Drôle d’ambiance dans la presse privée camerounaise…

Tout
de même, drôle d’ambiance dans la presse privée camerounaise…où les
démissions-licenciements se ramassent à l’appel, pour des raisons
inavouables et pourtant connues de tous.

Bref, à défaut d’obternir la transparence necessaire sur les
licenciements-demissions encours au "Messager", revendiquons notre
liberté "d’interprétation" et d’opinion…sur sa ligne éditoriale qui
a, à maintes reprises, violé la déontogie attendue d’une entreprise de
Presse, sous le couvert de cette Liberté de la Presse qui nous est si
chère.

Pauvre Cameroun de BIYA!!!

PIUS NJAWE

“L’AFFAIRE DU HILTON EST LA GOUTTE D’EAU QUI A FAIT DEBORDER LE VASE”

Richard Touna et Alex Gustave Azebaze ne font plus partie de
l’équipe du journal Le Messager. Le premier a décidé de partir, le
second a été remercié. Les deux confrères n’ont pas souhaité faire de
commentaire sur la question. Nous avons rencontré leur ancien patron,
pour comprendre.



Nous venons d’apprendre que vous vous êtes séparé de l’un de vos
journalistes avec lequel vous travaillez depuis plus d’une dizaine
d’années, en l’occurrence Alex Gustave Azebaze. Que s’est-il passé ?

Les raisons sont simples. Nous avons estimé que nous ne pouvons plus
continuer à entretenir avec lui des liens de collaboration pour un
certain nombre de manquements professionnels que nous avons jugés assez
pour être tolérés. J’ai pris une décision que j’assume pleinement.



Est-ce qu’on peut dire que cela est lié à cette affaire du Hilton
dans laquelle Alex Azebaze a été entendu par la police à Yaoundé ?

Les gens peuvent en faire l’interprétation qu’ils veulent, mais ce
n’est pas du tout lié à l’affaire du Hilton. Même si l’affaire du
Hilton est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.



Comment ?

Je veux être bien compris. Il ne faut pas que les gens aillent dire
qu’on l’a licencié pour l’affaire du Hilton. Il a eu des manquements
dans cette affaire, comme d’ailleurs d’autres journalistes du Messager.
Tous ceux qui avaient à faire que ce sujet soit traité sereinement par
Le Messager et qui ne l’ont pas fait ont reçu des demandes
d’explication, jusqu’au rédacteur en chef. Et ceux qui, au terme de
leurs explications, ont été convaincus de manquements ont été punis. Et
il y en a qui ont eu des demandes d’explication. Monsieur Azebaze s’en
est aussi expliqué. Mais, comme ce manquement venait s’ajouter à
d’autres qui n’ont vraiment rien à voir avec l’affaire du Hilton, j’ai
estimé que c’en était trop. Et je vous précise que s’il ne s’était agi
que de l’affaire du Hilton, je ne me serais pas séparé de monsieur
Azebaze. Et je précise qu’au terme de l’enquête que j’ai initiée dans
le cadre de cette affaire, il est établi que personne au Messager n’a
perçu un centime, ni de monsieur Juimo Monthe, ni de quelqu’un d’autre.
Donc, l’enquête que j’ai menée personnellement a dédouané mes
collaborateurs, y compris moi-même.



Ce licenciement intervient au moment où un autre de vos
collaborateurs, Richard Touna de l’agence de Yaoundé, décide aussi de
vous quitter. Comment comprendre cette coïncidence ?

C’est ce que l’un de vos confrères ce matin a appelé : “démission
licenciement”. Je ne sais pas trop comment cela peut s’expliquer.
Monsieur Touna était un reporter au Messager. Et comme vous êtes
journaliste et avez le sens de discernement, je vous renvoie dans les
colonnes de notre journal, et vous regardez les articles de monsieur
Touna depuis même l’année dernière. Vous constaterez qu’il ne traite
plus que les informations institutionnelles. Il est grand reporter, ce
qui veut dire que son chantier est vaste au Messager. Lundi dernier, je
lui ai fait une note pour lui dire que je ne voulais plus voir tel type
d’information dans Le Messager. Cela a suffi pour qu’il m’envoie une
lettre dans laquelle il m’annonçait qu’à partir du 1er décembre, il
arrête sa collaboration avec Le Messager, pour des raisons de
convenance personnelle. Je lui ai rétorqué : “ Je prends acte. Et je
vous comprends. Donc, ne pouvant plus utiliser les colonnes du Messager
pour servir des intérêts inavoués, vous préférez partir ? Vous avez
décidé de partir le 1er décembre, moi, je vous fais partir le 1er
novembre ”. Donc, démission licenciement, appelez cela comme vous
voulez. C’est ce qui s’est passé.

Propos recueillis par

La Nouvelle Expression
Publié le 02-11-2006

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