CAMEROUN, ACHILLE ZOGO ANDELA (AZA) OU LE RAS-LE-BOL D’UN HOMME D’AFFAIRES SÉQUESTRÉ DEPUIS 08 ANNÉES PAR UN NEVEU DE PAUL BIYA

Compte-rendu de sa dernière comparution devant le Tribunal Criminel Spécial (TCS) de Yaoundé le vendredi 13 juillet 2018AFFAIRE ÉTAT DU CAMEROUN ET CAISSE AUTONOME D’AMORTISSEMENT (CAA) contre Achille ZOGO ANDELA, PDG DE SCLM SA – AUDIENCE RENVOYÉE LE 27 JUILLET 2018 À PARTIR DE 09H00

Zogo-Andela

Je suis rentré crevé et très contrarié ce vendredi 13 juillet 2018 après 5 heures d’une audience kafkaïenne très très houleuse, bagarre avec les Magistrats, le GSO et les Gendarmes. Dépôt de plainte à l’audience pour injures racistes contre Me Ebaa Manga, avocat de la partie civile, dénonciation d’un cas de viol sur mineure de moins de 13 ans et de pédophilie de la part de Me Ebaa Manga sur l’enfant de son ex- meilleur ami haut dignitaire de la République, rixe avec Me Priso qui voulait absolument plaider. Alors que j’avais prévenu le Président de ce tribunal « ad hoc » que cette audience ne peut se dérouler dans pareilles conditions d’illégalité et d’iniquité, car je m’y opposerai même au prix de ma vie.

Mon avertissement n’a pas eu d’écho, la suite est connue, le tribunal s’est transformé en foire d’empoigne.

J’ai eu ensuite à faire la dénonciation de l’enrichissement illicite et outrancier de l’Avocat général Weshiba, propriétaire d’un parc immobilier évalué à plusieurs centaines de millions de FCFA aux origines injustifiables. Le magistrat véreux a failli faire une syncope lorsque j’ai promis produire au cours d’une des toutes prochaines audiences les certificats de propriété y relatifs. «Il faut terroriser les terroristes» dit l’adage.

S’en est suivie la dénonciation de la corruption et de l’incompétence notoire du Président de la collégialité Lagmago et de ses 2 juges dames Siewe et Zibi Nsoé (nous étions évidemment très loin du procès pour Détournements de Deniers Publics). L’accusé est devenu l’accusateur, face à des juges récusés corrompus, violeurs impénitents de la Loi, qui ont décidé de se faire eux-mêmes, juges de leur propre récusation en décidant de poursuivre leur inique office (leur mascarade) en violation flagrante de l’article 598(2) du code de procédure pénale qui pourtant ordonne la suspension de leur office Dès RÉCEPTION DE LA COPIE DE LEUR RÉCUSATION. Ils ont osé décider de ne pas respecter la loi pour la centième fois, (TROP C’EST TROP et BASTA).

Zogo-Andela-ONUQuant à moi j’ai décidé de ne pas me faire juger par des juges récusés, illégaux, assassins de la Loi pénale. J’ai décidé, pour mettre un terme à telle parodie de justice, de ne plus servir par ma résignation ou par mon silence ou par mon éducation républicaine de cobaye ou de complice des fossoyeurs de notre Justice, Socle de notre Pacte républicain et de notre vivre- ensemble.

Conséquemment, j’ai décidé de sortir du box des accusés et de défendre ma cause dans l’espace réservé aux avocats. En rappelant aux juges les dispositions de la DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME, partie intégrante de notre bloc de Constitutionnalité qui légitimise la révolte des citoyens face à l’oppression et l’injustice des gouvernants, c’est le cas en cette occurrence.

Ce fut le Branle bas total du côté des magistrats et de la partie civile!!!!

J’ai, pour justifier mon comportement invoqué devant ces juges illégaux, car récusés, la Constitution camerounaises qui dispose de manière principielle que: «Nul NE PEUT ÊTRE CONTRAINT DE FAIRE CE QUE LA LOI N’ORDONNE PAS». C’est manifestement le cas en cette espèce pour ces juges qui n’ont pour seul objectifs que de couvrir les frasques criminelles de quelques plénipotentiaires de l’État et de surcroît , bien nés pour certains comme Dieudonné Evou Mekou (ancien DG de la Caisse Autonome d’Amortissement coopté désormais Vice-Gouverneur de la Banque des États d’Afrique Centrale – BEAC). J’ai instantanément décidé de me défendre en appliquant une stratégie de rupture totale et absolue en rappelant à mes bourreaux qu’après 08 années d’emprisonnement injustifié car certi de mon innocence j’étais légitime pour dénoncer et crier aux yeux du monde entier leurs abus, de dénoncer urbi et orbi ce système qui en silence a émasculé et sporifié tout un peuple par l’appropriation et l’instrumentalisation de sa Justice au profit d’une petite clique de pré- centenaires , leurs ayants-droits, leurs collatéraux et protégés.

Je leur ai dit que je n’ai plus peur de rien, car depuis mon cachot j’ai compris que seuls ceux qui ont des privilèges ont des insomnies pour ne pas les perdre.

Or je n’ai ni privilèges, ni prébendes à protéger, en cela, je suis un homme pleinement libre et heureux car je n’ai plus rien à perdre contrairement à eux. En outre, il n’y a rien d’aussi dangereux que de se battre contre quelqu’un qui n’a rien à perdre, mais peut être a tout à gagner. Je les ai vus frémir et trembler de peur et de gène. J’ai promis à tout ce beau monde que je ne laisserai plus jamais un seul de mes droits violé, bafoué ou piétiné, quitte à bloquer encore et à chaque fois leur tribunal et en découdre encore à coups de poings quitte à ce que l’un d’eux me tire dessus. Ils ont appelé le Régisseur de la prison centrale pour dire que j’étais devenu fou au tribunal ou à défaut, je me droguerais avant de me rendre au tribunal. Celui-ci les a rassurés en leur disant qu’il me connaît comme un détenu très correct et très équilibré poli, sans histoires et respectueux des autres, une espèce de gentleman, c’est ce que ce dernier m’a relaté en arrivant au pénitencier.

De même, ces proconsuls d’un mauvais genre, ont pu observer que leurs d’ordres notamment, celui de me remettre dans le box des accusés malgré, les hurlements du président du tribunal ou de l’avocat général, leur soldatesque n’a pas bougé, car ces jeunes gens (du peuple d’en bas) ont compris que ces nervis leur demandaient d’exécuter un ordre illégal. Je leur ai expliqué que ces doges, ces mauvais magistrats ne rendaient plus la justice au nom du Peuple Camerounais comme les y obligent la Constitution de notre pays et de leur serment, parce qu’Ils ont décidé de transformer pour des raisons bassement matérielles la Justice de la République en jungle ou en commerce.


Pour ma part j’ai décidé modestement et humblement de leur faire don de ma liberté et même de mon intégrité physique comme bouclier, comme rempart contre cette Justice de caste qui a pris impunément corps dans notre cher et beau pays.

Mais jamais Ô grand jamais ils ne s’accapareront de mon honneur et encore moins de ma dignité. Je leur ai dit pour la centième fois que c’est par une goutte d’eau qu’un verre finit par déborder. Je ne regrette rien de tout ce que j’ai fait ou dit ce 13/7/18. Il fallait le faire au risque de se renier soi-même et de mourir de honte. Si c’était à recommencer, je recommencerais.

Dieudonne-Evou-Mekou

M. Dieudonné Evou Mekou, vice gouverneur de la BEAC et neveu du Président de la République du Cameroun

Pour mémoire, je fais l’objet d’une accusation ridicule, absurde et sans fondement sérieux d’un détournement imaginaire et sans intelligence de 30 milliards de FCFA et de plusieurs bateaux qui pourtant sont gérés depuis octobre 2002 par des hauts fonctionnaires dont Dieudonné Evou Mekou, vice gouverneur de la BEAC et neveu du Président de la République du Cameroun; contre qui pour la manifestation de la vérité j’ai pourtant déposé plusieurs plaintes qui sont restées à ce jour sans suite.

Après huit (08) ans de captivité, d’embastillement, fondés sur une détention arbitraire dénoncée depuis 2017 par l’ONU, je n’ai jamais été entendu sur les faits qui me sont reprochés, ni chez le juge d’instruction, ni à l’instance de jugement qui tire déjà à sa fin. Les juges m’ont par mille manigances et violations flagrantes de la loi, empêché de parler des faits de peur de «cracher» (des centaines de preuves à l’appui) toute la vérité qu’on veut cacher dans le seul but de protéger Monsieur Dieudonné Evou Mekou, neveu du Chef de l’État.

Ces juges sont tout simplement «missionnés», cela n’a rien de surprenant dans un système qui a développé une culture de l’impunité fondée sur la corruption et la discrimination des citoyens.

De mon point de vue, dans ce pays nous ne sommes pas égaux en droits et en devoirs. Sur ce point, notre silence collectif est coupable.

COMMENT PEUT- ON VOUS ACCUSER D’AVOIR DÉTOURNÉ PLUS 30 MILLIARDS DE FCFA, SANS VOUS ENTENDRE MÊME UNE SEULE FOIS AU BOUT DE 8 ANS???? Comment ces juges aux ordres peuvent-ils justifier une telle ignominie ou absurdité juridique s’agissant d’un accusé qui n’est pas en fuite et qui assiste aux audiences? C’est plus que ridicule, c’est indigne pour eux- mêmes, leurs familles et leurs donneurs d’ordres.

C’EST TOUT SIMPLEMENT RÉVOLTANT.

C’est une insulte. Une honte pour la République, un crachât sur l’État de droit.

Date de la prochaine audience le 27 Juillet 2018 dès 09h.

Le combat continue.
Achille ZOGO ANDELA – AZA

cl2p

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P

http://www.cl2p.org

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LES JOURNALISTES CAMEROUNAIS SONT-ILS VÉRITABLEMENT LIBRES?

L’image contient peut-être : une personne ou plus

https://www.facebook.com/groups/LCCLC/permalink/2165155053573026/

 Par Michel Biem Tong, Web journaliste à www.hurinews.com

(victime ou témoin des violations des droits humains, contactez le (00237) 651 14 42 28/ (00237) 694 17 20 52 ; écrivez à tongbiem@gmail.com ou à b_michel61@yahoo.com)

Les journalistes camerounais sont-ils véritablement libres d’écrire ou de dire ce qu’ils pensent ? Disons-le sans ambages, les journalistes camerounais ne sont pas libres du tout. Ils sont embrigadés par des lobbies politico-économiques qui leur dictent leur agenda, leur actualité. Très peu de journalistes s’engagent à se ranger du côté des faibles et des sans voix et à dénoncer leurs bourreaux.

CONTEXTE

La presse au Cameroun évolue dans un contexte marqué par un régime présidentialiste fort et même autocratique incarné par un président de la République qui se maintient au pouvoir depuis bientôt 36 ans grâce à certains membres de sa famille tels que son épouse, Chantal Biya, son fils Franck Biya, ses neveux Louis Paul Motaze, Bonaventure Mvondo Assam, ses cousins Jean Foumane Akame, Akame Mfoumou, grâce à certains barons inamovibles tels que Laurent Esso, Martin Belinga Eboutou.

Paul Biya se maintient aussi au pouvoir grâce à l’armée qui a réussi à mater le coup d’État du 6 avril 1984. En récompense, Biya leur a accordé plusieurs privilèges et passe-droits. Aujourd’hui, les hauts gradés de la police, de la gendarmerie, de l’armée régulière, des corps spéciaux tels que le BIR, la Garde présidentielle, la Direction de la sécurité présidentielle ainsi que des renseignements généraux et militaires sont des businessmen qui opèrent dans le trafic illicite du bois, l’extraction des minerais, la microfinance, l’immobilier, l’hôtellerie, la vente du carburant, etc. La famille présidentielle a également réussi à se constituer un puissant réseau d’affaires dans pas mal de secteurs d’activités.

Paul Biya se maintient également au pouvoir grâce à la France. D’où la présence au Cameroun de grands groupes d’affaires français qui opèrent dans pas mal de secteurs d’activités tels que le transport, les banques, le BTP, l’agroalimentaire, le bois, ceci en violation de certains droits fondamentaux dont les droits des travailleurs et des populations autochtones.

UNE LIBERTÉ DE LA PRESSE EN TROMPE-L’ŒIL

Un journaliste camerounais peut-il s’estimer librement en évitant d’épingler dans ses écrits ou ses propos les catégories de personnes citées plus haut? Quel journaliste camerounais peut de manière régulière et sous un ton sévère et piquant critiquer la famille présidentielle, la bourgeoisie militaire ou le lobby d’affaires français ? À mon avis aucun. Au début des années 1990, lors de l’avènement de la démocratie après 30 ans de monolithisme, les journalistes étaient à l’avant-garde du combat pour le respect de l’Etat de droit et de la personne humaine.

Mais tous ceux des journalistes qui ont osé « frapper » le pouvoir en plein cœur en ont eu pour leur liberté. C’est le cas de Seme Ndzana, le «Norbert Zongo» camerounais. Directeur de publication du journal L’Indépendant, ce dernier dans ses écrits critiquait régulièrement Paul Biya, le tout puissant patron des renseignements de l’époque, feu Jean Fochive ainsi que l’homme d’affaires et ami de Paul Biya, feu Omgba Damase, dans de nombreux crimes économiques et crimes de sang. Son courage lui a valu d’être jeté en prison en 1994 et en 1995 puis d’être contraint à l’exil. Ndzana Seme vit aux aujourd’hui aux USA.

En usant de l’assassinat, de l’emprisonnement et de l’argent, le régime de Paul Biya a repris progressivement en main la presse privée au Cameroun. Le directeur de publication de Le Messager Pius Njawe qui personnifiait le courage journalistique face aux puissants a trouvé la mort en juillet 2010 par un accident jugé suspect. A cette période, un bulletin des renseignements militaires a classé Pius Njawe au rang des personnalités à éliminer physiquement avant la présidentielle de 2011.

Une autre journaliste et blogueuse au nom de Delphine E. Fouda vit en France après avoir été menacée au Cameroun pour ses enquêtes sur l’affaire de l’assassinat du magistrat Louis Ndzié au début des années 2000. Jean Bosco Talla, directeur de publication du journal Germinal fait souvent l’objet de menaces de mort, de filatures des services secrets et même d’emprisonnement comme en 2009 lorsqu’il publia dans son journal un extrait du livre « Sang pour sang » d’Ebale Angounou sur les pratiques mystiques de Paul Biya et son régime.

En avril 2010, 4 journalistes camerounais à savoir Serge Sabouang, Simon Nko’o, Harrys Mintya et Bibi Ngota furent arrêtés par les services de renseignements extérieurs (DGRE), torturés et jetés en prison. Bibi Ngota va y trouver la mort. Ces hommes de médias enquêtaient sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général à la présidence de l’époque (actuel tout puissant ministre de la Justice), Laurent Esso a fait payer par la SNH des commissions à certains directeurs généraux de sociétés publiques pour l’achat d’un bateau pour l’armée.

Le représentant de Reporters Sans Frontières au Cameroun et directeur de publication de l’Observateur Jules Nkoum Nkoum a été assassiné par un accident déguisé en novembre 2011 par des hommes du renseignement militaire. Le journaliste enquêtait sur la fortune colossale d’Edgard Alain Mebe Ngo’o, alors ministre de la Défense et fils adoptif de Paul Biya.

BIYA JEUNE TWITTER

LA PRESSE DES RÉSEAUX

L’auteur de cette publication que je suis fait lui aussi par moments l’objet de menaces de mort ainsi que de filatures des services de renseignements, de mises en garde de certains confrères journalistes, d’exclusions de certains foras whatsapp pour journalistes pour ma liberté de ton, etc. Dans la nuit du 15 au 16 avril 2017, des individus ont cambriolé mon domicile à mon absence et ont emporté mon matériel de travail ainsi que mon ordinateur-portable. Tout ceci parce que je dénonce les violations par Paul Biya et Laurent Esso des droits humains dans le cadre de l’Opération anti-corruption Epervier.

Le régime de Paul Biya a achevé de reprendre la presse privée à son compte lors qu’en septembre 2011, le cabinet civil de la présidence de la République a remis à certains patrons de presse privée (radio, TV, presse écrite) une somme de 400 millions de F CFA en vue d’un traitement favorable au pouvoir en place de la présidentielle d’octobre 2011.

Aujourd’hui, les seules critiques de la presse privée qui vaillent c’est celles qui interviennent dans la cadre des batailles de positionnement au sein du sérail camerounais. Les observateurs étrangers en lisant certains journaux, peuvent croire qu’il existe une réelle liberté de critiquer le pouvoir en place. Alors qu’il s’agit de personnes le plus souvent instrumentalisées par certains barons du régime pour ternir l’image de telle personnalité.

Les anciens ministres et Dg de sociétés publiques aujourd’hui en prison dans le cadre de l’Opération Epervier ont été «canardés» des mois durant par certains journaux avant leur arrestation. Pas parce que ce qu’ils écrivaient étaient forcément exacts mais c’est parce que certains hommes du pouvoir qui les considèrent comme des adversaires politiques les alimentaient en information dans le but de préparer psychologiquement les esprits des Camerounais à l’incarcération de ces personnes.

Les journalistes de médias privés du Cameroun se contentent eux-aussi d’aborder des problématiques liées à l’actualité de manière générale sans critiquer les personnalités de manière individuelle, notamment les membres de la famille Biya, les puissants barons du régime, les membres du lobby militaire et d’affaires français cités plus haut. D’ailleurs, un confrère journaliste et patron de presse privée m’avait dit « j’ai une famille, je ne peux pas risquer ma vie inutilement, ça ne sert à rien ». Comprenne qui pourra !

Article publié le 3/05/2018 sur ma page Facebook

Michel Biem Tong, Web journaliste, correspondant du CL2P au Cameroun

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Politique des médias sociaux au Cameroun : Qu’est ce qui en reste? / Social Media Politics in Cameroon: What it is Left?

Politique des médias sociaux au Cameroun : Qu’est ce qui en reste?

Biya candidat

Le tyran Paul Biya, 85 ans, a tweeté sa nouvelle candidature pour un septième mandat record vendredi matin le 13 mars 2018:

Chers Compatriotes du Cameroun et de la Diaspora Conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère, j’accepte de répondre favorablement à vos appels pressants. Je serai Votre Candidat à la prochaine élection présidentielle.”

Ce sera son septième mandat consécutif qui prolongera également son règne jusqu’en 2025. Il sera, cependant, le cinquième suffrage universel avec de multiples candidats, question de sauver les apparences démocratiques.

L’octogénaire, qui est considéré comme l’un des dirigeants les plus anciens d’Afrique, a fait l’annonce via ses réseaux sociaux vendredi matin. Être sur Twitter, cependant, permet à un gérontocrate de 85 ans de devenir un communicateur moderne contemporain et la technique numéro 1 d’un communicateur moderne est de concentrer l’attention sur lui, puis d’encadrer la conversation et de contrôler ce qui est discuté sur les réseaux sociaux. Twitter est parfait pour cela: il lui permet de court-circuiter l’agenda de l’actualité tant dans les réseaux sociaux que dans les médias traditionnels qu’il contrôle déjà.

De plus, les utilisations des médias sociaux sont une manière de communiquer une compétence dans la manipulation de nouvelles technologies, donc la capacité de rester à jour avec les technologies productives pour un homme de 85 ans. Par conséquent, une capacité infinie à inventer l’avenir et à réaliser l’utopie contemporaine pour un régime ossifié, calcifié et totalement improductif pour commencer à repenser les relations sociales productives, l’éthique de soi, et les formes d’éthos démocratique à travers des interactions productives.

Cette manipulation des médias sociaux est en fait très «post-moderne» pour la manière dont tout se concentre sur le style et non la substance; donc rien de productif. Cela n’a rien à voir avec la réalisation d’un avenir alternatif, mais une poursuite cosmétique du statu quo tyrannique des 35 dernières années qui voudrait s’étendre maintenant jusqu’en 2025.

PAR CONTRE, INTERNET, FONCTIONNE AUSSI COMME CETTE MÉMOIRE INEFFAÇABLE PAR LES TYRANNIES

Internet, malgré ses excès, est véritablement la mémoire ineffaçable, notamment des sévices corporelles, des destructions matérielles, et des crimes de sang perpétrés sur les populations civiles par une armée barbare comme celle du Cameroun.

Les autorités de Yaoundé auront beau démentir, maquiller, couvrir, nier, menacer …mais ces différentes pièces à conviction accumulées au fil des ans puis des mois plaident en leur défaveur, et devraient contribuer à traîner nombre d’entre elles devant les juridictions internationales.

Toutes les personnes éprises de justice doivent s’y employer.

Nous ne pouvons plus assister à cet hécatombe à ciel ouvert au Cameroun sans rien dire et/ou rien faire.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

http://www.cl2p.org

BIYA JEUNE TWITTER

L’IMPOSTURE JUSQU’AU BOUT…

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English version

Social Media Politics in Cameroon: What it is Left?

Biya appels pressants

The 85 years old Biya twitted his new candidacy for a record seventh term in office this morning of 7/13/18. Using Twitter. Biya wrote: “Dear Compatriots in Cameroon & the Diaspora, Aware of the challenges we must take up together to ensure a more united, stable & prosperous Cameroon, I am willing to respond positively to your overwhelming calls. I will stand as Your Candidate in the upcoming presidential election.”

This will be his seventh consecutive mandate which will also extend his reign till 2025. It will, however, be the fifth universal suffrage with multiple candidates.

The octogenarian who is considered one of Africa’s longest-serving leaders made the announcement via his social media handles on early Friday morning.

Being on Twitter, however, allows an 85 years old gerontocrat to become a contemporary modern salesman and a salesman’s No1 technique is to keep the attention on him and frame what the conversation is and control what is being discussed. Twitter is perfect: it allows him to get out ahead of the news agenda both in social networks and traditional media he already control.

More, the uses of social media is to communicate a competency in handling new technologies, therefore, the capacity to stay up to date with productive technology for a man of 85 years of age. Consequently, an endless capacity to invent the future and fulfilling contemporary utopia for a regime that is ossified, calcified, and entirely unproductive to begin to rethink productive social relations, ethic of selfhood and forms of democratic ethos through productive interactions.

This manipulation of social media is actually very “post-modern” for the ways that it is all about style and substance and nothing productive. It has nothing to do with the making of an alternative future but a cosmetic continuation of the status quo of the past 35 years now extending itself into 2025.

SOCIAL MEDIA, HOWEVER, FUNCTIONS EQUALLY AS THE INEFACEABLE MEMORY BY TYRANNY

SOCIAL MEDIA, despite its excesses, is truly indelible memory, including physical abuse, material destruction, and blood crimes perpetrated on civilian populations by a barbaric army like that of Cameroon.

The authorities of Yaoundé may well deny, disguise, cover, deny, threaten … but these various pieces of evidence accumulated over the years and months plead against them, and should help drag many of them before the internatiional courts.

All those who are in love with justice must oppose these necropolitical practices.

We can no longer attend this open air hecatomb in Cameroon without saying anything and / or doing nothing.

cl2p

The Committee For The Release of Political Prisoners (CL2P)

http://www.cl2p.org

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Cameroun: la politique de la Grenouille Bouillante et le conditionnement autoritaire systématique / Cameroon: the Politics of the Boiling Frog and Systematic Authoritarian Entrapment

Cameroun: la politique de la Grenouille Bouillante et le conditionnement autoritaire systématique

rafles anglophones

Il y a une métaphore puissante de la grenouille bouillante. Comme le dit le conte, une grenouille placée dans l’eau chaude sautera pour s’enfuir, alors qu’une grenouille placée dans l’eau froide, lentement chauffée, ne réagira pas jusqu’à ce qu’il soit trop tard, et soit bouillir vivante.

Les biologistes répondent que l’histoire de la grenouille est un mythe: si les amphibiens ne réagissaient pas à la hausse des températures, il n’y aurait bientôt plus d’amphibiens. D’autre part, les animaux moins instinctifs – vous et nous par exemple – semblent prêts à supporter des températures politiques croissantes, si nous pouvons seulement rester persuadés que d’autres personnes pourraient bouillir à mort (y compris à notre place), et qu’il ne fera pas trop chaud dans notre environnement immédiats.

En cela le régime du dictateur Biya est une longue expérimentation en conditionnement autoritaire et c’est maintenant le tour des Camerounais anglophones de ressentir la chaleur des machinations orchestrées par l’appareil de sécurité nationale camerounais. Aujourd’hui, la répression dans les régions anglophones s’est même étendue en dehors de ces zones de conflit, pour continuer à réprimer explicitement et systématiquement par des rafles des ressortissants du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à Douala, Yaoundé, et d’autres villes francophones sur la base d’un processus bureaucratique bien huilé et particulièrement cruel.

Il est maintenant clair que cette logique répressive de l’expansion terroriste commanditée par l’État fournit une couverture juridique imparable à tout l’appareil de l’État de sécurité nationale,notamment pour appliquer des politiques non seulement cruelles mais qui éloignent radicalement le régime de toute prétention au respect des valeurs humanitaires.

En effet, que reproche-t-on à ces infortunés systématiiquement raflés, autre que leur origine ethnique qui leur vaudrait ainsi d’être automatiquement assimilés à des « Ambazoniens », c’est à dire des partisans de la sécession du Cameroun Anglophone?

Non seulement nous dénonçons et condamnons avec fermeté ces rafles anti-républicaines, mais appelons les autorités du Cameroun à les cesser immédiatement. Car elles ne sont ni plus ni moins qu’une entreprise de nettoyage ethnique orchestrée sous le couvert de la « lutte contre le terrorisme », et qui constituent sans le dire un feu vert donné aux forces de l’ordre pour commettre en toute impunité ces crimes contre l’Humanité puis ces sévices perpétrés régulièrement contre ces populations civiles.

Même une grenouille sait quand l’eau devient trop chaude pour son confort. Aussi en tant qu’êtres humains et camerounais de surcroît, nous devons faire tout ce que nous pouvons pour atteindre et aider les victimes les plus vulnérables de la politique ethnofasciste polarisée et surchauffée du régime Biya.

Ça suffit!!

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

http://www.cl2p.org

Biya en prison.jpg

English version

Cameroon: the Politics of the Boiling Frog and Systematic Authoritarian Entrapment

rafles anglophones

There is a powerful metaphor of the boiling frog. As the tale goes, a frog placed in hot water will jump to get away, while a frog placed in cool water, slowly heated, will not react until it’s too late, and be boiled alive.

Biologists respond that the frog story is a myth: If amphibians didn’t react to rising temperatures, there would soon be no amphibians. On the other hand, less instinctive animals – you and me, for instance – seem willing to endure rising political temperatures, if we can only remain persuaded that other people might boil to death, but it won’t get too hot in the immediate vicinity.

The Biya’s regime is a long experiment in authoritarian conditioning and it is now the turn of the English-speaking Cameroonians to feel the heat of the machinations of the Cameroonian national security apparatus. Now the enforcement pattern has gone out of the Anglophone regions to explicitly punitive and systematic rounds up of North West and South West nationals in Douala and other French-speaking cities with a cruel bureaucratic arbitrary process.

It is now clear that this repressive logic of state-sponsored terror expansion provides legal cover for the entire apparatus of the national security state to now enforce policies that are not only cruel but radically undermines the regime any pretensions to humanitarian values.

What is their reproach, other than their ethnic origin that would be worth them to be systematically assimilated to « Ambazonians », that is to say supporters of the secession of Anglophone Cameroon?

Therefore, not only are we strongly denouncing and condemning these anti-republican raids, but call on the Cameroonian authorities to stop them immediately.

Indeed, they are neither more nor less than an ethnic cleansing company orchestrated under the guise of the « fight against terrorism », which constitute without saying a green light given to the police forces to commit with impunity these crimes against humanity and these beatings perpetrated regularly against these civilian populations.

Even a frog knows when the water is getting too hot for comfort. As human beings and as Cameroonians, we should do what we can to reach out to and help the most vulnerable victims of our polarized and overheated ethnofacist politics.

That’s enough!!

cl2p

The Committee The Release of Political Prisoners (CL2P)

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CAMEROUN: NON À UNE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE LE 07 OCTOBRE 2018 SOUS LA DÉTENTION ARBITRAIRE DE MARAFA HAMIDOU YAYA ET DE TOUS LES AUTRES PRISONNIERS POLITIQUES

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P) sera inlassablement là pour rappeler au Président à vie du Cameroun Paul BIYA (85 ans, 35 de règne) au premier devoir du «démocrate»: «laisser autant libre ses opposants comme ses partisans dans leurs choix; prendre le risque d’affronter ses «concurrents» politiques et «adversaires» internes désignés dans des urnes transparentes. Nul besoin pour ce faire de les séquestrer arbitrairement afin de se maintenir à vie au pouvoir grâce à la fraude électorale et la répression politique systématique.

Marafa image de campagne

Devoir au quotidien présenter bien malgré nous la vraie nature dictatoriale d’un régime qui se présente à la face du monde comme un modèle de « démocratie apaisée », rappeler l’élimination judiciaire et carcérale que son créateur Paul BIYA réserve systématiquement à ses rivaux potentiels désignés comme des « prévaricateurs de la fortune publique » …n’est hélas pas toujours un exercice facile sous un formatage dictatorial des esprits et un complotisme permanent. Mais nous continuons inlassablement de le faire. Parce que le silence est la pire des sentences pour un prisonnier d’opinion. Il participe largement à la banalisation du crime politique, et particulièrement au Cameroun.

BiyaMarafa

MARAFA HAMIDOU YAYA: «LA VÉRITÉ FACTUELLE…JE SUIS INNOCENT», POURQUOI?

http://cl2p.org/declaration-du-ministre-detat-marafa-hamidou-yaya-devant-la-cours-supreme-du-cameroun/

En PDF L’Avis rendu par le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire du prisonnier politique Marafa Hamidou Yaya:

http://enjodi.blog.lemonde.fr/files/2016/07/MarafaAvisONU.pdf

1. L’ORDRE DE VIREMENT DE MICHEL MEVA’A m’EBOUTOU À LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES HYDROCARBURES (SNH)

http://enjodi.blog.lemonde.fr/2016/05/24/cameroun-non-a-une-justice-aux-ordres-lordre-de-virement-de-michel-mevaa-meboutou-a-la-societe-nationale-des-hydrocarbures-snh/

2. LES DEUX VIREMENTS EFFECTUÉS PAR LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES HYDROCARBURES POUR L’ACHAT DE L’AVION PRÉSIDENTIEL

http://enjodi.blog.lemonde.fr/2016/05/25/cameroun-non-a-une-justice-aux-ordres-les-deux-virements-effectues-par-la-societe-nationale-des-hydrocarbures-pour-lachat-de-lavion-presidentiel/

3. LA DOCUMENTATION RELATIVE À LA FABRICATION ET À L’HABILLAGE DE L’AVION PRÉSIDENTIEL BBJ2

http://enjodi.blog.lemonde.fr/2016/06/03/cameroun-non-a-une-justice-aux-ordres-la-documentation-relative-a-la-fabrication-et-a-lhabillage-de-lavion-presidentiel-bbj2/

4. LA DOCUMENTATION RELATIVE À LA FABRICATION ETÀ L’HABILLAGE INTÉRIEUR DE L’AVION PRÉSIDENTIEL BBJ2

http://enjodi.blog.lemonde.fr/2016/06/07/cameroun-non-a-une-justice-aux-ordres-la-documentation-a-relative-a-la-fabrication-et-lhabillage-interieur-de-lavion-presidentiel-bbj2/

5. L’ACCORD DE RÈGLEMENT ET CESSION MUTUELLE (SETTLEMENT AGREEMENT AND MUTUAL RELEASE) ENTRE L’ÉTAT DU CAMEROUN ET LA SOCIÉTÉ APM

http://enjodi.blog.lemonde.fr/2016/06/19/marafa-hamidou-yaya-la-verite-factuelleje-suis-innocent-pourquoi/

MESDAMES, MESSIEURS, CETTE CAMPAGNE DE LIBÉRATION S’ADRESSE À VOUS TOU-TE-S

Jeannette-Marafa
https://www.youtube.com/watch?v=n6NZzgXhwBU

En effet Marafa Hamidou Yaya, ancien ministre d’État de l’Administration territoriale et de la décentralisation du Cameroun de 2002 à 2011, Secrétaire Général à la Présidence de la République, Prétendant sérieux à la succession de Paul Biya (85 ans, 35 ans de règne), a été condamné arbitrairement mardi 17 mai 2016 à 20 ans de prison pour une fallacieuse «complicité intellectuelle de détournements de deniers publics». Il s’agit d’interpeller les décideurs politiques et économiques du monde entier, de créer une mobilisation collective, afin de parvenir à la libération immédiate et sans condition de ce célèbre prisonnier d’opinion camerounais.

COMMENT VOUS MOBILISER CONTRE CETTE DÉTENTION ARBITRAIRE?

1) Dès aujourd’hui prenez un selfie ou une photo de vous tenant une page de papier sur laquelle sera inscrit: Libérez Marafa maintenant / Free Marafa Now

2) Vous nous la faites parvenir par mail en pièce jointe à l’adresse suivante: freemarafa@gmail.com

3) Nous la publierons sur le site Instagram où nous avons ouvert un compte dédié à cette campagne (http://www.instagram.com/freemarafa/)

4) Avec toutes les photos de soutien que vous nous ferez parvenir, nous allons monter une frise qui sera rendue publique chaque début d’été sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris.

5) Nous partagerons notre action sur facebook, twitter, flickr et le site internet du Comité de Libération des Prisonniers Politiques (http://www.cl2p.org)

Marafa

Grâce à notre mobilisation collective, nous sommes parvenus à l’épuisement du volet interne de la procédure au Cameroun après 04 longues années de paralysie. Appuyons et relayons l’Avis contraignant du Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire de l’ONU auprès des instances politiques nationales et internationales, afin d’obtenir la libération immédiate de l’homme d’État MARAFA HAMIDOU YAYA.

Biya 2018 Père de famille

Au moment où les courtisans et partisans du dictateur Paul BIYA (85 ans), profitant de l’impasse recherché dans la crise anglophone, le supplient de se (re)présenter à une énième mascarade électorale, après 35 interminables années d’une implacable tyrannie, nous formulons le vœux d’une libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion, officiellement présentés comme des prisonniers de droit commun au Cameroun, et qui rentrent tous dans les critères objectifs établis par notre organisation (http://cl2p.org/missions/). Car aucune république ne doit prospérer dans le tripatouillage constitutionnel et la combine électorale permanents; pas plus qu’elle ne peut se résigner dans une culture du crime politique à des fins de pérennisation d’une dictature.

Monsieur Le Président BIYA, Libérez Marafa Hamidou Yaya et tous les autres prisonniers politiques du Cameroun, en Laissant tous les candidats – qui le veulent – postuler librement à l’investiture suprême. Il reviendra alors aux seul-e-s Camerounais-e-s de choisir en toute transparence le prochain locataire du Palais de l’Unité.

cl2p

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

http://www.cl2p.org

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Cameroun: La politique des élections présidentielles et la malédiction de l’immortalité politique Obscène / Cameroon: Presidential Election Politics and the Curse of the obscene presidency for life

Cameroun: La politique des élections présidentielles et la malédiction de l’immortalité politique Obscène

faux suspense

Dans un monde normal, le CL2P déconseillerait la tenue de la parodie d’élections présidentielles de M. Paul Biya, qui coûteront aux petits contribuables de l’argent qui pourrait être mieux utilisé à d’autres fins telles que l’éducation, la santé, les infrastructures de base, l’auto-suffisance alimentaire etc. … M. Paul Biya n’a donc aucune raison objective de se présenter pour un autre mandat. Même si ses partisans et courtisans le considèrent comme la seconde venue de Jésus-Christ sur terre, M. Biya n’a en réalité absolument rien à proposer, et surtout rien à construire pour les sept (07) prochaines années au Cameroun.

Aussi le faux suspense entretenu dans la presse à sa solde par le despote camerounais sur l’éventualité de sa non candidature à une élection déjà « gagnée » d’avance est une vraie foutaise. En 36 années de règne ininterrompu, M. Biya Paul n’a jamais pu envisager qu’un autre camerounais puisse de son vivant occuper le palais présidentiel d’Étoudi à Yaoundé.

En effet, M. Biya a succombé à la croyance, populaire parmi les dictateurs, que le pays ne pourrait pas survivre sans lui; il devrait donc vivre pour toujours et, étant donné ses pouvoirs mystiques célébrés et voulus illimités notamment dans sa posture de«Nnom Ngui» (le Chef des chefs), il s’imagine qu’il y parviendra au motif que rien ne peut lui résister. En plus, ce n’est pour ainsi dire pas à 85 ans, alors que son régime est fragilisé par des crises multiples qui pourraient l’emporter et lui valoir quelques ennuis judiciaires, qu’il ferait subitement confiance à quel que successeur que ce soit, y compris venu des rangs de son parti-État RDPC.

Dans cet esprit M. Biya nie opportunément toute connaissance de la corruption endémique qui prévaut dans son régime, et toutes ces exécutions extrajudiciaires perpétrées par ses Tonton-Macoutes, en particulier dans les régions anglophones et de l’extrême nord du Cameroun. Mais le CL2P et d’autres organisations non gouvernementales ont sur ce sujet précis accumuler des informations accablantes, que M. Biya connaît d’ailleurs parfaitement – Et dans un pays normal, cette situation kafkaïenne aurait pu offrir des réelles opportunités à un vrai adversaire ou opposant politique de le mettre en difficulté, en questionnant simplement le Chef des armées sur «Que savait-il, et Quand le savait-il»?

Il est à craindre que dans ce consensualisme criminel, la suite des événements soit que la liste de ses collaborateurs accusés de « corruption » ne continue qu’à s’allonger, les exécutions extra-judiciaires se poursuivre en toute impunité, et le reste du pays à jamais maudit par la présidence obscène pour la vie conçue par Paul Biya.

Tout le reste participe de la pure diversion politique!

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)
http://www.cl2p.org

Biya candidat
English version

Cameroon: Presidential Election Politics and the Curse of the obscene presidency for life

la manipulation
In a normal world, the CL2P will advise against Mr. Paul Biya’s fake presidential election that will cost the taxpayers money that could be better used for other purposes such as education, health etc…More, Mr. Paul Biya has no rationale to run for another term in office. Even though his supporters consider him as the second coming of Jesus Christ, Mr. Biya has nothing to propose and nothing to build for the next seven years.

Hence, this false suspense maintained by the Cameroonian despot and the press in his pay, on his non-candidacy for an election already « won » in advance is total bullshit.

In 36 years of uninterrupted rule, Mr. Biya Paul has never been able to consider that another Cameroonian could during his lifetime occupy the presidential palace of Etoudi in Yaoundé. Indeed, Mr. Biya has succumb to the belief, popular among dictators, that the country could not survive without him; hence he had to live forever and, given his celebrated mystical powers, being the “Nnom Ngui”, he actually imagines he would.

It is almost not at 85, when his regime is weakened by multiple crises that could prevail and bring him some legal trouble, that he would trust any successor, including any ranks of his party-state CPDM.

Indeed, Mr. Biya denies any knowledge about corruption and extra-judicial killings perpetrated by his Tonton-Macoutes, particularly, in the Anglophone areas. But, the CL2P has information that he knows about some things — in a normal country, this Kafkaesque situation will provide opportunities for an opponent. What did he know, and when did he know it?

The thing is, the list of his collaborators charged for “corruption” will only continue to grow and the rest of the country will continue to be curse by the obscene presidency for life.

cl2p
The Committee For The Release of Political Prisoners (CL2P)
http://www.cl2p.org

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Cameroun: Sommes-nous Idiots? / Cameroon: Are we a Bunch of Idiots?

Cameroun: Sommes-nous Idiots?

Biya 2018

Par Olivier Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P

À un moment où nous réfléchissons sur la vie du Mpodol Ruben Um Nyobe, nous sommes également conscients que la politique et la sainteté ne font toujours pas bon ménage. Si le Mpodol avait vécu et réussi à vaincre le cancer de la Francafrique, rien ne garantit que le Mpodol aurait été un grand politicien. Il aurait pu finir comme un Kwame Nkrumah, Sékou Touré ou même Nelson Mandela, mais il est bien connu que ces héros africains ont aussi leurs limites et critiques.

À Myanmar en Birmanie, la lauréate du prix Nobel, Aung San Suu Kyi, se retrouve dans une dynamique de syndrome de Stockholm avec une junte militaire génocidaire. Ceci nous rappelle Les Mains Sales de Jean-Paul Sartre et sa célèbre citation: «La pureté est une idée de fakir et de moine».

Les Mains Sales est une réflexion importante sur la politique et les limites humaines. Nous sommes tous soumis à certaines formes de limites, qu’elles soient intellectuelles, religieuses, économiques, sociales, et morales, etc. C’est notamment important de l’appliquer à ceux qui sont au pouvoir et semblent ne pas être au courant de leurs propres limites. Être conscient de ses propres limites nous rend meilleur et humble, car nous excellons alors dans l’usage de nos forces.

Étrangement en Afrique centrale nous avons un groupe de responsables politiques pour lequel la notion de limite ne s’applique pas. Elle ne leur parle pas. Pris collectivement, ils accumulent au moins deux siècles de pouvoir sans réalisations concrètes, palpables, durables auxquelles nous pourrions objectivement et fièrement nous identifier. Ainsi, Paul Biya du Cameroun, à 85 ans dont 36 au pouvoir, se prépare à un autre couronnement électoral suprême. Les Camerounais ordinaires sont conscients que les chances que le pays de se transforme en Suisse, où le président aime tant prendre ses vacances pendant la plus grande partie de l’année, sont infimes pour ne pas dire plus proches de zéro.

Mais pourquoi ces présidents continuent de s’accrocher au pouvoir?

Il existe de nombreuses thèses académiques et de livres pour répondre aux raisons pour lesquelles ces chefs d’État s’accrochent obstinément au pouvoir, mais cela pourrait bien aussi se résumer à une idiotie collective pure et simple. La définition du manuel pratique de l’idiot réfère à une personne qui s’obstine à faire les mêmes choses, mais s’attend à des résultats différents. Par conséquent, ces présidents sont tous réélus avec des scores Soviétiques avec toujours l’idée de transformer notre zone politique en une ville scintillante sur la colline. Mais nous continuons irrémédiablement à reculer, alors même que nous sommes déjà la région politique la plus arriérée au monde, et qui sait peut-être bientôt d’Afrique.

Nous pourrions tous être idiots!

Maintenant, je dois reconnaître qu’il est hypocrite d’attaquer nos leaders sans admettre nos propres responsabilités dans cette triste situation. Alors qu’au Cameroun le président se prépare pour un énième couronnement électoral, après avoir pu, comme le maître chinois Sun Tzu, méthodiquement éjecter tous ses adversaires les plus crédibles et expérimentés du champ de bataille politique, il y a déjà une poignée de politiciens stupides et masochistes qui – contents de voir croupir ces adversaires rédoutés dans les mouroirs du tyran – qui se préparent à lui servir de marche -pied pour son couronnement suprême, sans même que celui-ci éprouve le besoin de livrer la moindre bataille électorale. Ces idiots utiles du prince qui n’ont évidemment aucune chance de gagner sont en train de servir de marionnettes et de légitimer un énième simulacre d’élection.

Les Camerounais ordinaires doivent également prendre leur part de responsabilité dans cette supercherie. Que vous participiez ou non à ce cirque, nous sommes tous complices de ce spectacle macabre. Mettre tout le pouvoir dans les mains d’une seule personne après 36 ans d’échec et s’attendre à ce que quelque chose de nouveau apparaisse en dit beaucoup sur notre intelligence collective, notre capacité à penser rationnellement et à apprendre de manière articulée de la politique. Au cœur de ces insuffisances criardes et bien-sûr non assumées se trouvent en bonne place notre inculture civique et notre culte de l’intérêt personnel, de notre ego. Pourtant sans eux (la culture civique et le sens de l’intérêt général) la démocratie elle-même ne peut pas être possible, y compris lorsque les gens sont parfaitement conscients que les politiques de Paul Biya et particulièrement son incurie chronique les affectent directement et aggravent dangereusement la situation générale du pays, ils ne s’en soucient pas en réalité, car caressant sans le dire le rêve d’une réussite personnelle dans son système (pour faire éventuellement du Biya sans Biya).

Voilà pourquoi toutes ces manœuvres bassement politiciennes et les schémas de pensées qu’elles véhiculent dans le but notamment de rationaliser les échecs du régime au sein de l’opinion publique sont effectivement le premier danger auquel est confronté le Cameroun.

Oui, nous pourrions tous être idiots.

Olivier Tchouaffe, PhD, Porte-parole au CL2P

English version

Cameroon: Are we a Bunch of Idiots?

By Olivier Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

At a time when we are reflecting on the life of the Mpodol Ruben Um Nyobe, we are also aware that politics and sainthood do not make an easy package. Had he lived and succeeded to outwit the malign cancer of the Francafrique, there is no guarantee that the Mpodol would have been a great politician. He could have ended like a Kwame Nkrumah, Sekou Toure or even a Nelson Mandela but it is well-known that these African heroes have their critics.

As we experience in Myanmar where Nobel peace laureate Aung San Suu Kyi find herself in cahoots with a genocidal military junta, we are reminded of Jean-Paul Sartre’s Dirty Hands and the famous quote that “Purity is an idea for a yogi or a monk.

Dirty Hands is an important reflection on politics and human limitations.

How we all have subject to some forms of limitations be it intellectual, religious, economic, social, and moral and so on. This is important to reflect on those in power who seem not to be aware of their own limitations. Being aware of one own limitations makes us better human beings because we become better in using our strengths and our limitation.

In Central Africa, however, we have a group of head of a states for which the concept of limitation does not apply. Among themselves, they accumulate, at least, two centuries in power without any long lasting accomplishments. As Paul Biya of Cameroon is getting ready for another sublime coronation after 36 years in power, ordinary Cameroonians are aware that the chances of the country turning into Switzerland, where the president enjoys vacationing for most of the year, are very slim to none.

Then, why these presidents keeps clinging to power?

There are many academic careers and books been written on why these heads of state cling to power but it might well come down to idiocy pure and simple. The textbook definition of the idiot is a person who keeps doing the same things but expect different results. Hence, these presidents keep getting re-elected with the idea of turning our political zone into a shining city upon the hill, however, we keep going backward as we are the most political backward political region in the world.

We might all well be idiots

Now, I must recognize that it is hypocritical to just lash out our leaders without recognizing our own responsibilities in this sad situation. While the president is getting ready for his electoral coronation, after having, as the Chinese master Sun Tzu, methodically ejected from the political battlefield any credible opponents, there are already a handful of stupid and masochistic politicians lining up to serve as walking foot for the president’s coronation without a credible electoral battle. These idiots who have no chance of winning are just acting as stooges to legitimate a simulacra of election.

Ordinary Cameroonians must also shoulder some blame for this situation. Whether or not you participate in this circus, the thing we are all accomplice in this macabre show. Putting all the power in one person’s hand after 36 years of failure and expecting something new reflect worse on our intelligence, capacity for rational thinking and sophisticated knowledge about politics. At the core, problems about our civic literacy and enlightened self-interest. Without which democracy itself cannot be possible, particularly, even when folks are aware that Biya’s policies or lack of will hurt them and make matters worse for them, they do not care. The kind of thought processes that rationalize these forms of failures are indeed deranged.

Yes, we might all well be idiots…

Olivier Tchouaffe

Olivier Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

cl2p

http://www.cl2p.org

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