Triomphe symbolique mais déterminante pour reconnaissance officielle des droits des peuples indigènes.

Cette
nouvelle déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones est une
véritable avancée juridique pour la protection des droits de tous ces
peuples , souvent minoritaires, opprimés à travers le monde;
particulièrement en Australie où les aboriginès sont encore face à une
véritable politique d’apartheid déguisé.

L’on peut d’ailleurs craindre que, malgré cette déclaration des
nations unies, cette communauté doive encore se battre longtemps afin
que son droit à l’autodétermination soit reconnu.

Je vous remercie

ONU

La communauté aborigène d'Australie devra encore se battre pour que son droit à l'autodétermination soit reconnu. 

		(Photo : AFP)




Triomphe symbolique pour les autochtones


Rfi

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté vendredi une
déclaration sur les droits des peuples autochtones après vingt-deux ans
de débat. Ce texte, qui n’a pas de valeur contraignante, concerne la
protection des personnes, des terres et des ressources. Il a été adopté
par 143 pays. Quatre s’y sont opposés : le Canada, l’Australie, les
Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande. Ces pays comptent une importante
population autochtone ; ils critiquent la mention du droit à
l’autodétermination et la possibilité, pour les autochtones, d’avoir un
droit de veto sur les lois nationales.

Pour les défenseurs des peuples autochtones, le vote de cette nuit
est une grande victoire. Le porte-parole des Ogiek du Kenya estime que
désormais « la vie des peuples indigènes a autant de valeur que celle
des autres citoyens du monde ».

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, affirme que
c’est un triomphe et un tournant historique. La déclaration des Nations
unies affirme en particulier que « les peuples autochtones ont droit à
l’autodétermination et qu’en vertu de ce droit, ils déterminent
librement leur statut politique et recherchent librement leur
développement économique, social et culturel ».

Pris au pied de la lettre, ce texte octroie de très larges pouvoirs
aux populations indigènes. Elle leur donne un droit de veto, par
exemple, sur l’exploitation des ressources minières ou pétrolières
situées sur leur territoire. C’est bien sûr la raison pour laquelle le
Canada, l’Australie, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande ont voté
contre ce texte.

Les Australiens ont par exemple justifié leur position en
expliquant que la déclaration, si on l’appliquait, était susceptible de
créer des conflits autour de la propriété des terres et que par
ailleurs, il était impossible d’accorder plus de valeur aux coutumes
des aborigènes qu’aux lois votées par le Parlement australien.

Magali Rubino

Tout comme la Déclaration universelle des droits de l’homme, cette
déclaration n’est pas contraignante, mais elle pose un standard et une
norme universelle, une reconnaissance officielle des droits des peuples
indigènes.

Jean-Pierre Boris interroge Magali Rubino, la porte-parole de la section française de l’association Survival International.

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