L’aide aux pays pauvres….Un serpent de mer.

Il est franchement utopique que les pays dits pauvres comptent sur l’aide extérieure pour parvenir au « developpement ».



Les pays émergents
(Chine, Inde, Bresil…) qui battent les records de croissance ont su
créer des modèles de développement endogènes. C’est le défi qui
s’impose aux autres pays en développement, notamment en Afrique.




Les promesses d’aides, mêmes tenues, ne pallieront jamais à l’absence de modèles intrinsèques de développement.



Je vous remercieLes pays du G8 n’ont pas tenu leurs promesses sur

Les pays du G8 n’ont pas tenu leurs promesses sur l’aide aux pays pauvres
LEMONDE.FR | 09.06.06 | 07h34  •  Mis à jour le 09.06.06 | 07h52

es
pays les plus riches de la planète, regroupés au sein du G8, n’ont pas
tenu leurs promesses en matière d’aide accrue aux pays les plus
pauvres, formulées lors de leur sommet il y a un an à Gleneagles en
Ecosse, accuse, vendredi 9 juin, l’organisation humanitaire britannique
Oxfam.Même si l’annulation de la dette multilatérale d’une
quarantaine de pays auprès de la Banque mondiale et du FMI pour un peu
plus de 50 milliards de dollars a commencé à porter ses fruits, un
rapport d’Oxfam rappelle qu’il « faut trouver 10 milliards de
dollars par an pour que chaque enfant puisse aller à l’école et 27
milliards pour fournir l’aide médicale de base à tout le monde »
.

HAUSSE ANNONCÉE DE L’AIDE : UN « ARTIFICE COMPTABLE »


Au moment où les ministres des finances du G8
se rencontrent à Moscou pour préparer le sommet de St Petersbourg en
juillet, l’organisation humanitaire rappelle, dans son rapport , que
depuis Gleneagles « la pauvreté, les conflits et les maladies ont
coûté la vie à 500 000 mères et 11 millions d’enfants, cela fait une
maman toute les minutes et un enfant toutes les trois secondes »
.

Selon
Oxfam, qui a passé au crible le mécanisme de calcul des annulations de
dettes lors de l’année écoulée, la hausse annoncée de l’aide
internationale n’est qu’un « artifice comptable ».
Officiellement, les contributions apportées par le G8 ont augmenté de
37 % en 2005 par rapport à 2004. Or, selon Oxfam, les accords
d’annulation de la dette de l’Irak et du Nigéria comptent à eux seuls
pour 17 milliards de dollars sur les 21 milliards de hausse annoncées
l’an dernier. « Dans le cas de la France, l’Allemagne et le Royaume Uni, leur aide a en fait reculé »  l’an dernier compte tenu de ce mécanisme de calcul, dénonce le rapport.

Une
fois déduite l’annulation des dettes de l’Irak et du Nigéria, la hausse
nette de l’aide fournie par le G8 n’est plus que de 9 % en 2005, selon
le calcul d’Oxfam. Pour la France et le Royaume Uni, le montant net de
l’aide accordée aux pays en développement a reculé de 2 % l’an dernier
et pour l’Allemagne de 8 %, selon Oxfam. Seule l’Italie affiche une
hausse substantielle de 46 %. Les Etats-Unis ont ainsi augmenté la leur
de 16%, le Canada de 18% et le Japon de 14%.

« LES PAYS DU G8 SONT BIEN MOINS GÉNÉREUX QUE D’AUTRES »

Par
ailleurs, les 50 milliards de dollars d’aide supplémentaire par an
promis d’ici à 2010 par les pays du G8 ne représentent en fait que 0,36
% de leurs revenus soit exactement la moitié, rappelle Oxfam, des 0,7 %
auxquels ils s’étaient pourtant tous engagés il y a plus de 30 ans.

« D’une manière générale, déplore Oxfam,
les pays du G8 sont bien moins généreux que d’autres pays riches, ils
ont donné en moyenne 90 dollars par personne et par an comparés aux 300
dollars des Pays-Bas »
.

De plus, Oxfam dénonce les tentatives « indignes »
de réduire l’ampleur de l’annulation de la dette des plus pauvres
auprès du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de
développement. A l’origine, il était question d’annuler toutes les
dettes dues jusqu’à fin 2004, or la Banque mondiale a décidé seule de
n’annuler que les sommes dues jusqu’à fin 2003, ce qui représente 5
milliards de dollars que les pays pauvres vont quand même devoir payer.

Enfin,
concernant l’accès universel aux traitements anti-sida promis également
par le G8 à Gleneagles, Oxfam indique que, fin 2005, un peu plus d’un
million de malades dans les pays pauvres pouvaient en bénéficier. « Mais il en reste 6 millions qui n’ont toujours aucun accès aux médicaments qui pourraient les maintenir en vie », selon le rapport.

Avec AFP
LEMONDE.FR | 09.06.06 | 07h34  •  Mis à jour le 09.06.06 | 07h52

es
pays les plus riches de la planète, regroupés au sein du G8, n’ont pas
tenu leurs promesses en matière d’aide accrue aux pays les plus
pauvres, formulées lors de leur sommet il y a un an à Gleneagles en
Ecosse, accuse, vendredi 9 juin, l’organisation humanitaire britannique
Oxfam.Même si l’annulation de la dette multilatérale d’une
quarantaine de pays auprès de la Banque mondiale et du FMI pour un peu
plus de 50 milliards de dollars a commencé à porter ses fruits, un
rapport d’Oxfam rappelle qu’il « faut trouver 10 milliards de
dollars par an pour que chaque enfant puisse aller à l’école et 27
milliards pour fournir l’aide médicale de base à tout le monde »
.

HAUSSE ANNONCÉE DE L’AIDE : UN « ARTIFICE COMPTABLE »


Au moment où les ministres des finances du G8
se rencontrent à Moscou pour préparer le sommet de St Petersbourg en
juillet, l’organisation humanitaire rappelle, dans son rapport , que
depuis Gleneagles « la pauvreté, les conflits et les maladies ont
coûté la vie à 500 000 mères et 11 millions d’enfants, cela fait une
maman toute les minutes et un enfant toutes les trois secondes »
.

Selon
Oxfam, qui a passé au crible le mécanisme de calcul des annulations de
dettes lors de l’année écoulée, la hausse annoncée de l’aide
internationale n’est qu’un « artifice comptable ».
Officiellement, les contributions apportées par le G8 ont augmenté de
37 % en 2005 par rapport à 2004. Or, selon Oxfam, les accords
d’annulation de la dette de l’Irak et du Nigéria comptent à eux seuls
pour 17 milliards de dollars sur les 21 milliards de hausse annoncées
l’an dernier. « Dans le cas de la France, l’Allemagne et le Royaume Uni, leur aide a en fait reculé »  l’an dernier compte tenu de ce mécanisme de calcul, dénonce le rapport.

Une
fois déduite l’annulation des dettes de l’Irak et du Nigéria, la hausse
nette de l’aide fournie par le G8 n’est plus que de 9 % en 2005, selon
le calcul d’Oxfam. Pour la France et le Royaume Uni, le montant net de
l’aide accordée aux pays en développement a reculé de 2 % l’an dernier
et pour l’Allemagne de 8 %, selon Oxfam. Seule l’Italie affiche une
hausse substantielle de 46 %. Les Etats-Unis ont ainsi augmenté la leur
de 16%, le Canada de 18% et le Japon de 14%.

« LES PAYS DU G8 SONT BIEN MOINS GÉNÉREUX QUE D’AUTRES »

Par
ailleurs, les 50 milliards de dollars d’aide supplémentaire par an
promis d’ici à 2010 par les pays du G8 ne représentent en fait que 0,36
% de leurs revenus soit exactement la moitié, rappelle Oxfam, des 0,7 %
auxquels ils s’étaient pourtant tous engagés il y a plus de 30 ans.

« D’une manière générale, déplore Oxfam,
les pays du G8 sont bien moins généreux que d’autres pays riches, ils
ont donné en moyenne 90 dollars par personne et par an comparés aux 300
dollars des Pays-Bas »
.

De plus, Oxfam dénonce les tentatives « indignes »
de réduire l’ampleur de l’annulation de la dette des plus pauvres
auprès du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de
développement. A l’origine, il était question d’annuler toutes les
dettes dues jusqu’à fin 2004, or la Banque mondiale a décidé seule de
n’annuler que les sommes dues jusqu’à fin 2003, ce qui représente 5
milliards de dollars que les pays pauvres vont quand même devoir payer.

Enfin,
concernant l’accès universel aux traitements anti-sida promis également
par le G8 à Gleneagles, Oxfam indique que, fin 2005, un peu plus d’un
million de malades dans les pays pauvres pouvaient en bénéficier. « Mais il en reste 6 millions qui n’ont toujours aucun accès aux médicaments qui pourraient les maintenir en vie », selon le rapport.

Avec AFP
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Un commentaire pour L’aide aux pays pauvres….Un serpent de mer.

  1. Joël Didier dit :

    "Mangeoire", quand tu nous tient!!!

    N’en déplaise aux "jaloux et autres aigris" du "Cameroun des Grandes Ambitions"….que nous sommes.

    Nous trouverons toujours des thuriféraires du régime prêts à nous
    envoûter sur le crin-crin: "tout n’est pas pourri au Cameroun".

    Alors que, visiblement tout fout le camp. Le cancer du Renouveau semble bien avancé, à defaut d’être généralisé.

    D’ailleurs, n’eût été la construction du complexe hospitalier de la
    CNPS à Essos par le "bandit de grand chemin" Pierre Désiré ENGO, la
    situation sanitaire de la Capitale serait bien pire….

    Bref, "mangeoire", quand tu nous tient!!!

    Quotidienmutations

    LA LETTRE | 11 Jun 2006

    Le Cameroun malade de ses hôpitaux

    En l’espace de trois jours les hôpitaux publics de la ville de Yaoundé ont fait parler d’eux. Et pas du tout en bien.

    Par
    Emmanuel Gustave Samnik C’est d’abord l’hôpital général qui avait
    défrayé la chronique dans la nuit du 28 mai dernier : une panne
    d’électricité permet de découvrir que cet établissement, annoncé comme
    "hôpital de référence" à sa création, fonctionne tout bonnement sans un
    groupe électrogène fonctionnel, parce que celui qui est là est tombé en
    panne depuis on-ne-sait-quand et ne sert que de décor. Conséquence, une
    patiente internée dans cet hôpital est décédée cette nuit-là et des
    membres de sa famille sont venus séquestrer un personnel de
    l’établissement.

    C’est ensuite cette grève entamée le 30 mai
    par les personnels médico-sanitaires des hôpitaux publics de Yaoundé,
    lesquels revendiquent l’amélioration de leurs conditions de travail et
    une revalorisation salariale au moins à hauteur de la grille en vigueur
    avant 1993. Ici, le ministre de la Santé publique s’est empressé
    d’aller à la rencontre des grévistes, pour leur dire que "nous n’avons
    pas besoin d’un arrêt de travail dans le secteur de la santé".

    Mais
    dans quel secteur avons-nous besoin d’un arrêt de travail, Monsieur le
    ministre, en dehors sans doute de l’activité des coupeurs de route et
    des braqueurs de grand chemin et d’autres vilenies ? C’est bien de
    rappeler le caractère spécifique et délicat de la santé, une évidence
    qui ne devrait du reste échapper à aucun humain équilibré. Mais c’est
    encore mieux de le montrer dans les actes publics de gouvernance et
    d’écouter le peuple qui crie. Le président du Syndicat national des
    personnels médico-sanitaires du Cameroun a opportunément rappelé ceci
    au ministre de la Santé publique: "Lorsqu’on coupait les salaires, on
    devait comprendre que le personnel de la santé était à part".

    Or,
    on ne voit plus très bien de quel aspect de la vie nationale les
    pouvoirs publics daignent se soucier réellement, au-delà des discours
    convenus. Nous assistons ainsi, impuissants, au délitement de tous les
    pans de la société camerounaise. Qu’avons-nous fait de l’éducation de
    nos enfants ? Aucune rigueur dans le recrutement et la formation des
    enseignants, où, comme dans la police et d’autres concours donnant un
    emploi public direct, c’est davantage l’adoubement dans des " listes "
    (dressées par des pontes et apparatchiks du régime) qui prime sur la
    valeur des candidats. Membres du gouvernement et assimilés rivalisent,
    non pas de projets de développement collectif, mais de niveaux
    d’enrichissement personnel. Les jeunes footballeurs camerounais se
    battent désormais pour émigrer au Bangladesh ou en Guinée équatoriale.
    Les jeunes Camerounaises, elles, ne rêvent que de partir avec un Blanc,
    via internet ou dans une cale de bateau…

    Alors, quand cette
    dégringolade sociale et mortale atteint le secteur vital de la santé
    publique, il faut comprendre que le cancer s’est généralisé. Et aux
    grands maux, les grands remèdes. Pas l’achat précipité des lampes
    rechargeables, non pas une diatribe ridicule contre le journaliste de
    la Crtv qui a effectué le reportage montrant le scandale de l’absence
    d’un groupe électrogène dans un hôpital dit de référence, comme s’est
    employée à le faire la direction de l’hôpital général de Yaoundé après
    le malheureux incident du 28 mai 2006. Il ne s’agit pas d’abandonner
    les boxes de consultation dans les hôpitaux publics aux étudiants de la
    Faculté de médecine et de misérer continuellement le personnel
    médico-sanitaire.

    Les hôpitaux missionnaires, qui ont longtemps
    atténué les insuffisances de l’offre sanitaire au Cameroun, étant aussi
    en régression, c’est un remède de cheval qu’il faut administrer à nos
    formations pour les rendre plus accueillantes, efficaces et
    performantes. Et ce remède, le ministre de la Santé publique et tous
    ceux qui ont la charge de gérer l’intérêt général dans ce pays le
    connaissent.

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