« La corruption : une option et une autre » ….Evidemment!!!


"La corruption : une option et une autre" ….Evidemment!!!

"Rigueur et Moralisation"…"Opération Epervier"…"200, 400,voire 15 millions de dossiers en instance"…Toujours les mêmes subterfuges démagogiques des gouvernements successifs pour occulter une même réalité: la corruption au Cameroun est un système politique. La combattre réellement et efficacement consisterait à "scier la branche sur laquelle le régime et/ou la Famille BIYA est assis".

Le reste n’est que de la pure gesticulation médiatique qui permet à un tyran, au mieux de tromper la vigilance des bailleurs de fonds internationaux, au pire de rendre inépuisable son offre des 15 millions de potentiels sacrifiés camerounais, qu’il saura toujours monnayer auprès des inquisiteurs internationaux en échange du bien-être de sa progéniture.

Ainsi va le Cameroun de BIYA.

Quotidienmutations

POLITIQUE | 22 Nov 2006

La corruption : une option et une autre

Le phénomène gagne rapidement le terrain : chaque ministère se dote de
sa " cellule de lutte contre la corruption ". Le plan de combat est la
même partout : on concocte des slogans, on produit des affiches et des
tracts qu’on colle aux murs des édifices publics.

Par Xavier Messè Dans les mêmes ministères, les collaborateurs du
chef de département pouffent de rires à la lecture des messages
invitant les Camerounais à " plus de patriotisme et de civisme dans
leurs comportements ". Ces affiches et autres objets publicitaires qui
les accompagnent sont produits par ceux là même qui constituent
l’épicentre de la corruption. Par les modes d’attribution des marchés
et la surfacturation qui en découle, la corruption est présente dans le
circuit d’un bout à l’autre.

Toute cette gesticulation tendant à donner l’impression qu’on
combat le fléau a un but : rassurer l’opinion internationale et les
chancelleries des grandes puissances installées à Yaoundé que le
gouvernement est résolument engagé à combattre la corruption. Au fond,
personne n’y croit, nulle n’a intérêt à voir le fléau disparaître. Le
mal est sorti depuis longtemps du stade de son éradication par la
sensibilisation et la prévention. Seule la répression sévère viendrait
à bout de la corruption.

Mais, est – il possible de lutter contre un mal qui n’est pas
spontané ? Qui a été crée pour des sinistres desseins de stratégies
politiques ? Il y a lieu d’en douter. De temps à autre, quelques têtes
sont sacrifiées. Leur culpabilité, en dehors du système collectif qui
les a employés, n’est pas souvent établie. Le peuple avide de justice
applaudit; le baromètre du Cameroun sur le plan international oscille.
On oublie, le temps passe.

Quelqu’un a dit : " éradiquer la corruption au Cameroun
reviendrait à scier la branche sur laquelle le pouvoir est assis ". Si
tel était le cas, le choix n’est pas difficile à faire pour les
initiateurs de la corruption : on opte pour le panthéon de l’Histoire,
on construit un Cameroun fort, riche de ses enfants. Cela passe par un
réel combat contre la corruption, par des réalisations osées, et par la
revalorisation de la cellule familiale, garant des ressources humaines
viables pour la nation.

Tout autre option qui s’écarterait de celle-là, satisferait des
ambitions narcissiques, égoïstes, et insuffisamment patriotiques.

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