Au suivant…dans les ténèbres, biensûr!!!


Car n’ayant pas été égaux dans la vie, nous ne saurons l’être dans la mort, sans la volonté du Très Haut.

Alors souhaitons ,sans indécence aucune, que l’âme du Général
défunt puisse croiser, sur le chemin des ténèbres, celles des
nombreuses victimes camerounaises sacrifiées au nom de l’ésothérisme
d’Etat.

Comment ne pas croire que notre Dieu Miséricordieux n’ accorde pas,
la mort venue, la même mansuétude au défunt Général, au tyran immortel,
à toutes leurs victimes innocentes, connues et inconnues.

Amen

A la une

Le Général Benae Mpecke est mort




Paul Biya perd un autre fidèle parmi ses fidèles lieutenants. Après
René Owona et Tsanga Abanda, entre autres, le président de la
République de plus en plus esseulé.

L’hôpital
général de Yaoundé a connu une ambiance particulière hier soir vers
22h. Une ambiance effervescente marquée par des pleurs et l’émotion
liés à la perte subite d’un homme : le général de brigade Blaise Bénaé
Mpecké. La dépouille du chef d’état major particulier du président de
la République a été mise à la morgue dudit hôpital vers 22h 30, en
présence des pontes du pouvoir. Selon des témoignages glanés sur les
lieux, le collaborateur du chef de l’Etat en matière militaire aurait
été victime d’une attaque (cardiaque ?). Il séjournait dans son village
natal. D’où il a été ramené d’urgence à Yaoundé, avec à son chevet
l’assistance de certains médecins. Malheureusement, il n’a pas tenu le
coup.
Une sortie de scène presque inattendue pour ce digne fils Batanga. En
effet, le général Bénaé Mpecké ne présentait pas manifestement de
problèmes de santé urgents. Le jour de l’an, à l’occasion de la fête
des armées, il a participé à des réjouissances populaires. On l’a par
exemple vu chez son aide de camp promu capitaine d’armée. Après la
fête, il aurait pris la route de Kribi pour passer du bon temps avec
les siens. Son retour dans la capitale était programmé dans la soirée
d’hier. En prélude à la cérémonie des vœux au président de la
République programmée aujourd’hui au palais de l’unité.

Un homme de confiance s’en est allé
La disparition du général Benaé Mpecké est surtout une grosse perte
pour le président Paul Biya. Qui en avait fait son homme de main depuis
le coup d’Etat manqué d’avril 1984. Pour mémoire, Benaé Mpecké, alors
colonel, aurait été l’un des grands acteurs de l’échec dans la
tentative de déstabilisation des institutions républicaines. Depuis, il
n’avait plus perdu l’estime du président Biya. Entre autres
récompenses, Paul Biya en fera son chef d’état major particulier, avec
en prime le grade de général de brigade.
Son rôle auprès de son mentor, selon toute vraisemblance, n’était pas
seulement celui connu officiellement. Certaines langues lui prêtaient
de grands pouvoirs surnaturels. Il les tenait notamment de ses origines
Batanga. Ce qui en faisait un personnage à la fois craint, redouté et
respecté. La légende de la “ bagarre mystique ” entre le général Bénaé
et Titus Edzoa n’avait-elle pas fait des gorges chaudes dans les
chaumières du pays ? C’était à la veille de la présidentielle de 1997.
Selon la même légende, le général Bénaé avait gagné – au prix des
efforts surhumains –- le combat face à son redoutable adversaire. La
suite, chacun y va de son imagination.
Le général Bénaé Mpecké était par ailleurs un homme attaché à ses
racines. Il aimait foncièrement son village natal et partant sa
culture. Il participait et encourageait toutes les initiatives allant
dans ce sens-là. Il soutenait le développement de sa contrée. Il était
aussi un opérateur économique de premier rang. L’un des meilleurs
établissements hôteliers de la cité balnéaire appartient aux Bénaé
Mpecké. La Sodema (Société de développement maritime) appartient
également aux Bénaé Mpecké. A défaut de faire la politique, il
soutenait les siens. Son fils Serge Bénaé est bien à son deuxième
mandat de député de la nation.
Né en 1930, Blaise Bénaé Mpécké était lauréat de la deuxième promotion
de l’Emia (Ecole militaire interarmées). Parmi ses camarades de
promotion encore en service, il y a le général de division Nkoa Atenga
et les généraux de brigade Taka Songola Gabriel et Dagafounanssou Simon
Pierre. Un homme pluridimensionnel s’en est donc allé. Une bibliothèque
vient de brûler. Un baobab s’est déraciné. Aujourd’hui, à la cérémonie
de présentation des vœux à Paul Biya, le vide laissé par ce grand
monsieur sera éloquent. Ainsi va la vie. 

Par Rémy Biniou
Le Messager

Le 04-01-2007

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