Cameroun: Lettre reçue d’un militant du RDPC au Camarade Président National Paul BIYA

Yaoundé, le 21 Mai 2018, Lettre reçue d’un militant du RDPC au Camarade Président National Paul BIYA

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BEBGA Pierre Marie
Militant Comité de Base Plateau-B
4ème Sous-Section Yaoundé II
Carte du parti n° 0205709
Carte d’électeur n° 01218640/Yaoundé II

LETTRE OUVERTE

Camarade Président National,
Président de la République et Chef de l’État,

Avec tout le respect qu’impose votre très haute personnalité, qu’il me soit permis de vous dire de manière claire ce que pense et partage la large majorité des militants de base et sympathisants de notre grand parti le RDPC.

Après 35 ans de règne sans partage à la tête de notre pays, vous représenter à l’élection présidentielle de 2018 serait suicidaire pour le Cameroun.

Camarade Président National,

Pendant votre magistère, vous avez fait ce que vous avez pu… Aucune œuvre humaine n’étant parfaite, la Nation ne vous en tient pas rigueur. J’estime aujourd’hui qu’il est grand temps de passer la main. Le RDPC a des hommes et des femmes en son sein qui ont des convictions politiques et sociales qui vont dans le sens de la réalisation immédiate et efficace des aspirations légitimes de tous nos compatriotes, bref à élever les fondations que vous avez mises sur pied pour un Cameroun que vous souhaitez émergent en 2035.

Camarade Président National,

Le Cameroun ne vous appartient pas,
Le Cameroun n’est pas votre propriété et ne saurait jamais l’être,
Le RDPC est un héritage commun.

Nous ne vous voterons pas, vous candidat en 2018:

 Nous voulons élire un Président capable d’appeler chaque membre du Gouvernement par son nom…

 Nous voulons élire un Président qui s’adresse de manière régulière à ses compatriotes et non deux fois par an (31 décembre et 10 février)

 Nous souhaitons voir notre Président arborer l’uniforme du parti en signe de solidarité envers ses camarades….

 Nous voulons comprendre comment un Gouvernement nommé par vos soins peut se retrouver en prison pour des faits aussi graves que la corruption et les détournements des biens publics et comment par ailleurs ceux qui sont encore en fonction détiennent à eux seuls la moitié du budget du Cameroun sans que cela vous inquiète…

 Nous voulons élire un Président qui mettra en application l’article 66 de la constitution un an après sa prise de fonction…

 Nous voulons élire un Président qui nous rendra la décentralisation effective un an après sa prise de fonction…

 Nous voulons élire un Président capable de sillonner régulièrement les dix Régions de notre pays pour écouter, dialoguer et agir, bref un homme de terrain…

 Nous voulons élire un Président qui nous remette en phase avec notre histoire, la reconnaissance totale et un statut officiel des pères fondateurs de notre République, de tous nos martyrs et de tous nos héros. Le rapatriement urgent des restes du tout premier Président de la République du Cameron S.E El Hadj AHMADOU Ahidjo ; la restitution du pavillon Jeanne Irène BIYA à l’Hôpital Central de Yaoundé…

 Nous ne voulons pas d’un Président pris en otage par une meute de vautours qui l’empêchent de savoir ce que vit et pense le peuple profond, ce peuple qui vous a toujours accordé ses suffrages lors des élections…

 Enfin, nous ne vous voterons pas parce que vous avez trompé le peuple en lui arrachant par la ruse ce que vous-même vous lui avez donné de plus chère à savoir la démocratie et la liberté d’expression confisquées par l’odieux système des investitures et autres consensus que vous imposez lors des élections.

J’estime que tout ceci concourt à l’unité, à la sécurité, à la stabilité, à la paix et à la prospérité de notre pays. N’oublions jamais que l’injustice, la mauvaise répartition des richesses et la misère sont aujourd’hui les premiers facteurs de conflit dans le monde. Le Cameroun est un pays de paix…

Camarade Président National,

Dieu nous a dotés d’un grand pays riche dans toute sa diversité dont l’hospitalité légendaire est reconnue à travers le monde. Des hommes et des femmes braves, une jeunesse dynamique et ambitieuse qui n’aspire qu’à vivre dans ce beau pays où coulera le lait et le miel pour nous et pour les générations futures. ²

Que Dieu bénisse le Cameroun.
Très respectueusement.
BEBGA Pierre Marie

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The CL2P calls for an international investigation into war crimes and crimes against humanity being committed in English-speaking Cameroon

The CL2P calls for an international investigation into war crimes and crimes against humanity being committed in English-speaking Cameroon

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This investigation should no longer be limited to accusations, we must drag the authors and sponsors of these abuses of excessive forces, massacres, and extrajudicial executions before the international courts.

Among them will be prominent senior officers of the army and the supreme Commander of the Cameroonian armies who have put into place rules of engagement so manifestly unlawful that have led to willful killings and openly violating international standards and legal framework applicable to police and other law enforcements officials which is part of international human rights law. It holds that the “intentional lethal use of firearms may only be made when strictly unavoidable in order to protect life.”

It is indeed months that the CL2P called for moderation, respect for the integrity of civilian populations and their property, and then inclusive dialogue … without being heard by the ethno-fascist ideologues of the dictatorship in place who consider this dirty war as an unexpected opportunity to maintain indefinitely the tyrant Paul Biya (85 years, 36 years of rule) in power in the name of an alleged « indivisibility » of the Cameroonian identity.

These recent events also cannot be divorced from the larger picture of the tyrannical regime of Yaoundé who has no ideas besides lethal force to alleviate the many crises facing the country.

Enough is enough!

Le Committee For The Release of Political Prisoners (CL2P)

http://www.cl2p.org

torture BIR

Version française:

Le CL2P appelle à une enquête internationale sur les crimes de guerre et contre l’humanité commis au Cameroun anglophone

Il ne faudrait plus se limiter aux accusations, il faut traîner les auteurs et commanditaires de ces exactions et exécutions extra-judiciaires devant les juridictions internationales.

Parmi eux figureront en bonne place des hauts gradés de l’armée et le chef suprême des armées camerounaises qui ont mis en place des règles d’engagement si manifestement illégales qui ont conduit à des homicides délibérés et à la violation flagrante des normes internationales, puis du cadre juridique applicables aux policiers et autres responsables de l’application des lois qui font partie du droit international des droits humains. Ce droit soutient que «l’utilisation intentionnelle et létale d’armes à feu ne peut être faite que lorsque cela est absolument inévitable pour protéger la vie».

Cela fait effectivement des mois que nous appelons à la modération, au respect de l’intégrité des populations civiles et de leurs biens, puis au dialogue inclusif…sans être entendus par les idéologues ethno-fascistes de la dictature en place, qui considèrent cette sale guerre comme une occasion inespérée de maintenir indéfiniment le tyran Paul Biya (85 ans, 36 années de règne) au pouvoir au nom d’une prétendue « indivisibilité » au relent identitaire du Cameroun.

Ces événements récents ne peuvent pas non plus être dissociés de l’image plus large du régime tyrannique de Yaoundé, qui n’a d’autre argument que la force létale pour atténuer les nombreuses crises auxquelles le pays est confronté.

Ça suffit!

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

http://www.cl2p.org

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Sur Kamto et le «syndrome du dérangement» des Bamilékés / On Kamto and the Bamileke’s “Derangement Syndrome”

Sur Kamto et le «syndrome du dérangement» des Bamilékés

Kamto Bamiléké

Photo: Le Professeur Maurice Kamto en tenue traditionnelle lors d’un meeting au Cameroun

L’article récent de Frank Bafeli intitulé «Le Pr. Maurice Kamto sur le viseur du préfet des Hauts Plateaux» est un autre témoignage du « syndrome du dérangement du Pr. Kamto et des Bamilékés» au Cameroun. Un réflexe conditionné qui a déjà reçu le scalp de Mathias Owona Nguini, l’un des idéologues non assumés et pourtant les plus en vue du régime de Biya, y compris dans les réseaux sociaux.

Nous devons commencer par noter que l’argument du préfet contre le professeur Kamto était aussi un argument contre la diversité et les diverses perspectives en place dans la course présidentielle au Cameroun. En plus, il ne fait aucune mention sur les mérites intrinsèques des candidats, mais concentre tout son propos pour vendre une idée et une seule: celle de la soi-disant prolifération des candidatures présidentielles des «Bamiléké» et que, en étant «Bamiléké», ces gens apportent la «division» dans la course présidentielle.

Même en mettant de côté l’argument selon lequel en interférant dans la course présidentielle comme il le fait, ce préfet outrepasse largement son autorité, couplé au manquement total et flagrant à ses devoirs professionnels en brandissant ouvertement le drapeau du parti du Président Biya; la vérité est que le Cameroun n’a jamais eu de président Bamiléké. Alors comment est-ce que ce préfet sait-il déjà qu’en se présentant à la présidence, les candidats estampillés «Bamilékés» sèment automatiquement la division dans le pays?

Il y a pourtant une donnée incontestable: le fait que beaucoup de Bamilékés se soient présentés à l’élection présidentielle, même aux anciennes échéances, n’a jamais mené le Cameroun à la guerre civile. Alors sur quelle base ce préfet peut affirmer que le «Bamilékés» sèment la division? La seule réponse est que ce préfet est en train de mettre le feu aux poudres, ce qui consiste en pratique à trouver une cible, puis forcer un récit toxique dans la sphère publique, et pousser la population à choisir son camp par la loyauté contrainte, l’intimidation et les menaces. Ainsi, à l’instar de nombreux ethno-fascistes partisans de ce régime, ce préfet voit des tribus partout, et ne parvient logiquement pas à considérer les Bamilékés comme des citoyens camerounais à part entière. Parce que, quoiqu’il en dise, en tant que citoyens, les Bamilékés ont le droit de se présenter aux élections comme n’importe quel autre citoyen camerounais.

Ce à quoi nous assistons en réalité ici, et qui est particulièrement attisé par les partisans de Paul Biya depuis la désignation du Professeur Kamto comme candidat du MRC à l’élection présidentielle, c’est une instrumentalisation délibérée d’un «discours de haine» déguisé en «sauvetage de la démocratie et préservation de la paix» au Cameroun.

Le préfet des Hauts Plateaux Félix Bilounougou devrait ou pourrait au moins être réprimandé par sa hiérarchie, mais cela ne figure pas dans les chartes du régime en place depuis 36 ans, qui prospère plutôt en permanence sur la manipulation et l’exploitation du tribalisme d’État. De plus, au lieu de s’attaquer à la mécanique de l’infrastructure gigantesque qui produit l’inégalité structurelle au Cameroun, le tribalisme y est devenu une marchandise qui confère aujourd’hui l’essentiel des droits et des privilèges, et autorise tous les excès. C’est la vision du monde selon laquelle certaines tribus ont le droit au pouvoir (voulu à vie) et d’autres pas, ce qui constitue une recette indiquée pour le désastre, parce qu’elle crée de facto une citoyenneté de seconde zone et refuse d’accorder la liberté et la dignité à tous.

Ainsi, la question centrale devient comment éliminer le tribalisme, qui n’a aucune base biologique, dans la politique au Cameroun?

  • En premier, ne riez pas sur les blagues, les insinuations ou les suppositions tribales, racistes, sexistes, âgistes, homophobes, ou stéréotypées. Car en riant, vous reconnaissez ou donnez une légitimité à ces blagues.

  • Deuxièmement, les acteurs publics bien identifiés dans la société camerounaise ont besoin de comprendre et de reconnaître la nuisance de leurs privilèges. Cette compréhension est cruciale pour démanteler la discrimination institutionnelle en s’attaquant au lien entre le pouvoir, le privilège, et la discrimination si nous voulons briser notre dépendance malsaine à des institutions corrompues et complètement pourries de l’intérieur.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

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Tribalisme

English version

On Kamto and the Bamileke’s “Derangement Syndrome”

MRC Militants

Frank Bafeli’s recent article titled, “Le Pr. Maurice Kamto sur le viseurs du prefet des Hauts Plateaux” is another testimony of the “kamto’s derangement syndrome” in Cameroon. A conditioned reflex which has already claimed the scalp of the like of Mathias Owona Nguini one of the Biya’s regime foremost ideologue.

We need to begin by noting that the prefet’s argument against Prof. Kamto was also an argument against diversity and the diverse perspectives in the presidential race, or an argument for the merits of the individual candidate, but an effort to sell that the proliferation of the “Bamileke” presidential candidate and the notion that, just by being Bamileke, these people were bringing “division” into the presidential race.

Leaving aside the argument that by interfering into the presidential race, the prefet is overstepping his authority and he is in total and flagrant dereliction of duties by openly flag-waving for the Biya’s regime, the truth is that Cameroon never had a Bamileke president, how does the prefet know that by running for president the Bamileke candidates are sowing division into the country?

The fact that many bamilekes ran for the presidential office before and that did not lead to civil war, on what basis the prefet can argue that they are sowing division? The only answer is that the prefet is gaslighting, which is finding a target, forcing a toxic narrative on the people and forcing them to choose sides through enforced loyalty, intimidation and threats. Thus, in this vile tactic, he sees tribes and tribal men but fail to see bamileke people as Cameroonian citizens and as citizen, bamileke have the right to run for president like any other Cameroonian citizen.

Thus, what we indeed witness is “hate speech” masquerading as “saving democracy and preserving the peace.” The prefet should at least be reprimanded by his hierarchy but that does not seem to be in the cards since the regime in place thrives on the manipulation and exploitation of tribalism. More, instead of attacking the mechanic of the gigantic infrastructure producing inequality, tribalism has become a commodity with a sense of entitlement.

A worldview where some tribes are entitled to power and others are not is a recipe for disaster because it creates a de facto second-class citizenship and refuses to extend freedom and dignity to all.

Thus, the central question becomes how to eliminate tribalism, which has no biological basis out of politics in Cameroon?

  • Do not laugh at tribal, racist, sexist, ageist, homophobic and other stereotypical jokes or assumptions. By laughing, you are acknowledging the joke is.

  • Second, people need to understand and recognize their own privilege. In addition, how that understanding is crucial to dismantle institutional discrimination by tackling the link between power, privilege and discrimination and breaking up our unhealthy dependency on corrupt and rotten institutions.

The Committee For The Release of Political Prisoners (CL2P)

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Politique et Messe Noire au Cameroun / Cameroonian Politics and the Black Mass

Politique et Messe Noire au Cameroun

PrionsBiya

« Paul Biya est élu par Dieu lui même«  selon Issa Tchiroma Bakary, le griot attitré de l’inamovible président de 85 ans, en sa qualité de ministre de la communication, Porte-parole du gouvernement. Cela découle de la prophétie d’un autre griot présidentiel, Jacques Fame Ndongo, qui a qualifié les Camerounais ordinaires de «créatures» de Paul Biya.

Y compris en mettant de côté le blasphème évident qui associe un politicien corrompu et un régime sanguinaire en faillite avec le Saint-Père, le spirituel et le divin; nous sommes en présence ici de la pure crasse politique et la profanation du sacré produite par une pratique hérétique de la messe noire où toutes les valeurs divines sont inversées. Cependant, il ne fait aucun doute que Jacques Fame Ndongo et Issa Tchiroma Bakary sont tous les deux des prêtres du régime «de droit divin» de Biya, qui se considère comme immunisé contre les lois humaines et tient pour acquis la servilité des Camerounais ordinaires. Cela explique aussi pourquoi dire la vérité à ce genre de pouvoir tyrannique est une profession dangereuse. Car le pouvoir donne la force, et la flagornerie d’un Fame Ndongo comme les délires de Tchiroma permettent de s’assurer qu’aucune voix dissidente ne peut être entendue, parce que nous vivons dans le soi-disant «meilleur des mondes» au Cameroun, la terre du lait et du miel, la cité qui brille au sommet de la colline.

En réalité c’est un régime où tout est construit sur un mensonge permanent, et l’idée que le président a été trié sur le volet par Dieu lui-même est le plus grand des mensonges.

De plus, un mensonge dangereux parce que les Camerounais qui s’opposent au régime doivent être des agents de Satan, donc incapables de pratiques de rédemption. Abandonner de la sorte la politique au bien et au mal est très dangereux.

Tout d’abord, la politique ne concerne pas les légendes de contes de fées. La manifestation commune de l’infirmité mentale chez les politiciens consiste précisément en ce que les psychiatres appellent le trouble de la personnalité narcissique, et ce serait une très bonne idée que cela soit pris au sérieux. Juste pour être certain de l’état mental de ceux qui sont censés nous représenter.

Deuxièmement, sans les droits de l’Homme, il n’y a simplement pas de société civilisée. Aussi, ce qui compte, ce n’est pas comment nous définissons le «bien» et le «mal» parce que le concept de «bien» et de «mal» est de nature subjective, comme un terroriste peut être un héros pour un autre. Ce qui compte, c’est comment nous traitons les actions et les conséquences qui en découlent. Les concepts de bien et de mal ne peuvent être appliqués qu’aux actions humaines.

Fondamentalement les sociétés civilisées sont celles qui ont établi concrètement comment les êtres humains peuvent toujours penser et agir dans le meilleur intérêt de toutes les vies humaines.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

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justicier Biya

English version

Cameroonian Politics and the Black Mass

PrionsBiya

« Paul Biya is elected by God himself » according to Issa Tchiroma Bakary, the appointed griot of the immovable 85-year-old president, in his capacity as Minister of Communication, Spokesman of the Government. That follows from another presidential griot, Jacques Fame Ndongo, who referred to ordinary Cameroonians as “Creatures” of Paul Biya.

Setting aside the obvious blasphemy associating a bankrupt politician and a bankrupt regime with the holy, the spiritual and the divine is pure political crass and the desecration of the sacred as pure product of a practice of black mass where all the divine values are inverted. However, it is without a doubt that both Jacques Fame Ndongo and Issa Tchiroma Bakary are high priest of Biya’s divine right regime, which thinks of itself as immune to the laws of man and used to take ordinary Cameroonians for granted. That explains why speaking the truth to that kind of power is a dangerous profession. Power yields force and sycophants like Fame Ndongo and Tchiroma’s job is to make sure that no dissenting voices can be heard because we are living in the so called “best of times” in Cameroon, the land of milk and honey, the shiny city upon the hill.

Thus, this is a regime where everything is built on a lie and the idea that the president was handpicked by God himself is the biggest of the lies.

More, a dangerous lie because then Cameroonians who are opposing the regime must be “evil” therefore incapable of redemption. Bringing politics down to good and evil is very dangerous.

First of all, politics is not about fairytales legends. Thus, one common manifestation of mental infirmity among politicians is what psychiatrists call narcissistic personality disorder, and it would be a very great idea for this to be taken seriously. Just to be certain of the mental status of those who are supposedly representing us.

Second, without human rights, there is simply no civilized society. More, what matters is not how we define “good” and “evil” because the concept of “good” and “evil” is in the eye of the beholder. What matters is how we deal with actions and consequences. Concepts of good and evil can only be applied to human’s actions.

Thus, civilized societies are the ones that established in practical ways how human beings can always think and act in the best interest of all human lives.

The Committee For The Release of Political Prisoners (CL2P)

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CL2P et Double nationalité au Cameroun / CL2P and Dual Citizenship in Cameroon

CL2P et Double nationalité au Cameroun

passeport

Par Olivier J. Tchouaffe, Porte-parole du CL2P

Le régime de Biya est connu pour son deux poids deux mesures flagrant envers les Camerounais possédant la double nationalité.

Ce maniement particulier de la loi est si malfaisant que la croisade impie contre les Camerounais ordinaires détenant la double nationalité ou nés à l’étranger vise surtout à les empêcher de participer à la vie politique et aux élections dans leur propre pays.

Ce n’est pas le désir de la dictature en place de suivre la loi qui est ici en cause; c’est l’utilisation machiavélique de cette loi contre tous ceux qui sont jugés comme pouvant représenter une menace pour la survie du régime de Yaoundé. Cette pratique machiavélique est conduite par quelqu’un qui passe paradoxalement plus de temps en Suisse qu’il en est apte, pour le moins, à revendiquer la citoyenneté. Pourtant personne n’a le droit de lui poser une quelconque question sur ce sujet, sous peine d’être accusé d’outrage envers le chef de l’État dont la personne est voulue inviolable et sacrée au Cameroun.

De plus, des institutions telles que l’équipe masculine de football camerounaise ont toujours employées des stars nées et/ou élevées à l’étranger – pourquoi cette loi sur la double nationalité ne s’applique-t-elle pas elles aussi?

En outre, le Cameroun est l’un des pays africains qui reçoit de grosses sommes d’argent grâce à l’acheminement international des fonds par sa diaspora, jusqu’à hauteur de 1,2 milliard de dollars, en 2015, ont ainsi été estimés transférés au Cameroun cette année-là par des Camerounais vivant à l’étranger et renvoyant de l’argent à leurs proches, ce chiffre a doublé dans la période de 2016 et 2017. Il est maintenant reconnu par la Banque mondiale que les envois de fonds apportent plus d’argent que l’aide conventionnelle aux pays africains. En outre, des chercheurs comme Dambiza Moyo ont fait valoir que les envois de fonds constituent une contribution plus efficace au développement que l’aide conventionnelle.

Alors, pourquoi ne pas reconnaître aux Camerounais qui contribuent au développement de leur propre pays le droit de bénéficier de la double nationalité?

Le vrai problème avec le régime de Biya tient clairement au cadre politique où l’idéologie l’emporte sur tout. Et ce n’est précisément pas la meilleure façon de gouverner parce que l’idéologie est par nature non scientifique et nous ne pouvons plus nous accrocher aux anciennes pratiques et idéologies. Ceci est par définition la recette pour un désastre.

Olivier J. Tchouaffe, Porte-parole du CL2P

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English version

CL2P and Dual Citizenship in Cameroon

élections2018

By Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

The Biya’s regime blatant double standard on Cameroonians with dual citizenship have to be criticized by all patriotic citizens.

This particular handling of the law is so mischievous because the unholy crusade against ordinary Cameroonians holding dual citizenship is mostly to prevent them from participating as candidates for elective positions in their own country.

It is not their desire to follow the law that is in issue; it is the use of this law as a weapon against those who the government now sees as a threat to their survival. After violating the same law for so long, that violation exposes the hypocrisy and shrewdness of the president who spent so much time in Switzerland that for most practical purpose qualify to be a Swiss citizen. In addition, nobody has the right to ask him any question on this subject under penalty of being outrageous against the head of state whose person is inviolable and sacred.

More, institutions such as the Cameroonian men’s soccer team has always employed stars born or brought up overseas – why do not that law on dual citizenship apply here?

Furthermore, Cameroon is one of the African countries that receives large amounts of money through the international remittance avenue up to. 1.2 billion dollars was estimated to be the amount that came into Cameroon that year from those sending back to their people, this figure has doubled in the period of 2016 and 2017. It is now acknowledge by the World Bank that remittances bring more money than conventional aid to African countries. In Addition, scholars such as Dambiza Moyo, have argue that remittances are a more effective contribution to development rather than conventional aid.

Consequently, why not empower Cameroonians who are contributing to the development of their own country the privilege of dual citizenship?

The real issue with the Biya’s regime is clearly a political framework where ideology trumps everything else and this is not the way to govern because ideology is by nature non-scientific and we cannot cling to past practices and old ideologies simply for their own sake. This is a recipe for disaster.

Olivier

Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

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Congo Brazzaville, Condamnation inique du Général Mokoko: Un tyran sanguinaire ne lâche jamais sa proie…

CONGO-POLITICS-VOTE

Le dictateur Sassou Nguesso tient à écraser ce général Mokoko qui a osé le défier et le vaincre véritablement dans les urnes, quoiqu’en disent ses résultats truqués.

Qu’il en soit au moins empêché par ceux de ses soutiens qui se disent démocrates en occident, notamment en France, et qui l’ont pourtant laissé séquestrer cet homme, puis lui infliger cette peine inique et infamante dans le silence de leurs chancelleries.

Nous pensons notamment à François Hollande, en espérant qu’Emmanuel Macron ne fera pas preuve de la même collusion passive.

Messieurs exigez parce que vous le pouvez la libération immédiate du Général Mokoko, et vite!!!

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

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http://www.cl2p.org

Madame Safy SOW MOKOKO sort de son silence et adresse un Message au SG de l’ONU , au Président de la Commission de l’Union Africaine et au Peuple Congolais.

Message de Madame MOKOKO

Mesdames
Mesdemoiselles
Messieurs
Combattantes Combattants de la Liberté
Citoyennes et Citoyens du monde libre

Comme vous le savez, à la suite des élections de mars 2016 qui aurait pu faire éclore un nouveau Congo, cela fait deux (02) ans, mon très cher époux, le Général Jean Marie Michel MOKOKO victime d’injustice est incarcéré arbitrairement au Congo Brazzaville, au mépris de tous les traités et/ou conventions des droits de l’homme ratifiés par la République du Congo.

Ainsi, je saisis l’occasion à travers cette déclaration, pour lancer un appel pressant au Secrétaire Général de l’ONU, au Président de la Commission de l’Union Africaine , à la présidente de la FIDH, à Amnesty International et à la Communauté Internationale toute entière de ne ménager aucun effort afin d’interpeller les autorités du régime de Brazzaville de procéder à la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, dont mon Époux le Général Jean Marie Michel MOKOKO, ainsi que tous ceux qui au nom de la démocratie sont arbitrairement harcelés et arrêtés à l’instar de la vingtaine des jeunes du Mouvement Le « RAS-LE –BOL » interpellés le 7 et 9 Mai passé à Brazzaville et à Pointe-Noire.

Mesdames Mesdemoiselles et Messieurs,

Tous les détenus politiques soumis à des tortures sont officiellement présentés comme des prisonniers de droit commun, alors que les présumés motifs de leur détention répondent tous aux critères objectifs de «prisonniers politiques», tel que définis dans la déclaration universelle des Droits de l’homme de 1944.

Au regard de cet état de fait, je voudrais ici rappeler la nature dictatoriale du régime qui se présente ‘ironiquement’ à la face du monde comme un modèle de «démocratie apaisée», alors qu’il pratique, systématiquement, au vu et su du monde entier, l’élimination extrajudiciaire et carcérale de leurs rivaux potentiels qu’il désigne au préalable comme des <<auteurs de trouble à l’ordre publique et d’atteinte à la sûreté de l’Etat>>.

Au Congo-Brazzaville, l’exercice politique contraire au dogme dictatorial en place est une condamnation certaine. Le présent système a pour leitmotiv «la propagande diabolisante et l’achat systématique des consciences». La parodie de justice en cours en est une preuve visible aux yeux du monde. En effet, les juges qui ont pourtant prêtés serment pour rendre la justice au nom du peuple sont complices d’un système oligarchique qui s’arroge le droit de vie et de mort sur des citoyens honnêtes.

Général Mokoko lors du procès

Mes Dames, Mes Demoiselles et Messieurs

Certains diront que je rêve mais je garde l’espoir d’un grand Congo Républicain qui retrouvera sa place au sein des nations dignes de ce nom. J’ai la foi et je crois que c’est une cause noble d’œuvrer pour la justice et la défense des Droits de l’homme. Non, je ne me tairai plus, je ne me résignerai plus et je ne serai plus silencieuse face aux injustices que subissent mon époux et les nombreux pères de familles arbitrairement emprisonnés.

Ainsi, j’interviens à cet instant où s’est ouvert depuis le lundi 7 mai 2018, le simulacre de procès du Général Jean-Marie Michel MOKOKO, mon époux, victime d’avoir cru en la démocratie en répondant à l’appel de détresse de son peuple qui aspirait au changement.

En tant qu’épouse je partage sa détresse, Je crie mon indignation de citoyenne face à la situation dramatique que vit un homme de conviction qui au terme d’une brillante carrière militaire a œuvré sans relâche à la consolidation et au maintien de la paix dans son pays tout comme à l’extérieur dans le cadre des missions conjointes Union Africaine – Nations Unies en Côte d’Ivoire, République Centrafricaine et au Mali. J’œuvre dans l’ombre, je tape aux portes, j’écris aux chefs d’États, espérant que mes appels au secours trouvent un écho favorable dans l’opinion. Mais trop c’est trop!

Le principal tord de mon époux c’est celui d’avoir eu foi en la force des institutions de son pays en se déclarant candidat à l’élection présidentielle anticipée de mars 2016.

Au lendemain de l’officialisation de sa candidature, le régime avait fait diffuser par voie de presse et sur les réseaux sociaux une vieille vidéo non expertisée datant de 2007 comme pièce d’accusation. Je connais mon mari… Sorti de la prestigieuse école militaire française Saint-Cyr, il a été formé avec la vocation de servir la République, la Nation et le peuple. Cette accusation mensongère lui a valu une traque policière assortie des convocations délivrées par les services de la police politique du Régime. Tout ce cirque ayant comme seul but d’empêcher mon époux d’être candidat à la présidentielle; car la déclaration inattendue de sa candidature à un mois de la tenue du scrutin a bouleversé les plans du régime de Brazzaville.

Porté par une ferveur populaire, en dépit de tous les obstacles visibles et invisibles dressés sur son chemin, Jean Marie Michel MOKOKO a battu campagne tout en prônant les valeurs de la démocratie, de la réconciliation de l’honneur et de la dignité.

Mes Dames, Mes Demoiselles et Messieurs,

Au terme de 2 ans de détention arbitraire sans aucun contact avec son épouse et tous ses enfants vivants à l’étranger, le pouvoir a décidé d’ouvrir le procès de la honte dont la manipulation et la fabrication des preuves montées de toute pièce apparaissent aux yeux du monde entier, comme un simulacre de procès.

Face à cette parodie de justice éhontée qui bafoue au passage l’immunité juridictionnelle de mon Époux qui conformément au décret présidentielle N° 2001/179 du 10 Avril 2001, portant création et organisation du Conseil des Ordres Nationaux lui attribuant la distinction de dignitaire de la République. Non! Mon Époux ne peut –être ni entendu ni jugé par une quelconque juridiction Congolaise . Mais dans une République d’injustice, le ridicule a été érigé en institution. J’en appelle donc à la communauté internationale d’intervenir auprès du régime de Brazzaville afin qu’il mette un terme à la mascarade en cours qui discrédite le noble et prestigieux métier de juge.

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Cette situation d’injustice caractérisée m’oblige, en cette journée d’Ascension de sortir de ma réserve pour lancer cet appel solennel au vaillant peuple Congolais.

Permettez-moi d’emprunter les phrases de Nelson Mandela je cite : «Notre lutte a atteint un moment décisif. Nous appelons notre peuple à saisir cette opportunité, afin que nous puissions accéder rapidement à la démocratie. Nous avons attendu trop longtemps notre liberté. Nous ne pouvons plus attendre davantage. C’est le moment d’intensifier notre combat sur tous les fronts. Relâcher nos efforts à présent serait une erreur que les générations qui nous suivront ne nous pardonneraient pas. La vision de la liberté, qui point à l’horizon, devrait tous nous encourager à redoubler nos efforts. »

À la Jeunesse Congolaise montante, vous qui incarnez l’avenir du Congo

À la majorité silencieuse,

Aux femmes du Congo profond,

À mes filles, fils, frères et sœurs de la Diaspora Congolaise à travers le Monde,

Je vous exhorte à l’unité et à la transcendance de vos contradictions.

À mon très cher digne et tendre Époux «John », Un seul mot pour toi mon Grand Général «Tiens Bon», car l’ordre divin se rétablit dans toutes situations de la vie. Ta famille au Congo, ta famille dispersée aux quatre coins du monde, tout comme ton peuple, ils continuent de demeurer Sereins. Car comme le dit l’adage: «Quel que soit la durée de la Nuit le Soleil finit toujours par apparaître».

Je reste forte convaincue que le ciel du Congo s’éclaircira bientôt; comme les pères fondateurs de notre nation en 1960 ont su bien l’écrire dans les premières lignes de notre Hymne Nationale. Le soleil s’élèvera et notre Congo Resplendira.

Madame Mokoko

Madame Safy SOW MOKOKO
Epouse du Général Jean Marie Michel MOKOKO

Le 10 Mai 2018

 

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CL2P: Dire la vérité au pouvoir / CL2P: Speaking truth to Power

CL2P: Dire la vérité au pouvoir

logoCL2P

Le CL2P est une organisation qui reconnaît le pouvoir des gens ordinaires et s’en saisit pour développer une critique systémique et radicale, aussi égalitaire et démocratique. Les positions défendues publiquement par le CL2P sont importantes pour définir les termes du débat et tracer la carte des possibilités politiques.

En opposition directe avec les griots et les espions des régimes autocratiques dont la stratégie est de diviser et conquérir à travers la création de controverses permanentes. Plutôt que de proclamer ou de déplorer l’impuissance des gens ordinaires, le CL2P exploite la capacité de dire la vérité au pouvoir en travaillant ensemble et en mobilisant notre capacité à créer collectivement les institutions nécessaires à un monde démocratique. Car ce n’est que dans un tel monde, et dans les chambres d’écho de l’intelligence critique qu’il produit, que les vérités parlées peuvent effectivement être entendues, et ainsi changer les structures mêmes du pouvoir.

Aussi le CL2P se sépare des générations de Camerounais ordinaires, par exemple, qui sont trop lâches pour sortir et dire franchement comment le pays a été gouverné depuis soixante-dix (70) ans par un état parasitaire qui contrôle le système nerveux de son peuple. En effet, la seule raison pour laquelle le régime d’Ahidjo / Biya a duré aussi longtemps c’est grâce à l’intimidation, l’achat des consciences, ou simplement emprisonner et tuer toute forme de politique indépendante à travers des campagnes d’infiltration, de désorganisation, et même de meurtre.

Par conséquent, le CL2P comprend comment ces régimes parviennent à contrôler et à manipuler la population. Plus encore, comment certains types de personnes exigent secrètement et hypocritement d’être manipulés pour leur «propre bien». En effet, les plus grandes réussites, telles que celle du régime de Biya, sont que l’oppression directe et évidente n’est même plus nécessaire: les individus sont mieux contrôlés et manipulés vers la direction désirée lorsqu’ils continuent à se sentir libres et autonomes de leur propre vie … et que les «hommes providentiels» veillent au grain…nous pouvons dormir tranquille.

Mais tout cela sont des faits bien connus, et nous devons faire un pas de plus. Ainsi, la vérité et le bonheur dans un contexte comme le nôtre ne vont pas ensemble. La vérité blesse; ça apporte de l’instabilité; elle ruine le bon déroulement de notre vie quotidienne. Le choix est précisément le nôtre et à notre portée: voulons-nous être «heureusement manipulés» ou nous exposer aux risques de la créativité authentique?

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

http://www.cl2p.org

cerveau-prison

English version

CL2P: Speaking truth to Power

logoCL2P

The CL2P is an organization that recognize the power of ordinary people and seize upon it to develop systemic and radical critique that is as egalitarian and democratic. The positions that the CL2P defends publicly are important for setting the terms of debate and charting the field of political possibility.

In direct opposition of the griots and the spies of autocratic regimes whose strategy is to divide and conquer through the creation of permanent controversies. Rather than proclaiming or bemoaning the powerlessness of ordinary people, the CL2P harnesses the ability to speak truth to power by working together and mobilizing our capacity to collectively create the institutions necessary for a democratic world. For it is only in such a world, and in the echo chambers of critical intelligence that it produces, that the truths spoken might actually be heard, and thereby change the very structures of power.

Thus, the CL2P breaks from generations of ordinary Cameroonians, for instance, who are too cowardly to come out and say plainly and straightforwardly how barbaric and manipulative the country has been governed for the past seven decades like a sacculina barnacle controlling the nervous system of its crustacean host body.Indeed, the only reason why the Ahidjo/Biya’s regime has lasted so long is also because they have managed to intimidate, buy out or simply jailed and killed any forms of independent politics through campaigns of infiltration, disruption and even murder.

Consequently, the CL2P understands how these regimes manage to control and manipulate the population. Even more so, how certain type of people secretly and hypocritically demand to be manipulated for their own good. Indeed, the biggest achievement regimes, such as the Biya’s regime, is that direct and obvious oppression is no longer even necessary. Individuals are much better controlled and “nudged” in the desired direction when they continue to experience themselves as the free and autonomous agents of their own life… and that the “providential folks” are taking care of business so we can go to bed.

However, all these are well-known facts, and we have to make a step further. Consequently, truth and happiness do not go together. Truth hurts; it brings instability; it ruins the smooth flow of our daily lives. The choice is ours: do we want to be happily manipulated or expose ourselves to the risks of authentic creativity?

The Committee For The Release of Political Prisoners (CL2P)

http://www.cl2p.org

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