux génocidaires» à la tête de l’État puis à leurs partisans favorables au nettoyage ethnique dans les deux régions anglophones?

En effet ces tireurs d’élite tribalistes et terroristes postés sur facebook s’arrogent le droit de nous infantiliser, banaliser, et ranger dans des cases tribales, en fonction de nos origines sociales, familiales, régionales…et feignent de ne pas voir la mise à l’écart systématique et parfois à mort dont certains d’entre-nous faisons l’objet, notamment comme ressortissants du Sud Cameroun, en raisons particulièrement de nos idées progressistes et au motif que nous exprimons ouvertement des critiques à l’endroit de la politique menée par Paul Biya au Cameroun.

Cause perdue d’avance, parce que cette stigmatisation tribale se confond désormais avec la conversion rampante de certains libres penseurs et opposants Beti au Biyaîsme.

On en avait déjà le soupçon dans la tribune au vitriol publiée par Dieudonné Enoh Meyomesse contre les contestataires anglophones, qu’il assimilait tous à des étrangers biafrais du Nigiéria. Cette fois l’écrivain étend sa technique de la généralisation à toute l’opposition camerounaise, qu’il accuse d’être « la plus bête d’Afrique »…

Plus qu’un clin d’œil très appuyé au régime de Paul Biya, M. Enoh Meyomesse marque sans le dire explicitement sa conversion pour le moins idéologique et tardive à ses thèses, puis se fait même plus précis dans ses éléments de langage, d’abord à travers le déni de la nationalité camerounaise à certains activistes anglophones établis à l’étranger, puis la culpabilisation récurrente de l’opposition, accusée comme toujours de tous les maux qui minent le Cameroun.

Autant le dire amicalement et respectueusement à Dieudonné Enoh Meyomesse: après 35 ans de «félonie» politique au Cameroun, on ne nous la fait plus!

Joel Didier Engo, President du CL2P et Olivier J. Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P

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CAMEROUN, MARAFA HAMIDOU YAYA: «LA VÉRITÉ FACTUELLE, JE SUIS INNOCENT»

LA DÉCLARATION DU MINISTRE D’ÉTAT MARAFA HAMIDOU YAYA DEVANT

MARAFA

télécharger le document: DECLARATION DU MINISTRE

LA COUR SUPRÊME DU CAMEROUN LE 03 MAI 2016

Monsieur le Premier Président,

Honorables Membres de la Haute Cour,

Ce serait une audace déplacée que de vouloir vous parler en juriste. Aussi vais-je me placer sur le terrain des principes gouvernant l’administration de la justice, et non sur celui de la démonstration juridique à proprement parler.

Le premier principe que je veux invoquer, j’en emprunte l’expression à votre prédécesseur dans son allocution du 27 février 2014. Il disait alors:

“Le manquement aux devoirs du statut de la magistrature pourrait s’analyser en un défaut d’impartialité…

L’impartialité se définit alors comme une absence de préjugés… l’impartialité s’applique non seulement aux magistrats du siège mais aussi à ceux du parquet. Le magistrat doit faire preuve d’une parfaite neutralité dans l’examen d’un dossier de procédure et non en faire une affaire personnelle…

Il ne doit pas se laisser “envahir” par toutes sortes de pressions extérieures…”.

Il est évident que, s’agissant de mon cas particulier, ce principe d’impartialité, peut-être le plus impérieux parmi ceux qui s’imposent à l’autorité judiciaire, ce principe dis-je est bafoué.

Le magistrat FOE Jean Claude Robert a été nommé à la Cour suprême par décret no. 2014/57 du 18 décembre 2014. Par ordonnance en date du 04 mars 2015, il a été désigné membre de la Section spécialisée de la Cour Suprême, devant connaître et juger mon recours devant cette auguste Institution.

Quelles fonctions occupait-il avant cette élévation? Celles de Procureur Général près la Cour d’Appel du Centre, dans lesquelles il se trouve avoir instruit l’accusation contre moi.

Il y aurait déjà dans ce fait même de quoi douter de son indépendance.

Mais le doute laisse place à la certitude, à la certitude de la parfaite partialité de M. Foe, dès lors qu’on examine quelle a été son attitude à mon égard au cours de l’instruction.

M. Foe écrivait dans un rapport du 29 août 2012 à l’attention du Garde des Sceaux:

“J’ai l’honneur de vous rendre compte de ce que l’audience criminelle du 27 août 2012 du Tribunal de Grande Instance du Mfoundi a été consacrée aux réquisitions finales du Ministère Public et aux observations des avocats de l’État et de la liquidation CAMAIR.

Il s’est agi pour le Ministère Public de démontrer que la réunion convoquée et présidée par le Secrétaire Général de la Présidence de la République, MARAFA HAMIDOU YAYA, relative à l’acquisition du BBJ-2, (…) n’a en réalité été que l’occasion pour MARAFA HAMIDOU YAYA d’instruire le Ministère des Finances MEVA’A M’EBOUTOU Michel de virer l’argent à GIA, pour garantir d’urgence un avion déjà sorti des chaînes de BOEING. (…)

En conséquence, le Ministère Public a requis leur culpabilité.”

Or, le Ministre MEVA’A M’EBOUTOU, c’est-à-dire le principal témoin de M. Foe, a dit toute autre chose devant les juges.

Loin d’affirmer que les modalités d’acquisition du Boeing me revenaient, et lui avaient été imposées par moi, il les a revendiquées à plusieurs reprises devant le juge comme ayant été les siennes.

Je ne citerai que l’une de ces occurrences.

Lors de son audience du 26 juillet 2012, le Ministre MEVA’A M’EBOUTOU a affirmé sans équivoque qu’il n’a pas reçu d’instructions du Secrétaire Général de la Présidence de la République pour payer cette dépense, qu’il ne lui a pas donné ampliation de ses correspondances et qu’il ne l’a pas non plus informé de l’ordre de paiement donné à la SNH.

Le Ministre MEVA’A M’EBOUTOU a également réaffirmé que c’est lui qui a refusé l’émission d’une lettre de crédit que je soutenais et qui aurait empêché à notre pays de décaisser de l’argent.

Ce Secrétaire Général qui ne donne pas d’instructions, n’est pas tenu informé des correspondances et des ordres de paiement ni par le ministre en charge des Finances ni par la SNH, ce Secrétaire Général qui, en somme, ne paraît avoir pesé en rien dans ce processus, je n’ai pas besoin de vous rappeler qu’il a l’honneur de se tenir devant vous aujourd’hui.

Pour résumer, j’aurais eu aujourd’hui parmi mes juges quelqu’un qui a requis ma culpabilité, et qui l’a requise en donnant aux déclarations de son principal témoin un sens exactement inverse à leur sens réel et objectif.

Vous me permettrez de penser que, de ce fait, je ne suis pas traité avec impartialité et ne l’ai jamais été jusqu’à maintenant.

Je garde cependant espoir tandis que je passe à l’invocation d’un second principe.

Un autre Premier Président de votre Cour a dit : “Comme toute œuvre humaine, la Justice est faillible. Voilà pourquoi Roger Perrot a pu écrire et à juste titre que: “la justice des hommes doit admettre qu’elle peut se tromper” (…). Et à la fin de la journée, lorsque nous quittons le Palais de justice, nous devons toujours nous demander si un innocent ne croupit pas injustement en prison de notre fait? »

Ce Premier Président, c’est vous-même. C’était à l’occasion de la rentrée solennelle de la Cour Suprême le mardi 23 février dernier.

Je peux donc remercier la providence qui a placé parmi mes juges une individualité partiale, mais qui a aussi mis à leur tête une personnification du plus grand courage que l’on puisse exiger d’un magistrat. Le courage de ne se laisser guider que par la vérité, quoi qu’il en coûte à l’institution et aux hommes qui l’animent de reconnaître leurs erreurs, quelles que soient les pressions extérieures qui s’exercent sur eux.

La vérité factuelle, simplement factuelle, est que je suis innocent.

Monsieur le Premier Président,

Pour asseoir ma condamnation, les juges du Tribunal de Grande Instance du Mfoundi ont invoqué deux (2) jurisprudences. Malheureusement, les deux jurisprudences qu’ils ont exhumé, sont obsolète pour l’une et inappropriée pour l’autre.

Concernant la 1ère jurisprudence, il est curieux de constater que les premiers juges ont affirmé péremptoirement “Qu’il importe peu que ce crime n’ait pas profité à tous de façon égale, la Cour Suprême ayant décidé dans un arrêt no. 23 rendu le 1er décembre 1964 qu’”il n’est pas nécessaire pour que le détournement soit punissable qu’il ait profité personnellement à son auteur” ; que le détournement de 29.000.000 $ US est ainsi indivisément imputable à tous les accusés, qui ont pris part à sa commission suivant les procédés sus décrits ;”

Cette jurisprudence qui date de 1964 est obsolète car elle a été rendue sur la base de la loi no. 62/10 du 9 novembre 1962 portant répression des atteintes à la fortune publique dont les dispositions ont été abrogées par la loi 67-LF-1 du 12 juin 1967 portant institution d’un Code Pénal du Cameroun, lequel exige aujourd’hui l’obtention ou la rétention frauduleuses d’un bien appartenant à l’Etat comme élément matériel de l’infraction.

Pour ce qui concerne la 2ème jurisprudence, les premiers juges ont énoncé que l’intention de commettre l’infraction n’était pas déterminante en rapportant “que s’agissant de la volonté, la chambre criminelle de la Cour de cassation française a fixé la jurisprudence en décidant, dans un arrêt du 4 janvier 1902 ( il y a plus de cent ans!) que “l’élément intentionnel résulte de la nature même du délit et n’a pas besoin d’être affirmé par le Juge”.”

Cette jurisprudence est inappropriée car l’arrêt de la Chambre criminelle du 04 janvier 1902 concerne des faits relatifs à l’ancienne infraction française d’”excitation de mineurs à la débauche” aujourd’hui requalifiée en France, en “incitation à la corruption des mineurs”.

Cette solution est par ailleurs aujourd’hui remise en cause puisque la Cour de Cassation exige désormais la démonstration d’un élément moral même pour cette infraction. Une nombreuse jurisprudence de la Cour de Cassation française illustre ce revirement jurisprudentiel.

Monsieur le Premier Président,

Encore une fois, la vérité factuelle, simplement factuelle, est que je suis innocent.

C’est ce que l’homme que vous avez devant vous espère que vous reconnaîtrez. Un homme qui a servi son pays et son peuple, un homme qui sans doute a commis des erreurs mais n’a jamais volé ni personne ni l’État, un homme qui garde une foi sincère en la justice de son pays.

Enfin, vous me permettrez, Monsieur le Premier Président, de réserver les derniers mots de cette adresse à mes Conseils. Je parlais il y a un instant du grand courage qu’il y avait, de votre part, à reconnaître la faillibilité de la justice. Cette qualité, mes Conseils l’incarnent tout autant, eux qui ont bravé menaces et intimidations pour porter si loin et si longtemps ma cause. Pour cela, ils méritent que, à l’ultime étape de la procédure, et devant la plus haute juridiction de notre pays, je leur rende solennellement hommage. Leur exemple honore notre institution judiciaire et nous donne espoir en l’avenir de notre nation.

biyamarafaonu

Marafa Hamidou Yaya ministre d’État de l’Administration territoriale et de la décentralisation du Cameroun de 2002 à 2011, ancien Secrétaire Général à la Présidence de la République et surtout Prétendant sérieux à la succession de Paul Biya (85 ans, 35 ans de règne interrompu).

Condamné arbitrairement mardi 17 mai 2016 à vingt (20) ans de prison pour une supposée «complicité intellectuelle de détournement de fonds publics», il est reconnu prisonnier politique par l’immense communauté internationale.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P)

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Le CL2P et les transitions pacifiques au pouvoir en Afrique: À bon Entendeur Salut / CL2P and Peaceful Transition of Power in Africa: Don’t say you have not being warned

Le CL2P et les transitions pacifiques au pouvoir en Afrique: à bon Entendeur Salut!

ramaphosa

Prestation de serment de Cyril Ramaphosa, nouveau président de l’Afrique du Sud, face aux parlementaires, le 15 février 2018.
© REUTERS/Rodger Bosch

Avec les 147 opposants politiques condamnés à mort en Guinée équatoriale, résultat d’une culture de la peur nécropolitique qui est au centre d’une certaine politique africaine, impliquant un investissement continu dans des mécanismes de coercition, de surveillance, et de contrôle, ainsi qu’une brutalité préventive sans pareil contre les ennemis extérieurs et internes aux dictatures, il y a comme un rappel que très peu de politiciens quittent le pouvoir de manière volontaire en Afrique. Des despotes corrompus tels que Mugabe, Bongo, Biya, Mobutu ou Eyadema ne renoncent jamais volontairement au pouvoir, même lorsqu’ils prétendent (tous) être officiellement les garants de la «démocratie». La cupidité, la vanité, l’arrogance, l’appât du sang innocent versé finissent généralement par leur être fatales.

Un autre facteur critique réside dans le fait que les présidents africains, tels que Jacob Zuma, ont un bilan teinté d’abus de pouvoir et de corruption, et ne veulent ainsi pas s’en aller sans obtenir autant de garanties d’immunité notamment contre les poursuites judiciaires dont ils feraient inévitablement l’objet. En plus de garder tout l’argent qu’ils ont volé pendant leurs interminables années de présidence, et tous les biens au nom de leurs familles, le simple fait de démissionner à la première demande les laisseraient sans aucun pouvoir de recours et de négociation possible. Alors pourquoi le feraient-ils donc?

Le règne de Zuma prouve à suffisance que la démocratie n’est pas une garantie d’honnêteté ou de compétence. De plus, Zuma, comme d’autres dirigeants corrompus, savait pertinemment que se retirer du pouvoir c’était risquer de passer le reste de ses jours devant les tribunaux, voire en prison. Aussi il s’est accroché et n’a jamais montré la moindre incitation à quitter le pouvoir volontairement.

Dès lors comment obtenez-vous la démission d’un chef d’État corrompu? Vous ne voulez pas lui offrir l’immunité. Vous voulez qu’il soit puni pour ses crimes. Et vous voulez néanmoins l’ inciter à quitter ses fonctions, sans que les deux propositions s’annulent l’une par l’autre.

Cyril Ramaphosa le nouveau président d’Afrique du Sud n’aurait pas pu défier Zuma sans qu’il ne s’assure avoir le vote nécessaire pour le destituer du pouvoir. Zuma a démissionné évitant ainsi de subir une destitution humiliante. Le CL2P espère que cela peut être vu comme une résilience et une robustesse des institutions sud-africaines et du processus démocratique, en ce sens que la mauvaise personne se sera finalement retirée d’elle-même de son poste. Ce sera peut-être un pas en avant vers ce moment tant attendu où le monde occidental cessera de se référer à l’Afrique comme un seul pays et évaluer les vrais démocraties Africaines selon leur mérite propre, sachant qu’il n’y a pas de fatalisme tyrannique, y compris sur ce continent.

En effet, il est également vrai qu’une société civile et des organisations des droits humains émergent en Afrique, comme le CL2P, et se renforcent de jour en jour. Elles se désintéressent de s’incliner devant le conquérant du moment ou d’accepter la tyrannie comme un fait irréversible sur le continent.

À bon entendeur salut!

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

http://www.cl2p.org

dictaturecamerounaise

English version

CL2P and Peaceful Transition of Power in Africa: Don’t say you have not being warned

DictateursAfricains

As 147 people are being condemned to death in Equatorial Guinea, the result of a necropolitical culture of fear which is central to African politics, entailing a continuous investment in the machinery of coercion, surveillance and control, along with pre-emptive brutality against internal and external enemies, there is a reminder that Very few politicians leave office at a time or in a manner of their own choosing in Africa. Corrupt despots such as Mugabe, Bongo, Biya, Mobutu, and Eyadema never relinquish power willingly, even when nominally in charge of a democracy. Greed, Vanity, arrogance, bloody-mindedness are usually the culprit.

Another critical factor is that African presidents, such as Jacob Zuma, have a less than squeaky clean record and wanted go until he gets as much guarantee of immunity from prosecution as he can wring out. That and he gets to keep all the cash he squirrelled away while president, and all the property in his relatives’ names without challenge. Just resigning on the first request left him without any negotiation power, why would he? Zuma’s reign proves that democracy is no guarantee of honesty or competence. More, Zuma, like other corrupt leaders, knows that to step down is either to face execution or the rest of his life in prison. There was zero incentive for him to voluntarily accept that.

Thus, how do you get a corrupt leader to step down? You don’t want to offer them immunity. You want them to be punished for their crimes. In addition, you want to incentivize them to leave office without the two propositions cancel each other’s.

Ramaphosa would not have challenged Zuma unless he knew he had to votes to get him out. Once Zuma was out though, the CL2P hopes this can be seen as a resilience and robustness of the South African institutions and democratic process, in that the wrong person was eventually been removed from their post. Perhaps it will even be a step towards a time when the western world stops referring to Africa and instead refers to the independent and vastly different states that make up the same continent. Moreover, to evaluate these democracies on their proper merit knowing that there is not fatality on the continent.

It is also true that there is a civil society and human right organization, such as the CL2P, in Africa are growing strong by the day and uninterested in bowing down to the conqueror of the moment or to accept tyranny as irreversible on the continent.

Don’t say you have not be warned!

The Commitee For The Release of Political Prisoners (CR2P)

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Masculinité toxique, Nécropouvoir, Tribalisme et mauvaise éducation démocratique au Cameroun / Toxic Masculinity, Necropower, Tribalism and Democratic Mis-Education in Cameroon

Masculinité toxique, Nécropouvoir, Tribalisme et mauvaise éducation démocratique au Cameroun

biya 85 ans

Par Olivier J. Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P

Comment comprendre les mises en scène nécropolitiques à répétition du pouvoir de Yaoundé, générant à chaque fois une tempête de stupidités, tenant la population en otage, et ignorant sa triste réalité pour un mélodrame bébête dégoulinant de mauvais goût et alimenté par une masculinité toxique?

Pour comprendre la persuasion du necropower, il faut prendre conscience de la puissance d’un combo toxique produit par une culture pathologique trempée dans la violence, l’intimidation, la peur de la mort; et comment cette peur rend les Camerounais ordinaires, sans exception tribale, vulnérables et prêts à accepter puis à reproduire les arguments du nécropouvoir.

Les (bullshitters) connards sans honte qui essayent de noyer cette culture de la violence uniquement dans le tribalisme primaire démontrent à suffisance ne pas comprendre l’héritage de la plantation biopolitique coloniale qui se fait passer pour un État-nation moderne. Plus criminel encore, ils affichent un mépris profond de découvrir la vérité sur ces questions de masculinité toxique et de nécropouvoir, à cause de la place disproportionnée qu’il donnent et du but immense qu’ils assignent à ces conneries [bullshits], qui sont uniquement des conneries [bullshits] comme le fait déjà abondamment le régime en place.

Ainsi, sombrer dans le tribalisme c’est jouer dans le camp du régime et légitimer le pouvoir autoritaire du président autocrate, qui décide de qui doit vivre et qui doit mourir. C’est aussi légitimer l’argument suivant lequel l’opposition légitime au pouvoir est motivée et animée par la même idéologie necropolitique que lui.

Car même ses critiques les plus acerbes doivent effectivement reconnaître que personne ne reste au pouvoir pendant 35 ans seulement grâce à la violence. Lors d’une conférence de presse mémorable avec l’ancien président français François Hollande, le dictateur camerounais s’en était vanté en affirmant que ne reste pas longtemps au pouvoir qui veut mais qui peut. Cette assertion sonnait comme une réplique au discours du Caire du président Barack Obama qui avait appelé à des institutions fortes et non plus aux hommes forts sur le continent.

Comprendre ce genre de longévité, c’est faire attention à la façon dont le pouvoir tyrannique est naturalisé au Cameroun. Précisément, pas sur le bilan anémique du président, mais dans sa capacité à manipuler la vie et la mort comme le faisait autrefois le maître colonial. Ainsi, avec sa capacité à survivre à de nombreuses «mises en scène» de (sa) mort, avec une monotonie régulière qui ne laisse pas le temps de réfléchir, le président Biya a acquis un pouvoir presque divin. Les gens qui sont convaincus que le pouvoir est d’origine divine tendent désormais de convaincre que ce genre de pouvoir divin ne peut être remis en question par de simples mortels (les opposants, les internautes, les partenaires étrangers, les ONG, etc…). En plus de cela, ce supposé pouvoir divin s’accompagne et se consolide dans la certitude absolue que le pouvoir a toujours raison. Ainsi, essayer de contester ce genre d’hypothèses confine à l’hérésie, à un crime de lèse-majesté, et à l’outrage. En outre, l’idée fausse se répand et est entretenue que la terreur ne peut provenir de l’État mais toujours de l’opposition et, dans ce contexte, oser vouloir (remplacer) le pouvoir en placer est un acte de terreur.

Dans ce contexte l’intellectuel afro-américain, Carter G. Woodson, a affirmé que «lorsque vous contrôlez la pensée d’un homme, vous n’avez pas à vous soucier de ses actions. Vous n’avez pas à lui dire de ne pas rester ici ou d’aller là-bas. Il trouvera son « lieu approprié » et y restera. Vous n’avez pas besoin de l’envoyer par la porte arrière. Il ira sans qu’on le lui dise. En fait, s’il n’y a pas de porte dérobée, il en coupera une pour son bénéfice spécial. « Carter G. Woodson fait ici la différence entre l’éducation et l’endoctrinement, ce qui conduit à la contradiction que les gens viennent à agir contre leur propre intérêt, à l’instar de cette jeunesse camerounaise endoctrinée qui appelle à la candidature d’un Président de 85 ans ou de certains opposants.

En effet l’éducation et la démocratie vont de pair et on ne peut pas vraiment être éduqué dans un système oppressif. Par exemple, le cycle biologique d’un homme n’a rien à voir avec la démocratie comme le prétendent les charlatans et thuriféraires à la solde du pouvoir necropolitique de Yaoundé. De plus, la raison et la vérité sont les seuls atouts nécessaires pour surmonter les endoctrinements. Encore plus, les questions cruciales telles que l’égalité des droits et une meilleure gouvernance sont encore plus importantes et déterminantes que la vie ou l’éternité d’un homme, fut -il président (et se concevrait-il un président à vie).

Par Olivier J. Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P

Ça suffit Enough is Enough

English version

Toxic Masculinity, Necropower, Tribalism and Democratic Mis-Education in Cameroon

manipulation des jeunes

Instrumentalisation des jeunes camerounais pour soutenir une candidature présidentielle indécente

By Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

How to understand the non-stop necropolitical staging of the president’s death, each time, generating a storm of stupidity holding the population hostage, ignoring their own grim reality for a sappy and senseless melodrama dripping in bad taste and fueled by toxic masculinity?

To understand the persuasion of necropower is to understand the power of a toxic combo of a pathological culture drenched in violence, intimidation, the fear of death, and how that fear makes ordinary Cameroonians, without tribal exception, vulnerable and ready to accept the arguments of necropower. The shameless bullshitters who are drowning this culture of violence solely on tribalism is not to understand the legacy of the colonial biopolitical plantation now masquerading as a modern nation state. More criminally, a profound disdain for finding out the truth on these issues of toxic masculinity and necropower because of some greater end promoted by bullshit, and by bullshit alone as the power of Yaoundé does.

Therefore, to cry tribalism is to play in the camp of the regime and legitimize the authoritarian power of the president who decides who should live and who must die. It is also to legitimize the argument that the legitimate opposition to power is motivated by the same necropolitical ideology.

Thus, even his more dire critiques must acknowledge that no one stay in power for 35 years alone on violence. During a press conference with then French President Francois Hollande, the Cameroonian president went to brag that no one stays in power for that long just because he wants it, but because he can, as a rebuke to president Barack Obama who called for strong institutions and not strong men on the continent.

To understand this kind of longevity is to pay attention on how power is naturalized in Cameroon. Precisely, not on the president’s anemic record but his ability to manipulate life and death as the colonial master did.

Thus, as with his ability to survive many “staged death,” with a regular monotony that leave out no time for proper reflection, the president has acquired near divine power. People who are convinced that power is of divine origin tend to agree that this kind of divine power cannot be challenged by mere mortals. More, how divine power comes packaged with the absolute certainty that one’s is always right. Thus, trying to challenge this kind of assumption amounts to heresy, crime of lese majesty and outrage. Furthermore, the idea that terror cannot come from the state but always from the opposition and within that context how wanting power is an act of terror.

As a result, the African American intellectual, Carter G. Woodson, claimed that “when you control a man’s thinking you do not have to worry about his actions. You do not have to tell him not to stand here or go yonder. He will find his proper place and will stay in it. You do not need to send him to the back door. He will go without being told. In fact, if there is no back door, he will cut one for his special benefit.”

Carter G. Woodson makes the difference between education and indoctrination which lead to the contradiction that people comes to act against their own best interest. Education and democracy goes hands in hands and how one cannot be truly educated in an oppressive system. For instance, how with necropower, the biological cycle of one man has nothing to do with democracy as the propagandist of necropower seek to pretend. Democracy to do with the power of reason and truth to overcome prejudices. More, crucial issues are such as equal rights and better governance are more important than the life of one man be it the president.

Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

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Affaire Zogo Andela: Un autre scandale politique «made in Cameroon» de Paul Biya

Zogo-Andela

Source : lelibrepenseur.org

Monsieur Zogo Andela est un ancien dirigeant d’une société privée camerounaise qui, au milieu des années 90, s’est vu rétrocéder, moyennant loyers, 20 bateaux crevettiers achetés par l’État du Cameroun à une banque espagnole. Le montant du crédit s’élevait à 40 millions de dollars.

Les caciques du pouvoir, qui n’ont pas réussi à le corrompre, ne lui ayant pas accordé les autorisations de travailler nécessaires à ses activités (ses bateaux ont été arraisonnés, on ne lui a pas donné les autorisations de naviguer etc.), il n’a pu rembourser ses prêts et l’État a été mis en cause. Du coup, le contrat a été résilié par l’État et les bateaux ont été repris, et officiellement (des documents l’attestent), attribués à des fonctionnaires (des ambassadeurs par exemple, et même un proche parent de Paul Biya), qui les gèrent pour eux.

Aussi, pour camoufler à l’opinion cette rapine, Monsieur Zogo a été arrêté, ses avoirs ont été gelés, ses biens saisis. Et cela, depuis sept (07) années. On lui reproche un détournement de deniers publics… Exception faite du jour de son arrestation, il n’a jamais été présenté à un juge d’instruction. Jamais entendu. Jamais confronté à ses accusateurs. Rien.

Autre aberration juridique: les faits reprochés sont commerciaux et absolument pas de nature pénale. Rien n’y fait, la décision est prise de lui couper la tête. Confondant personne physique et personne morale, on attaque Monsieur Zogo pour des loyers impayés par sa société, et non par lui directement. Les faits reprochés datent de plus de dix ans, lorsqu’il est interpellé. La prescription est acquise, mais là encore, c’est un détail qui ne dérange absolument pas les autorités du pays.

En 2014, une plainte est déposée pour détention arbitraire auprès de l’ONU

Confronté à l’imminence d’une décision, les autorités camerounaises organisent en toute hâte le procès de Monsieur Zogo devant cette juridiction spéciale. Mais là encore, tout y est kafkaïen, on ira même jusqu’à lui coller un avocat commis d’office, qui est sous le coup d’une procédure pénale pour usurpation de ses diplômes de droit!

Récemment, le Comité des droits de l’homme a conclu à la détention arbitraire de Monsieur Zogo Andela et a ordonné sa libération immédiate ainsi que son indemnisation.

Alors que le Cameroun a l’obligation juridique de le libérer sans délai, de l’indemniser et de le juger rapidement, les responsables du Tribunal Criminel Spécial (TCS) affirment qu’ils ne tiendraient pas compte de cette décision de l’ONU simplement parce qu’elle ne leur a pas été envoyée par le bon service de leur ministère des affaires extérieures.

Zogo-Andela-ONU

Encore une de ces détentions dites provisoires à durée illimitée (parmi tant d’autres), qui cachent de véritables séquestrations arbitraires à des fins de captation d’actifs au Cameroun de Paul BIYA

M. Achille ZOGO ANDELA croupit ainsi dans le mouroir carcéral de Kodengui depuis près de sept (07) ans sans jugement et sans mandat valable, sur la base d’une accusation montée de toutes pièces. (http://cl2p.org/cameroun-ces-detentions-dites-provisoires-a-duree-illimitee-qui-cachent-de-veritables-sequestrations-arbitraires-pour-des-motifs-inavoues/).

En réalité la situation juridique de M. ZOGO ANDELA confine désormais – comme tant d’autres encore dans le cadre de l’Opération dite Épervier au Cameroun – à une véritable impasse judiciaire dans laquelle sont coincés ses principaux accusateurs au mépris du droit. Ils en sont visiblement réduits à espérer que le silence combiné aux conditions inhumaines d’incarcération viennent à bout de la détermination d’un prévenu qui clame son innocence depuis le début, aurait pour cela voulu être jugé sur cette énième affaire au parfum de scandale d’État, dans laquelle il aura fait office d’accusé idéal.

Monsieur Paul BIYA ayez simplement la décence de libérer enfin M. Achille ZOGO ANDELA!

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Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

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ÇA SUFFIT: Fascisme ethnique, Connerie sécessionniste, et Violations des Droits humains au Cameroun / ENOUGH IS ENOUGH: EthnoFacism, Secessionist Bullshit, and Human Right Violations in Cameroon

ÇA SUFFIT: Fascisme ethnique, Connerie sécessionniste, et Violations des Droits humains au Cameroun

camer

Sans être ni sympathisant ni solidaire de la cause sécessionniste Anglophone, le CL2P s’insurge contre les crimes infligés à celles et ceux qui s’en revendiquent. La violence, fut-elle d’État, n’a jamais été la réponse appropriée à un mouvement d’auto-détermination. Par contre, la violence creuse davantage ce fossé de la mésentente et de la division, qui s’avère impossible à combler à mesure que les morts s’accumulent des deux côtés.

De plus, nous devons comprendre que ce type de violence n’est pas simplement pulsionnel et instinctif. Elle trouve des justifications idéologiques. En réalité, nous devons comprendre que la généalogie de cette expression violente de la politique identitaire est héritée des politiques racistes coloniales, en tant que système idéologique de préjugés produits dans le cadre de la colonisation et de l’exploitation du Nouveau Monde par l’Occident. C’est le système de croyance du groupe des oppresseurs, pas des opprimés. En d’autres termes ce type d’identité n’avait aucune validité dans l’Afrique traditionnelle.

Mais les idées se développent et évoluent en fonction des conditions changeantes, et nous devons évaluer les choses différemment. Le racisme moderne et le tribalisme ne doivent pas seulement être du type classique et familier. Ils pourraient également décrire la manière dont le pouvoir et le capitalisme du 21ème siècle encouragent et profitent des divisions entretenues entre les peuples sur la base de la race, de l’ethnicité, de la sexualité, ou du genre. La politique tribale et le sécessionnisme font ici le travail d’aliéner les gens les uns aux autres et d’empêcher les sortes de solidarités basées sur des intérêts partagés qui constituent la plus grande menace pour l’ordre établi. La hiérarchie moderne de l’oppression et des luttes intergroupes pour les privilèges accordés par un système incontesté d’exploitation de la classe ouvrière n’est pas une lutte progressiste, mais orchestrée par ce système pour défendre l’oppression fondamentale des travailleurs qui la soutient.

Il est révélateur que pendant la majeure partie des luttes du XXe siècle sur les droits des travailleurs, les droits civils et un plus grand pouvoir politique ont été obtenus grâce à de larges mouvements qui ont rassemblé les gens sur la base d’intérêts partagés. Les raisons sont évidentes: plus de personnes et plus de mobilisations populaires signifie plus de menace pour les conditions existantes.

Le CL2P voit dans le cadrage actuel de la politique ethnique et du sécessionnisme une continuation et non une remise en cause de ces conditions – tout en étant enraciné dans une hypothèse essentiellement fataliste selon laquelle ces conditions ne peuvent être fondamentalement modifiées, de sorte que seule la lutte politique légitime permettrait d’acquérir plus de pouvoir en leur sein, au détriment des autres.

En conséquence on en arrive à cette définition nébuleuse des Camerounais ordinaires, réduits à des redoutables étiquettes de merde telles que « Ambazoniens », « Francophones, Anglophones, G-Bulu, Essigan, Lakam etc. » qui met l’accent sur la forme superficielle de l’estime de soi – pas l’estime de soi dérivée de l’éducation, ou de la santé physique, ou de la participation / statut social etc. mais l’estime de soi qui est conçue et assénée par des politiciens manipulateurs et incompétents qui n’ont absolument rien fait de positif pour le pays depuis 35 ans.

Alors, ils endoctrinent les jeunes dans l’ethno-nationalisme voulu patriotique, en promouvant une culture de la guerre et de la violence qui se joue entre les mains des sociopathes et des psychopathes, à laquelle la seule solution proposée pour la crise camerounaise est plus de guerre, pas d’égalité des droits pour tous, ce qui ne fonctionnera pas malgré toutes leurs conneries. Cette tendance continue à la ségrégation par la langue, l’appartenance ethnique, et ainsi de suite est le plus grand obstacle pour une vie harmonieuse, un véritable vivre ensemble.

Nous ne sommes pas anglophones, francophones, ambazoniens ou autres. Nous ne sommes que des gens ordinaires, des Africains et des Camerounais.

On ne peut pas nier que les perceptions des ethnies dictent encore le destin de beaucoup d’entre nous – en ce qui concerne la mobilité ascendante, la vie et la loi. Tant qu’il existe une discrimination tangible basée sur l’ethnicité et la langue, personne ne peut simplement souhaiter l’unité humaine, d’abord vous devez résoudre les choses qui nous divisent, même si nous devons admettre au préalable que la classe politique camerounaise actuelle nous a trahi il y a longtemps.

Arrêtons d’être notre pire ennemi! Sortons de ce cercle vicieux, notre classe politique nous condamne, et délégitimise constamment nos droits par des lois de violence et de sécurité dites notamment de «lutte contre le terrorisme» transformant un état de droit en état d’exception permanent, et la justice en une justice pour la guerre, dans un processus transformant le pays en une prison géante à ciel ouvert, et nous cimentant dans la victimisation.

Cependant, construire une subjectivité politique autour d’une identité oppressive est quelque chose contre lequel le CL2P se bat. La politique de solidarité doit être le fondement d’un projet libérationniste plutôt que les sirènes de la division, de l’exploitation, et du meurtre de la société pourrie dans laquelle nous sommes nés.

En effet, l’héritage politique du colonialisme et du néo-colonialisme, que l’on pourrait décrire comme une sorte de parti-État-capitaliste et bureaucratique – avec son monopole sur la force et sa capacité de surveillance massive – nous a tous laissés ou rendus cyniques. Nous voyons de la sorte une injustice sociale massive maintenue par une cabale nourrie par le pouvoir en place depuis l’indépendance. Nous sommes conscients de l’impossibilité de renverser l’élite, mais nous devons néanmoins continuer, notamment d’espérer ou de donner l’impression sans trop y croire. Car l’espoir pourrait aussi émousser notre cynisme, ce cynisme qui nous aide à sentir et à entretenir nos limites.

Pourtant, grâce aux progrès de la technologie, nous avons la possibilité aujourd’hui de passer à travers ce trou de ver pour une expérience communautaire partagée, par laquelle un grand choix – infinitésimal – s’offrirait momentanément à nous, et nous permettrait de tourner définitivement le dos à la bigoterie sociale généralisée.

Le Comité de Libération des Prisonniers Polittiques (CL2P)

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Ça suffit Enough is Enough

English version

ENOUGH IS ENOUGH: EthnoFacism, Secessionist Bullshit, and Human Right Violations in Cameroon

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Without being sympathetic or supportive of the English-speaking secessionist cause, the CL2P condemns crimes inflicted on those who claim it vigorously. Violence, be it state, has never been the appropriate response to a movement of self-determination. As with violence, people dig deeper the gap of misunderstanding and division, which proves impossible to fill as the dead accumulate on both sides.

More, we need to understand that this kind of violence is not simply pulsional and instinctive. There are ideological justification for this kind of violence. As a matter of fact, the genealogy of this violent expression of identity politics is inherited from colonial racist policies as an ideological system of prejudices produced as part of the West’s colonization and exploitation of the New World. It’s the belief-system of the oppressor-group, not of the oppressed, in other words, this kind of identity had no validity in traditional Africa.

But ideas develop and evolve according to changing conditions, and we must assess things differently. Modern racism and tribalism need not only be of the classic, familiar type. It could also describe the way in which 21st century power and capitalism encourage and profit from divisions stoked between people on the basis of race, ethnicity, sexuality or gender. Tribal politics and secessionism here do the work of alienating people from each other and preventing the sorts of solidarity based on shared interests that pose the greatest threat to the established order. The modern-day hierarchy of oppression and inter-group struggles for privileges bestowed by an unchallenged system of working-class exploitation is not a progressive struggle but one orchestrated by that system in defense of the fundamental oppression of workers that sustains it.

It’s telling that for most of the 20th century struggles over workers’ rights, civil rights and greater political power were gained through broad movements that brought people together on the basis of shared interests. The reasons are obvious – more people and more popular mobilization means more threat to existing conditions. The CL2P see the current framing of ethnic politics and secessionism to be a continuation of, not a challenge to, those conditions – as well as being rooted in an essentially fatalistic assumption that those conditions can’t be changed in any fundamental way so the only legitimate political struggle is to gain more power within them, at the expense of others.

Consequently, this nebulous definition of ordinary Cameroonians reduced to formidable bullshit tags such as “Ambazoniens,” “Francophone, Anglophone, G-Bulu, Essigan, lakam etc.” put an emphasis on shallow form of self-esteem – not the self-esteem that derives from education, or physical health, or social participation/status etc.; the self-esteem that derives from manipulative and incompetent politicians who have done nothing for the country for the past 35 years.

So they’re tricking young people into ethno nationalism promoting a culture of war and violence playing right into the hands of sociopaths and psychopaths, to which the only proposed solution for the Cameroonian’s crisis is more war not equal rights for all, which won’t work, you can shove it. This continued drive to segregate by language, ethnicity and so on is the biggest obstacle to harmonious living.

We aren’t Anglophone, Francophone, Ambazonian or any other kind of people. We are just people, Africans and Cameroonians.

It cannot be denied that perceptions of ethnicities still dictate the destiny of many of us – in regards to upward mobility, lifechance and the law. As long as there exists tangible discrimination based on ethnicity and language, no one can’t just wish human unity into being, first you have to resolve the things which divide us, however, we must admit that the current Cameroonian political class has failed us a long time ago.

Let’s stop being our own worst enemy. Let’s get out of this vicious circle our political class have condemned us into and constantly delegitimizing our rights through violence and security laws turning a state of laws into a state of exception and justice into a justice for war, in the process, transforming the country into a giant open sky prison and cementing us into victimhood. However, to build political subjectivity around oppressive identity is something the CL2P is fighting against. Solidarity politics must be the foundation of a liberationist project rather than the sirens of division, exploitation and murder from the rotten society we were born into.

The political legacy of colonialism and neo-colonialism, which might be best described as a kind of one party-state-capitalist bureaucracy—with its monopoly on force and its massive surveillance capacity—has left us all cynical. We see massive social injustice maintained by a cabal in power since the independence. We are aware of the impossibility of toppling the elite, yet we must carry on, so we hope, yet not too much, as hope risks blunting our cynicism, and cynicism helps us feel our edges. And yet, due to advances in technology, we are afforded the possibility of slipping through a wormhole into a shared communal experience whereby a great – infinitesimal – level of choice is given momentarily and to refuse social bigotry.

The Commitee For The Release of Political Prisoners (CR2P)

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CAMEROUN: NON À UNE CULTURE DU CRIME POLITIQUE SOUS UN VERROUILLAGE INSTITUTIONNEL, UNE IMPOSTURE JUDICIAIRE SYSTÉMIQUE, ET DES DÉTENTIONS ARBITRAIRES

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P) sera inlassablement là pour rappeler au dictateur Camerounais Paul BIYA (85 ans dont 35 de règne) au premier devoir d’un «démocrate»: laisser autant libre ses opposants comme ses concurrents dans leurs choix; prendre le risque de les affronter dans des élections libres et transparentes. Nul besoin de les éliminer en instrumentalisant la justice.

Prisonniers Politiques Camerounais

Devoir en effet présenter au quotidien la vraie nature dictatoriale d’un régime qui se présente à la face du monde comme un modèle de « démocratie apaisée », rappeler l’élimination judiciaire et carcérale que son créateur Paul BIYA réserve systématiquement à ses rivaux potentiels désignés comme des « prévaricateurs de la fortune publique » …n’est hélas pas toujours un exercice facile sous le tintamarre de la propagande officielle et l’achat systématique des consciences au Cameroun.

Mais nous continuons inlassablement de le faire. Parce que le silence est la pire des sentences pour un prisonnier d’opinion. Il participe largement à la banalisation du crime politique particulièrement au Cameroun.

MESDAMES, MESSIEURS,

Nous vous invitons à toujours mettre des noms et des visages derrières la propagande politique parfaitement huilée du régime en place au Cameroun depuis 35 ans, notamment lorsqu’il prétend mener une lutte sans merci contre la corruption hélas souvent à tête chercheuse, faite d’accusations cousues de toutes pièces, de procès kafkaïens, et de condamnations arbitraires en cascade (les fameux procès à tiroirs).

POUR LE CL2P VOICI LES PRINCIPALES VICTIMES DE L’ARBITRAIRE POLITIQUE ET JUDICIAIRE AU CAMEROUN:

1. Marafa HAMIDOU YAYA

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2. Jean Marie ATANGANA MEBARA

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3. Urbain OLANGUENA AWONO

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4. Aboubakary SIDDIKI

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5. Polycarpe ABAH ABAH

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6. Mohammed IYA

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7. Zacchaëus FORJINDAM

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8. Yves Michel FOTSO

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09. Chief Ephraïm INONI

Inoni Ephräim

10. Achille ZOGO ANDELA

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11. David EBOUTOU

Eboutou

12. Patrick SAPACK

Sapack

13. MANCHO BIBIXY, le leader de la «Coffin Révolution», ainsi que tous les activistes anglophones séquestrés dans les geôles de la république du Cameroun, à la suite de la rupture unilatérale du processus de dialogue sur la crise anglophone par le gouvernement de Paul BIYA.

Mancho Bibixy

http://cl2p.org/crise-anglophone-les-detenus-de-la-societe-civile-tous-des-prisonniers-dopinion/

Voici la liste actualisée des détenus anglophones incarcérés à la prison centrale de kodengui à Yaoundé – Membres du Parlement Anglophone – après la libération vendredi 01 septembre 2017 de 55 autres, puis la dernière vague d’arrestations arbitraires consécutives à la révolte pacifique du 01 octobre 2017 (Source: Patrice Nganang)

1. Mancho Bibixy Che

2. Penn Terrence Khan

2. Conrad Tsi

4. Ngalim Felix Safeh

5. Aselacha Martin

6. Tamngwa Malvin

7. Yah Emile Agwe

8. Kingah Valentine

9. Aaah Dzenyagha Thomas

10. Esono Wakemba

11. Elobwede Van Kingsly

12. Bezeng Marvin

13. Nyuforam Eugene

14. Anyangawei Nelly

15. Bayong Eugene

16. Tayo Livite

17. Njinou Titus

18. Numfor Godloze

19. Wirba Bruno

20. Ngwa Kingsley

21. Fonyu Terence

22. Ngwa Joseph N.

23. Ade Kenneth

24. Fabian Vishigwo

25. Ayuk Ottu C.

26. Awanatowo Zack

27. Lopte Jacob

28. Fung Calemba

29. Atanga Durand

30. George N. Tang

31. Tangem Thomas

32. Bossi Vincent

33. Ngwa Louis

34. Fun Luther

35. Martha Fomuyong (female)

36. Germaine Dzenjo (female)

37. Esua Norbert

38. Kwalar Marvin

39. Musa Benjamin

40. Fongod Richard

41. Any Divine

42. Sunday Justus

43. Dobgima Frederick

44. Aaah Rostand

45. Nchotu Stephen

46. Taminang Ephraim

47. Atoh Benjamon

48. Kama Jude

49. Soh Raoul

50. Zemo Collins

51. Yarayem Paul

52. Nsoh Binda

53. Ambe Ivo

54. Akongwi Charles

55. Ngwa Peter

56. Nah George

57. Peter Sullivan

58. Tse Bruno

60. Ngu Gabriel

61. Mofor Ngwa

62. Aaah Godlove

63. Wemjeh Jude

64. Kwateh Edmond

65. Tita Georges

66. Ndifor Richard

67. Dzekashu Protus

68. Bangu Collins

69. Tension Leonard

70. Kahn Marcel

71. Boma Anthony

72. Fun Leslie

73. Tse Clarence

74. Akuma Desmond

75. Owen Smith

76. Cyril Berinyuy

77. Lendzemol Platini

78. Soh Gabriel

79. Tse Noel

80. Kingsley Lekumzy

81. Nfam Ivo

82. Bah Paulinus

83. Yuka Edward

84. Tsimungu Emmanuel

85. Eric Yufenyuy

86. Akembom Divide

87. Vintar Bertrand

88. Windzerem Clifford

89. Tikum Moses

90. Jonson Babila

91. Tanye Eric

92. Zobou Jean Claude

93. Mbah Stephen

94. Ernest Lontum

95. Fon Evaristus

96. Ndamen Julius

97. Ndeucha Jean Flobbe

98. Kpuyuf Etienne

99. Babila Vena

100. Nji Victor Tembe

101. Bang Ramsey Jafara

102. Tabju Noel Bobga

103. Fomusoh Ivo Feh

104. Fri Christelle

105. Simon Nde Che

106. Elijah Che Nde

Principal prison

1. Acha Constantine Atolambai

2. Myalum Gangti Gilbert

3. Nyonbella Bakery Feh

4. Atanga Celestine Ngu

5. Fr. Andrew Ambeazieh Ofembe

6. Nche Benjamin Amuabo

7. Mbuh Rene Nsuh

8. Such Funwie Paul Vincent

9. Tabe Edward Fomdoh

10. Fomuki Fabian Fomusuro

11. Kisob Bertin

12. Asah Patrick Ndangoh

13. Divine Yuyuh Dzekem

14. Tanwum Kechawa Sylva

15. Ndasi Alfred Ngyah

16. Dr. Eric Mom Take

17. Che Chi Joseph

18. Afuh Nivelle Nfoh

19. Azah Levis Gob

Tous sont membres du Parlement Anglophone de Kondengui, à Yaoundé

Nous nous insurgerons toujours contre les relaxes sélectives et continuerons d’exiger la libération inconditionnelle de tous les activistes anglophones séquestrés dans les geôles de la dictature de Yaoundé – dont le leader de « Coffin Révolution » MANCHO BIBIXY – à la suite du vaste mouvement de désobéissance civile observé dans les deux régions anglophones du Cameroun depuis le 11 octobre 2016.

Au moment où la climat social est particulièrement tendu, notamment au Cameroun anglophone, alors même qu’aucun signe d’une transition ou alternance politique n’est visible – ce, après 35 interminables années d’une implacable dictature – nous formulons le vœux d’une libération immédiate de tous ces prisonniers d’opinion, officiellement présentés comme des prisonniers de droit commun dans ce pays, et qui rentrent tous dans les critères objectifs établis par notre organisation. Parce que nous considérons qu’aucune république ne doit prospérer dans le verrouillage institutionnel et la combine électorale permanente, l’imposture judiciaire systémique et les détentions arbitraires; pas plus qu’elle ne peut se résigner dans une culture du crime politique à des fins de pérennisation d’une dictature.

Monsieur Le Président BIYA, Libérez tous les prisonniers politiques du Cameroun, et Laissez tous les candidats – qui le veulent – postuler librement à l’investiture suprême. Il reviendra alors aux seul-e-s Camerounais-e-s de choisir en toute transparence le prochain locataire du Palais de l’Unité.

NOTRE SILENCE PARTICIPERAIT À LA BANALISATION DU CRIME POLITIQUE AU CAMEROUN

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

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