« grâce au soutien massif de l’électorat noir »…ou plutôt grâce au soutien massif de tous les américains (blanc, noir, jaune, orange, bleu, vert, marron…)

L’electorat noir ne serait-il pas un électorat américain, un électorat démocrate???…

Pourquoi devient-il systématiquement "noir" lorsque c’est Jesse Jackson ou Barack Obama qui reçoivent ses suffrages dans un Etat ou un autre des Etats-Unis d’Amérique???

Mais pourquoi ces suffrages ne sont-ils pas allés prioritairement à la compagne du "premier président noir" de l’Histoire des Etats-Unis d’amérique, comme Tony Morison aimait tant qualifier Bill Cliton???

N’ y’a-t-il pas eu de la part de ce dernier et de son épouse un profond mépris envers un électorat qui leur était traditionnellment acquis, lorsqu’ils ont nié le rôle du Pasteur King dans la conquête des droits civiques aux Etats-Unis d’Amérique???

Autant de questions qui ne trouveront vraisemblement pas de réponse, tant que la politique americaine et la vision française des Etats-Unis se reduiront à une approche communautariste et raciale, voire raciste.

Je vous remercie

Obama l’emporte largement en Caroline du Sud

REUTERS
Le candidat à l’investiture
démocrate pour la présidentielle a devancé sa principale concurrente
Hillary Clinton grâce au soutien massif de l’électorat noir.
REUTERS
LIBERATION.FR : dimanche 27 janvier 2008
Barack Obama a remporté
samedi une primaire démocrate très disputée en Caroline du Sud,
devançant largement sa principale concurrente Hillary Clinton grâce au
soutien massif de l’électorat noir.

Les deux favoris se préparent maintenant au "Super Tuesday" du 5 février, quand les électeurs de 22 Etats se prononceront.

Au terme d’une campagne
marquée par des échanges parfois très virulents, Obama a recueilli en
Caroline du Sud 55% des voix, presque deux fois plus que l’ancienne
First Lady (27%).

John Edwards, pourtant dans
son Etat natal où il l’avait emporté en 2004, n’est arrivé que
troisième avec 18% des voix mais affirme rester dans la course.

Cette victoire d’Obama, après
deux défaites consécutives face à Hillary Clinton dans le New Hampshire
et le Nevada, le met en position de force avant le "Super Tuesday".

Le sénateur métis de l’Illinois l’avait emporté lors de la première consultation démocrate, les caucus de l’Iowa le 3 janvier.

"Ce soir, les cyniques qui
pensaient que ce qui avait commencé sous les flocons de l’Iowa n’était
qu’une illusion ont entendu une autre histoire avec les gens biens de
Caroline du Sud", a-t-il lancé devant une foule extatique à Columbia,
capitale de la Caroline du Sud.

"Dans neuf petits jours, près
de la moitié du pays aura l’occasion de nous rejoindre pour dire que
nous en avons assez des vieilles habitudes de Washington, que nous
avons faim de changement et que nous sommes prêts à croire à nouveau",
a-t-il ajouté.

EN ROUTE POUR LE "SUPER TUESDAY"

Juste après sa victoire, Obama a quitté la Caroline du Sud pour la Géorgie, l’un des Etats qui participera au "Super Tuesday".

Hillary Clinton, elle, était partie pour le Tennessee, qui vote aussi le 5 février, avant même la proclamation des résultats.

"Désormais les yeux du pays
sont tournés vers le Tennessee et les autres Etats qui voteront le 5
février", a-t-elle déclaré à Nashville. "Des millions et des millions
d’Américains vont avoir la chance de faire entendre leur voix (…)".

D’après des sondages de sortie
des urnes, Obama a été plébiscité par quatre électeurs noirs sur cinq,
dans un Etat où ils représentent la moitié des électeurs démocrates. Il
a également été choisi par un quart des électeurs blancs, un score plus
élevé que prévu. Edwards et Clinton se sont partagés le reste du vote
blanc.

Les enjeux du scrutin en
Caroline du Sud étant importants, le ton est monté entre les deux
principaux candidats, qui pendant une semaine se sont violemment
affrontés, lors du débat de lundi d’abord, puis par médias et
publicités de campagne interposés, avec Bill Clinton dans le rôle du
porte-flingue.

L’agressivité de Bill Clinton
à l’encontre d’Obama semble avoir porté préjudice à son épouse, selon
des sondages de sortie des urnes. Environ six participants à la
primaire sur dix ont déclaré que son rôle dans la campagne avait pesé
dans leur choix. Parmi eux, 47% ont désigné Obama, contre 38% pour
Clinton.

Obama a par ailleurs remporté
les suffrages de la moitié des électeurs qui ont fait leur choix dans
les dernières vingt-quatre heures, d’après des sondages de sortie des
urnes.

Le taux de participation a
atteint un record : plus de 500.000 personnes ont pris part à cette
première primaire démocrate dans un Etat du Sud.

ROMNEY ET MCCAIN AU COUDE À COUDE EN FLORIDE

Côté républicain, Mitt Romney
et John McCain sont au coude à coude dans la primaire de mardi prochain
en Floride, selon un sondage Reuters/C-SPAN/Zogby publié dimanche.

Romney, ancien gouverneur du
Massachusetts, a rattrapé son retard de trois points sur le sénateur de
l’Arizona et les deux hommes font la course en tête avec 30% des voix
chacun.

L’ancien gouverneur de
l’Arkansas Mike Huckabee remonte de quatre points à 14% et dépasse
l’ex-maire de New York Rudy Giuliani, qui perd deux points à 13%.

Le gouverneur de Floride, Charlie Crist, a officiellement apporté son soutien à McCain.

La guerre en Irak est revenue
au centre des débats entre les candidats à l’investiture républicaine,
McCain accusant Romney d’être partisan d’un calendrier pour le retrait
des troupes américaines de ce pays, ce que ce dernier a démenti.

En avril, Romney avait estimé
sur ABC News que le président George Bush et le Premier ministre
irakien Nouri al Maliki devraient établir des calendriers et une liste
d’objectifs à atteindre dans l’objectif de réduire les effectifs
militaires américains, en précisant qu’ils ne devraient pas être rendus
publics.

Lorsqu’il a tenu ces propos,
Romney n’a cependant pas demandé à ce qu’une date précise soit arrêtée
pour le départ des militaires. Il a donc exigé des excuses du sénateur
de l’Arizona, héros de la guerre du Viêtnam.

Vendredi, les candidats
républicains s’étaient affrontés sur le terrain de l’économie, que
Romney a placée au centre de sa campagne alors que les craintes d’une
récession sont fortes aux Etats-Unis.

La Floride sera le plus grand
Etat à se prononcer depuis le début du processus de désignation des
candidats et constituera un test de popularité pour les républicains,
les adhérents du parti de l’éléphant étant les seuls à pouvoir voter
lors de la primaire de mardi.

© Libération

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Un commentaire pour « grâce au soutien massif de l’électorat noir »…ou plutôt grâce au soutien massif de tous les américains (blanc, noir, jaune, orange, bleu, vert, marron…)

  1. Joël Didier dit :

    Mais cette amérique-là n’existe de plus en plus que dans l’imaginaire des "blancs" néo-conservateurs français. Car tous ceux qui ont réellement vécu aux Etats-Unis d’Amérique, pas seulement en séjour touristique, savent que la pauvreté n’est pas essentiellement une question raciale. Les américains  qui n’ont pas pu éviter l’ouragan en Nouvel Orleans et se sont retrouvés coincés pendant des jours dans le dôme n’y étaient pas seulemnt parce qu’ils étaient noirs ou blancs ou jaunes…mais parce qu’ils étaient pauvres. Les classes moyennes et les riches (noires, blanches, jaunes, hispaniques) qui ont quitté la région ont fait parler leur porte-monnaie avant une quelconque solidarité communautaire ou raciale. Il en est de même aujourd’hui de tous les élus démocrates d’origine noire qui soutiennent majoritairement Mme Clinton. Car avec elle, ils pensent à tort qu’elle leur garantira les fonds nécessaires à leur ré-élection (sachant l’aptitude des Clinton à lever les fonds). Voilà l’Amérique à laquelle est confrontée Barack Obama. Continuer comme vous le faîtes systématiquement en France à réduire sa candidature à l’investiture démocrate à une question d’idéntité raciale conforte peut-être votre petit "égo de blanc néo-conservateur français", mais ne répond plus à la problématique politique et économique aux Etats-Unis d’Amérique. Fâites-donc un tour de San Francisco à Chicago, puis allez vers le sud dans l’alabama notamment où le nouveau gouverneur est jeune et d’origine indienne, et vous comprendrez alors le vent de changement qui traverse ce pays du Nord au Sud et d’Est en ouest, après les années Bush, Clinton et Bush fils…. Je vous remercie

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