Gare au dicktat des médias et au verouillage en interne au PS.

«Fabius disqualifie le vote par avance parce qu’il sait qu’il a perdu.» , Disent-ils….

Qui oserait prétendre, à
l’exception de François Hollande et de ses partisans, que le processus
de désignation interne au PS a été, jusrqu’ici, "loyal"???

Laurent Fabius aurait-il le
tort, au nom de la solidarité interne au Parti Socialiste, de dénoncer
(enfin) une impartialité qui sotte aux yeux de tous??? Au nom de quel
sacro-saint "dicktat " les autres prétendants à l’investiture socialiste devraient se taire et
renoncer à leurs ambitions respectives, parce que soit-disant un(e)
autre candidat(e), je cite, "se détache nettement dans les sondages".

Fabius a eu raison de
dénoncer ce grotesque verrouillage du processus de designation interne
au PS. Non seulement je souscris à sa critique, j’estime désormais
qu’il devrait le contourner en se présentant directement aux électeurs
français lors de la Presidentielle 2007, car il y va de la crédibilité
de la démocratie.

Elle ne se saurait souffrir du dicktat des médias et du verouillage en interne au PS.

Je vous remercie

Parti socialiste
Hollande, cible des anti-Royal

François Hollande. (REUTERS)
A quatre jours du dépôt des
candidatures socialistes pour la présidentielle, le premier secrétaire
concentre toutes les critiques.
Par Paul QUINIO
QUOTIDIEN : Mardi 26 septembre 2006 – 06:00
François Hollande a une pancarte dans le dos. Avec, en son
centre, l’effigie de Ségolène Royal. A quatre jours de l’ouverture
officielle du dépôt des candidatures à la candidature socialiste
pour la présidentielle de 2007, les concurrents de la présidente de
Poitou-Charentes, toujours intouchable dans les sondages,
accentuent la pression sur le Premier secrétaire du PS. Pas un jour
ne se passe sans que Laurent Fabius, Lionel Jospin et, dans une
moindre mesure, Dominique Strauss-Kahn se relaient pour distribuer
les coups anti-Royal, mais par le biais d’une procuration au nom du
numéro 1 du PS.
Ce soir, comme la semaine passée, les amis de Fabius vont
remettre sur le tapis du bureau national du PS la question de
l’organisation des débats de la campagne interne, qui s’ouvrira le
3 octobre. Satisfait à juste titre de sa prestation lors du grand
oral organisé à Lens devant les militants de la fédération du
Pas-de-Calais, le député de Seine-Maritime réclame la tenue de huit
débats entre les candidats (lire ci-dessous). Surtout, il met
régulièrement en cause l’organisation même du vote militant des 16
et 23 novembre. Ce week-end, dans
le Journal du dimanche, il a estimé que
«les conditions d’une désignation loyale ne sont pas
réunies». 
Dans la ligne de mire des fabiusiens : l’arrivée
massive de nouveaux militants via la campagne d’adhésion organisée
au printemps sur l’Internet, ainsi que le penchant très royaliste
des «grosses fédérations». Derrière ces deux accusations, un seul
et même constat : Hollande roule pour sa compagne.
«Vote au canon». Le porte-parole du PS Julien Dray,
désormais rangé derrière Royal, a répondu hier qu’il n’y avait pas
«des adhérents de première zone et de deuxième zone». Il a
précisé que, pour voter, les nouveaux venus devaient
«être répertoriés», c’est-à-dire avoir pris un contact avec
leur fédération. Hollande brandit, lui, comme
«une fierté» l’arrivée de plus de 80 000 adhérents. A propos
des grosses fédérations, le fabiusien Claude Bartolone n’en revient
toujours pas que Georges Frêche ait pu annoncer, la semaine
dernière, que sa fédération de l’Hérault
«va amener à Royal 85 % des adhérents». «C’est bien la preuve
que nos inquiétudes sur la transparence sont justifiées», 
plaide
le député de Seine-Saint-Denis.
L’entourage de Hollande répond que
«le vote au canon» qui prévaut souvent lors d’un congrès ne
fonctionne pas lors d’un scrutin de désignation comme celui-là. Et
prend en exemple la primaire de 1995 avec le premier secrétaire de
l’époque, Henri Emmanuelli, soutenu par Laurent Fabius, battu à
l’arrivée par Lionel Jospin. Surtout, le rappel au respect des
règles par les fabiusiens, qui avaient transgressé en 2005 le vote
des militants sur la Constitution européenne, laisse
«de marbre» la rue de Solférino : le premier secrétaire
n’acceptera
«aucun procès d’intention de la part de Laurent Fabius». Un
autre hollandais, qui note que le député de Seine-Maritime lors du
congrès du Mans, en novembre, avait déjà contesté les résultats,
prévient :
«Fabius disqualifie le vote par avance parce qu’il sait qu’il a
perdu.» 
«Tohu-bohu». Les piques de Lionel Jospin pointent
davantage la manière dont Hollande n’a pas exercé ses prérogatives
de premier secrétaire.
«Quelque chose n’a pas été préparé», a-t-il récemment déclaré
pour s’étonner du
«tohu-bohu» actuel. Visé : son successeur à la tête du parti,
qui, en ne s’imposant pas depuis 2002, a laissé faire
«le surgissement d’un phénomène médiatique», alias Royal.
L’angle d’attaque jospinien : la démocratie d’opinion qui porte la
candidature de la députée se fait au mépris du parti. Hollande
n’assumant pas son rôle de rempart, Jospin est obligé d’endosser
les habits du commandeur.
Le patron du PS réplique que c’est un comble de lui reprocher de
n’avoir jamais voulu
«transformer le PS en écurie hollandaise», mais d’avoir à
l’inverse toujours
«veillé» à n’interdire aucune candidature, celles de Jospin
ou Fabius comprises. Un de ses amis:
«Ce qui ne leur plaît pas, c’est de ne pas être en situation.
Hollande a joué la carte du rassemblement en repoussant le choix du
candidat. Aucun prétendant n’en a profité.» 
Et d’ajouter, en
pensant à la poussée Royal :
«Mais personne ne peut dire qu’il ne s’est rien passé depuis un
an.» 
L’ultime mise sous pression est venue dimanche du leader du NPS,
Henri Emmanuelli, qui a appelé Hollande à
«renverser la table» en se déclarant candidat. Sans écarter
cette hypothèse, Stéphane Le Foll, le directeur de cabinet de
François Hollande, a indiqué hier sur BFM qu’une candidature du
patron du PS
«ne peut pas être une candidature supplémentaire». Hollande
croit-il vraiment pouvoir rassembler «DSK», Jospin, Lang et Royal
derrière son panache blanc au nom du
«rassemblement» ? Il a prévu d’ici à demain de revoir tout le
monde,
«sauf Fabius», qui a de toute façon indiqué hier soir qu’il
annoncerait officiellement sa candidature dimanche.
«Si on veut se rassembler autour du premier secrétaire, c’est
encore possible», 
confiait hier Hollande. Qui ajoutait à
l’adresse des autres candidats :
«Chacun doit prendre ses responsabilités.» Et lui les
siennes.
© Libération

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