le professeur Luc Montagnier connaît plutôt des fortunes diverses au Etats-Unis d’Amérique et au Cameroun…

De "Madame Présidente" Chantal BIYA…à "Madame Présidente" Hillary Clinton, le professeur Luc Montagnier connaît plutôt des fortunes diverses …

A l’évidence sa flagornerie semble moins payante auprès de "Madame Présidente" Hillary Clinton qu’elle ne l’est auprès de l’épouse du tyran camerounais Paul BIYA…où il monnaye chèrement  sa collaboration avec la fondation de son épouse Chantal BIYA, sorte de vitrine humanitaire et caritative permettant au régime sanguinaire de Paul BIYA d’occulter ses crimes à la face du monde.

La retraite de "celui qui a découvert le virus du sida" n’est pas de tout repos!!!

Hillary Clinton en campagne, à Austin au Texas, le lundi 3 mars.

Hillary Clinton en campagne, à Austin au Texas, le lundi 3 mars.

A Dallas, quelques milliers de dollars pour une poignée de main d’Hillary Clinton
LEMONDE.FR | 04.03.08 |
Dallas (Texas), envoyée spéciale

a
façade a un air anglo-normand. A l’arrière, le jardin, avec sa piscine,
serait plutôt italien. Le château des Branson accueille ce soir Hillary
Clinton pour un "fundraiser", l’une de ces mystérieuses soirées
au cours desquelles les Américains échangent des milliers de dollars
contre une poignée de mains et/ou un autographe du candidat.

Debbie et Frank Branson habitent University
Park, un quartier chic de Dallas. L’université a finalement accepté
d’accueillir la bibliothèque présidentielle de George Bush. Les travaux
vont commencer. Dans un an, M. Bush sera de retour au Texas. Il risque
de ne pas retrouver le même Etat. Le mécontentement est tel que les
analystes locaux en sont à se demander s’il ne redeviendra pas
démocrate en novembre.

Les Branson dirigent l’un des grands
cabinets juridiques de Dallas. Ils appartiennent tous les deux à une
catégorie socioprofessionnelle détestée par les républicains : les "trial lawyers",
les avocats spécialisés dans les procès pour accident industriel,
malfaçon, erreur médicale… L’avocat se paye par un pourcentage sur les
dommages et intérêts qu’il gagne pour son client. Les "trial lawyers" sont parmi les principaux bailleurs de fonds du Parti démocrate.

Dans son tailleur vermillon, Debbie Branson est resplendissante. Elle porte une broche en strass : "Hillary 2008." C’est l’emblème offert aux "hillraisers",
les particuliers qui ont levé plus de 100 000 dollars pour Mme Clinton.
Fille d’un juge de l’Arkansas, Mme Branson connaît bien les Clinton.
Elle a été reçue à plusieurs "cafés à la Maison Blanche" sous Bill Clinton.

"SPONSORS" ET "SUPPORTEURS"

Les 400 invités sont orientés en fonction de leur statut. Les 65"sponsors" ont payé 2300 dollars. Ils ont droit à un badge avec leur nom et une "préréception" avec Mme Clinton dans les salons. Les "amis" ont payé 1000 dollars, ce qui est censé leur assurer un "placement préférentiel à la réception générale". Pour 250 dollars, les "supporteurs" ont droit à une "disponibilité limitée"
sous la tente dressée dans le jardin. Ni bottes de cow-boys ni tenues
extravagantes : on a beau être à Dallas, ce n’est pas tout à fait
l’univers de la série télé, même si la responsable du Parti démocrate
local s’appelle Ewing, comme "J. R.".

Darlene Ewing
dirige le Parti démocrate à Dallas. Et elle est désespérée de voir les
jeunes femmes déserter Mme Clinton. Dans l’assistance, il y a aussi
quelques "touristes", comme le professeur Luc Montagnier, présent pour une réunion médicale à Dallas et qui a été amené par des amis.

Quand la candidate arrive, la "jet-set",
bracelets orange et vert fluo, est prépositionnée devant le commun à
petit budget. Mme Clinton était le matin dans l’Ohio. Les 4 000
personnes qui l’attendent déjà à San Antonio ne se doutent probablement
pas qu’elle est encore à Dallas, à plus d’une heure d’avion.

Sur
un ton mécanique, elle raconte quelques histoires, pressée de partir. A
la sortie, quelqu’un tente d’interrompre la progression de Mme Clinton
parmi les poignées de mains pour lui présenter le professeur Montagnier
: "C’est lui qui a découvert le virus du sida." Elle suspend
son stylo, jette un coup d’œil rapide au professeur, arbore un sourire
de dépliant publicitaire et lance un tonitruant : "Excellent!" Le temps de le dire, elle est déjà passée et finit de signer le T-shirt "Madame Présidente"
que lui présente une militante. A ce stade, quatorze mois après le
début de la campagne, les candidats ne sont plus que des robots.

Corine Lesnes

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