Jean-Marie n’a plus besoin de faire campagne, les Français s’en, charge…Alors rendez-vous à la garden party de l’Elysée le 14 Juillet 2007!!!!!

La banalisation des idées de M. Le Pen le fait progresser
LE MONDE | 14.12.06 | 14h50  •  Mis à jour le 14.12.06 | 14h58

epuis
le début de l’automne, le président du Front national n’a cessé d’être
encouragé par les sondages : les intentions de votes en sa faveur
seraient, cinq mois avant l’élection présidentielle, à un niveau
équivalent (17 %) à son score du 21 avril 2002 (Le Monde du 25 novembre).

L’enquête annuelle réalisée par TNS-Sofres pour Le Monde et RTL sur l’image du FN permet de comprendre cette évolution. Elle confirme le succès de la stratégie de " dédiabolisation"
encouragée par Marine Le Pen qui estompe les positions les plus
extrémistes du FN (par exemple sur l’immigration) et promeut un image
plus "comestible", notamment à droite.

L’adhésion globale aux idées défendues par
Jean-Marie Le Pen se confirme et progresse : elle atteint 26 %, soit
son niveau le plus élevé depuis dix ans, exception faite de mai 2002
(28 %). Certes, 70 % des sondés continuent d’être en désaccord, mais
c’est 10 points de moins qu’à la fin des années 1990.

De même, 29 % des personnes interrogées considèrent que le FN ne représente pas " un danger pour la démocratie".
Ces jugements positifs ont progressé de 10 points depuis 1997, tandis
que les jugements négatifs de ceux qui perçoivent le FN comme un danger
se situent à 65 %, soit une dizaine de points de moins qu’à la fin des
années 1990.

Les Français sont de moins en moins nombreux à juger " inacceptables"
les positions de M. Le Pen : ils ne sont plus que 34 %, contre près de
la moitié (48 %) en 1997. En revanche, la part de ceux qui les jugent
seulement " excessives" a progressé de 11 points (47 % contre 36 % en 1997), tandis que 15 % estiment qu’elles sont " justes" (9 % en 1997).

IMAGE MOINS EXTRÉMISTE

L’analyse
des principaux thèmes défendus par le président du Front national est
très éclairante. Ainsi, sa défense des valeurs traditionnelles est
désormais approuvée par 39 % des sondés (contre 53 %), en progression
de 6 points en un an. Ses positions sur la situation dans les banlieues
sont approuvées par 33 % (contre 55 %), sur la sécurité et la justice
par 32 % (contre 56 %).

Ses critiques contre la "classe politique"
sont partagées par 29 % des sondés, soit un niveau record pour ce thème
typiquement poujadiste, tandis que 60 % les désapprouvent. Enfin 22 %
approuvent ses positions sur les impôts. Sur tous ces sujets, le niveau
d’approbation enregistre des progressions significatives de 4 à 8
points en un an.

En revanche, les credos fondamentaux du FN
n’exercent plus le même attrait. C’est particulièrement net pour ses
positions sur les immigrés, approuvées par 24 % des sondés (contre 69
%), soit un étiage au plus bas par rapport aux années 1990.

Plus
nettement encore, la préférence nationale – qui est au coeur du projet
du parti d’extrême droite – fait beaucoup moins recette. Pour 18 % des
personnes interrogées (contre 80 %) " on doit donner la priorité à un Français sur un immigré en situation régulière en matière d’emploi"
; c’est le cas pour 22 % (contre 77 %) en matière de prestations
sociales. En 1991, 45 % et 43 % des sondés étaient d’accord avec ces
revendications du FN et ils étaient encore 31 % en 1998.

Au total, moins des deux tiers des Français (65 %) considèrent Jean-Marie Le Pen comme " le représentant d’une extrême droite nationaliste et xénophobe", tandis que 28 % le voient comme le représentant d’une "droite patriote et attachée aux valeurs traditionnelles".

Ce
constat n’est pas de nature à rassurer Nicolas Sarkozy. Les
sympathisants de l’UMP sont en effet loin d’être insensibles à l’image
moins extrémiste du président du FN : 36 % d’entre eux sont d’accord
avec ses idées (contre 61 % d’avis contraire) ; 39 % considèrent qu’il
ne représente pas un danger pour la démocratie ; enfin, 19 % estiment
que ses positions sont justes et 58 % les jugent seulement excessives
(contre 22 % seulement qui les qualifient d’inacceptables).

La
porosité de la frontière idéologique entre la droite et le FN est
d’autant plus embarrassante pour le candidat de l’UMP que les Français
semblent dubitatifs sur l’efficacité de sa stratégie anti-Le Pen. A
peine deux sondés sur trois estiment que M. Sarkozy peut faire baisser
(16 %) ou limiter (23 %) la progression du vote FN ; au contraire, 25 %
pensent qu’il fait monter ce vote et 23 % qu’il n’y change rien.

Christiane Chombeau et Gérard Courtois

Fiche technique

Ce
sondage a été réalisé par TNS-Sofres, pour RTL et Le Monde, les 6 et 7
décembre, auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de
la population âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas,
interrogées en face à face à leur domicile. Le Monde, RTL et la Sofres
réalisent ce baromètre de l’image du Front national depuis 1984. Les
résultats de ces enquêtes sont consultables, depuis 1999, sur le site
de TNS-Sofres (tns-sofres.com).

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