Ne pas innocenter, voire »blanchir », le système et le régime crapuleux qui les corrompt.

"ETONDE ET BOOTO A NGON AUX PORTES DE LA PRISON", Dixit "La Nouvelle Expression".

"Inquiéter tous les gestionnaires et parlementaires qui se sentent mouillés, de près ou de loin, dans quelque affaire louche de la République"…Evidemment!!!

A condition de ne pas ainsi innocenter, voire"blanchir", le système et le régime crapuleux qui les corrompt. Car il ne s’agit pas de "quelques affaires louches de la république", mais d’une République affairiste et mafieuse qui croule sous la corruption de tous ses représentants…y compris le Président de la République et la Première Dame, les ministres,  les députés et  tous les corps constitués.

Alors, OUI à la sanction judiciaire juste et équitable de tous les gestionnaires indélicats des déniers publics. NON au lynchage politique de quelques brebis galeuses.

Je vous remercie.

OPERATION EPERVIER
ETONDE ET BOOTO A NGON AUX PORTES DE LA PRISON

La
levée de leur immunité parlementaire est intervenue hier, à l’unanimité
du bureau de l’Assemblée nationale. Des dizaines d’autres dossiers en
instance.

Nombreux sont les
députés qui, jusqu’à la veille de la convocation du bureau de
l’Assemblée nationale, le 4 octobre, restaient convaincus que la
question de la levée de l’immunité parlementaire de quelques députés ne
pouvait figurer à l’ordre du jour des travaux. Pour la simple raison,
estiment-ils, qu’aucune procédure judiciaire n’était jusque-là engagée
contre un député. Une logique qui tient, au vu des événements récents
que l’hémicycle a connus. Ils se référaient notamment au cas de l’un
des secrétaires du bureau de l’Assemblée nationale, Fon Doh Gah Ganyin
lll, député (Rdpc) du Ngoketunja.

On se rappelle que ce dernier avait été impliqué dans l’assassinat, le
20 août 2004, de John Khotem, l’ancien président de la circonscription
électorale Sdf de Balikumbat, village où le Fon est chef supérieur, à
une vingtaine de km à l’Ouest de Ndop (Nord-Ouest). Une procédure
judiciaire avait été engagée contre les auteurs de la mort par lynchage
d’un citoyen. Et des témoignages concordants avaient établi que le Fon
était l’un des bourreaux du supplicié.

Le président de l’Assemblée nationale avait été formellement saisi de
ce cas par le groupe parlementaire du Sdf. Lequel avait suggéré au Fon
de demander la levée de son immunité, afin de se présenter au tribunal,
selon la procédure en vigueur. Mais, alors que les autres complices
étaient interpellés et mis sous mandat de dépôt depuis plusieurs
semaines, le Fon a continué à opposer quelque résistance à demander, de
son propre chef, la levée de son immunité. Il a fallu une forte
pression conjuguée de l’opinion publique et de la rue dans la province
du Nord-Ouest, pour que le bureau de l’Assemblée nationale se réunisse,
finalement le 14 février 2005, pour procéder à la levée de son
immunité.

La suite est connue. Fon Doh Gah Ganyin lll a été entendu par le
procureur de la République, jugé par le tribunal de grande instance de
Ndop et condamné, solidairement avec ses complices, à 15 ans
d’emprisonnement ferme, avec mandat de dépôt à l’audience. Entre
l’inculpation et la levée de l’immunité, il s’est écoulé près de cinq
mois. Et toute la procédure qui a abouti à la condamnation, a duré plus
d’un an.

Pour les cas de Edouard Etonde et de André Booto’o a Ngon, les choses
sont allées très vite et se sont déroulées d’une manière plutôt
inattendue. Des sources confidentielles au bureau de l’Assemblée
nationale indiquent qu’il pèse sur Edouard Etonde Ekoto des faits de
malversations financières durant son mandat de président du conseil
d’administration du Port autonome de Douala. Les mêmes faits sont
reprochés à Booto a Ngon comme ancien Pca du Crédit foncier du
Cameroun.

Contrairement au cas du Fon de Balikumbat, ces dernières personnalités
n’ont eu contre elles aucune pression judiciaire, jusqu’au moment où
elles ont été convoquées, presque à la veille de l’ouverture des
travaux du bureau de l’Assemblée nationale. Elles ont dû d’ailleurs
rejoindre Yaoundé en catastrophe pour être entendues par les membres du
bureau sur les faits qui leur sont reprochés. Une procédure conforme à
la loi. Car, l’exécutif, comme dans le cas d’espèce, est fondé à saisir
le bureau de l’Assemblée nationale au sujet d’un dossier qui implique
l’un de ses membres, sans que l’on s’embarrasse de tout le tapage qui
avait entouré le cas du Fon de Balikumbat. Une tournure qui est de
nature à inquiéter tous les gestionnaires et parlementaires qui se
sentent mouillés, de près ou de loin, dans quelque affaire louche de la
République.

David Nouwou
Publié le 06-10-2006

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