La réponse s’impose d’elle-même, Monsieur Le Président.

Lundi 01 Janvier 2007

Une
question que vous auriez-dû vous poser depuis le 06 Novembre 1982,
et à vos nombreuses victimes camerounaises qui croupissent dans les prisons et la misère depuis 24 ans, Monsieur Le Président!!!

"Comment se fait-il que notre pays, richement doté par
la nature et le climat, qui dispose de ressources humaines reconnues,
qui jouit de la paix et de la stabilité, comment se fait-il, dis-je,
que notre pays tarde à assurer son décollage économique ?…"


La réponse s’impose d’elle-même, Monsieur Le Président.

Nouvel an 2007: Discours du Chef de l’Etat

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© CRTV

"…une
question se pose. Comment se fait-il que notre pays, richement dote par
la nature et le climat, qui dispose de ressources humaines reconnues,
qui jouit de la paix et de la stabilité, comment se fait-il, dis-je,
que notre pays tarde à assurer son décollage économique ?…"
  Nouvel an 2007: Discours du Chef de l’Etat
"…une
question se pose. Comment se fait-il que notre pays, richement dote par
la nature et le climat, qui dispose de ressources humaines reconnues,
qui jouit de la paix et de la stabilité, comment se fait-il, dis-je,
que notre pays tarde à assurer son décollage économique ?…"

Discours de fin d’année 2006 du Président de la République du Cameroun.

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

L’année 2006 a été, je crois, une bonne année pour le Cameroun.

Nous avons atteint deux de nos objectifs, et non les moindres.

En
effet, nous avons trouvé un accord équitable avec le Nigeria sur
I’application de I’arrêt de la Cour Internationale de Justice
concernant notre contentieux territorial.

Par ailleurs, le
FMI et la Banque Mondiale ont reconnu que nos efforts nous qualifiaient
pour I’atteinte du point d’achèvement de I’initiative PPTE.

De
la sorte, nous avons créé des conditions essentielles a la poursuite de
notre combat pour le développement ainsi que de notre croisade contre
la pauvreté. En obtenant d’une part des garanties pour notre sécurité
extérieure sans laquelle tout progrès serait aléatoire. En nous
assurant d’autre part le soutien du FMI et de la Banque Mondiale et, a
travers ces institutions, celui de la communauté financière
internationale.

Objectivement, ce constat me paraît très encourageant.

Voyons
donc ensemble, secteur par secteur, comment les choses se sont passées
et quelles sont les perspectives qui se dessinent pour les prochaines
années.

Pour des raisons évidentes, nous avons dû donner la priorité a I’économie.

Il
convenait dans un premier temps de rétablir I’équilibre de nos finances
publiques. Pour l’essentiel, cela a été fait. II nous fallait aussi
procéder à un certain nombre de réformes structurelles et améliorer
notre gouvernance. Cela a été réalisé en partie ou est en cours de I
‘être.

Ce sont ces efforts qui nous ont permis d’accéder au
point d’achèvement. J’en ai tire devant vous les enseignements a
I’époque. J’ai souligné qu’il s’agissait d’une nouvelle étape qui
devait être celle de la relance de la croissance, seule façon de créer
des opportunités d’emploi et de faire régresser durablement le chômage.
Et de façon générale, d’assurer la progression de notre économie.

A
différentes occasions, j’ai indiqué quels devaient être les grands axes
de I’action gouvernementale pour y parvenir. Permettez-moi de les
rappeler brièvement.

Notre défi le plus urgent doit être
d’augmenter l’offre d’énergie, a la fois pour satisfaire les besoins
croissants de la population et pour répondre a la demande des
entreprises.

Parallèlement, il est nécessaire que nous
développions nos infrastructures de base, telles que routes, chemins de
fer, installations portuaires, liaisons téléphoniques, Internet, etc.,
indispensables à l’avènement de notre nouvelle économie.

Dans
le même ordre d’idées, nos choix stratégiques devront privilégier
autant que possible la transformation de nos matières premières afin
d’en obtenir une plus grande valeur ajoutée de nos exportations.

Cette
évolution devrait s’avérer profitable, en particulier pour nos échanges
au sein de la CEMAC qu’il convient en tout état de cause de stimuler au
bénéfice de l’intégration régionale.

Enfin, il nous faudra
améliorer l’environnement des affaires, en assurant aux opérateurs
économiques une sécurité juridique convenable, un traitement fiscal
équitable et de meilleures garanties pour les investissements.
L’établissement d’un climat de confiance entre l’Etat et le secteur
privé, qui pourrait donner naissance à un véritable partenariat, serait
une donnée essentielle de la croissance.

Nos entreprises, et
en particulier les PME/PMI qui représentent une partie non négligeable
de notre tissu économique, rencontrent de grandes difficultés pour
financer leurs activités. Nos agriculteurs qui composent une proportion
importante de notre population active, connaissent des problèmes du
même ordre. Et que dire des milliers et des milliers de gens modestes
auxquels une mise de départ suffirait pour créer une petite activité.
Des solutions adaptées aux besoins de ces différentes catégories
devront être recherchées auprès d’établissements financiers appropriés,
sans écarter le recours au micro-crédit qui connaît le succès dans
certaines parties du monde.

Au cours des derniers mois,
différentes actions ont été entreprises selon ces grands axes. Elles se
proposent de porter notre économie à un niveau plus élevé,
qualitativement et quantitativement.

Pour ce qui est de
l’énergie, il s’agit d’exploiter nos ressources hydrauliques et
gazières. Il est urgent que nous mettions en chantier de nouveaux
barrages et de nouvelles centrales.

Cet apport d’énergie est
en effet indispensable a la réalisation de nos grands projets
industriels, qu’il s’agisse de l’augmentation de notre production
d’aluminium, de la création d’un pole de construction navale, du
développement d’une industrie chimique et pétrochimique, de la
réorganisation de la filière coton / textile, de l’exploitation de nos
minerais comme la bauxite, le fer et le cobalt, sans oublier bien sûr
le programme de reconversion de la banane plantain. Qu’on ne s’y trompe
pas, il s’agit bien d’une véritable mutation de notre industrie qui
pourrait changer la face des choses au Cameroun.

L’attention
portée a ces grands projets ne doit pas nous faire oublier que la
finalité du développement économique reste le progrès social.

Il
est indéniable que des avancées sensibles ont été effectuées dans les
secteurs de l’éducation et de la santé. Sans entrer dans le détail, je
rappellerai que de nouvelles écoles ont été construites et que des
milliers d’enseignants ont été recrutés. La réussite scolaire en a
bénéficié. De même, les actions fortes engagées pour lutter contre la
tuberculose et le paludisme et pour freiner l’extension du SIDA, ces
actions, facilitées par une meilleure couverture médicale, ont eu des
résultats incontestables.

Des efforts ont également été faits
pour améliorer l’accès de la population à l’eau potable, à
l’électricité et au logement dans les zones urbaines.

Je suis
bien conscient que cela est loin d’être suffisant. Mais ce n’est qu’un
début. En effet, les concours financiers importants, provenant de
l’annulation de la dette, seront principalement affectes aux
infrastructures a vocation sociale. On peut en attendre une réelle
amélioration des conditions de vie des Camerounais. J’ai donné
instruction au gouvernement d’en faire une de ses priorités.

Plusieurs
aspects de la vie quotidienne sont concernes. En premier lieu, le
pouvoir d’achat qui est évidemment conditionné par le niveau de
rémunération. Beaucoup de ménages ont de grandes difficultés à faire
face aux diverses charges de la famille. Lorsque celle-ci est touchée
par la maladie ou Ie chômage, la situation devient dramatique.

Le
retour de la croissance qui s’annonce devrait nous donner des marges de
manoeuvre pour réexaminer le problème. De la même façon, une activité
économique plus soutenue est susceptible d’avoir sur le chômage un
impact positif en relançant l’emploi que l’Etat, de son côté, avec ses
moyens et a travers la professionnalisation de l’enseignement,
s’efforce de favoriser.

Par le contrôle des prix des produits
de première nécessité et des services, il veille d’autre part à
prévenir les hausses injustifiées ou spéculatives. Des mesures ont été
prises récemment a cet effet. D’autres sont à l’étude.

L’amélioration
des conditions de vie c’est aussi la sécurité dans tous les sens du
terme. Le grand banditisme dans nos villes, les coupeurs de routes dans
les zones rurales demeurent un souci permanent pour nos populations et
une grave préoccupation pour les pouvoirs publics. Malgré les résultats
incontestables obtenus par les forces de l’ordre, la menace perdure.
Nous ailons donc intensifier notre combat contre ce fléau en dégageant
une nouvelle fois des moyens supplémentaires et en sanctionnant les
coupables de manière exemplaire. Si, par ailleurs, le corps social se
mobilise autour des forces de l’ordre, nous pouvons envisager avec
confiance l’éradication durable du phénomène de l’insécurité.

L’insécurité
est aussi présente sur nos routes. Imputable à l’imprudence, a
l’inconscience de certains conducteurs, au mauvais état des véhicules,
elle fait chaque année plusieurs victimes. Nous ne pouvons pas
continuer comme cela.

J’ai dit plus haut que l’accord conclu
à GREENTREE avec le Nigeria levait une hypothèque sur notre
développement. J’aurai l’occasion d’y revenir prochainement. Il en va
de même, me semble-t-il, s’agissant de notre stabilité intérieure. Nos
institutions se complètent progressivement et fonctionnent de manière
exemplaire. La décentralisation est en marche et les Camerounais
pourront bientôt participer plus directement à la gestion des affaires
publiques. La consolidation de l’Etat de Droit se poursuit avec
l’adoption du nouveau Code de Procédure Pénale et la restructuration de
la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés. Sauf
exception, I’activité des partis politiques se déroule sans heurts et
en toute liberté.

Croyez-moi, cette situation est
exceptionnelle. C’est un privilège assez rare sur notre continent. Nous
devons, je pense, l’apprécier a sa juste valeur. A quelques mois de
consultations électorales importantes, Il est capital que chacun
d’entre nous, queues que soient ses convictions, entretienne cette
atmosphère de tolérance et de dialogue. Pour sa part, le gouvernement
fera en sorte que les scrutins se déroulent dans le calme et la
transparence. C’est précisément l’objectif que se propose, pour les
consultations a venir, le nouvel organe indépendant, «Elections
Cameroon», chargé d’organiser et de superviser les élections dans notre
pays.

Ce rapide bilan me paraît globalement positif. Les
chiffres l’attestent et les institutions financières internationales le
confirment. Devons-nous nous en satisfaire? Sans hésitation, je
réponds: non. Aussi longtemps qu’une partie de notre population
souffrira de la pauvreté, que l’égalité des chances ne sera pas
garantie pour tous, que l’avenir de notre jeunesse sera incertain,
notre tâche ne sera pas terminée.

Alors, une question se
pose. Comment se fait-il que notre pays, richement dote par la nature
et le climat, qui dispose de ressources humaines reconnues, qui jouit
de la paix et de la stabilité, comment se fait-il, dis-je, que notre
pays tarde à assurer son décollage économique?

Nous en con naissons certaines raisons.

La
première tient à l’inertie de quelques secteurs de notre
administration. Je l’ai souvent dénoncée, mais il faut reconnaître
qu’elle est toujours présente.

La seconde est imputable à la
corruption, à la fraude et à la contrebande qui font passer l’intérêt
personnel avant l’intérêt général. Les sanctions sévères qui ont été
prises ont fait reculer le mal, mais il reste tapi dans l’ombre. Nous
saurons le débusquer.

Enfin, il est inadmissible que des
crédits qui sont mis à notre disposition, au titre de l’annulation de
la dette ou de la coopération financière avec nos partenaires, restent
inutilisés ou sous-utilisés. La négligence ou l’incompétence que cela
traduit, sont impardonnables, lorsque l’on sait que la majeure partie
de ces crédits est destinée aux secteurs sociaux, notamment a la santé
publique et a l’éducation.

II nous faut donc continuer à porter le fer dans ces plaies.

Je ne suis pas pour autant pessimiste et je vais vous dire pourquoi.

II
y a une quarantaine d’années, lorsque nous accédions à l’indépendance,
un certain nombre de pays de l’Asie du Sud et de l’Est se situaient a
un niveau de développement voisin du nôtre.

A force de
travail, de progrès éducatif et de patriotisme, ces pays, aujourd’hui
«émergents», ont fait reculer la pauvreté et sont en voie de rejoindre
les pays les plus avancés.

Même si nous ne pouvons pas avoir
cette prétention, a court ou a moyen terme, il ne nous est pas interdit
de nous inspirer de leur expérience. D’ailleurs, nos partenaires
étrangers nous y encouragent. J’ai pu le vérifier récemment lors de mes
déplacements en Europe et en Asie. De la même façon, les nombreuses
visites d’investisseurs qui souhaitent nous associer a leurs projets,
sont la preuve concrète de l’intérêt que I’on nous porte.

II
nous revient, bien entendu, de faire notre part du chemin. II s’agira
essentiellement de créer un climat de confiance entre la puissance
publique et nos partenaires privés, nationaux ou étrangers, de sorte
que ces derniers puissent s’engager sur le long terme. Nous en
connaissons les ingrédients: respect des engagements, sécurité
administrative et judiciaire, avantages réciproques, garantie des
investissements et élimination de la corruption.

• Camerounaises, Camerounais,

• Mes chers compatriotes,

Voila donc où nous en sommes.

II ne dépend plus que de nous d’aller de l’avant, pour accomplir notre grand dessein commun.

Le gouvernement a sa feuille de route. II lui revient de l’appliquer scrupuleusement et résolument.

Comme elle l’a toujours fait lorsque l’intérêt du pays est en jeu, notre représentation nationale soutiendra ses efforts.

Ceux
qui font vivre notre économie, Chefs d’entreprise, patrons de PME/PMI,
artisans, commerçants et bien sûr agriculteurs, tous ont un rôle
capital a jouer.

Quant a la grande masse de nos concitoyens,
queue que soit la catégorie professionnelle ou sociale a laquelle ils
appartiennent, travailleurs, retraités, femmes, jeunes, je leur demande
une nouvelle fois de se mobiliser afin que le Cameroun sorte vainqueur
de ce combat dont l’enjeu n’est rien moins que l’avenir de notre pays.
Un avenir de paix, de liberté et de prospérité.

Mes chers compatriotes,

Le
moment est maintenant venu pour moi de vous présenter a toutes et a
tous mes voeux les plus sincères de santé et de bonheur pour la
Nouvelle Année.

Bonne et heureuse Année 2007!

Vive le Cameroun!

The President of the Republic of Cameroon addresses the nation at the end of the year 2006.

Fellow Cameroonians,

My dear compatriots,

The year 2006, I believe, has been a good year for Cameroon.

We achieved two of our major objectives.

Indeed,
we reached an equitable agreement with Nigeria on the implementation of
the ruling of the International Court of Justice concerning our
territorial dispute.

In addition, the IMF and the World Bank
acknowledged that our efforts qualified us for the attainment of the
completion point of the HIPC Initiative.

In so doing, we
created essential conditions for pursuing our development effort and
our crusade against poverty, by obtaining guarantees for external
security without which progress would be uncertain and by securing the
support of the IMF and the World Bank and, through these institutions,
that of the international financial community.

Objectively, this to me is a very encouraging outcome.

Let us, together, examine our performance sector by sector, and prospects for the years ahead.

For obvious reasons, we had to give priority to the economy.

First
of all, it was necessary to rehabilitate our public finances. To a
large extent, this was achieved. It was also necessary to embark on a
number of structural reforms and to improve our governance. Some of
these measures have been achieved and others are ongoing.

Such
are the efforts that enabled us to reach the completion point. On that
occasion, I took the opportunity to draw lessons before you. I
underscored that this was a new step towards reviving growth, which is
the only way of creating job opportunities and curbing unemployment in
a sustainable manner. And, in general, to ensure the expansion of our
economy.

On several occasions, I indicated what should be the
main thrusts of government action to achieve these goals. Permit me to
recall them briefly.

Our most urgent challenge should be to
increase our energy supply in order to meet the increasing needs of the
population and the demand of enterprises.

At the same time,
we need to develop our basic infrastructure such as roads, railways,
port facilities, telephone networks, the Internet, etc. which are
indispensable for the advent of our new economy.

In the
same vein, our strategic choices should give pride of place, as much as
possible, to the processing of our raw materials in order to add value
to our exports.

Such an approach should be beneficial,
especially for trade within CEMAC, which should, by all means, be
stimulated in the interest of regional integration.

Lastly,
we will need to improve the business climate by providing economic
operators with adequate legal security, fair taxation and better
guarantees for investments. Building confidence between the State and
the private sector, which could bring about genuine partnership, would
be a key factor of growth.

Our enterprises, and especially
SMEs and SMIs which represent a considerable part of our economic
fabric, are facing enormous difficulties in financing their activities.
Our farmers, who make up a significant proportion of our active
population, are experiencing similar problems. And what about the
thousands and thousands of humble people who only need seed money to
start a small business? Solutions tailored to these different
categories should be sought from appropriate financial establishments,
without ruling out the use of micro-credit, which is thriving in some
parts of the world.

Over the past few months, various actions
have been undertaken in these major areas in a bid to lift our economy
to a higher height, both qualitatively and quantitatively.

Concerning
energy, this entails tapping our water and gas resources. There is an
urgent need to embark on the construction of new dams and power plants.

As a matter of fact, this additional energy is indispensable
for the implementation of our major industrial projects, including
increasing our aluminum production, creating a shipbuilding pole,
developing a chemical and petrochemical industry, reorganizing the
cotton and textile sector, exploiting our mineral ores such as bauxite,
iron and cobalt, and of course, without leaving out the plantain
conversion programme. Make no mistake; it is indeed a genuine
transformation of our industry which may change the face of things in
Cameroon.

While focusing on these major projects, we must bear in mind that the goal of economic development remains social progress.

There
is no doubt that significant progress has been made in the education
and health sectors. Without going into details, I want to recall that
new schools have been built and that thousands of teachers have been
recruited. This boosted success in schools. Similarly, strong actions
undertaken to control tuberculosis and malaria and to halt the spread
of AIDS, which were facilitated by improved health coverage, yielded
irrefutable results.

Efforts were also made to improve access by the population to drinking water, electricity and housing in urban areas.

I
am well aware that these efforts are far from adequate. But this is
just the beginning. Indeed, substantial funds from debt cancellation
will be primarily allocated to social infrastructure. This should lead
to a marked improvement in the living conditions of Cameroonians. I
have instructed the government to include this among its priorities.

This
covers many aspects of daily life. First, there is the purchasing
power, which undoubtedly depends on the level of remuneration. Many
households are facing great difficulties in coping with the various
family expenses. Where illness or unemployment sets in, the situation
becomes dramatic.

Renewed growth, which is imminent, should
give us greater leverage to reconsider the issue. Likewise, a more
sustained economic activity is likely to positively impact on
joblessness by providing new employment opportunities, which the State
is striving to foster with its own resources and through the
professionalization of education.

By controlling the prices
of basic commodities and services, the State is also seeking to
forestall unwarranted and speculative price hikes. Measures were
recently taken to that end. Others are under consideration.

Improving
living conditions also means security in every sense of the word.
Organized banditry in our towns and highway robbery in rural areas are
still a permanent cause for concern to our people, and more so to our
public authorities. Despite the unquestionable achievements of our
forces of law and order, the threat looms. We are therefore going to
intensify our fight against this scourge by providing additional
resources once again and inflicting exemplary punishment on culprits.
Furthermore, if the citizenry rallies round the forces of law and
order, we can confidently envisage the sustainable eradication of the
phenomenon of insecurity.

Our roads are also unsafe. Due to
carelessness and recklessness of some drivers and the poor state of
vehicles, our roads claim several lives every year. We cannot afford to
continue that way.

As I stated earlier on, the Greentree
Agreement concluded with Nigeria has removed an obstacle to our
development. I will address this issue on another occasion. The same
applies, I believe, to our internal stability. Our institutions are
being complemented gradually and are functioning in an exemplary
manner. Decentralization is forging ahead and Cameroonians will soon be
able to participate more directly in the management of public affairs.
The consolidation of the rule of law is being pursued with the adoption
of a new Criminal Procedure Code and the restructuring of the National
Commission on Human Rights and Freedoms. With a few exceptions,
political party activities are being conducted smoothly and freely.

Believe
me, this is an exceptional situation. It is quite a rare privilege in
our continent. We should, I think, give it due recognition. A few
months to major elections, it is vital for each and every one of us,
irrespective of our convictions, to maintain this atmosphere of
tolerance and dialogue. The Government, for its part, will ensure that
the polls are conducted in a calm and transparent manner. That is
precisely the intended objective, for the upcoming elections, of the
new independent body, known as “Elections Cameroon”, in charge of
organizing and supervising elections in our country.

To me,
this brief assessment is, on the whole, positive. This is reflected by
figures and confirmed by international financial institutions. Should
we be satisfied with this? Without hesitation, my answer is no. As long
as a part of our population is impoverished, equal opportunity is not
guaranteed to all citizens, the future of our youth is uncertain, we
will not have accomplished our task.

Hence, one question
arises. How come our country, which is well endowed by nature and the
climate, which has acknowledged human resources and which enjoys peace
and stability, is yet to achieve its economic take-off?

We are aware of some of the reasons.

The
first stems from inertia in some sectors of our administration. I have
often denounced this ill, but it must be admitted that it is still
there.

The second is due to corruption, fraud and smuggling
which put personal interest before the general interest. Severe
punishment has been meted out to curb the scourge, yet, it is still
lurking in the dark. We will uncover it.

Lastly, it is
unacceptable that funds made available to us under debt cancellation or
financial cooperation with our partners are unused or under-used. Such
negligence or incompetence is unforgivable, considering that the bulk
of these funds is earmarked for the social sectors, notably public
health and education.

We must therefore continue to rub salt in the wounds.

I am not pessimistic though, and I am going to tell you why.

Some
forty years ago, when we gained independence, the level of development
of a number of South-East Asian countries was comparable to ours.

By
dint of hard work, progress in education and patriotism, these
countries, now known as emerging countries, have rolled back poverty,
and are about to catch up with the most advanced countries.

While
we cannot have the same pretension in the short- or medium-term,
nothing prevents us from drawing from their experience. Besides, our
foreign partners encourage us to do so. I was able to ascertain this
during my recent visits to Europe and Asia. Likewise, the numerous
visits by investors who wish to partner with us in their projects are
concrete proof of the interest they have in our country.

Of
course, it is our duty to play our own part. This will entail
essentially building confidence between the government and our private,
national and foreign partners so as to enable them to make long-term
commitments. We know the ingredients: honouring commitments,
administrative and judicial security, mutual benefits, guarantee of
investments and elimination of corruption.

Fellow Cameroonians,

My dear compatriots,

That is therefore where we stand.

It is incumbent on us to move forward to achieve our common lofty goal.

The government has a road map, which it must implement scrupulously and resolutely.

As it has always done, when the interest of the country is at stake, the National Assembly will support government’s efforts.

Those
who sustain our economy, namely people in business, managers of SMEs /
SMIs, craftsmen, traders and, of course, farmers, all have a vital role
to play.

As for the vast majority of our fellow citizens,
irrespective of the occupational or social category to which they
belong, workers, retirees, women and the youth, I. urge them once more
to mobilize so that Cameroon should win this battle in which the very
future of our country is at stake. A future of peace, liberty and
prosperity.

My dear compatriots,

It is now time for me to extend to each and every one of you my most sincere wishes of health and happiness for the New Year.

Happy New Year 2007!

Long live Cameroon!

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