Désolé Camarades, Je voterai Bayrou en 2007.

Enfin un candidat courageux qui assume pleinement ses convictions politiques, face à un duo médiatique et manipulateur…L’éphèmère militant socialiste que je fus, jusqu’à l’investiture d’une madone des sondages estamplillée "socialiste", n’aura aucune gêne intellectuelle à voter François Bayrou à l’élection présidentielle 2007, dès lors que le suicide du Parti Socialiste est consommé.

François Bayrou, candidat du «modèle républicain»

François Bayrou annonce sa candidature à la Présidentielle le 2 décembre. Photo REUTERS
Serres Castet
(Pyrénées-Atlantique) ENVOYEE SPECIALE. Le patron de l’UDF avait choisi
ses terres béarnaises pour se déclarer dans la course à l’Elysée • Il
fustige le «modèle matérialiste» et conteste la stratégie des «boucs
émissaires» des autres candidats
Par Nathalie Raulin
LIBERATION.FR : samedi 2 décembre 2006

«Où est Babeth ?». Sous la mitraille des photographes, François Bayrou s’inquiète soudain de sa femme. Son absence à cet endroit qui l’ «engage»,
à cet instant solennel n’est pas naturel. Les yeux du leader de l’Udf
fouillent la foule réunie sur la place de la mairie de Serres Castet,
son berceau familial et cœur de son fief des Pyrennées Atlantique, à la
recherche de sa compagne de toujours, mère de ses six enfants. Pressé
par son auditoire, le béarnais s’élance: «Je suis candidat à la présidence de la République». C’est dit.

Après Jean-Marie Le Pen en avril, Segolène Royal et Nicolas Sarkozy
fin novembre, c’est au tour de François Bayrou d’entrer dans la course
pour l’Elysée. Devant ses électeurs et amis, c’est un Bayrou concentré
qui décrit les «crises», chômage, dette publique, insécurité, fuite des cerveaux ou panne de l’Europe, que doivent affronter les français. «Chacune de ces crises est à elle seule immense, et nous devons maintenant les affronter toutes ensemble» commence t-il. «On
ne peut plus continuer dans la guerre civile ridicule et sourde d’une
moitié du pays contre l’autre (…) Nous n’avons plus le temps de nous
invectiver, de défaire perpétuellement ce que les autres ont fait»
. Pour expliquer ces problèmes, ses rivaux désignent des «boucs émissaires»,
les juges, les professeurs, les syndicats, les fonctionnaires. Sa
démarche, prétend t-il, est inverse : pour le centriste, le modèle
républicain est en «péril», face au «modèle matérialiste» uniquement guidé par «l’argent». L’urgence est donc à la «réconciliation», «au rassemblement». «c’est ma conception de chef de l’Etat» insiste le député des Pyrénées-Atlantique qui pour la première fois esquisse les contours de son hypothétique gouvernement : «une
équipe pluraliste, équilibrée, des démocrates venus de bords différents
avec mission de mettre en œuvre le même projet républicain»
.

A la droite, il emprunte «l’esprit d’entreprendre» et le «goût de l’ordre» et à la gauche, «la solidarité», l «égalité des droits».
Pour concrétiser le propos, François Bayrou invoque les grands anciens,
de droite (Charles de Gaulle à la Libération et en 1958) mais aussi du
centre (Valéry Giscard d’Estaing) mais aussi de gauche (Pierre Mendes
France, Michel Rocard et Jacques Delors). Dans un entretien paru samedi
dans la République des Pyrénées,
Bayrou confesse d’ailleurs avoir regretté que Delors a choisi de ne pas
se présenter à l’élection présidentielle de 1995. Lui ne flanche pas :
«La France a besoin de changer de logique» martèle Bayrou. Quand il
s’est retourné, Babeth était à ses côtés.

© Libération

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