Collectif pour la Libération de Patrice NGANANG au Cameroun

biyadépartparis

Départ du Président Biya de la capitale française en fin de matinée du vendredi, 15 décembre 2017 pour Yaoundé.

Paris, le 13 décembre 2017

Objet : demande d’audience à S. E. P. BIYA, Président de la république du Cameroun, déposée jeudi 14 décembre 2017 à 17h15 à l’hôtel Meurice de Paris, puis vendredi 15 décembre à 11h15 à l’Ambassade du Cameroun à Paris

Monsieur le Président de la République,

Votre présence actuellement à Paris dans le cadre du sommet «One Planet» coïncide hélas aussi avec l’enlèvement puis la séquestration au Cameroun du professeur, écrivain, et activiste Patrice NGANANG. Ce triste événement vient clôturer son séjour d’un mois dans les deux régions anglophones camerounaises.

Le traitement inhumain et particulièrement dégradant qui lui est réservé depuis son arrestation nous interpelle. D’abord porté disparu pendant plus de 24 heures sans que personne ne sache où il était, le professeur NGAGANG a depuis lors été emmené de force, pieds et poings liés, d’un interrogatoire à une audition, pour s’entendre finalement dire qu’il sera convoqué devant le Procureur de la République.

Le jour de sa convocation devant le Procureur, celui-ci ne se présentera pas. Patrice NGANANG est alors informé du transfert de son dossier du Tribunal de Grande Instance vers le Tribunal d’Instance de Yaoundé. Ce qui signifie également que ce ressortissant camerounais de nationalité américaine va devoir encore passer la nuit du mercredi 13 décembre en garde à vue au Commissariat central de Yaoundé.

Quand ce drame humain prendra-t-il fin?

Si votre agenda parisien le permet, nous souhaitons vous rencontrer afin de vous demander expressément de mettre un terme à ce drame, ainsi qu’à tant d’autres de la même nature qui ont cours dans les geôles de la République.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération

Pour le Collectif pour la libération de Patrice NGANANG au Cameroun

Joël Didier ENGO

Président du Comité de Libération des Prisonniers Politiques

8 Cour des Fabriques

70 rue Jean-Pierre Timbaud

75011 Paris

Tel: (33) 6 41 00 14 31

E-mail:contact@cl2p.org

nganang activiste

Collective for the Liberation of Patrice NGANANG in Cameroon

Paris, December 13, 2017

Subject: Request for a hearing from S. E. P. BIYA, President of the Republic of Cameroon

Mr. President of the Republic,

Your presence in Paris as part of the « One Planet » summit unfortunately coincides with the current kidnapping and sequestration of professor, writer, and activist Patrice NGANANG in Cameroon. This sad event came as the close of his month-long visit, mainly, in the two English-speaking regions of Cameroon.

The inhuman and particularly degrading treatment Dr. Patrice Nganang has been subjected to since his extra-judiciary arrest challenges us all as human beings. First reported missing for more than 24 hours without anybody knowing where he was, Professor NGANANG has since been forcibly taken off an airplane, hands and feet bound and led to a black site to be tortured. We recently found out he will, at last, be summoned before the Public Prosecutor after more than a week of illegal detention and no formal charges being filed.

The day of Dr. Nganang’s summons before the Prosecutor, the honorable prosecutor did not bother to show up. Patrice NGANANG was then informed of the transfer of his file from the Tribunal de Grande Instance to the Court of Instance of Yaoundé. This also means that this Cameroonian national of American nationality will have to spend the night of Wednesday, December 13 in custody at the Central Police Station of Yaoundé without having been initially notified.

When will this human tragedy end?

If your Parisian calendar allows it, we wish to meet you in order to expressly ask you to put an end to this drama, as well as to many others of the same nature that are current in the jails of the Republic.

In the meantime, we ask you to accept, Mr. President of the Republic, the expression of our highest consideration.

For the Collective for the Liberation of Patrice NGANANG in Cameroon

Joël Didier ENGO

Président du Comité de Libération des Prisonniers Politiques

8 Cour des Fabriques

70 rue Jean-Pierre Timbaud

75011 Paris

Tel: (33) 6 41 00 14 31

E-mail:contact@cl2p.org

cl2p

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Cameroun: Urbain Olanguena, un autre prisonnier politique de Paul Biya, Oublié dans les geôles du régime qu’il a tant servi!

En ces « temps de rencontres élyséennes », de réélection programmée, voire de « dauphinat » supputé, n’oublions pas les prisonniers politiques camerounais de Paul Biya, dont Urbain Olanguena , ancien ministre de la santé, détenu arbitrairement depuis le 31mars 2008.

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Source: Eitel Elessa Mbassi, Le Jour

Le 31 mars 2008 au petit matin, la vie d’Olanguena Awono bascule. Il est interpellé à son domicile par le groupement spécial d’opération (Gso), une unité spéciale de la police chargée de lutter contre le banditisme. Il est conduit à la Police judiciaire et placé en garde à vue. Les enquêteurs s’appuient sur un rapport du contrôle supérieur de l’État qui quelques semaines plus tôt, l’a épinglé pour le détournement de 14 milliards FCfa mis à la disposition du Cameroun par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose. Une semaine plus tard, Olanguena Awono est mis sous mandat de détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé.

Alors que l’information judiciaire se poursuit devant le juge d’instruction, en avril 2009, le directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose réagit aux accusations contre l’ex- Minsanté: «l’axe des enquêtes menées par les autorités camerounaises n’engage pas le Fonds mondial. En tout point de vue, tous les rapports financiers et la revue des programmes financés par notre institution montrent à suffisance qu’ils ont été gérés de façon satisfaisante à cette date», souligne le Pr Michel Kazatchkine qui conclut que le « Fond mondial n’a aucune preuve montrant une mauvaise utilisation des crédits alloués au Cameroun ». En juin 2009, un collège d’experts judiciaires commis par le juge d’instruction conclut à une absence de malversations financières. Olanguena est renvoyé en jugement.

Annulation des charges

En octobre 2010, son procès s’ouvre devant le Tribunal de grande instance (Tgi) du Mfoundi. Cinq chefs d’accusation lui sont imputés: le financement à hauteur de 11 millions FCfa d’un livre sur le Sida, le paiement d’un marché fictif de livraison de moustiquaires de 80 millions FCfa, le détournement de 200 millions FCfa et la tentative de détournement de 60 millions FCfa dans le cadre d’une subvention accordée à l’association camerounaise de marketing social (Acms) ainsi que le détournement de 122 millions FCfa pour la livraison de dépliants et autres gadgets par des Ong de lutte contre cette pandémie. Ces trois dernières accusations qui étaient au départ qualifiées comme étant des «dépenses fictives» vont se transformer en «violation des règles de passation des marchés». Sans que l’accusé ne soit notifié de cette requalification des faits tels que l’exige la loi.

Les avocats d’Olanguena demandent que ces trois chefs d’accusation soient annulées. Le Tgi rejette leur demande. Devant la Cour d’appel du Centre, ils ont gain de cause. Cette juridiction décide de l’annulation de ces trois chefs d’accusation. Le parquet se pourvoit en cassation devant la Cour suprême. Celle-ci confirme la décision d’annulation de la Cour d’appel et Olanguena Awono n’est renvoyé en jugement que pour les deux autres chefs d’accusations de départ notamment : le financement à hauteur de 11 millions FCfa d’un livre sur le Sida et le paiement d’un marché fictif de livraison de moustiquaires de 80 millions FCfa. La Cour suprême décide que ces deux accusations soient jugées devant des juges autres que ceux qui ont préalablement connu du dossier. Après les débats, les nouveaux juges mettent l’affaire en délibéré. Le verdict est annoncé pour le 7 octobre 2012. Ce jour-là, la collégialité se présente à l’audience pour rendre sa décision. Mais le parquet est absent.

Puisque la loi interdit de rendre une décision de justice en matière pénale en l’absence d’une des parties au procès, le verdict est renvoyé au 16 octobre 2012. Une fois encore le représentant du parquet que dirigeait à l’époque le procureur de la République Fils Ntamack (il a été promu procureur général de la Cour d’appel du Centre, Ndlr) est absent. L’affaire est transférée au Tribunal criminel spécial (nouvellement créé) et dont la mise en place était prévue le lendemain. Mais avant de connaître de ce dernier dossier, le Tcs choisit de réactiver les trois premières inculpations qui avaient pourtant été annulées par la Cour suprême. Au terme de ce premier procès, Olanguena Awono est condamné à 15 ans de prison pour «détournement par assimilation» pour avoir violé les règles de passation des marchés publics.

Tout ce scénario amène l’avocat français d’Olanguena Awono, Me Richard Sédillot, à s’interroger devant la haute juridiction en ces termes: «Si réellement M. Olanguena est coupable, devrait-on inventer des infractions qui n’existent plus, devrait-on trafiquer la loi, s’il était coupable n’était-il pas besoin de laisser la justice suivre son cours normal? Pourquoi a-t-on aussi eu besoin de faire obstacle à la justice». Et de conclure : « si on a mis en œuvre tous ces artifices ne serait-ce pas finalement parce que Olanguena Awono est innocent?».

Et Urbain Olanguena d’ajouter: «Je demande, en toute humilité, qu’il me soit fait justice selon la vérité, rien que la vérité. Le mensonge est le ferment de l’injustice, il ne peut pas fonder la justice. En l’occurrence, la vérité est simple à constater : Je n’ai rien détourné, je n’ai rien pris au Cameroun que j’ai servi dans l’honnêteté, le respect de la loi et de la morale. Je n’ai commis aucun crime contre la fortune publique…Demain, chacun, devant l’Histoire et assurément devant Dieu, devra rendre des comptes. Mais demain qui appartient à Dieu, le seul Maître du temps, n’est pas encore écrit, il procédera de ce que nous faisons maintenant. Agissons donc dans la vérité, car la vérité triomphe toujours».

La Cour Suprême du Cameroun, simple chambre d’enregistrement d’un tribunal d’exception nommé Tribunal Criminel Spécial (TCS)

Curieusement le mercredi 05 Août 2015 la Cour suprême va entériner la forfaiture du Tribunal Criminel Spécial (TCS) en condamnant l’ancien ministre de la santé Urbain Olanguena Awono à 10 ans de prison ferme et à verser 325 millions de FCFA à l’État du Cameroun. Au pas de course le président de séance Daniel Mekobe Sone va livrer le verdict politique. Il va estimer que l’arrêt rendu par le tribunal criminel spécial bien qu’entaché d’irrégularités, conclut à des fautes de gestion commises par l’ancien ministre dans les conventions signées avec des structures telles que l’association Camerounaise pour le marketing social (ACMS), l’attribution du marché des moustiquaires imprégnées à M. Soua Mbella…des marchés prétendument attribués par l’ancien ministre «en flagrante violation du code de passation des marchés publics ».

10 ans de prison ferme, et on en parle plus: manœuvre de diversion judiciaire impeccablement exécutée!

En dépit donc d’une incontestable innocence, la justice aux ordres camerounaise peut ainsi aller chercher la petite bête culpabilisatrice dans d’imaginaires fautes de gestion, et maintenir indéfiniment en détention un homme déjà accablé par le mensonge d’État pendant plus 08 années. Parce que la diversion judiciaire est à ce jour la seule réponse que peut raisonnablement encore offrir la dictature crapuleuse de Paul BIYA à un peuple affamé et désœuvré. Et le fait de livrer de la sorte à la vindicte populaire et aux bailleurs de fonds multilatéraux les têtes de quelques lampistes soigneusement désignés, constitue l’unique moyen dont dispose Paul BIYA de détourner les regards inquisiteurs de la communauté internationale sur sa mauvaise gouvernance chronique, dont la misère endémique constitue le lot quotidien de l’écrasante majorité des Camerounais.

Personne ne saurait certes le lui reprocher…De grâce, ne soyons pas dupe de la grossière manœuvre politique non plus!

Olanguena Awono

JE SUIS URBAIN OLANGUENA AWONO, JE SUIS UN PRISONNIER POLITIQUE, JE SUIS OTAGE DE PAUL BIYA

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)
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Cameroun: Mauvais procès pour le mauvais « Secret Bad Guy »/ Cameroon: Wrong Trial for the Wrong “Secret Bad Guy”

Cameroun: Mauvais procès pour le mauvais « Secret Bad Guy »

JusticeCameroun

Par Olivier Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P

Comme pour l’enlèvement du Dr Nganang par les services secrets camerounais et son prochain «procès», il est important de noter que la mauvaise personne est mise en jugement. Les personnes à juger sont celles qui dirigent la guerre civile contre les Camerounais anglophones et non les récits juvéniles et simplistes où le Dr Nganang devient le « méchant » responsable des troubles dans le Nord-ouest et le Sud-ouest du Cameroun. Pendant que le président part comme à l’accoutumée en vacances, toutes ces sinistres conneries ont le don de pointer la banalisation hystérique de la culture du crime politique au Cameroun.

Drôle de pays en effet que ce Cameroun de Paul Biya où des journalistes dits de la presse indépendante soutiennent ouvertement l’enlèvement puis la séquestration d’un écrivain, universitaire, et activiste par des « tontons macoutes » du régime dictatorial en place. Les grands hommes peuvent ainsi avoir des pieds d’argile mais être encore de grands hommes, y compris face à un dictateur qui pense qu’il est le fondement même de la loi.

Cependant, ceux-ci pourraient ne pas ou plus être que de vagues épisodes du grotesque feuilleton qui se joue au Cameroun depuis plus de deux décennies, malgré que le gouvernement camerounais est précisément connu pour exceller en la matière, n’eût été les conséquences désastreuses pour le pays. Hubris est la sage-femme de Némésis et le gouvernement, en arrêtant le Pr. Nganang, a par inadvertance ouvert les portes de l’enfer au régime en place depuis 35 ans, puisque le Pr Nganang n’est pas taillé dans la même étoffe que les voyous robotiques qui, comme dans une certaine routine, ne se sont guère souciés de penser à ce qu’ils faisaient.

La politique partisane fait ainsi accomplir des choses bien étranges aux esprits humains. Le CL2P assiste donc médusé à toutes ces déclarations, faîtes parfois par des personnalités les plus insoupçonnables, qui profèrent, appuient, et justifient sans la moindre réserve les menaces de mort qui pèsent désormais sur l’écrivain Patrice Nganang, en alléguant notamment de propos injurieux que l’infortuné aurait tenus dans les réseaux sociaux à l’endroit de l’épouse d’un dictateur sanguinaire, autorisé lui à tuer et massacrer à volonté ses potentiels concurrents, ses critiques, et les populations civiles anglophones récalcitrantes…

Les mêmes rigolos jurent la main sur le cœur que le « Cameroun est une démocratie apaisée », qui mériterait d’être respecté dans le concert des nations civilisées.

Pourtant une fois de plus et peut-être de trop, le régime de Paul Biya utilise les tribunaux et les médias pour tenter de régler les conflits politiques. Ce faisant il élude comme toujours toute responsabilité, tout en refusant de reconnaître les victimes comme telles, surtout à leur concéder un minimum de droits à une procédure régulière; placées qu’elles sont régulièrement face à ses politiques agressives, autoritaires, réactionnaires, et meurtrières qui concourent uniquement à renforcer le statu quo, puis à reproduire la domination sociale de la caste dirigeante dans un État qu’elle veut éternellement de parti unique au Cameroun (le pluralisme affiché n’étant en réalité qu’un bel emballage).

Le CL2P a à maintes fois dénoncé l’utilisation par le gouvernement des incriminations « d’outrage» au chef de l’État et de corruption littéralement montés de toute pièces pour priver les Camerounais ordinaires de leurs droits fondamentaux. Les accusations d‘ «outrage» et de «corruption» sont en effet de nature contradictoire dans un contexte de répression profondément enraciné et d’escroqueries généralisées. Ce faisant, le fait même de sélectionner des « pommes pourries » ne sert pas la fin de la justice, mais contribue à entretenir un cirque cynique. Car en réalité, l’usage de ces lois dites d’outrage sert d’abord à étouffer les dissensions internes au Cameroun et à soumettre les Camerounais ordinaires à une conformité rigide. À ce sujet Karin Deutsch Karlekar du groupe de plaidoyer PEN America déclare: «Détenir une voix indépendante importante comme Patrice Nganang, qui a utilisé son écriture pour enquêter sur les conséquences de la violence, est un signe d’un mouvement du gouvernement pour faire taire toute critique politique et démanteler le droit à la libre expression.»

Le régime du despotisme légal de Yaoundé doit être jugé parce que le pays a besoin d’un changement majeur dans les pratiques et les normes juridiques. Ce changement majeur est important pour redéfinir les relations ordinaires des Camerounais avec l’État et les rapports des camerounaises ordinaires entre eux.

Au fond, le procès de Nganang est la marque ultime d’une stupidité judiciaire infinie.

Et dommage que beaucoup de Camerounais ne s’aperçoivent que maintenant du processus de travestissement avancé de l’institution judiciaire par la dictature de Paul Biya.

N’ayant en effet pas voulu prêter attention à tous les autres procès kafkaïens qui jalonnent l’épuration politique dans ce pays depuis plus de deux décennies, ils réalisent enfin grâce à Patrice Nganang, combien les « talibans » du régime de Yaoundé peuvent littéralement instruire toutes les accusations les plus grotesques contre tous ceux qu’ils considèrent (souvent à tort) comme des « dangers » pour leur grand timonier.

Elles rivalisent alors d’une infinie bêtise doublée de cruauté…

Lorsque les futures générations ouvriront les archives judiciaires du Cameroun durant les années de règne de Paul Biya, elles nous reprocheront tous comment nous avons pu laisser ces messieurs humilier de la sorte ce grand et beau pays qu’est le Cameroun, que nous portons si haut dans notre estime.

Vivement que tout cela prenne fin!

Olivier Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P

nganang activiste

English version

Cameroon: Wrong Trial for the Wrong “Secret Bad Guy”

By Olivier Tchouaffe, PhD, CL2P Spokesman

As with the Dr Nganang’s kidnapping by the Cameroonian’s secret services and his upcoming “trial” is important to note that the wrong person is being put on trial. The right persons to be put on trial are the one directing the civil war against the English-speaking Cameroonians and not juvenile and oversimplified narratives where Dr. Nganang become the “bad guy” made to be responsible for the unrest in north and south west Cameroon while the president gets to go on vacation.

This points to the hysterical trivialization of the culture of political crime in Cameroon. A funny country like that of Paul Biya, where even so-called journalists of the “independent press” openly support the kidnapping and sequestration of a writer, academic, and activist by Biya’s « Tonton macoutes. » Hence, Great men can have feet of clay and still be great men, particularly, a dictator who think he is the law unto himself.

However, these might be no more than episodes from the grotesque soap opera, the Cameroonian’s government is known for, had it not had significant consequences for the country. Hubris is the midwife of nemesis and the government by arresting Pr. Nganang might have inadvertently opened up the gates of hell for the regime since Pr. Nganang is not cut from the same cloth as the robotic goons who did not bother to think about what they were doing as usual.

Hence, partisan politics does strange things to human minds. We now witness folks proffering and justifying without any reserve the death threats that are now hanging over Pr. Nganang, alleging in particular, the so-called insulting remarks that the now unfortunate Dr. Nganang would have made on social networks against the bloody dictator. While Dr. Nganang’s life hangs in the balance, it is inconsistent with the idea of the president being authorized to kill and massacre at will his potential competitors, his critics, and the recalcitrant English-speaking civilian populations…

The same jokers swear hand on heart that « Cameroon is a peaceful democracy », which deserves to be respected in the concert of civilized nations.

One more, the Biya’s regime are using the courts and the media in attempts to settle political conflicts. In doing so, the regime evades accountability while refusing to recognize the victims of the regime and their rights for due process for its aggressive authoritarian and reactionary politics to reinforce the status quo and the reproduction of social domination of one-party state in Cameroon.

The CL2P has many times condemned the government’s uses of “outrage” laws and trumped up corruption charges to rob ordinary Cameroonians of their rights. “Outrage” and “corruption” charges are contradictory laws in a deep precarious context of repression and widespread wrongdoings. In so doing, to single some “bad apples” does not serve the end of justice but serve as bread and circuses. As a matter of fact, the usage of these laws is to stifle dissents and shape ordinary Cameroonians into conformity. Hence, Karin Deutsch Karlekar at advocacy group PEN America said: “Detaining an important independent voice like Patrice Nganang, who has used his writing to investigate the consequences of violence, is indicative of a movement by the government to silence all political criticism and dismantle the right to free expression.”

The regime of Yaoundé’s Legal Despotism must be put on trial because the country needs a major shift in legal practices and norms. This major shift is important to redefine ordinary Cameroonians’ relationship with the state and ordinary Cameroonians relationships with each other’s.

Indeed, the Nganang trial is the ultimate mark of an infinite judicial stupidity.

Too bad that many Cameroonians only realize so late the instrumentalization of judicial institutions by the dictatorship of Paul Biya. Having not wanted to pay attention to all the other Kafkaesque lawsuits that punctuate the political cleansing in this country for more than two decades, ordinary Cameroonians are now coming to the full realization, thanks to Patrice Nganang, how the « Taliban » of the Yaoundé regime can literally instruct all the most grotesque accusations against all those whom they consider (often wrongly) as « dangers » for their great helmsman.

They compete with an infinite stupidity doubled by cruelty…

When future generations will open the judicial archives of Cameroon after the reign of Paul Biya, they will reproach us all how we were able to let these gentlemen humiliate in this way the great and beautiful country that is Cameroon, we wear so high in our esteem.

Strongly that all this ends!

Olivier

Olivier Tchouaffe, PhD, CL2P Spokesman

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Cameroun: Jean-Marie Atangana Mebara, un autre prisonnier politique de Paul Biya, Oublié dans les geôles du régime qu’il a tant servi!

En ces « temps de rencontres élyséennes », de réélection programmée, voire de « dauphinat » supputé, n’oublions pas les prisonniers politiques camerounais de Paul Biya, dont Jean Marie ATANGANA MEBARA, lui aussi ancien Secrétaire Général à la Présidence de la République comme Marafa Hamidou Yaya et Chief Inoni Ephraïm (ancien Premier Ministre).

Mebara Biya

Dans l’imaginaire camerounais, Jean-Marie Atangana Mebara, également ancien ministre d’État des Relations extérieures, serait le responsable des malversations financières qui auraient privé le chef de l’État d’un avion présidentiel pour ses déplacements.

En réalité, ses ennuis judiciaires procèdent des ambitions politiques supputées par l’entourage de Paul Biya.

La vie de Jean Marie Atangana Mebara a basculé le 1er août 2008.

Convoqué par la police judiciaire pour répondre des accusations de malversations financières relatives à l’achat de l’avion présidentiel, l’ancien secrétaire général sera retenu dans les locaux de la Pj. Monsieur Atangana Mebara sera déféré à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui 5 jours plus tard.

A l’heure actuelle, il y séjourne encore devant faire face à une avalanche de procès. Chute brutale pour une ascension linéaire signe d’une carrière brillante.

Âgé de 65 ans, Maître de conférences, Jean Marie Atangana Mebara suivra une carrière bien remplie dans la haute administration: Directeur de l’Institut Supérieur de Management Public, Ministre de l’enseignement supérieur, Ministre d’État, Secrétaire Général à la Présidence de la République puis Ministre d’état chargé des Relations Extérieures.

Arrive l’affaire de l’avion présidentiel baptisée «Albatros». Le chef d’État a besoin d’un avion pour ses déplacements. À la place d’un avion neuf, le Cameroun choisi de jeter son dévolu sur un appareil en leasing. Nous sommes en avril 2004. Jean Marie Atangana Mebara occupe alors les fonctions de secrétaire général à la présidence, en charge de piloter le dossier.

Un vrai traquenard judiciaire

Lors d’un vol pour Paris, l’avion ayant à son bord la famille présidentielle connaît quelques problèmes. Ces incidents sont très vite réparés par les pilotes. Énervé, le président Paul Biya promet de couper des têtes, dont celle de M. Mebara. C’est d’ailleurs par la sienne qu’elles commenceront à tomber.

Dés ce moment, Mebara est pris dans un tourbillon judiciaire sans fin : des procès à la pelle, un acquittement bloqué à la Cour suprême depuis janvier 2014, une double condamnation à 15 ans de prison ferme en octobre 2012, puis à 20 ans pour de supposés «détournements de deniers publics», etc…..

12 mai 2014 : la Commission des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine se saisit du dossier de Jean Marie Atangana Mebara et somme l’État camerounais de le remettre en liberté ou à défaut de le juger sur la base des faits précis. Elle exige également du Cameroun qu’une indemnisation de 800 millions de FCfa lui soit versée pour détention arbitraire. Ses recommandations sont restées sans suite jusqu’à ce jour.

Le CL2P a reconnu Jean Marie Atangana Mebara comme prisonnier politique. Il faut noter que des sources concordantes attribuent ses ennuis judiciaires à son appartenance au « G11 », entité constituée à la demande insistante du chef de l’État Paul BIYA auprès de certains de ses proches collaborateurs; visant à explorer les voies d’une alternance pacifique au Cameroun.

Sauf que, qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage. Les membres de la nébuleuse désignée sous le nom de G11 sont trop puissants, ils doivent être écartés manu-militari. Quel merveilleux alibi pour le machaviélique Biya qui les écrasera l’un après l’autre sans ménagement.

JE SUIS JEAN MARIE ATANGANA MEBARA, JE SUIS UN PRISONNIER POLITIQUE, JE SUIS OTAGE DE PAUL BIYA

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

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CAMEROUN : NON À UNE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE EN 2018 OU AU «DAUPHINAT» SOUS LA SÉQUESTRATION DE POTENTIELS CONCURRENTS

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P) sera inlassablement là pour rappeler au Président à vie du Cameroun Paul BIYA (85 ans, 35 de règne) au premier devoir du « démocrate »: «laisser autant libre ses opposants comme ses partisans dans leurs choix; prendre le risque d’affronter ses «concurrents» politiques et «adversaires» internes désignés dans des urnes transparentes. Nul besoin pour ce faire de les séquestrer arbitrairement.

Biyadormeur

Devoir au quotidien présenter bien malgré nous la vraie nature dictatoriale d’un régime qui se présente à la face du monde comme un modèle de « démocratie apaisée », rappeler l’élimination judiciaire et carcérale que son créateur Paul BIYA réserve systématiquement à ses rivaux potentiels désignés comme des « prévaricateurs de la fortune publique » …n’est hélas pas toujours un exercice facile sous un tintamarre de la propagande orchestrée par son régime et l’achat systématique des consciences au Cameroun.

Mais nous continuons inlassablement de le faire. Parce que le silence est la pire des sentences pour un prisonnier d’opinion. Il participe largement à la banalisation du crime politique particulièrement au Cameroun.

MESDAMES, MESSIEURS,

Nous vous invitons à toujours mettre des noms et des visages derrières la propagande politique parfaitement huilée du régime en place au Cameroun depuis 34 ans, notamment lorsqu’il prétend mener une lutte sans merci contre la corruption hélas souvent à tête chercheuse, faite d’accusations cousues de toutes pièces, de procès kafkaïens, et de condamnations arbitraires en cascade (les fameux procès à tiroirs).

prisonnierspolitiques2017

POUR LE CL2P VOICI LES PRINCIPALES VICTIMES DE L’ARBITRAIRE POLITIQUE ET JUDICIAIRE AU CAMEROUN:

1. Marafa HAMIDOU YAYA

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2. Jean Marie ATANGANA MEBARA

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3. Urbain OLANGUENA AWONO

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4. Aboubakary SIDDIKI

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5. Polycarpe ABAH ABAH

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6. Mohammed IYA

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7. Zacchaëus FORJINDAM

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8. Yves Michel FOTSO

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9. Ahmed ABBA

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10. Chief Ephraïm INONI

Inoni Ephräim

À CES PRISONNIERS POLITIQUES, NOUS AJOUTONS LES ACTIVISTES ANGLOPHONES SÉQUESTRÉS DANS LES GEÔLES DE LA DICTATURE À YAOUNDÉ

Prisonniers anglophones

La liste complète devra être revue après la libération depuis vendredi 01 septembre 2017 de 55 des prévenus de la crise anglophone.

Nous nous insurgeons contre ces relaxes sélectives et continuerons d’exiger la libération inconditionnelle de tous les activistes anglophones séquestrés dans les geôles de la dictature, à la suite du vaste mouvement de désobéissance civile, notamment le leader de « Coffin Révolution » MANCHO BIBIXY.

Mantcho Bilixy

Au moment où la climat social reste particulièrement tendu dans sa partie anglophone, et que le tribalisme devient le seul argument agité par le régime de Paul Biya pour pérenniser sa dictature trentaine au Cameroun – nous formulons le vœux d’une libération immédiate de tous ces prisonniers d’opinion, officiellement présentés comme des prisonniers de droit commun ou des terroristes dans ce pays, et qui rentrent tous dans les critères objectifs (http://cl2p.org/presentation/) établis par notre organisation.

Monsieur Le Président BIYA, Libérez tous les prisonniers politiques du Cameroun, et Laissez tous les candidats – qui le veulent – postuler librement à l’investiture suprême. Il reviendra alors aux seul-e-s Camerounais-e-s de choisir en toute transparence le prochain locataire du Palais de l’Unité.

NON AU « DAUPHINAT » OU À UNE SUCCESSION DYNASTIQUE!

Dauphins

NOTRE SILENCE PARTICIPERAIT À LA BANALISATION DU CRIME POLITIQUE AU CAMEROUN

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

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Cameroun, Nganang / Obam Assam: Le Déni perpétuel de la réalité dans la démocratie dite apaisée

Patrice Nganang Free

La semaine dernière au Cameroun, l’arrestation extrajudiciaire du Dr. Patrice Nganang et la performance putride de l’honorable sénateur du sud profond, Samuel Obam Assam ont levé, encore une fois de plus, le voile sur le régime de Yaoundé et ses pratiques ataviques. Tous ces manques au devoir ou à l’éthique de responsabilité que le CL2P estime être désormais en dessous y compris de la norme déjà très préoccupante à laquelle le régime de Yaoundé nous avait habitué. Parce que ces tristes événements font immédiatement apparaître la politique du déni et de la destruction personnelle dans laquelle cette dictature trentenaire est désespérément engagée pour sa survie

1) Le régime de Yaoundé, le complexe industriel du « Conspiratainment » et le style de gouvernement paranoïaque

Même si le régime de Yaoundé tient à être connu sous la marque de la « Démocratie apaisée », il y a de manière éclatante de plus en plus des manques flagrants au devoir ou à l’éthique de responsabilité dans sa nature conspiratrice de son pouvoir et son style de gouvernement paranoïaque.

Le président de 84 ans après 35 ans de règne, a ainsi tendance à profiter exagérément de la compagnie et de l’intrigue des nègres à deux faces à son service, de leurs commérages, puis de leur habitude à poignarder dans le dos tout ce qui bouge au Cameroun, pour prouver leur loyauté et garder un accès privilégié à sa « mangeoire ». En plus de cela, grâce à ses lois punissant «l’outrage » à tout va, le président s’autorise à arrêter tous les camerounais, des lors qu’il n’apprécie pas ce qu’ils disent.

Cet état d’esprit conspirateur est dû au fait que, dès le départ, les personnes définies comme «opposants » n’ont jamais été considérées comme étant dans la logique de la contribution au Cameroun. Dans ce pays tout ce qui sent l’opposition est une attaque directe, non seulement contre le régime, mais aussi contre le président lui-même. Cela explique pourquoi il n’est pas très difficile d’analyser l’emballement génocidaire de l’honorable sénateur Samuel Obam Assam, lorsque, en pleine plénière du sénat, il s’est permis d’asséner que les Camerounais anglophones doivent être exterminés sur l’ordre du président, et qu’il va pour ce faire charger son propre fils colonel dans l’armée de faire le (sale) travail!

Ce que l’honorable ne semble pas comprendre ici, c’est que l’extermination des opposants politiques a un coût: d’abord, le régime qu’il sert avec passion a été installé par l’armée coloniale française et il est peu probable que le président Emmanuel Macron envoie encore des troupes françaises (comme certains de ses prédécesseurs) pour sauver le régime gérontocratique fossilisé, calcifié, et ossifié de Yaoundé. Deuxièmement, M. Obam Assam pourrait certainement avoir à répondre de ses crimes – du moins de son incitation au génocide des anglophones – devant la Cour Pénale internationale de La Haye.

2) Ne déteste pas les joueurs, déteste tes propres « créatures : » On N’emprisonne pas Voltaire !

Il devrait pourtant être évident que tous les Camerounais ne sont pas des « créatures » de Paul Biya. Et le Dr Patrice Nganang n’en fait certainement pas partie. Car le Professeur Nganang est un «joueur». Un joueur est une personne participant à un système sur lequel il n’a aucun contrôle. « Le jeu » est ce système. Dans le cas du Pr. Nganang, il se définit comme le produit des bidonvilles de «Nkomkana» sur les hauteurs de Yaoundé, qui est ainsi parti d’un milieu défavorisé pour devenir un écrivain accompli, un professeur titulaire respecté par ses pairs, et surtout un défenseur acharné des Droits humains. Parce qu’il est issu de Nkomkana, il est sous-entendu que le Prof. Nganang est un virtuose des lettres engagé dans le dur labeur et la discipline de son métier. Il ne pouvait et ne peut tout naturellement pas éprouver le moindre respect pour un régime de parasites (à moins vouloir briller comme nombre de ces derniers dans la flagornerie).

Autrement dit, la leçon pour le régime de Yaoundé c’est de ne pas se fâcher, blâmer, ou être jaloux des autres en raison de ses propres lacunes ou de son échec à atteindre ses objectifs affichés. De fait, pour un régime qui semble considérer chaque Camerounais comme une «créature » de Paul Biya, la seule indépendance du Pr. Nganang constitue un intolérable affront. Mais n’est pas et ce ne devrait jamais être une raison y compris minimale pour l’enlever, l’arrêter, puis le séquestrer. Même une fausse démocratie exige un minimum de tolérance de la dissidence. Ainsi, un régime qui comme celui de Yaoundé ne tolère aucune forme de dissidence ne peut pas s’estimer démocratique. C’est une escroquerie.

3) Jugement et Responsabilité : A bon entendeur salut!

Le régime de Yaoundé semble toujours être sujet d’événements, en permanence sur la défensive, et jamais proactifessentiellement à cause d’une incapacité atavique de dire la vérité et d’être honnête avec lui-même. En ce sens la crise Anglophone aurait certainement pu être évitée. Il est maintenant grand temps que ce régime investisse dans la reconnaissance de la réalité. Les vieilles fictions comme un Cameroun «uni et indivisible» ne parviennent même plus à entretenir l’illusion autour d’un consensus national, et apparaissent davantage et de plus en plus comme un luxe pour un pays littéralement au bord du précipice. C‘est simplement cela que le Professeur Nganang essayait de nous dire et s’évertue encore à faire entendre du fond de sa cellule au prix de sa vie. En travaillant en effet uniquement sur des fantasmes plutôt que sur des faits comme s’acharne le régime en place, le pays de nos rêves disparaît lentement devant nous.

À bon entendeur salut!

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques

obamassam

Sur la gauche le Sénateur camerounais Samuel Obam ASSAM


English version

Cameroon, Nganang / Obam Assam: Perpetual Denial of Reality in Appeased Democracy

This past week in Cameroon, the extra-judiciary arrest of Dr. Patrice Nganang and the putrid performance of the Honorable senator from the deep south, Samuel Obam Assam pull the sheet off the regime of Yaoundé atavistic practices and derelictions of duty the CL2P claimed is even below the standard the regime of Yaoundé usually displayed because it immediately makes apparent the politics of denial and personal destruction the regime of Yaoundé is now engaging in:

  1. Yaoundé, the Conspiratainment Industrial Complex, and Paranoid Style of Government

Even though the regime of Yaoundé is on record to sale the brand of “Appeased democracy,” there are many derelictions of duty due to the conspiratorial nature of the regime and its paranoid style of government. The president 84 years old and 35 in power, enjoyed the company of two-face Negroes, their gossips and stabbing in the backs on their college to prove their loyalties and have access to the “mangeoire.”

There are laws on the books regarding “outrage” which allow the president to arrest any Cameroonians whereas he does not like what they are saying. This conspiratorial mindset is due to the fact that from the beginning people defined as the opposition were never ever considered to be in the logic of contribution. Anything that reeks of “opposition” is a direct attack not only on the regime but on the president himself. This explains why it is not too hard to unpack the Honorable senator, Samuel Mvondo Assam’s spiel, that English speaking Cameroonians must be exterminated on the order of the president and will instruct his son to get the job done! What the honorable seems not to understand is that exterminating political opponents come at a cost: First, the regime that it serves with a passion was installed by the French colonial Army and that president Emmanuel Macron is very unlikely to send French troops again to save a fossilized, calcified, and ossified gerontocratic regime this time. Second, Obam Assam would certainly have to answer for his crimes in front of the International Human Right Court in La Haye.

  1. Don’t hate the players, Hate your own “creatures”, Do not imprison Voltaire!

It should be obvious that not all Cameroonians are “creatures” of Paul Biya. Dr. Patrice Nganang is certainly not one of them. Pr. Nganang is a “player.” A Player is a person participating in a system over which he has no control. ‘The game’ is that system. In the case of Pr. Nganang, he defines himself as the product of the slums of “Nkomkana” who rose from an underprivileged background to be become an accomplished writer, a well-respected full professor and human right activist. Because Dr, Nganang comes from Nkomkana, it’s implied that he is a man committed to the hard work and discipline of his craft; and cannot possibly feel respect for a regime of bottom-feeding parasites. Put bluntly, the lesson for the regime means: don’t get mad at or be envious of others because of your own shortcomings or failure to achieve certain goals.

Hence, for a regime that seems to regard every single Cameroonians as the “creature” of Paul Biya. Pr. Nganang’s independence and self-confidence can ruffle a lot of feathers in Yaoundé, however, it is not a reason to arrest him. Even a fake democracy requires a minimum of tolerance of dissent. Thus, a regime that does not tolerate any forms of dissent cannot call itself democratic.

  1. Judgement and Accountability: So a word to the wise!

The regime of Yaoundé seems always to be subject of events and never proactive because of an atavistic inability to tell the truth and being honest with itself. The Anglophone crisis could have certainly been avoided. It is now long overdue that this regime needs to invest in recognizing reality. Old fictions such as a “united and indivisible” Cameroon are luxury that the country can no longer afford and that why Pr. Nganang was trying to tell you. By working on fantasies rather than facts, the country of our dreams are slowly disappearing. So a word to the wise!

The Commitee For The Release of Polical Prisoners

http://www.cl2p.org

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Cameroun, Patrice Nganang: Le test de Rorschach de Biya / Cameroon, Patrice Nganang: Biya’s Rorschach test

Cameroun, Patrice Nganang: Le test de Rorschach de Biya

Patrice Nganang Free

Par Olivier Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P

L’arrestation inexpliquée de l’écrivain Patrice Nganang devient rapidement une épreuve de Rorschach pour le régime de Yaoundé. Par cette arrestation extra-judiciaire par l’un de ses hommes de main, Paul Biya pensait certainement que c’était une bonne idée. Pourtant il pourrait aussi bien ouvrir définitivement les portes de l’enfer à son régime trentenaire.

Le monde entier est témoin de ce dont le régime Biya est réellement le nom, lui qui dépense des fortunes auprès des cabinets de communicants pour être présenté comme une « démocratie apaisée », alors que cette dictature implacable ne cesse d’utiliser « l’outrage » – un crime de lèse-majesté réservé aux Rois et aux Reines de droit divin – pour faire taire toute forme de dissidence légitime dans le pays.

En effet, quand on n’a qu’un marteau, comme le régime de Yaoundé, tout le reste ressemble à un clou.

Néanmoins, aussi dérangeant que cela puisse être, le CL2P a le bon mot pour qualifier les attitudes et les comportements du régime, tels que le laisse transparaître l’arrestation de Patrice Nganang. Ce mot est «folie». Pendant ce temps le typique supporter sociopathe du régime Biya continue lui à proférer que cette arrestation illégale n’a rien à voir directement avec un problème quelconque; puis à nier que le pays fait face à des problèmes graves. Ces idiots utiles du régime Biya vont même jusqu’à suggérer que l’arrestation arbitraire du Dr. Nganang est méritée, à cause disent-ils de son arrogance supposée et son culot d’interpeller le régime de Biya sur sa responsabilité dans la guerre civile anglophone. Ces pervers masochistes persistent à penser que la guerre civile anglophone n’est pas liée aux violations grave des droits de l’Homme au Cameroun. Aussi insistent-ils à marteler que les Camerounais ordinaires ne sont confrontés à aucun problème!

Mais ces aveuglements conscients fonctionnent comme un test de Rorschach: car la façon dont ils sont reçus est entièrement dictée par les tendances idéologiques de chaque Camerounais.

Parmi les tristes sous-produits de ce test de Rorschach, il y a le fait que le régime de Yaoundé veut intentionnellement faire taire les Camerounais ordinaires. Dans la hiérarchie des menaces mortelles auxquelles sont confrontés les Camerounais ordinaires, le chômage, l’effondrement des systèmes de santé, l’insécurité galopante, et la violence latente. Il n’est dès lors pas honteux que dans la bataille des idées, le gouvernement ne puisse plus offrir que la chasse à l’homme de tous les camerounais ordinaires qui ne veulent précisément pas s’incliner à l’autel des obscénités du régime de Paul Biya.

Le plus gros problème pour le régime de Biya est sa croyance erronée dans sa souveraineté nationale à lui et pour lui tout seul (pas à celle des Camerounais ordinanirees ni du Cameroun dans le concert des nations). Le Cameroun est pourtant membre de la Cour pénale internationale de La Haye qui a compétence de poursuivre les chefs d’État en exercice et les conflits en cours. De plus, les organisations de droits de l’Homme, tel que le CL2P, comprennent aussi parfaitement comment les normes internationales des droits de l’Homme sont internalisées dans les sociétés contemporaines et fonctionnent au sein de la communauté internationale. Pour un régime qui se soucie tellement de son « image publique » et un président qui cultive la façade d’une démocratie affable voulue apaisée, arrêter Nganang est certainement une fausse manœuvre qui aura des conséquences incalculables. Le régime de Biya ferait bien de regarder voire de revoir au plus vite ses propres orthodoxies.

Olivier Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P


English version

Cameroon, Patrice Nganang: Biya’s Rorschach test

By Olivier Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

The unexplained arrest of Patrice Nganang is fast becoming the regime’s Rorschach’s test. This arrest by one of Biya’s goons thought it was good idea at the time, however, he might as well opened up the gates of hell for the regime of Yaoundé.

The whole world is witnessing what the Biya’s regime has spent so much money buying public relations to present the regime as an “appeased democracy” while in fact is a dictatorship using “outrage”- a crime of lese-majesty reserved to Kings and Queens – to silence legitimate dissent in the country.

Indeed, when you have nothing but a hammer, as the regime of Yaoundé does, everything else looks like a nail.

Nevertheless, as disturbing as this is, the CL2P has a good word for the regime’s attitudes and behavior such as Nganang’s arrest. That word is “crazy.” In fact, either one believes that this unlawful arrest is directly reflective of a given problem or one is denying that that given problem exists at all. This is silly and manipulative. To suggest, as the regime’s sycophants and pervert masochists did that Nganang’s arrest is deserved for his supposedly arrogance in calling out the Biya’s regime and its responsibility in the Anglophone’s civil war is silly from brainwashed people who continue to think that the Anglophone’s civil war is not related to grave human’s rights violation. Hence, to suggest that ordinary Cameroonians face no problems in Cameroon at all is beyond the pale.

Hence, these forms of conscious blindness function like a Rorschach test: The way in which they are received is dictated entirely by each Cameroonian’s ideological leanings.

Among the sad byproducts of this Rorschach test, is the regime of Yaoundé’s seemingly intentional effort to strike ever-greater fear in the hearts of ordinary Cameroonians. In the hierarchy of mortal threats facing ordinary Cameroonians, unemployment, crumbling health care systems, rising insecurity and violence, it is a shame that in the battle of ideas, the government can only offer an “open season” on ordinary Cameroonians who do not tow the Biya’s regime line.

The biggest problem for the Biya’s regime is their misguided beliefs in national sovereignty. Cameroon is a member of the International criminal Tribunal of La Hague, therefore, has jurisdiction over sitting heads of state and ongoing conflicts. More, human rights organizations, such as the CL2P, understand how international human right norms are internalized and function within the international community. For a regime who cares so much about its “public image” and a president who cultivate the façade of an affable appeased democrats, arresting Nganang is definitely a wrong move that will have consequences and the Biya’s regime will do well to looks at its own orthodoxies.

Olivier Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

 

The Commitee For The Release of The Political Prisoners – http://www.cl2p.org
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