Je Voterai Fabius en « Homme Libre »

«Lorsque vous aurez à vous prononcer, soyez totalement libres.»

Cette phrase de Laurent FABIUS résonne encore en moi après le piteux spectacle des collibets et des huées que Ségolène Royal a essuyés hier soir au Zenith de Paris.

A l’evidence, les trois candidats à l’investiture socialiste ne jouent pas dans la même cour. Il y a une qui s’inscrit dans une comptétition de séduction en rivalisant des slogans les plus démagogiques pour flatter tout ce que nous avons en nous de plus bas instincts, il y a un autre qui joue sur la fibre moderniste, voire réformiste, occultant sciemment de mentioner qu’en économie de marché "le compromis ou le contrat" mène souvent à la compromission, enfin il y a un dernier qui s’incrit dans une véritable optique présidentielle avec un projet clair, des mesures claires et une vision de la societé nationale et internationale ambitieuse pour la France.

Hier le nouveau militant du PS que je suis a pris sa décision définitive: JE VOTE LAURENT FABIUS.

Politiques

Au Zénith, le PS fait monter les décibels

REUTERS.
Les trois candidats PS participaient hier soir à Paris au deuxième débat régional.
Par David REVAULT D’ALLONNES
QUOTIDIEN : vendredi 27 octobre 2006

Ils ont, d’emblée, fait entendre leurs voix. Le maire de Paris,
Bertrand Delanoë, avait pourtant insisté, en introduction : le
candidat désigné
«aura besoin de tous». Mais, avant même l’entrée en lice des
compétiteurs, leurs supporteurs ont rivalisé de décibels, à coups
de
«Ségolène», «Laurent» ou
«DSK». A l’école des primaires, le PS passait un nouvel
examen, hier soir au zénith de Paris. Une semaine après la
confrontation de Clermont-Ferrand, l’enjeu, évidemment, tenait à
l’endroit, et à ses juteuses parts de marché : la fédération de
Paris, désormais la première de France avec pas loin de 20 000
adhérents. Et, au-delà, les fédérations franciliennes, près du
quart des 200 000 militants appelés à voter. Patrick Bloche,
premier secrétaire de la fédération de Paris, s’attendait à un
débat
«plus rock’n’roll que Clermont». La salle, comme prévu, s’est
révélée des plus ardentes.
La formule, elle, demeurait inchangée. Un quart d’heure de
présentation par candidat, puis trois réponses aux mêmes questions
thématiques : banlieues, précarité, Europe. L’entourage de Ségolène
avait bien tenté, hier, d’en obtenir une quatrième sur la
démocratie. Refusée par ses concurrents.
«On ne pouvait pas lui laisser la chance de se rattraper sur les
jurys citoyens», 
lâche un membre d’une écurie rivale.

D’emblée, Laurent Fabius a joué de la fibre militante pour
s’offrir Ségolène Royal :
«Des idées nouvelles jaillissent autour de nous, et notamment
chez nous. Je voudrais proposer ici l’idée la plus nouvelle : qu’en
2007 le candidat désigné par le PS applique le projet
socialiste.» 
Déluge d’applaudissements. Avant de faire bondir la
salle ­ huées et acclamations mêlées, cette fois ­ en évoquant le
référendum sur la Constitution. Désormais, Laurent Fabius colle au
petit livre rose sur tous les sujets.
«On présente les militantes et militants du PS comme des
passéistes parce qu’ils soutiennent leur projet. Il faut rendre
justice au projet et aux militants», 
a martelé l’ancien Premier
ministre, qui a conclu sur cette exhortation :
«Lorsque vous aurez à vous prononcer, soyez totalement
libres.»

Au petit jeu du volume sonore, Ségolène Royal a,
incontestablement et à maintes reprises, suscité le plus de
réactions : à la fois délire d’applaudissements et nombreux lazzis.
Veste rose, la candidate s’est réjouie de l’
«extraordinaire moment démocratique». Avant de répliquer à
Laurent Fabius :
«Même avec un excellent projet, un excellent bilan, le peuple
français n’est pas forcément au rendez-vous. Aujourd’hui, rien
n’est acquis.» 
Et, pour défendre son rapport privilégié à
l’opinion, de brandir le 21 avril :
«On pourra toujours dire : les enquêtes ne reflètent rien. Mais,
à force de ne rien voir, on a ensuite une insurrection dans les
urnes.» 
Après avoir essuyé des sifflets sur une de ses formules
favorites ­
«N’ayons pas peur du peuple» ­, la favorite des sondages
s’est autorisé une idyllique formule :
«La démocratie, c’est comme l’amour. Plus il y en a, plus elle
grandit…»

«La politique est de retour», a ensuite attaqué Dominique
Strauss-Kahn, qui a appliqué la carte sociale-démocrate aux sujets
du jour.
«Il faut mener la réforme, pas seulement dans les cent premiers
jours, mais du premier au dernier jour», 
a-t-il lancé à
l’adresse de Laurent Fabius. Non sans régler son compte à
«l’ordre juste» de sa rivale :
«Je suis, vous êtes des progressistes. L’ordre est nécessaire,
mais ne peut constituer un projet pour les
socialistes.» 
Dominique Strauss-Kahn, après avoir prôné une
«société de confiance, pas de surveillance», a conclu en
appelant de ses voeux
«un Parti socialiste qui gagne, qui gagne et qui gagne
encore». 
A l’applaudimètre ?
© Libération

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s