Procès en sorcellerie des intellos socialistes…Bonjour les dégats, Camarades!!!

Nous lisons, comme avaient coutume de dire les soutiens de Georges ww.BUSH aux Etats-Unis, qu’importe l’intelligence pourvu que notre candidat(e) puisse et/ou sache "articuler"…que l’on puisse "comprendre"…d’ailleurs les "conseillers" seront là au cas où il ou elle se révèle défaillant dans l’execice de ses fonctions présidentielles.La suite nous la connaissons…

Et l’on voit germer le même procès en sorcelerie qui était fait contre ces intellos démocrates, en France Fabusiens ou StraussKhaniens, qui connaissent leurs dossiers, parlent un langage "incompréhensible des Français" et osent briguer l’investiture présidentielle du Parti Socialiste qui "tient sa candidate" grace aux sondages….

Bref les "intellos" DSK et Fabius ont eu tort de rappeler à la candidate désignée par l’appareil socialiste que le traité de non prolifération nucléaire, dont est signataire l’Iran, ne lui interdit pas d’acquérir le nucléaire civil, mais uniquement le nucléraire militaire…Crime de lèse majesté pour une candidat(e)  "royal" qui pense uniquement ce que "pense les français" sur la France et le Monde…Bonjour les dégats, Camarades.

Un dernier débat très diplomatique

Mardi soir sur la Chaîne parlementaire. REUTERS
Troisième rencontre
télévisée, hier soir, entre les candidats socialistes, sur
l’environnement, l’Europe et la politique extérieure.
Par Paul QUINIO, David REVAULT D’ALLONNES
QUOTIDIEN : mercredi 8 novembre 2006
Trois débats, trois candidats, trois postures distinctes.
Suffisant pour assurer deux tours ? Au lendemain de la dernière
rencontre télévisée entre prétendants socialistes, rien n’indique
que l’exercice, à lui seul, puisse remettre en cause l’irrésistible
ascension de l’élue des sondages. Car, si la campagne interne a,
récemment, bousculé la chronique du triomphe annoncé de Ségolène
Royal, c’est moins au cours de leurs matchs sur la Chaîne
parlementaire que dans les prises des positions, les coups et les
offensives des uns et des autres que semble s’être joué
l’essentiel. Le rendez-vous d’hier soir, dédié aux thématiques
européennes, internationales et environnementales, l’a
confirmé.

Sillon. De ce point de vue, peu de surprises dans le
débat d’hier, au cours duquel chaque compétiteur a creusé son
sillon.
«L’Europe par la preuve», pour Royal, qui, persistant à jouer
la carte du concret, a plaidé pour l’
«élaboration d’un ordre international juste». «L’Europe par la
gauche», 
a insisté Laurent Fabius, qui a pointé le
«rôle de l’hyperpuissance américaine» et soigné son profil
présidentiel. L’Europe par le compromis et la relance de l’axe
franco-allemand, selon Dominique Strauss-Kahn, qui, avec ses
camarades, n’aurait
«pas de différence de fond, mais une différence de
méthode».

Peu de surprises, donc, mais, aussi, peu d’escarmouches. Les
concurrents ont même poussé l’audace jusqu’à échanger directement
quelques phrases ! Inimaginable dans la formule corsetée des
débuts. Car, à l’école des primaires, le PS, initialement, avançait
dans l’inconnu. Avant la première confrontation télévisée, le 17
octobre, Royal avait même laissé planer le doute sur sa
participation à des débats qui, selon elle, risquaient d’être
«détournés de leur véritable destination» :
«A ce moment-là je me réserve le droit de ne pas m’y
assujettir.» 
Un faux pas, s’étaient délectés ses rivaux, qui
n’avaient pas manqué d’en conclure que la présidente de la région
Poitou-Charentes, par manque de fond, redoutait ces
confrontations.
Policé. Un temps fragilisée par cette charge,
Ségolène Royal en aura, à l’arrivée, tiré profit. Attendue au
tournant, elle n’a pas, sur les questions économiques et sociales,
chancelé. Au point que sa prestation, face à deux ex-patrons de
Bercy, fut jugée
«aussi bonne que celle des autres», de l’avis général. Malgré
un recours fréquent au local, qui avait bien fourni un angle
d’attaque ­ maigrelet ­ à ses deux adversaires :
«Ségolène Royal, c’est beaucoup la France des
territoires», 
dixit Jean-Marie Le Guen, proche de DSK.
«On a appris beaucoup de choses sur le
Poitou-Charentes», 
s’était moqué le fabiusien Henri Weber. Un
premier rendez-vous globalement très policé, la principale ­
quoique légère ­ passe d’armes ayant opposé Strauss-Kahn et Fabius.
Et, au coup de sifflet final, trois prétendants qui se quittaient
sur un match nul.

Saignant. Autre débat, autres moeurs. Le second
rendez-vous télévisuel, consacré aux questions sociétales,
infiniment plus clivantes, se révéla aussi nettement plus punchy.
Fidèle à son habitude, Royal, quarante-huit heures plus tôt, avait
balancé un pavé dans la mare en dégainant ses
«jurys citoyens» chargés d’évaluer le travail des élus. Effet
garanti, mais à double détente : munitions fournies à ses
concurrents sur le thème du
«populisme» de la candidate ; mais, aussi, obligation pour
ces derniers de s’avancer sur son terrain. La confrontation est
saignante, et les compétiteurs ne se font aucun cadeau.
«Il n’y a pas ceux qui sont pour une proposition extrêmement
discutable et ceux qui ne connaissent rien à rien et vivent en
dehors du monde», 
tacle Laurent Fabius. Réplique cinglante de
Royal, épinglée sur son concept d’
«ordre juste» :
«Pour ceux qui sont en haut du panier tout va très bien, ils ont
tout […]. Et les autres ? Ils sont les victimes de la
déréglementation économique et financière. Il faudrait croire que
tout va bien. Non, tout ne va pas bien !»

«Epreuves». De fait, le surlendemain, le meeting
parisien du Zénith confirme que le climat n’est plus au beau fixe
pour la compagne de François Hollande, sifflée par des militants
socialistes.
«J’ai pris cela comme une épreuve
supplémentaire», 
glisse-t-elle à la sortie, alors que ses
partisans hurlent au traquenard monté par les amis de DSK, accusés
d’avoir
«fait» la salle. Mais le mal est fait : l’idée que Royal,
toujours largement en tête dans les sondages mais dévissant de 15
points dans l’un d’entre eux, n’est pas certaine de l’emporter dès
le premier tour s’installe. DSK, lui, pousse son avantage :
«Je peux battre Ségolène», assure-t-il dans
Libération . Pendant que l’équipe royaliste appelle à une
mobilisation ­ ce qu’elle avait jusqu’ici négligé ­ et que Fabius,
de son côté, promette
«des surprises» au soir du 16 novembre. Pas sûr qu’à neuf
jours du vote militant le débat d’hier ait été suffisamment
«surprenant», à lui seul, pour les assurer.
© Libération

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s