Perte de l’identité diplomatique française…ou quand l’insoumise France devint soumise

Nicolas Sarkozy au Capitole (AP)

Nicolas Sarkozy au Capitole (AP)

Dans le culte de la personnalité ambiant à Paris et le mutisme
généralisé d’une presse française aux ordres, aucun expert en relations
internationales n’a encore osé mesurer, à l’instar du Dr Shanda TONME
dans le Messager (Cameroun), l’ampleur de la perte d’identité
diplomatique, donc d’influence géopolitique et stratégique auquel "la
rupture atlantiste" Sarkozy-Krouchner expose désormais la "vieille
France"…Gaulliste, Mitterrandienne, ou Chiraquienne.

Nulle doute que certains des fameux experts français ne tarderont
pas à se manifester, à l’aune des échecs retentissants dans l’arène
interne des slogans de campagne du candidat Sarkozy; mais aussi et
surtout, fort de l’inconsistance, voire de l’insignifiance de son son
hyper-activisme présidentiel sur la scène diplomatique mondiale.

Mais il sera alors trop tard…Car Nicolas Sarkozy aura réussi la
prouesse en quelques mois de Présidence de la République de reduire en cendres la France
des Droits de l’Homme et de l’équidistance.

Il aura simplement suffi pour cela de passer des vacances d’été aux
Etats-Unis d’Amérique aux cotés de la Famille BUSH, puis d’être adoubé
par une douzaine de "standing ovations" au Congrès américain réuni au
Capitol…et l’insoumise France devint soumise.

Avouez quand même, Président Sarkozy, que cela ne fut pas cher payé!!!

La perte de l’identité diplomatique française et la modification des paramètres géostratégiques mondiaux

L’arrivée à la tête de la France de Nicolas Sarkozy a sans doute –
l’avenir en donnera un meilleur témoignage – enlevé à la France et aux
Français un des arguments qui, depuis la révolution française enseignée
dans toutes les facultés du monde comme le début de l’émancipation des
droits humains et des libertés universelles, avait influencé la pensée
diplomatique et l’ordonnancement géopolitique et stratégique monde. Cet
argument n’est rien d’autre qu’une certaine originalité voire une
spécificité dans l’approche de la coopération entre les Etats Nations
et la coexistence des civilisations.

Il est même autorisé, à partir des considérations scientifiques en
la matière, d’affirmer que c’est à la France que l’on doit la théorie
et la pratique de l’équidistance, dans la conduite des relations
internationales.

Le spectacle d’un Président de la France prenant ses premières
vacances aux Etats-Unis, et lequel s’adressant au Congrès réuni au
Capitol, annonce la réconciliation avec les Américains, est la marque
d’un tournant brutal qui traduit la volonté de confirmer de façon
éclatante, une stratégie de rupture dans la définition du rôle de la
France dans la gestion des alliances géostratégiques.

En réalité, une analyse des positions exprimées et défendues
passionnément par le nouveau président, sur les dossiers les plus
préoccupants des relations internationales, oblige même les sceptiques
à faire le constat d’une ère nouvelle, une ère trouble et
insaisissable, regrettable peut-être pour tous ceux qui avaient fait de
la politique des alliances issue de l’organisation du monde après la
guerre de 1939-1945 et de leur stabilité une condition de la paix. La
réunification de l’Allemagne au lendemain de l’éclatement de l’Empire
soviétique, avait constitué un avertissement contre les extrémistes
doctrinaux. Il a donc fallu, pour certains, se réajuster rapidement en
intégrant de nouvelles réalités et autant de défis dans la réflexion
sur l’avenir.

Cette évolution n’a fait que donner raison à une diplomatie
française restée dans son rôle très apprécié de partisan d’équilibre.
Le prestige de la France a donc été maintenu et renforcé, et ce
prestige a résulté de sa capacité et surtout de son intention jamais
démentie, de garder une certaine distance par rapport aux principales
têtes d’alliance même si par ailleurs sa politique en Afrique restait
comme depuis longtemps, un élément de honte éternelle.

En effet durant toute la guerre froide, c’est à Paris que les
protagonistes essayaient de garder quelques contacts utiles et de
ménager quelques espaces de dialogue. Ne fallait-il pas quelqu’un en
médiateur pour garantir la continuité d’une coexistence relativement
pacifique dans un contexte général dominé par la méfiance et la
multiplication des conflits périphériques par satellites interposés ?
C’est ainsi qu’entre 1960 et 1990, trois décennies de tensions, de
complots et de manœuvres exacerbés, Paris prendra le visage de
principale capitale diplomatique dans les relations internationales.
Les négociations qui règlent les conditions de la fin de la guerre au
Vietnam entre Le Duc To et Henry Kissinger, tout comme celles qui
inaugurent le cycle de remodelage des relations internationales par la
programmation d’un nouvel ordre économique international, se tiennent
dans la capitale française.

Paris, par ailleurs, et malgré son implication dans le camp
occidental, est, aux yeux des peuples oppressés en lutte à travers la
planète contre les impérialismes de toutes natures, la terre
d’expression et de résistance, le carrefour des rencontres, et le siège
de nombre de leurs représentations.

Du général De Gaulle jusqu’à Jacques Chirac, la France n’a jamais
négocié cette posture de relative indépendance et de distanciation
certaine par rapport aux Etats-Unis. En un seul coup de crayon et en
quelques actes que l’histoire risque de juger très sévèrement plus
tard, Nicolas Sarkozy a ruiné cet héritage et compromis une spécificité
sur laquelle la diplomatie mondiale a été assise durant un demi-siècle.

Lorsque les Etats-Unis décident, sur la base du mensonge
aujourd’hui reconnu, d’envahir l’Irak, c’est à la France que l’on doit
la plus forte résistance ; et c’est autour d’elle que se regroupent
toutes les consciences institutionnelles et non institutionnelles qui
s’opposent à la vision américaine, en prônant une autre solution pour
chasser Saddam Hussein du pouvoir. L’intervention mémorable de son
Ministre des Affaires étrangères – Dominique De Villepin – lors de
l’ultime réunion du Conseil de Sécurité, suivie en direct sur toutes
les télévisions du monde, reste non seulement un des moments les plus
mémorables de la diplomatie française, mais aussi des plus marquants de
l’histoire de cette institution.

En réalité, il existe une tradition française d’indépendance et de
dialogue, bâtie sur un socle culturel qui offre au berceau de la langue
et de la civilisation françaises, une stature de prééminence
diplomatique dont ont toujours été très conscients les dirigeants de la
France. Il y a de fait, au travers de la confrontation implicite entre
la France et les Etats-Unis, une lutte réelle et ouverte entre les
dominations anglo-saxonnes et françaises. Ce sont deux écoles de
pensée, deux cultures, deux civilisations, deux formes d’action et de
conduite qui ont géré le monde des siècles durant, en succédant aux
autres impérialismes éteints.

Le mérite de la France demeurait donc dans sa capacité et son art
de rassemblement des minorités et de recollement des différences en vue
de la sauvegarde des attributs de l’universalité. Pour cela, aucun
excès diplomatique n’était autorisé, et aucun alignement brutal sur les
Etats-Unis, perçus comme une puissance arrogante, n’était acceptable.
Il faut se souvenir des passes d’armes entre Michel Jobert alors
ministre des Affaires Etrangères de la France, et Henry Kissinger son
hyper puissant homologue américain, à l’époque où la guerre froide dans
ces années 1970 mine toutes les rencontres internationales et bloque
les solutions sur la plupart des grands dossiers.

Ce que Nicolas Sarkozy affiche aujourd’hui comme position sur la
question du nucléaire iranien et autant sur le Proche-Orient n’est ni
digne de la France, ni utile pour la paix dans le monde. Paris avait su
garder une forte tête sur tous ces dossiers, en combinant une
nécessaire fidélité au Camp Occidental, avec la volonté de préserver la
dignité et l’amour propre des petits pays. Par ailleurs, il a toujours
été clair pour la France, que les Etats-Unis ne comprenaient que le
sens de leurs intérêts immédiats, et jamais ceux des autres, ni ceux
d’une coexistence pacifique à long terme.

Sur le dossier du Proche-Orient par exemple, particulièrement le
conflit Palestino Israélien, la France a été le premier pays à se
prononcer ouvertement pour la création d’un Etat palestinien et la
première puissance d’importance à permettre l’ouverture d’une
représentation de l’Organisation de la Palestine (OLP) sur son
territoire nanti du statut diplomatique. Pour mesurer la signification
du geste, il faut se souvenir que Andrew Young, le premier africain
américain à occuper le poste de Représentant permanent des Etats-Unis
auprès de l’Onu, fut contraint à la démission pour avoir rencontré le
représentant de l’Olp. C’est tout dire sur la portée de la constance
d’une diplomatie française qui pendant longtemps a indiqué la voie,
pris des initiatives pour tempérer les exclusions, et engager des
solutions pour rapprocher les peuples.

(A suivre)

Le Messager

Par Shanda TONME

Le 21-11-2007

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2 commentaires pour Perte de l’identité diplomatique française…ou quand l’insoumise France devint soumise

  1. Joël Didier dit :

    Perte de l’identité diplomatique française…ou quand l’insoumise France devint soumiseDans le culte de la personnalité ambiant à Paris et le mutisme généralisé d’une presse française aux ordres, aucun expert en relations internationales n’a encore osé mesurer, à l’instar du Dr Shanda TONME dans le Messager (Cameroun), l’ampleur de la perte d’identité diplomatique, donc d’influence géopolitique et stratégique auquel "la rupture atlantiste" Sarkozy-Krouchner expose désormais la "vieille France"…Gaulliste, Mitterrandienne, ou Chiraquienne.Nulle doute que certains des fameux experts français ne tarderont pas à se manifester, à l’aune des échecs retentissants dans l’arène interne des slogans de campagne du candidat Sarkozy; mais aussi et surtout, fort de l’inconsistance, voire de l’insignifiance de son son hyper-activisme présidentiel sur la scène diplomatique mondiale.Mais il sera alors trop tard…Car Nicolas Sarkozy aura réussi la prouesse en quelques mois de Présidence de la République à reduire en cendres la France des Droits de l’Homme et de l’équidistance.Pour cela Il lui aura simplement suffi de passer des vacances d’été aux Etats-Unis d’Amérique aux cotés de la Famille BUSH, puis d’être adoubé par une douzaine de "standing ovations" au Congrès américain réuni au Capitol…et l’insoumise France devint soumise.Avouez quand même que, Président Sarkozy, pour un Pays dont l’Histoire se fonde sur des siècles de prestige diplomatique, ce n’est pas cher payé!!!Joel Didier ENGO

  2. Joël Didier dit :

    La perte de l’identité diplomatique française et la modification des paramètres géostratégiques mondiaux (suite et fin)

    Recentrage stratégique en Afrique au profit des Etats-Unis

    Mais c’est sur l’Afrique et sur les pays émergents, que les positions
    diplomatiques françaises semblent susciter le plus de rejet et
    d’inquiétudes. En inaugurant son mandat sous le signe de la rupture et
    après avoir mené une campagne tendant à faire de lui une espèce de
    rénovateur de la politique internationale de son pays, le nouveau
    président avait engrangé quelques lauriers virtuels. Sarkozy
    apparaissait même déjà comme le champion du changement.

    Tous ces espoirs sont tombés dans l’eau en quelques mois, par
    quelques actes et quelques déclarations dont certaines ont frisé
    l’injure et la provocation. Dans l’affaire de l’Arche de Zoé où l’on se
    souvient que des aventuriers chasseurs de primes ont planifié
    l’exfiltration d’une centaine d’enfants du Tchad, le président a donné
    aux Africains, la meilleure occasion de se rendre compte qu’ils ont en
    face d’eux un partenaire qui n’a aucune considération pour eux. Si le
    voyage éclair à Ndjamena un dimanche pour ramener quelques Français et
    quelques Espagnols dans son avion personnel, a été salué dans certains
    pays européens comme la démonstration du sens élevé de responsabilité
    de la part d’un chef d’Etat, il a été vécu en Afrique comme un deuil et
    une humiliation suprême. Le sentiment selon lequel Sarkozy traite les
    Etats africains en républiques bananières, ne s’en est trouvé que plus
    justifié.

    En réalité, les critiques certains commencent à trouver que Chirac
    au moins n’aurait pas traité un pays, un chef d’Etat et un peuple
    africain avec autant de condescendance. En obligeant les tribunaux
    tchadiens à se livrer à une parodie de procès un dimanche, et en
    obligeant le petit soldat Déby à le recevoir le jour du Seigneur, sans
    préavis ni programme, le pistoléro de Paris a commis un véritable
    braquage diplomatique. Bien plus grave est la déclaration de cet homme
    qui annonce à qui veut l’entendre, qu’il ira chercher le reste de ses
    compatriotes encore détenus au Tchad, quoi qu’ils aient fait. Jamais
    depuis les manifestations violentes d’Abidjan au plus fort de la crise
    ivoirienne, des manifestations anti-françaises ne s’étaient produites
    dans un pays africain comme on l’a vu à N’Djamena en protestation à ces
    déclarations irresponsables unanimement jugées irresponsables.

    C’est un profond trouble que le président français occasionne dans
    l’ensemble de la diplomatie mondiale, en créant les conditions
    psychologiques et factuelles d’une modification de tous les paramètres
    sur lesquels les peuples et les idéologies, ont patiemment construit
    une coexistence pacifique. Le ballet des chefs d’Etat africains à
    l’Elysée, y compris les plus corrompus et les plus honnis par leurs
    peuples, nous rappelle ces années où François Mitterrand après avoir
    suscité un immense espoir de changement dans la françafrique, est
    devenu avec son affairiste de fils Christophe, le plus ferme soutien
    des dictatures du continent, encore mieux que les gaullistes. Penser à
    quelques réformes dans la vision africaine de la France sous Sarkozy et
    à une coopération différente capable de tourner le dos au passé, c’est
    se tromper lourdement. Ce jeune homme agité a refermé trop rapidement
    et trop brusquement, les portes de l’espoir. Le discours de Dakar est
    devenu ainsi, une simple gesticulation de charlatan soucieux de ménager
    les formes. C’était pourtant très bien dit.

    Les Français qui commencent seulement à réaliser quel danger le
    nouveau président représente pour leur rôle et leur image dans le
    concert diplomatique planétaire, ne vont pas le supporter plus
    longtemps qu’un mandat, et regretteront à coup sûr, d’avoir créé à
    travers leurs votes libres, les conditions d’un déséquilibre dans
    l’organisation géopolitique et géostratégique du monde.

    Il convient déjà, de mentionner qu’une des conséquences non encore
    perceptibles de cette nouvelle donne diplomatique consistera en un
    affaiblissement de l’influence, pour ne pas tout simplement dire du
    diktat français en Afrique. Tant au plan diplomatique, au plan de
    l’implantation géopolitique qu’au plan économique et commercial, il
    faudrait s’attendre à des surprises d’importance. Washington a essayé
    mais de façon très timide, de prendre réellement pied sur le continent,
    en s’appuyant en premier lieu sur les pays anglophones à l’instar du
    Nigeria ou de l’Ouganda. Avec le Rwanda, une stratégie de planification
    géostratégique pour une assise concrète des plans américains a été
    ébauchée, mais sans toujours déboucher sur une manifestation d’intérêt
    de grande envergure susceptible de bousculer et d’inquiéter la galaxie
    francophone. En réalité, du côté de Washington, la décision n’avait pas
    encore été prise de s’investir à fond sur tous les axes et surtout de
    s’implanter dans la sphère de l’influence française.

    Les choses ont changé depuis. Les Etats-Unis en bâtissant des
    ambassades gigantesques à Abidjan et à Yaoundé, ont signalé à qui
    voulait le savoir, qu’il s’agit de mettre en place les moyens et les
    outils de coordination couvrant logiquement toute l’Afrique de l’Ouest
    d’une part et toute l’Afrique centrale d’autre part. Il va sans dire
    que les priorités ont changé et l’accélération des mutations
    géostratégiques avec l’arrivée tonitruante de la Chine sans oublier la
    Russie, a mis la pression.

    Dans ce contexte assurément dominé par la furie des matières
    premières de toutes natures, la gourmandise des Chinois et la flambée
    des cours du pétrole, aucun cadeau ni aucune réserve n’est plus de
    mise. Les Etats-Unis ont décidé d’installer une structure de
    commandement militaire avancée sur le continent, en même temps qu’ils
    entendent y tirer au moins 25% de leur approvisionnement en pétrole
    brut dans la prochaine décennie. Pour réussir cette planification, il
    fallait bien commencer par s’appuyer sur un certain nombre
    d’incitations parmi lesquelles les incitations commerciales et
    l’augmentation du nombre d’Africains émigrant dans leur pays.
    Rien de plus facile et de plus pratique dans cas de l’Agoa pour
    faciliter l’exportation des produits africains vers les Etats-Unis, et
    la fameuse Loterie largement diffusée pour encourager les potentiels
    candidats à l’émigration.

    Mais voilà, si toutes ces planifications ont un sens et ont
    toujours été analysées avec circonspection et prudence, elles se
    trouvent aujourd’hui légitimées et validées par le plongeon de Sarkozy
    dans les bras des Américains. Les dirigeants à Washington se sont
    toujours comportés comme s’ils avaient besoin d’une autorisation de la
    France pour s’investir et s’engager profondément dans les pays dits de
    la sphère d’influence de Paris en Afrique. Certes, la division du monde
    en zone d’influence n’avait plus de sens dès lors que la guerre froide
    était proclamée terminée, mais néanmoins, entre grandes puissances, il
    a toujours été entendu que personne n’irait gêner la France dans ces
    anciennes colonies tenues comme des chiens en laisse.

    Avec l’arrivée à la tête de la France d’un pro américain
    développant une conviction de vassalisation complète à l’égard de
    Washington, tous les paramètres vont changer. Les Américains se
    sentiront d’autant plus rassurés de faire les choses par ici, qu’il n’y
    a plus de raison d’inquiétude d’un rappel à l’ordre du côté de
    l’Elysée. En plus, pour les Africains même, particulièrement ceux qui,
    jusqu’à une certaine date, craignaient de subir les foudres de Paris en
    montrant une trop grande amitié pour les Etats-Unis, la liberté est
    arrivée. Le raisonnement est logique : Si Sarkozy est si proche des
    Etats-Unis, ce n’est pas lui qui va encore se fâcher que nous traitions
    avec son grand ami avec qui il annonce la réconciliation.
    Par ailleurs, en révélant maladroitement une image d’arrogance
    dans l’affaire des enfants tchadiens, Sarkozy a achevé de donner aux
    Africains, y compris les plus pourris et les plus pro français, une
    raison en or pour embrasser les Etats-Unis sans plus aucun complexe.
    Dans ces conditions, il est possible de penser que la domination
    insolente et monopolistique des Groupes français à l’instar de Lafarge,
    Bolloré , Total, et Cfao risque de ne plus durer trop longtemps.

    Enfin, au silence des représentations diplomatiques françaises sur
    les violations des droits de l’homme, les élections truquées, et le
    déficit chronique de démocratie, les diplomates américains présents sur
    le continent gagnent du terrain par une politique volontariste qui ne
    se prive pas de dénoncer et surtout d’encourager et de soutenir
    concrètement et ouvertement la société civile.

    Par Shanda Tomne

    Le Messager

    Le 05-12-2007

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