Election présidentielle américaine: Bush ne pouvait rendre meilleur service à OBAMA

Déclaration du Président Georges W. Bush à la tribune du Parlement israélien, jeudi 15 Mai 2008:

Au deuxième jour de sa visite en Israël, qui commémore le soixantième anniversaire de la création de lEtat juif, le président américain George Bush, ici avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert, sest rendu jeudi dans la forteresse de Massada, symbole national de lesprit de résistance et de sacrifice. /Photo prise le 15 mai 2008/REUTERS/Larry DowningAu
deuxième jour de sa visite en Israël, qui commémore le soixantième
anniversaire de la création de l’Etat juif, le président américain
George Bush, ici avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert, s’est
rendu jeudi dans la forteresse de Massada, symbole national de l’esprit
de résistance et de sacrifice. /Photo prise le 15 mai
2008/REUTERS/Larry Downing (c) Reuters

 

«Certains semblent croire que nous devrions négocier avec les terroristes et les radicaux… Certains suggèrent que les États-Unis devraient simplement rompre leurs liens avec Israël et que tous nos problèmes au Proche-Orient disparaîtraient….» Comparant cette posture avec celle des Munichois avant la Seconde Guerre mondiale, Bush a dénoncé «le confort illusoire de l’apaisement, qui a été constamment discrédité par l’histoire»

Vu son impopularité écrasante, Georges W. Bush ne pouvait rendre ainsi un meilleur service à Barack OBAMA dans le contexte de l’élection présidentielle américaine, en le critiquant ouvertement devant la Knesset (un parlement ami, mais un parlement étranger pour les citoyens américains); et surtout en le comparant indirectement à un "Munichois d’avant la Seconde Guerre mondiale".

A contrario, c’est ce qui pouvait arriver de pire à John Mc Cain dans la perspective de l’élection présidentielle américaine de novembre 2008. Pire encore, c’est le plus mauvais coup porté à la communauté juive americaine, suspectée depuis des années par différents groupes d’intérêts,  d’empêcher la conclusion d’une paix des braves entre les Palestiniens, les pays arabes et l’Etat Hébreu, en grande partie en raison d’une pression excessive sur les dirigeants américains.

En résumé, sans nécessairement le vouloir, Georges W. Bush a, non seulement offert à Barack OBAMA cette posture présidentielle que certains de ses détracteurs lui reprochaient de manquer. Il a surtout contribué à offrir au candidat démocrate cette marge de manoeuvre internationale qui lui sera déterminante pour la mise en application de sa politique étrangère, s’il est élu président des Etats-Unis d’amérique.
Car Barack OBAMA sera certainement le seul, sinon le premier locataire de la Maison Blanche à avoir véritablement les coudées franches sur le dossier israélo-palestinien. Il pourra, en toute liberté, mettre sa politique étrangère en adéquation avec son programme de campagne; mais aussi avec ses convictions profondes, notamment la nécessité d’un dialogue entre tous les protagonistes des crises mondiales, sans exclusion ni exclusive.

L’on comprend alors aisément pourquoi Barack OBAMA est le pire cauchemard de tous les réactionnaires de la planète…

Pourquoi tous ces partisans du statu quo international tiennent absolument à caricaturer sa position équilibrée en politique étrangère: pointant continuellement du doigt la confession musulmane de son défunt père, dans le but inavoué d’établir un parallèle malsain entre l’islam et le terrorisme, entre le fils de musulman Barack OBAMA et les pires terroristes ou organisations islamistes de la planète (Ben Laden, Hamas, Hezbollah…).

Car pour Georges W.Bush ou John Mc Cain, islam = terrorisme. Pour ces nouveaux réactionnaires, la religion mulsumane du père doit nécessairement être celle du fils. La réligion musulmane du père fait obligatoirement du fils un ennemi de l’Amérique, et donc un allié (naturel) de tous les terroristes musulmans.

Simplisme néo-conservateur oblige!!!

Pourtant, et l’on ne dira jamais assez après la débâcle Irakienne: en démocratie, il n’y a pas pire politique que celle qui procède par la peur. L’on en vient finalement à croire que le néo-conservatisme bushien représentera effectivement jusqu’à son terme «le pire cauchemard» de la diplomatie américaine. Sauf biensûr si John Mc Cain en décide autrement dans l’intérêt de son élection à la présidence des Etats-Unis.

Il n’empêche, les critiques acerbes formulées à l’encontre de Barack OBAMA par Georges W.Bush devant la Knesset incitent à constater, une fois de plus, que "faire profil bas" n’a jamais été dans la nature d’un réactionnaire.

Je vous remercie

George Bush attaque
Obama depuis Jérusalem

De notre correspondant à Washington, Philippe Gélie
16/05/2008 | 

.

Crédits photo : AP

Dans
une démarche inhabituelle, le président plonge dans la campagne en
critiquant les projets du candidat démocrate au Proche-Orient.

La
flèche était inattendue de la part d’un président qui s’est gardé
jusqu’ici de prendre position dans les primaires démocrates, et
d’autant plus inhabituelle qu’elle a été tirée de l’étranger. De la
tribune du Parlement israélien, jeudi, George W. Bush a lancé une
attaque indirecte, mais à peine voilée, contre Barack Obama. «Certains
semblent croire que nous devrions négocier avec les terroristes et les
radicaux, a déclaré le président américain. Certains suggèrent que les
États-Unis devraient simplement rompre leurs liens avec Israël et que
tous nos problèmes au Proche-Orient disparaîtraient.»

Comparant
cette posture avec celle des Munichois avant la Seconde Guerre
mondiale, Bush a dénoncé «le confort illusoire de l’apaisement, qui a
été constamment discrédité par l’histoire». La saillie a fait l’effet
d’un pavé dans la mare électorale américaine. Le sénateur de l’Illinois
n’est pas cité, mais il s’est senti visé. «Il est navrant de constater
que le président Bush se sert d’un discours à l’occasion du 60e
anniversaire d’Israël pour lancer une attaque politicienne infondée,
a-t-il déclaré dans un communiqué. Bush sait que je n’ai jamais soutenu
le dialogue avec les terroristes.» Son porte-parole, Robert Gibbs, est
monté au créneau pour dénoncer «une attaque sans précédent lancée de
l’étranger», d’autant plus «malheureuse» qu’elle émane du champion de
«la diplomatie du cow-boy.» La porte-parole de la Maison-Blanche a
balayé la polémique avec une pirouette : «Les candidats en campagne
s’imaginent parfois que le monde tourne autour d’eux, mais en l’espèce,
ce n’est pas vrai.»

«Une plaie constante»

La
formule utilisée par le président fait pourtant une référence
transparente à des positions controversées du sénateur de l’Illinois.
Pour s’être déclaré ouvert à un dialogue direct avec le président
iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et pour avoir été complimenté par un
dirigeant du Hamas palestinien, Barack Obama se retrouve la cible
d’attaques de ses concurrents et d’une insidieuse campagne de calomnie.
John McCain, le prétendant républicain à la Maison-Blanche, a désigné
son probable adversaire comme «le candidat préféré du Hamas», se
présentant par contraste comme «le pire cauchemar» de cette
organisation terroriste au regard de la loi américaine.

Des
courriels circulent sur Internet présentant Obama comme un musulman qui
aurait prêté serment sur le Coran et serait affilié au leader noir
Louis Farrakhan, auteur de déclarations antisémites. De nombreux
responsables de la communauté juive ont condamné ces rumeurs
«ignominieuses», sans y mettre fin.

Dans son programme de
politique étrangère, le candidat démocrate se prononce en faveur «d’une
diplomatie présidentielle ferme et directe avec l’Iran, sans conditions
préalables». Susan Rice, sa principale conseillère pour les affaires
étrangères, souligne que «sans conditions préalables ne signifie pas
sans préparations». Robert Gates, le secrétaire à la Défense de Bush,
vient d’ailleurs d’appeler lui-même à «un dialogue utile» avec le
régime de Téhéran. Sur Israël, Obama affirme son «soutien inébranlable»
à l’État juif et reconnaît son «droit à l’autodéfense». Dans une
interview ce mois-ci à l’hebdomadaire Atlantic Monthly, il qualifie le
sionisme «d’idée juste et nécessaire» et évoque «l’affinité naturelle
entre les communautés afro-américaine et juive». Mais il dénonce aussi
le blocage du processus de paix comme «une plaie constante». Ses
positions lui ont valu jusqu’ici d’être distancé par Hillary Clinton
auprès de la communauté juive, traditionnellement démocrate. Or, en
novembre, les électeurs juifs pourraient faire la différence dans des
États très disputés comme la Floride ou la Pennsylvanie.

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