Pauvre Cameroun de BIYA!!!

Biya les a "ttaché" au village ou quoi??? Les Camerounais…

Le plus curieux dans le drame du Cameroun depuis 25 ans, est qu’un tyran a réussi la prouesse de passer des générations entières d’hommes et de femmes de qualité à sa moulinette gouvernementale, sans qu’aucun d’eux ne manisfeste le moindre désintérêt.

L’on croirait presque qu’ils ne carburent qu’à cela au Cameroun: devenir ministrons de Paul BIYA…Dans un obscur "PPTE" tropical englué dans un marasme économique sans fin.

N’allez surtout pas leur dire qu’ils peuvent être utiles ailleurs (en Afrique, en Asie, en Amérique, en Océanie…), dans ce monde globalisé, foisonnant d’imagination et d’action.

Non, ils scrutent et couvrent indéfiniment les élections frauduleuses de Paul BIYA, les remaniements ministériels et les "opération Epervier" de Paul BIYA. C’est presqu’un sport national pour la presse camerounaise….

Alors un Conseil des ministres de plus ou de moins au Palais de l’Unité… qu’est ce que cela change fondamentalement dans le quotidien des Camerounais? dans la marche du monde? absolument rien.

Il n’empêche, l’on se charge encore et toujours d’endormir les camerounais  avec le verbiage de Monsieur BIYA sur je cite, "le contrat de performance, la lutte contre la corruption, la politique de progrès économique et social qui assurera l’avenir du peuple Camerounais"…et j’en passe.

En attendant  certainement les prochaines élections présidentielles frauduleuses, les prochains remaniements ministériels de pacotille …et, et, et éventuellement le prochain conseil des ministres pour une date indéterminée, biensûr.

Pauvre Cameroun de BIYA!!!

Joel Didier ENGO

A la une

CORRUPTION
Paul Biya lance Epervier 2

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les Ministres
(et Secrétaires d’Etat),



Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue à ceux qui ne faisaient
pas partie de l’équipe gouvernementale précédente et qui vont avoir la
possibilité, dans leurs nouvelles fonctions de mettre leur compétence
au service du peuple camerounais.


Je souhaite également rendre hommage à ceux d’entre vous qui ont eu
l’occasion de s’impliquer dans la campagne pour les élections
législatives et municipales, lesquelles ont dégagé des majorités
claires à l’Assemblée Nationale et dans les conseils municipaux.


Qu’il me soit permis à ce sujet de revenir quelques instants sur le
déroulement du scrutin du 22 juillet que je considère comme un test
démocratique réussi. Même si l’on a pu regretter quelques
dysfonctionnements qui ont été rectifiés par la Cour Suprême faisant
office de Conseil Constitutionnel, il est incontestable que les
élections en question se sont déroulées dans le calme et la liberté. Je
constate également que les Camerounais ont massivement rejeté les
options démagogiques et irréalistes qui leur étaient par ailleurs
proposées.


Au cours des prochaines années, nous nous appliquerons à perfectionner
encore notre système électoral pour qu’il ne puisse donner lieu à
contestation.


J’attends d’ailleurs qu’on me cite un pays, généralement considéré
comme démocratique, où les élections n’ont jamais prêté le flanc à la
critique.


Quoi qu’il en soit, l’essentiel est pour nous de disposer d’une
majorité forte et représentative qui nous permette de mettre en œuvre
la politique de progrès économique et social qui assurera l’avenir du
peuple camerounais.


A cet égard, ce nouveau gouvernement devra faire siennes trois priorités :


La première sera de tout faire pour relancer la croissance qui est la
clef de la plupart de nos problèmes et notamment celui de l’emploi. En
s’appuyant sur les résultats déjà obtenus – rétablissement des finances
publiques, réduction de la dette, lancement d’infrastructures diverses,
etc – il lui faudra s’attacher à la réalisation des grands projets
agricoles et industriels qui commandent le développement de notre pays.
Il devra pour cela se montrer efficace, en luttant contre l’inertie
administrative, l’intervention des intérêts particuliers et le laxisme
qui conduit à la sous-consommation des crédits, maux que j’ai souvent
dénoncés.


Bien que nous ayons fait le choix de la libéralisation, il me paraît
que nous n’en avons pas tiré tous les avantages. Nos réflexes restent
la plupart du temps ceux qui ont cours dans une économie administrée.
Le gouvernement devra modifier son attitude à l’égard du secteur privé,
notamment en matière de fiscalité, en rendant celle-ci plus incitative.
De la même manière, notre politique de crédit devrait se montrer moins
timide en particulier à l’égard des PME. Egalement, des dispositions
seront nécessaires pour favoriser la production et la transformation
locales afin de réduire les importations qui grèvent notre commerce
extérieur.
Ces actions déterminées ne sont pas incompatibles avec la fixation
d’objectifs précis, échelonnés dans le temps, et dont l’atteinte sera
soumise à des contrôles périodiques. Le gouvernement doit s’attendre à
être jugé sur ces critères de performance.


La seconde priorité, étroitement liée à la première, consistera à
stimuler parallèlement le progrès social. Il s’agira là aussi de
développer les avancées déjà réalisées dans nos systèmes éducatif et de
santé et de reprendre progressivement le recrutement dans les services
publics où les besoins sont évidents.


La tâche du gouvernement sera aussi de veiller à l’amélioration des
conditions de vie de nos compatriotes par un meilleur accès à l’eau, à
l’électricité et au logement, ainsi qu’à la protection de leur pouvoir
d’achat, la consommation restant, comme chacun sait, un des moteurs de
la croissance. Ainsi sera-t-il possible de répondre aux revendications
légitimes d’une bonne partie de notre population.


La troisième priorité du gouvernement consistera à lutter contre la
corruption avec encore plus de détermination que par le passé. C’est la
corruption qui, pour une large part, compromet la réussite de nos
efforts. C’est elle qui pervertit la morale publique. Chacun d’entre
vous doit se sentir responsable de ce combat dans son domaine de
compétence. Je vous invite donc à la plus grande vigilance. Le
détournement de l’argent public, quelle qu’en soit la forme, est un
crime contre le peuple qui se voit privé de ressources qui lui
reviennent. Il doit donc être sanctionné avec la plus grande sévérité.


En m’adressant aux Camerounaises et aux Camerounais au lendemain des
dernières élections, j’ai indiqué que les nouvelles données de
l’économie mondiale me paraissaient offrir à un pays comme le nôtre une
chance qu’il convenait de ne pas laisser passer. Au plan intérieur,
nous bénéficions d’un contexte favorable puisque le Cameroun jouit
d’une paix et d’une stabilité enviables et que sa population a maintes
fois fait la démonstration de sa maturité et de son dynamisme. Je crois
pouvoir également mentionner les intentions positives de la plupart de
nos partenaires extérieurs quant à leur participation à notre
développement.
C’est donc à vous, Mesdames et Messieurs les Ministres qu’il revient de
mettre en pratique cette politique grâce à laquelle notre pays devrait
pouvoir accéder à la modernité et le peuple camerounais obtenir enfin
la contrepartie des sacrifices qu’il a consentis.
Je veux croire que vous mettrez au service de cette haute mission toute l’énergie et le dévouement dont vous êtes capables.
Je vous remercie de votre attention.

Décryptage
Devant le nouveau gouvernement, le président de la République confirme
sa détermination à traquer les voleurs. Mais le compteur semble bloqué.

Biya lance la phase 2 de l’opération Epervier

“La troisième priorité du gouvernement consistera à lutter contre la
corruption avec encore plus de détermination que par le passé. C’est la
corruption qui, pour une large part, compromet la réussite de nos
efforts. C’est elle qui pervertit la morale publique. Chacun d’entre
vous doit se sentir responsable de ce combat dans son domaine de
compétence. Je vous invite donc à la plus grande vigilance. Le
détournement de l’argent public, quelle qu’en soit la forme, est un
crime contre le peuple qui se voit privé de ressources qui lui
reviennent. Il doit donc être sanctionné avec la plus grande sévérité.
” Cet extrait du discours du président de la République hier devant les
ministres nous rappelle le congrès du Rdpc de juillet 2006. Au cours
duquel Paul Biya avait promis aux délinquants à col blanc, aux
prévaricateurs des biens publics, qu’ils allaient “ rendre gorge ”. Des
mois après, le premier verdict est tombé sur la tête de Ondo Ndong
Emmanuel Gérard, condamné finalement à cinquante (50) ans de prison,
avec une confiscation des bien à la clé. Les procès continuent pour le
reste des premières personnes attrapées par l’opération Epervier.

Redémarrage
Après s’être débarrassé de quelques ministres, le Prince redonne le
ton. Il veut sanctionner avec la plus grande sévérité celui qui se rend
coupable de détournement de l’argent public. Ce discours sonne
désormais comme du déjà entendu. Depuis le congrès de juillet 2006 en
effet, rien ne se passe. On attend en vain que les arrestations se
poursuivent, que la lutte contre la corruption continue. Les
populations sont presque fatiguées des procès en cours dans les
juridictions de Douala et Yaoundé. Elles attendent de savoir quelles
seront les prochaines victimes de l’opération. Depuis l’arrestation
spectaculaire de Siyam Siewe, le peuple avait repris espoir, et s’est
dit que c’était du sérieux cette fois. “ Le lion est fâché ”, disaient
certains. Depuis, l’attente dure, et Paul Biya lui-même sait que le
peuple est impatient. 


L’annonce faite hier a dès lors au moins un double sens. Elle peut être
une information que le Prince passe à ses ministres, et par ricochet à
la nation. La lutte contre la corruption va effectivement reprendre.
Dans ce cas, on peut comprendre que le réaménagement effectué le 7
septembre visait aussi à créer des conditions fiables pour une bonne
poursuite de l’opération. Le souhait serait que tout se passe le plus
tôt possible, et que toutes les juridictions du pays soient mises à
contribution, afin que le peuple entier se sente concerné. On verra
bien un procès qui se déroule à Bafoussam, à Bamenda, à Kumba, à Garoua
ou à Maroua. Ce qui enlèvera à cette opération son caractère réduit. Il
existe en ce moment dans l’arrière – pays le sentiment que cette
opération ne concerne que Douala et Yaoundé.

Mise en garde
L’annonce peut aussi être une mise en garde aux ministres qui entrent
en fonction, ou ceux qui y sont déjà. Biya veut leur faire savoir qu’il
a l’œil sur eux. Un poste ministériel n’est pas un puit d’argent,
veut-il leur faire entendre. Dans son discours, Paul Biya a aussi fait
allusion à l’inertie administrative. Mais, l’observateur constate que
la lutte même contre la corruption est peut-être victime de l’inertie.
Et l’on s’interroge désormais sur ses capacités à mettre ses menaces en
œuvre. Le rythme des arrestations assez lent, et même le traitement de
faveur à l’endroit de ces corrupteurs révoltent à la limite, et, pire,
fait croire à ceux qui continuent de piller que l’impunité serait
toujours de mise. Impunément.

Conseil des ministres
Le président de la République soumet ses ministres à un contrat de performance verbal.
Biya veut juger les ministres

Sans préciser les critères d’évaluation des membres du gouvernement,
Paul Biya, le chef de l’Etat, se propose de soumettre ceux-ci à un
contrat de performance. “ Le président de la République a indiqué aux
ministres qu’ils seront désormais jugés sur des critères de performance
”, affirme Laurent Esso, le secrétaire général de la présidence de la
République dans le communiqué commis ce mercredi 12 septembre 2007 à
Yaoundé au terme du conseil des ministres présidé par Paul Biya. Quels
sont ces critères de performances ? Le communiqué n’apporte aucune
réponse évidente. Il leur est juste prescrit “ la fixation d’objectifs
précis échelonnés dans le temps ”, sans autres précisions.


Parlant des élections du 22 juillet dernier, Paul Biya, face au
gouvernement, a préféré la posture de militant et de président de parti
à celle de président de la République. “ Le président de la République
a tenu à rendre un hommage mérité aux ministres qui se sont impliqués à
la campagne des élections législatives et municipales, lesquelles ont
dégagé des majorités pures à l’Assemblée nationale et dans les conseils
municipaux ”, nous apprend Laurent Esso. Le président de la République
n’a pas manqué de se prononcer sur la sortie des chancelleries
occidentales qui ont estimé que le double scrutin du 22 juillet
dernier, par son lot de dysfonctionnements, était une occasion manquée
par notre pays en matière d’avancée démocratique.

Orgueil présidentiel
En guise de réplique aux ambassades des Etats-Unis, des Pays-Bas et au
Haut Commissariat du Royaume uni, Paul Biya affirme : “ J’attends
d’ailleurs qu’on cite un pays généralement considéré comme démocratique
où les élections n’ont jamais prêté le flanc à la critique ”. Et “même
si on a pu regretter quelques dysfonctionnements qui ont été rectifiés
par la Cour suprême faisant office de Conseil constitutionnel, il est
incontestable que les élections en question se sont déroulées dans le
calme et en toute liberté. Je constate également que les Camerounais
ont massivement rejeté les options démagogiques et irréalistes qui leur
étaient par ailleurs proposées ”, a déclaré Paul Biya devant les
ministres.


Le Rdpc, tant aux législatives qu’aux municipales, a eu une majorité
écrasante. Paul Biya est en conscient. Il veut s’en servir pour
conforter son règne à la tête de l’Etat. Car “ les majorités claires
issues des urnes devraient permettre au gouvernement de mettre en œuvre
la politique de progrès économique et social qui assurera l’avenir du
peuple Camerounais ”, claironne Laurent Esso dans ce communiqué final.
L’éternel combat contre l’inertie administrative est revenue sur les
lèvres du président de la République.


Que dire de la fameuse lutte contre la corruption ? L’une des priorités
du gouvernement “ consistera à mener une lutte acharnée contre la
corruption qui pervertit la morale publique. En conséquent, il a appelé
les ministres à la plus grande vigilance. Le détournement de l’argent
public devra être sanctionné avec la plus grande sévérité ”.
 

Par Roland TSAPI et Christian LANG
Le 13-09-2007

Le Messager

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