ZIMBABWÉ: UNION AFRICAINE (UA): SYNDICAT DE SOLIDARITÉ ENTRE DICTATEURS AFRICAINS?

Où est-ce que l’Union Africaine (UA) a abandonné sa crédibilité?

Robert et Grace Mugabe le 8 novembre 2017.

Comment peut-elle défendre au nom de je ne sais quelle légitimité constitutionnelle, des despotes qui se maintiennent au pouvoir par la fraude électorale systématique et les crimes de sang des décennies durant?

Quelles sont donc ces étranges républiques dites démocratiques qui reconduisent indéfiniment à leur tête les mêmes tristes personnages, et parfois leurs proches parents, au mépris des principes élémentaires du pluralisme et du renouvellement politiques?

ET Dire que l’Union Européenne (UE) est une des organisations qui contribuent au financement de ce « syndicat de dictateurs » qui participe à la pérennisation d’un statu quo tyrannique sur tout le continent est non seulement incompréhensible mais aussi insupportable. Parce qu’il ne parle pas au nom des Africains, pas plus d’ailleurs il défend réellement leurs intérêts légitimes.

Bien au contraire! Il suffit de voir l’esclavage encours des migrants ressortissants d’Afrique noire en Libye pour comprendre où l’Union Africaine place ses priorités.

Les Chefs d’Etat de l’Union Africaine

Joel Didier Engo, Président du CL2P

 

cl2p

http://www.cl2p.org

People for sale
Where lives are auctioned for $400
Exclusive: Migrants being sold as 'slaves'

Tripoli, Libya (CNN) — « Eight hundred, » says the auctioneer. « 900 … 1,000 … 1,100 … » Sold. For 1,200 Libyan dinars — the equivalent of $800.

 

Not a used car, a piece of land, or an item of furniture. Not « merchandise » at all, but two human beings.
One of the unidentified men being sold in the grainy cell phone video obtained by CNN is Nigerian. He appears to be in his twenties and is wearing a pale shirt and sweatpants.
He has been offered up for sale as one of a group of « big strong boys for farm work, » according to the auctioneer, who remains off camera. Only his hand — resting proprietorially on the man’s shoulder — is visible in the brief clip.
After seeing footage of this slave auction, CNN worked to verify its authenticity and traveled to Libya to investigate further.
Carrying concealed cameras into a property outside the capital of Tripoli last month, we witness a dozen people go « under the hammer » in the space of six or seven minutes.
« Does anybody need a digger? This is a digger, a big strong man, he’ll dig, » the salesman, dressed in camouflage gear, says. « What am I bid, what am I bid? »
Buyers raise their hands as the price rises, « 500, 550, 600, 650 … » Within minutes it is all over and the men, utterly resigned to their fate, are being handed over to their new « masters. »
After the auction, we met two of the men who had been sold. They were so traumatized by what they’d been through that they could not speak, and so scared that they were suspicious of everyone they met.

Crackdown on smugglers

Each year, tens of thousands of people pour across Libya’s borders. They’re refugees fleeing conflict or economic migrants in search of better opportunities in Europe.
Most have sold everything they own to finance the journey through Libya to the coast and the gateway to the Mediterranean.
But a recent clampdown by the Libyan coastguard means fewer boats are making it out to sea, leaving the smugglers with a backlog of would-be passengers on their hands.
So the smugglers become masters, the migrants and refugees become slaves.
Migrants rescued from the Mediterranean arrive at a naval base in Tripoli in October.

The evidence filmed by CNN has now been handed over to the Libyan authorities, who have promised to launch an investigation.
First Lieutenant Naser Hazam of the government’s Anti-Illegal Immigration Agency in Tripoli told CNN that although he had not witnessed a slave auction, he acknowledged that organized gangs are operating smuggling rings in the country.
« They fill a boat with 100 people, those people may or may not make it, » Hazam says. « (The smuggler) does not care as long as he gets the money, and the migrant may get to Europe or die at sea. »
« The situation is dire, » Mohammed Abdiker, the director of operation and emergencies for the International Organization for Migration, said in a statement after returning from Tripoli in April. « Some reports are truly horrifying and the latest reports of ‘slave markets’ for migrants can be added to a long list of outrages. »
The auctions take place in a seemingly normal town in Libya filled with people leading regular lives. Children play in the street; people go to work, talk to friends and cook dinners for their families.
But inside the slave auctions it’s like we’ve stepped back in time. The only thing missing is the shackles around the migrants’ wrists and ankles.

Deportation ‘back to square one’

Anes Alazabi is a supervisor at a detention center in Tripoli for migrants that are due to be deported. He says he’s heard « a lot of stories » about the abuse carried out by smugglers.
The Treeq Alsika Migrant Detention Center in Tripoli, where some migrants are held by Libyan authorities before they are repatriated.

« I’m suffering for them. What I have seen here daily, believe me, it makes me feel pain for them, » he says. « Every day I can hear a new story from people. You have to listen to all of them. It’s their right to deliver their voices. »
One of the detained migrants, a young man named Victory, says he was sold at a slave auction. Tired of the rampant corruption in Nigeria’s Edo state, the 21-year-old fled home and spent a year and four months — and his life savings — trying to reach Europe.
He made it as far as Libya, where he says he and other would-be migrants were held in grim living conditions, deprived of food, abused and mistreated by their captors.
« If you look at most of the people here, if you check your bodies, you see the marks. They are beaten, mutilated. »
When his funds ran out, Victory was sold as a day laborer by his smugglers, who told him that the profit made from the transactions would serve to reduce his debt. But after weeks of being forced to work, Victory was told the money he’d been bought for wasn’t enough. He was returned to his smugglers, only to be re-sold several more times.
The smugglers also demanded ransom payments from Victory’s family before eventually releasing him.
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France: La chasse à l’insoumise OBONO

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Ras-le-bol de ces petites guéguerres de positionnements entre factions réactionnaires, identitaires, et bien-pensantes françaises; avec souvent en arrière plan une tête toute désignée à abattre!
Pourtant Dieu seul sait si la France et le monde connaissent des crises et des désastres humains en ce moment, bien plus préoccupants que l’amitié prêtée ou assumée de tel(le) avec tel(le) dans ce petit microcosme!
NON, c’est entendu Mme OBONO (dont je ne partage absolument pas les idées) est l’incarnation de la parfaite « insoumise » à abattre, y compris par nos grands défenseurs et détenteurs de la légion d’antiracisme républicain. Ils ne la lâcheront donc pas, tant qu’elle siégera à l’Assemblée nationale.

Le Front National de Marine LE PEN n’aura même pas eu besoin de s’en mêler.
C’est cela notre belle république voulue égalitaire et fraternelle française, où malheur à celles ou ceux qui (sans qu’on le leur dise explicitement) « usurperaient » d’une fonction ou position institutionnelle, y compris grâce au suffrage universel. Elles ou ils sont très rapidement ramenés ou remis à leur place: celle précisément de ces éternels « indigènes de la république » que l’on dit ou croit citoyens à part entière.

Comprendra qui voudra!

Joël Didier Engo, Président de NOUS PAS BOUGER

  «Je ne suis pas et n’ai jamais été membre du PIR [Parti des indigènes de la République, ndlr]. Je suis en profond désaccord avec leurs thèses.» C’est ce qu’écrit ce lundi, sur sa page Facebook, la députée France insoumise Danièle Obono (photo AFP). «Mon seul programme est celui de La France Insoumise, l’Avenir en commun. J’en ai coordonné les livrets thématiques. Je souscris à l’ensemble du programme sans exclusive. C’est celui sur lequel j’ai été élue députée de la 17e circonscription de Paris», écrit-elle.

La députée est à nouveau mise en cause à la suite d’une interview dimanche sur Radio J, où elle a dit respecter «la militante antiraciste» et «camarade» Houria Bouteldja, porte-parole du PIR, tout en affirmant, déjà, ne pas être «d’accord avec tout ce qu’elle dit».

 

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France: Le lynchage jubilatoire de Patrice EVRA par le microcosme footbalistique

Le dérapage (de trop) de Patrice Evra et les masques antiracistes du milieu du football français qui tombent les uns après les autres au nom du « bon sens »

patrice evra

Le plus drôle dans ce défouloir au relent nauséabond pour ne pas dire « raciste » contre Evra (je mets raciste entre guillemets parce que ce délit punissable par la loi française ne doit jamais être mentionné par un nègre ou un arabe hexagonal, au risque de se voir reproché une victimisation ou un communautarisme exacerbé)…. c’est précisément qu’aucun des supposés grands chroniqueurs footballistiques français ne relève pas l’anomalie du supporter de l’Olympique de Marseille (OM) qui se retrouve à insulter le joueur de ce club sur un terrain à l’étranger….pas depuis une tribune – mais presque sur l’aire de jeu où le joueur s’apprêtait à livrer le match contre un adversaire portugais.

Tout cela semble donc parfaitement normal dès lors que les injures visaient ce petit « nègre » qui a souvent un peu trop eu tendance à « l’ouvrir » et à ne pas se laisser marcher sur les pieds, dans un pays où il devrait pourtant se contenter de savoir taper sur un ballon rond….

Et ne dites surtout pas à ces braves Messieurs et Dames du petit microcosme footballistique français que nous sommes en plein 21éme siècle où la première puissance mondiale a déjà pu être dirigée durant deux mandats par un nègre, et qui aurait lui aussi pu réagir de manière inattendue face à ce déferlement d’attaques haineuses dans les réseaux sociaux puis d’injures sur un terrain de football (injures que les inquisiteurs des médias prennent curieusement soin de ne pas mentionner, preuve s’il en est de leur gravité…)

En réalité ce défouloir renseigne surtout beaucoup sur l’état psychologique d’une certaine élite bien pensante française, et Dieu seul sait combien elle peut être donneuse de leçons en matière de lutte contre le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme, l’homophobie et j’en passe etc….Précisément quand cela se passe sous d’autres cieux et accable les « violents » et « intolérants » américains ou russes….

J’espère surtout que ma réaction ici ne sera pas vue, lue, ou interprétée comme un encouragement de ma part à de la violence physique, verbale, ou morale. Bien au contraire….

Je ne peux simplement pas rester indifférent devant un acharnement médiatique aussi jubilatoire contre un homme, dont  le petit microcosme footballistique français accuse littéralement de tous les maux depuis le triste épisode du bus de Knysna lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud. Cette vulgaire banalisation de la négrophobie sous couvert de bons sentiments m’est insupportable.

Au fond la vraie faute de M. EVRA fut de signer à l’OM alors qu’il traînait une aussi mauvaise « réputation » dans le milieu du football français. Ses détracteurs peuvent donc littéralement s’en donner à cœur joie dans les médias avec des propos les plus méprisants et dégradants, sans craindre d’être rappelés à une certaine décence.

 

Tout cela résonne dans notre inconscient comme un brutal retour d’un « petit nègre » à une bien triste réalité française, devrais-je conclure….Une réalité que celles et ceux qui ne l’ont pas vécu saisissent assez difficilement la dimension sociétale. Car ce sont les mêmes qui vous tapent à l’épaule en vous disant combien ils vous aiment, ils auraient des amis et autres petites copines noirs de peau, et mêmes des collaborateurs « de toutes les couleurs » (de toutes les « races » se plaisent-ils à rappeler)….sont précisément ceux-là mêmes qui s’autorisent sous forme de plaisanteries tous les raccourcis et préjugés racistes, sautent sur le moindre incident pour vous plaquer « l’émotion nègre » au visage.

Joël Didier Engo

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REPORT ON HUMAN RIGHTS SITUATION IN CAMEROON / OPEN LETTER BY THE CAMEROONIAN JOURNALIST MICHEL BIEM TONG TO DONALD J. TRUMP

REPORT ON HUMAN RIGHTS SITUATION IN CAMEROON / OPEN LETTER BY THE CAMEROONIAN JOURNALIST MICHEL BIEM TONG TO DONALD J. TRUMP
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REPORT ON HUMAN RIGHTS SITUATION IN CAMEROON / OPEN LETTER BY THE CAMEROONIAN JOURNALIST MICHEL BIEM TONG TO DONALD J. TRUMP, PRESIDENT OF THE UNITED STATES OF AMERICA, 1600 PENNSYLVANIA AVENUE, WASHINGTON, D.C
Mister President,
On September 20th 2017, on the sidelines of the United Nations General Assembly, you invited African heads of state to take part in a working dinner. Most of them were democratically elected heads of states of countries where alternation in power is established and respected. Some political analysts, however, have seen in your gesture a strong signal against African dictators who cling to power at the expense of the will of their people to resign.
Mister President,
This open letter that I address to you is a cry deep from the heart of a Central African country which is: Cameroon. This cry is undoubtedly that of millions of Cameroonians who since November 6, 1982 bend under the heavy weight of a dictatorial and bloodthirsty regime.
Yes, Mr. Paul Biya’s regime is a totalitarian regime that has ruled through endemic terror for the past 35 years and crushes mercilessly any democratic claim or public demonstration against police brutality, lack of freedom of speech and other issues in blood. The recent events that took place on October 1, 2017 in the English-speaking area of ​​Cameroon are a perfect illustration of this.
While thousands of protesters came out that day to proclaim symbolic independence from French-speaking Cameroon, the government used law enforcement and defense forces to crack down on these peaceful marches that took place in several localities in the English-speaking part of the country of Cameroon.
According to the Network of human rights defenders in Central Africa, the death toll was at least 100 murdered ordinary Cameroonians and the wounded in the thousands. Your State Department released a statement condemning these atrocities in the strongest of terms.
Before the blood of the dead was even cleaned off the streets, it is needed to be said again that the Anglophones of Cameroon are only claiming their right to self-determination (which was denied to them by the UN and England in 1961) following constitutional hold-ups orchestrated by the first Cameroonian president Ahmadou Ahidjo and then his successor Paul Biya, who unilaterally questioned the federalist form of the Cameroonian state created on October 1, 1961.
Mister President,
If Mr. Paul Biya is still President of the Republic today, it is thanks to an illegal modification of the constitutional provision on the limitation of the presidential terms in April 2008. Paul Biya, then, gave himself a seven-year term in 2011 – and will probably renew that illegal mandate in 2018 – this illegal modification is completely illegal because the revision of the Basic Law violated one of its provisions which required that no form of revision of the constitution should undermine democratic principles. And one of the principles that has been questioned in this case is alternation in power. Does the United States want to continue to tolerate such a criminal regime that stand against everything your great country stands for?
Civil society and opposition actors in Cameroon are muzzled and live under a climate of persecution. All public meetings or events organized by opposition parties and local NGOs are prohibited by the authorities. The NGO Dynamique citoyenne has had several bitter experiences, as have the opposition parties who were planning to demonstrate on October 21, 2017 in Duala to express their solidarity with the English-speaking minority.
Embroiled in a vicious circle, the Cameroonian citizen has no choice but self-censorship, resignation and no faith in the word of the government. Especially since his vote in the elections counts only for butter. The Cameroonian president has arranged for him only and his one- party state, the Democratic Rally of the Cameroonian people (CPDM), to win elections: the body in charge of the management of the elections is constituted by a large majority of the members of Paul Biya’s party, the law electoral campaign is tailored to fits its inept regime in perpetuity.
Mister President,
In addition to being a country ruled by an authoritarian regime, Cameroon is also known to house Gulags for its political prisoners. In its latest report on the state of human rights in Cameroon, the US State Department acknowledged the existence of political prisoners in the country.
The former Minister of Territorial Administration, Marafa Hamidou Yaya, is the only one who has been repeatedly cited by the US State Department as a political prisoner. The latter, for denouncing Paul Biya’s desire to confiscate power, for having entrusted his presidential ambitions to American diplomats posted in Yaoundé was arrested, thrown in prison, tried and sentenced to 20 years in prison for financial malfeasance without any shreds of evidences.
Marafa Hamidou Yaya is not the only political detainee in Cameroon because there are others identified by the NGO Committee for the Release of Political Prisoners (CL2P), a civil society organization based in Paris, France that defends the cause of political prisoners in Central Africa. They are former Prime Minister Inoni Ephraim, former ministers Jean Marie Atangana Mebara, Urbain Olanguena Awono, Polycarpe Abah Abah, businessman Yves Michel Fotso and chief executives Iya Mohamed and Zacchaeus Forjindam.
They are all jailed for 5 to 10 years on the basis of ridiculous and phony motives called misappropriation of public funds, these former senior state clerks are in fact victims of their charisma, competence and integrity that led Paul Biya and some members of his family to consider them as too ambitious. This small family circle that holds and wants to confiscate power in Cameroon has created a special criminal court in 2011 that they manipulate to keep Cameroonians perceived to be a threat to their regimes in jail as long as possible despite having no real judicial record to speak of. Other former ministers were forced to flee to Western countries fleeing such politico-judicial persecutions. These are Dieudonné Ambassa Zang and Essimi Menye.
The current Anglophone crisis has also produced about fifty political prisoners including Mancho Bibixy, the most emblematic of them. The latter are still tried before the military court for « terrorism ». Not to mention the notary Abdoulaye Harrisou and businessman Aboubacar Siddiki, accused of wanting to form a rebellion. A legal fiction that actually targeted Marafa Hamidou Yaya.
Mister President,
Faced with a regime that despises human being, in the face of a regime that manipulates weak minds, who terrorizes, who threatens, who imprisons for a yes or a no, who tortures and who kills, what must the Cameroonian do if the international community remains silent? What should the Cameroonian do in the face of a totalitarian drift if it is not to beg the first world power the earth ever know which is the United States for a right of humanitarian interference?
It worth pondering, consequently, will the United States and the international community continue to look with a complacent eye as the Cameroonian regime keeps taking millions of Cameroonians hostage just to rob ordinary Cameroonians of their mineral and oil resources? Is it because Cameroon is supposed to be a Sovereign state? The answer being negative, it is up to you with regard to the foregoing, to draw the necessary consequences.
Michel Biem Tong Web reporter Head of the Human Rights Newspaper hurinews.com Correspondent of the CL2P in Cameroon
Version française: SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU CAMEROUN LETTRE OUVERTE DU WEB JOURNALISTE CAMEROUNAIS MICHEL BIEM TONG AU PRÉSIDENT AMÉRICAIN DONALD TRUMP
Monsieur le président,
Le 20 septembre dernier, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, vous avez convié des chefs d’État africains à prendre part à un dîner. Il s’agissait pour la plupart des présidents élus démocratiquement à la tête des pays où l’alternance au pouvoir est de mise. Certains analystes politiques ont vu en votre geste un signal fort lancé à l’endroit des dictateurs africains qui s’accrochent au pouvoir au détriment de la volonté de leur peuple.
Monsieur le président,
Cette lettre ouverte que je vous adresse renferme un cri qui retentit à partir d’un pays d’Afrique centrale : le Cameroun. Ce cri est sans doute celui des millions de Camerounais qui depuis le 6 novembre 1982 ploient sous le lourd poids d’un pouvoir dictatorial et sanguinaire.
Oui, le régime de M.Paul Biya est un régime totalitaire qui depuis 35 ans gouverne par la terreur et écrase sans pitié toute revendication ou manifestation publique dans le sang. Les récents événements qui ont eu lieu le 1er octobre dernier dans la zone anglophone du Cameroun en sont une parfaite illustration.
Alors que des milliers de manifestants sont sortis ce jour-là pour proclamer une indépendance symbolique du Cameroun anglophone, le pouvoir a utilisé les forces de l’ordre et de défense pour réprimer ces marches pacifiques qui ont eu lieu dans plusieurs localités de la partie anglophone du Cameroun.
Bilan, au moins 100 morts selon le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale et de nombreux blessés. Ce que votre département d’Etat a qualifié d’inacceptable.
Pourtant, les Anglophones du Cameroun ne font que réclamer leur droit à l’autodétermination (qui leur a été refusé par l’ONU et l’Angleterre en 1961) suite à des hold-up constitutionnels orchestrés par le premier président camerounais Ahmadou Ahidjo d’abord et son successeur Paul Biya ensuite, lesquels ont remis en question de manière unilatérale la forme fédéraliste de l’État du Cameroun créé le 1er octobre 1961.
Monsieur le Président,
Si M.Paul Biya est toujours président de la République aujourd’hui, c’est à la faveur d’une modification de la disposition constitutionnelle sur la limitation des mandats présidentiels en avril 2008. Mais le septennat engagé par Biya en 2011 à la faveur de cette modification – et qu’il va sans doute renouveler en 2018 – se fonde sur une base complètement illégale car cette révision de la loi fondamentale a violé une de ses dispositions qui prescrivait qu’aucune forme de révision de la constitution ne doit porter atteinte aux principes démocratiques. Et l’un des principes qui a été remis en cause en l’espèce c’est l’alternance au pouvoir. Les États-Unis veulent-ils continuer de s’accommoder d’un pouvoir illégal?
Les acteurs de la société civile et de l’opposition au Cameroun sont muselés et vivent dans un climat de persécutions. Toutes les réunions ou manifestations publiques organisées par les partis d’oppositions et les ONG locales même dans leurs sièges sont interdites par les autorités. L’ONG Dynamique Citoyenne en a fait plusieurs fois l’amère expérience tout comme les partis d’opposition qui envisageaient de manifester le 21 octobre dernier à Douala pour exprimer leur solidarité avec la minorité anglophone.
Placé dans un cercle vicieux, le citoyen camerounais n’a d’autre choix que l’autocensure, la résignation et la foi en la parole gouvernementale. Surtout que sa voix aux élections ne compte que pour du beurre. Le président camerounais a pris des dispositions pour que seuls lui et son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, soient vainqueurs des élections : l’organe en charge de la gestion des élections est constitué en grande majorité des membres de son parti, la loi électorale est taillée à sa mesure.
Monsieur le Président,
En plus d’être un pays dirigé par un régime autoritaire, le Cameroun a également la réputation d’être une prison politique à ciel ouvert. Dans son dernier rapport sur l’état des droits de l’homme au Cameroun, le département d’État américain a reconnu l’existence des prisonniers politiques au Cameroun.
L’ancien ministre de l’Administration territoriale, Marafa Hamidou Yaya, est le seul qui a été maintes fois cité par le département d’État américain comme un prisonnier politique. Ce dernier, pour avoir dénoncé la volonté de Paul Biya de confisquer le pouvoir, pour avoir confié ses ambitions présidentielles aux diplomates américains en poste à Yaoundé a été arrêté, jeté en prison, jugé puis condamné à 20 ans de prison pour malversations financières sans la moindre preuve.
Marafa Hamidou Yaya n’est pas le seul détenu politique au Cameroun car il en existe d’autres recensés par l’ONG Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P), une organisation de la société civile basée en France et qui défend la cause des détenus politiques en Afrique centrale. Il s’agit de l’ancien Premier Ministre Inoni Ephraïm, des anciens ministres Jean Marie Atangana Mebara, Urbain Olanguena Awono, Polycarpe Abah Abah, de l’homme d’affaires Yves Michel Fotso, et des directeurs généraux de sociétés parapubliques Iya Mohamed et Zacchaeus Forjindam.
En prison depuis 5 à 10 ans sur la base de motifs ridicules et bidons de détournements de deniers publics, ces anciens hauts commis de l’État sont en réalité victime de leur charisme, de leur compétence et de leur intégrité qui ont amené Paul Biya et quelques membres de sa famille à les considérer comme des personnes gênantes ayant des ambitions politiques. Ce petit cercle familial qui détient et veut confisquer le pouvoir au Cameroun a créé un Tribunal criminel spécial (TCS) en 2011, qu’il utilise pour maintenir en prison le plus longtemps possible tout ce beau monde, malgré la vacuité de leurs dossiers judiciaires. D’autres anciens ministres ont été contraints de se réfugier dans des pays occidentaux fuyant de telles persécutions politico-judiciaires. Il s’agit de Dieudonné Ambassa Zang et d’Essimi Menye.
La crise anglophone en cours a également charrié une cinquantaine de détenus politiques parmi lesquels Mancho Bibixy, le plus emblématique d’entre eux. Ces derniers sont toujours jugés devant le tribunal militaire pour « terrorisme ». Sans oublier le notaire Abbdoulaye Harrisou et l’homme d’affaires Aboubakar Siddiki, accusés de vouloir nourrir un projet de former une rébellion. Un grossier montage qui en réalité visait Marafa Hamidou Yaya.
Monsieur le président,
Face à un pouvoir qui méprise l’être humain, face à un pouvoir qui manipulent les esprits faibles, qui terrorise, qui menace, qui emprisonne pour un oui ou pour un non, qui torture et qui tue, que doit faire le Camerounais si ce n’est interpeller l’opinion internationale? Que doit faire le Camerounais face à une dérive totalitaire si ce n’est interpeller la première puissance mondiale que sont les États-Unis pour un droit d’ingérence humanitaire?
Les États-Unis et la communauté internationale vont-ils continuer à regarder d’un œil complaisant le pouvoir camerounais prendre en otage des millions de Camerounais juste pour avoir la mainmise sur les ressources minières et pétrolières du Cameroun, juste parce que le Cameroun est un État souverain ? La réponse étant négative, il vous revient au regard de ce qui précède, d’en tirer les conséquences qui s’imposent.

Michel Biem Tong Web journaliste, Hurinews.com
Michel Biem Tong Web journaliste Responsable du journal d’actualité des droits de l’homme hurinews.com

 

Correspondant du CL2P au Cameroun

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Afrique centrale, RDC: Quand Kabila s’obstine, Entre l’idiotie et le syndrome de l’Hubris

 
Afrique centrale, RDC: Quand Kabila s’obstine, Entre l’idiotie et le syndrome de l’Hubris
Par Olivier Tchouaffe, PhD, Contributeur au CL2P
Le président Congolais, Joseph Kabila, a réussi à s’accrocher au pouvoir pendant encore trois (03) ans alors qu’il est censé l’avoir quitté depuis décembre 2016, et s’obstine même à vouloir s’y maintenir en multipliant toutes sortes de manœuvres.
Le CL2P a déjà eu à argumenter que l’Afrique centrale est la région politique la plus arriérée au monde avec des dictateurs au pouvoir totalisant ensemble plus de deux (02) siècles de règne sans véritables réalisations reconnaissables et concrètes. Pire encore, cela n’a rien à voir avec une fracture dite générationnelle puisque M. Kabila est encore assez jeune pour être le fils de nombre de ses pairs autocrates et autres seigneurs de la sous-région.
Le CL2P a fait valoir que l’obstination à s’accrocher au pouvoir n’est pas due simplement à des préjugés cognitifs ou à des fautes morales temporaires, mais à une longue histoire d’idiotie. Le CL2P définit cet idiotie comme l’attitude consistant à faire toujours la même chose encore et encore, tout en étant dans l’attente prophétique d’un résultat différent.
À cette idiotie, le CL2P ajoute la notion Grecque de l’hubris. En effet, les dictateurs sont très souvent des individus avec des tendances sociopathiques ou psychopathiques, qui les aident notamment à atteindre la gloire politique sans éprouver aucune forme de dilemme éthique. Car leur parcours au pouvoir est très souvent jalonné par des talents de manipulateurs et bien évidemment les cadavres à l’appel de leurs opposants respectifs. Cette envie pathologique de pouvoir vient également emballée avec une tendance à surestimer leurs capacités intellectuelles et physiques. En pratique un refus d’écoute ou de prendre conseil, d’imprudence et d’inattention aux détails.
Le problème avec cette ivresse du pouvoir et l’auto-glorification est qu’ils s’en immunisent à longueur de règne à travers différentes manipulations contre l’exercice démocratique de la séparation de pouvoirs. Ce qui se passe en pratique c’est que nos dictateurs sont comme des Néron absorbés au violon pendant que Rome brûle. L’expression de Néron a un double sens ici: non seulement Néron a joué de la musique pendant que son peuple souffrait, mais il était un leader inefficace en temps de crise. La même chose se produit en République Démocratique du Congo qui est déjà la capitale du viol au monde. De plus, ce vaste pays fait face à une lente implosion. Il n’empêche un seul et même homme se soucie uniquement de ce que son pouvoir diminue ou puisse lui être constitutionnellement repris.
Partout dans la région, beaucoup d’Africains ordinaires se sentent ainsi désespérés, car les certitudes économiques s’évaporent encore davantage. Paradoxalement cela fournit un terrain fertile pour les dirigeants politiques promettant la rédemption. Car ce sentiment de désespoir fait le lit des dictatures qui deviennent alors à la fois la maladie et le remède. Pour sortir de là, le CL2P milite pour le droit des nécessités et l’idée qu’aucun être humain ne doit être soumis à autant de privation indue que sous les dictatures d’Afrique centrale. En particulier, dans ces endroits où comme en République Démocratique du Congo (RDC) la force politique qui préside est caractérisée par des politiciens en proie à un narcissisme aigu et au syndrome d’hubris. La réalité est une illusion de contrôle, mais cette illusion de contrôle a incontestablement des effets catastrophiques.
Alors si les vies des dictateurs sont irréelles, les nôtres ne doivent pas ou plus l’être.
En tant que tel, ne faisons pas l’erreur de penser qu’il y a une force obscure régnant sur le monde qui n’est pas nous-mêmes. C’est l’erreur fondamentale, basée sur une simple projection psychologique et l’emprise des théories du complot. Ce type de théorie du complot donne aux institutions plus de pouvoir qu’elles en ont en nous, laissant croire que nous en avons moins. Ce type de sentiment tire généralement sa racine dans un sentiment d’impuissance cultivé par des siècles de colonialisme et de néo-colonialisme. Le pouvoir au peuple!
Olivier Tchouaffe, PhD, Contributeur au CL2P

Le dictateur congolais Joseph KABILA
English version
Central Africa: When Kabila Digs in: Between Idiocy and the Hubris Syndrome
By Olivier Tchouaffe, PhD, contributor to the CL2P
The Congolese president, Joseph Kabila, managed to cling to power for three more years after he was supposed to be constitutionally out of office since December of 2016.
The CL2P has already documented that central Africa is the most backward political region in the world with dictators in power totalizing together more than two centuries in power with no recognizable achievements. More, this has nothing to do with a so-called generational divide since Mr. Kabila is still young enough to be the child of the respective autocrats lording over the region.
The CL2P has argued that obstinacy to cling to power is not due simply the result of some cognitive bias or some temporary moral lapses but a long history of idiocy. The CL2P defines this idiocy with the attitude of doing the same thing over and over and expecting a different result. To this idiocy, the CL2P adds the Greek notion of hubris. Indeed, dictators tend to be high achieving individuals with often sociopathic or psychopathic tendencies, which help them achieve political glory without any kinds of ethical dilemma as they often, have to manipulate and kill their ways into power. That pathological urge for power also comes packaged with a tendency to overestimate their intellectual and physical capacities. In practice, a refusal to listen or to take advice, recklessness and inattention to details.
The problem with this intoxication of power and self-glorification is that they are immune to the democratic exercise of checks and balances. What is taking place, in practice, is a bunch of Nero’s fiddling while Rome is burning. That Nero’s expression has a double meaning: Not only did Nero play music while his people suffered, but he was an ineffectual leader in a time of crisis. Same in the Democratic Republic of Congo is already the rape capital of the world. Moreover, that vast country is facing pending implosion but one man only care about his diminishing power.
Across the region, consequently, many ordinary Africans are feeling desperate, as economic certainties evaporate even more. A fertile ground for political leaders promising redemption. This sense of desperation makes the bed of dictatorships who then become both the disease and the medicine. For a way out of that, the CL2P militate for the right of necessities and the idea that no human beings must be subjected to undue deprivation. Particularly, in places where the presiding political force are politicians in throes of acute narcissism in and hubris syndrome. The reality is an illusion of control, however, an illusion of control with catastrophic effects.
However, if the dictators’ lives are unreal, ours do not have to be. As such, let us not make the mistake of thinking there is some dark force ruling the world that is not ourselves. That is the basic mistake, based on simple psychological projection, of conspiracy theorists. This kind of conspiracy theory gives institutions more power than they have, and ourselves less. It is usually rooted in a feeling of powerlessness cultivating by centuries of colonialism and neo-colonialism.
People have the power!
Olivier Tchouaffe, PhD, contributor to the CL2P

The Commitee For The Release of Political Prisoners (CR2P) – http://www.cl2p.org
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Cameroun, Crise Anglophone: Jacques Fame Ndongo ou le professeur volontairement hors sujet

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Pr. Jacques Fame Ndongo, Ministre camerounais de l’enseignement supérieur et secrétaire à la communication du parti au pouvoir (RDPC)

Le Ministre Jacques Fame Ndongo comme à son habitude tient un discours qui se veut musclé en affichant une volonté feinte de dialogue sur la crise anglophone, qui en réalité ne trompe plus grand monde, ni au Cameroun ni au sein de la communauté internationale, tant la dictature de Yaoundé a été littéralement mise à nu.

En réalité la position anachronique de cet apparatchik du régime illégitime et trentenaire de Paul Biya cache sa peur de se voir pratiquement débordé puis évincé par un mouvement de désobéissance civile qu’il a successivement nié, minimisé, puis sauvagement réprimé sans réel succès.

Mais à ce jeu sordide de conserver obstinément le pouvoir pour le pouvoir, c’est d’abord le Cameroun qui en sort plus fragilisé, affaibli, et profondément divisé, notamment de ces différents massacres d’une population civile anglophone dont on espère que M. Fame Ndongo et nombre de ses camarades du Rassemblement dit démocratique du peuple camerounais (RDPC) pourront un jour répondre devant les instances judiciaires internationales.

Car on n’a jamais œuvré pour la paix, la concorde nationale, et l’indivisibilité territoriale d’un pays en semant autant la terreur militaire sur une partie de celui-ci, au nom d’un affrontement opportun contre des « groupuscules d’agitateurs ».

L’urgence commande d’abord à la retenue, puis à la tenue d’un vrai dialogue national, ouvert, franc, et direct sur un nouveau consensus camerounais entre les différentes composantes du Cameroun, auxquelles les anglophones sont bien plus qu’une « spécificité » ou un « particularisme » de l’histoire.

Le temps du leurre permanent est révolu. Les rustines ne suffiront plus à résoudre durablement le problème anglophone.

Joël Didier Engo, Président du Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

 

Fame chef

English version

Welcome to Dystopia: Anglophone crisis: Jacques Fame Ndongo or the teacher voluntarily off topic
Minister Jacques Fame Ndongo, as usual, holds a muscular speech while feigning a will to dialogue on the Anglophone crisis, which in reality does not deceive many people, neither in Cameroon nor in the international community. In fact, it was the dictatorship of Yaoundé literally laid bare. This is because Fame Ndongo, like another brilliant ideologue of the Biya’s regime, Mathias Owona Nguini, have one grave problem: They are “creatures” of Paul Biya. They know the lyrics to every democratic song, but they cannot carry the tune. Which explains, in both funny and sad ways, the remarkable little intellectual or ideological substance provided by these intellectuals and ideologues to solve the Anglophone crisis.
In reality, consequently, the anachronistic position of these apparatchiks of Paul Biya’s illegitimate and thirty-five year-old regime hide are their collective fear of seeing themselves practically overwhelmed and then ousted by a movement of civil disobedience which they successively denied, minimized, and then savagely repressed without success.
But to this sordid game of obstinately preserving power for power sake, it is first of all Cameroon which emerges more fragile, weakened, and deeply divided, notably of these various massacres of an Anglophone civilian population of which it is hoped that M Fame Ndongo and many of his comrades from the so-called Cameroon’s People Democratic Movement (CPDC) will one day be able to answer before the international judicial authorities.
For no one has ever worked for peace, national concord, and the territorial indivisibility of a country by sowing so much military terror on a part of it, in the name of a timely confrontation against “agitators ».
Urgency first requires restraint and then a genuine, open, frank, and direct dialogue on a new Cameroonian consensus between the different components of Cameroon, to which Anglophones are much more than a “specificity »or a « particularism »of history. The Anglophone crisis, consequently, is not just a problem of semantic. Thus, this isn’t just a semantic point. The Anglophone streets are no longer an army for Paul Biya to command. They have their own agenda which is not Biya’s agenda. The Anglophones are simply mad as hell and don’t want to take it anymore. Biya and the Apparatchiks of his regime can’t no longer pretend to ignore that anger. Ideally they’d channel it toward productive ends. But further letting the situation to rot is not just ill-advised, it’s pointless, because eventually real politicians have to take their share of responsibility.
In consequence, a new structure must be put into place to require Cameroonian politicians to work through a democratic system if they’re going to get anything productive done. The time of the permanent lure is over. The patches will no longer suffice to resolve the English problem on a long-term basis.
The Commitee For The Release of Political Prisoners (CR2P)

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Cameroun, Crise anglophone: « Morts civils anglophones, vous auriez dû rester chez vous », comme si c’est là où la répression aveugle ne vous y aurait jamais retrouvé!

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Photo: Image insoutenable d’un jeune anglophone tombé sous les balles des soldats camerounais dimanche 01 octobre 2017 à Bamenda dans le Nord-ouest du pays

Ainsi se résume le reproche exprimé généralement sous forme de procès posthume (voulu patriotique), instruit par les partisans de la dictature camerounaise à l’encontre de leurs compatriotes anglophones tombés sous les balles de la soldatesque du tyran Paul Biya ce jour, pendant que les pontes de son régime et les militants du parti-État RDPC au pouvoir se pavanaient en toute sécurité sur l’ensemble du territoire du Cameroun.

Alors que dire face à ce discours indécent, répété y compris dans les réseaux sociaux par des individus visiblement déséquilibrés par 35 années de tyrannie sanguinaire, et qui ont fini par banaliser le massacre des populations civiles, au motif que ces dernières n’auraient reçues « que des « balles perdues… et les auraient finalement « bien cherchées » voire méritées?

Il est simplement temps – comme le préconisait notamment Maître Akeré Muna dans sa correspondance au Secrétaire Général de l’ONU sur l’imminence d’un génocide anglophone au Cameroun – que la justice internationale poursuive enfin un certain nombre de donneurs d’ordre multirécidivistes planqués au sommet de l’État de ce pays.

Ainsi peut-être certains camerounais acquis à la répression sanguinaire et mortelle commenceront à comprendre qu’une société civilisée se doit d’accorder une valeur inestimable à toute vie humaine, y compris à celle de leurs compatriotes qui ont eu le seul tort de ne parfois pas partager les mêmes opinions qu’eux et de nourrir une autre ambition pour leurs enfants, que l’éternité d’un enfer totalitaire.

Je vous remercie

 

Joël Didier Engo, Président du Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

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