Quand Le Peuple du Cameroun doit boire le calice de l’humiliation franco-camerounaise jusqu’à la lie…

Après Jany Le Pen, épouse du Président du Front National Jean-Marie Le Pen, reçue en grande pompe au palais présidentiel de Yaoundé mercredi 14 mars 2007 par la première dame du Cameroun Chantal BIYA, c’est le tour de Brice Hortefeux, ministre français de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire…d’être élévé à la dignité de commandeur de l’ordre Camerounais de la valeur, des mains du tyran à vie du Cameroun Paul BIYA.

L’étau Sarkozy-BIYA se resserre ainsi mortellement sur le peuple affamé et oppressé du Cameroun depuis 26 longues années. Il se voit définitivement fermer les portes de l’exil ou de l’immigration forcés vers la Patrie des Droits de L’homme, essentiellement du fait de la collaboration honteuse entre le défenseur de l’immigration choisie et des tests ADN en France, Brice Hortefeux, et l’un des régimes les plus sanguinaires et crapuleux du continent africain.

Le message de la France à l’égard des milliers de victimes au Cameroun de la tyrannie de Paul BIYA n’aura jamais été aussi clair et limpide, que sous la présidence de Nicolas Sarkozy: mourez en silence sous les balles et/ou la famine de Paul BIYA. Surtout, ne regardez point du côté de la France, car elle ne vous sera d’aucun secours, occupée qu’elle est à soutenir indéfectiblement le régime qui vous opprime, mais lui permet de maintenir intact sa sphère d’influence politique et économique en Afrique.

Je vous remercie

PauL BIYA et Brice Hortefeux au Palais de l’Unité

Cameroun : Paul Biya élève Brice Hortefeux à la dignité de commandeur de l’Ordre camerounais de la valeur

Brice Hortefeux : camer.beLe ministre français de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, Brice Hortefeux, qui a séjourné au Cameroun depuis le week-end dernier, a été élevé à la dignité de Commandeur de l’Ordre national de la valeur par le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya.

Au-delà de cette distinction honorifique, Brice Hortefeux a pris part aux côtés du chef de l’Etat camerounais au défilé civil et militaire marquant la 36e édition de la fête nationale du pays qui s’est célébrée  mardi 20 mai.

La veille de cette grande parade en souvenir au référendum du 18 mai 1972 dont les résultats ont abouti à l’unification des parties anglophone et francophone du Cameroun, Brice Hortefeux a été reçu en audience et à déjeuner par Paul Biya au palais de l’Unité à Yaoundé.

Le Cameroun et la France « d’accord sur l’essentiel »

Dans son toast, Paul Biya a déclaré que « La France et le Cameroun sont des partenaires de longue date. De la fin de la première guerre mondiale à notre indépendance des liens très forts se sont noués entre nous, liens qui ont résisté à l’usure du temps et dont les traces sont encore bien visibles. »

A propos de la politique française de l’immigration que porte Brice Hortefeux, le président de la République du Cameroun a affirmé que son pays et la France sont « d’accord sur l’essentiel. »

« Comme vous, je pense qu’il n’est pas bon que nos jeunes partent à l’aventure dans des conditions qui ne peuvent mener qu’à l’échec. Il faut décourager ces tentatives », a dit Paul Biya pour qui les raisons sont entre autres : « Le chômage, le manque d’avenir, le découragement qui finissent par l’emporter sur l’attachement au pays natal et à la sécurité de l’entourage familial. »

La France qui est aux côtés du Cameroun à travers le contrat de désendettement et de développement (C2D), intervenant dans le cadre de l’allègement de la dette des pays en développement pour un montant cumulé de quelque 750 milliards FCFA sur la période 2005-2020, passe aussi pour être le premier fournisseur du Cameroun avec 303 milliards FCFA d’exportations.

« En dehors de l’aide directe qu’elle nous a apportée, la France a également plaidé notre cause dans les forums internationaux, ce qui nous a permis de bénéficier d’annulations et de remises de dettes importantes, donnant ainsi à notre économie la bouffée d’air dont elle avait besoin. Le rôle de votre pays a été essentiel dans ce domaine », a déclaré Paul Biya.

Dans tous les cas, le Cameroun, malgré un sol fertile, un sous-sol riche, une population entreprenante et laborieuse, et des conditions climatiques favorables, a été classé pays pauvre très endette (Ppte).

Un nouveau Plan Marshall pour l’Afrique

« Au Cameroun, comme ailleurs en Afrique, l’état actuel de nos économies ne nous permet pas pour le moment de proposer à tous nos jeunes, y compris les diplômés, les emplois auxquels ils peuvent prétendre. En vérité, seul le lancement d’un nouveau Plan Marshall pour l’Afrique pourrait, me semble-t-il, répondre à ce défi », a ensuite suggéré le président de la République du Cameroun au cours du déjeuner.

Pour Paul Biya, la croisade pour le développement de l’Afrique dont le Sommet du Millénaire a fixé les objectifs à court terme, n’a de chance de parvenir à ses fins que si des moyens adéquats lui sont consacrés.

Le chef de l’Etat camerounais qui compte parmi les doyens du continent, estime que le nouveau Plan Marshall pourrait considérablement réduire l’immigration clandestine des Africains vers l’Europe.

« Il n’est pas dans l’intérêt de personne que se crée un déséquilibre grandissant entre une Europe riche et puissante et une Afrique pauvre et sans avenir », a déclaré Paul Biya. « Car si le développement de nos pays progressait de façon satisfaisante, si notre économie créait des emplois, pourquoi iraient-ils, au risque de leur vie, chercher ailleurs ce qui serait à leur portée ?, s’interroge Paul Biya pour qui « les récentes « émeutes de la faim  » sont des avertissements dont nous devons tous tenir compte. »

Maximiser la contribution au développement de la diaspora camerounaise

Le Cameroun compte environ 36 000 ressortissants et aurait le deuxième contingent d’immigrés en France qui a mis en place depuis un an « une politique d’immigration concertée et choisie avec les pays africains notamment, sur la base du dialogue, de la volonté construite et de la transparence ».

Selon Brice Hortefeux, il importe « d’organiser cette immigration pour qu’elle se fasse au bénéfice de la France et des pays africains », car deux immigrés sur trois proviennent du continent africain. Il a rappelé que cinq pays africains ont déjà signé des accords particuliers avec la France au sujet de l’immigration concertée. Le Cameroun pourrait en être le sixième afin de mieux canaliser le flux migratoire vers la France.

Le ministre français de l’Immigration a également abordé le volet lié aux diasporas africaines sur le territoire français. Celles-ci à son avis " ne sont pas suffisamment utilisées ". " Les fonds envoyés vers leurs pays s’élèvent à environ 8 milliards d’euros (soit à peu près 5250 milliards de francs Cfa, ndlr). De l’argent utilisé à plus de 80% pour la consommation ".

S’il pense que cet argent est envoyé pour aider les familles restées sur place en Afrique, il est donc question aujourd’hui pour lui d’aider à l’orientation de cet argent vers l’investissement, notamment dans les domaines comme l’agriculture, l’artisanat…

La France a le droit de choisir qui elle veut accueillir

S’agissant de la communauté camerounaise en France, Brice Hortefeux l’évalue à environ 36.000 âmes, avec au passage la deuxième en ce qui concerne les étudiants. A ceux-ci, il conseille le choix de filières porteuses " qui débouchent sur une activité professionnelle "

Pour la maitrise des flux migratoires, la France sous la houlette de son ministre de l’Immigration a signé des accords avec des pays africains comme le Sénégal, la Tunisie, le Gabon, le Congo et le Bénin. Il a précisé au cours de ses échanges que des discussions sont en cours pour un accord similaire avec le Cameroun.

Promoteur en France de la loi de maîtrise de l’immigration adoptée en 2007 qui limite le regroupement familial, Brice Hortefeux a fini par faire imposer des tests d’Adn pour les candidats à ce regroupement.

Ce très proche du Président Sarkozy est également connu pour avoir fixé aux forces de l’ordre en France des objectifs chiffrés en matière d’expulsions et de reconduite des étrangers à la frontière : 25.000 en 2007, 26.000 en 2008 et 28.000 en 2010.

Celui que l’on dit être le véritable père de l’immigration choisie est notamment l’auteur de cette phrase prononcée chez des confrères en octobre 2007, " La France a le droit de choisir qui elle veut accueillir ".

© Linternationalmagazine.com : Noé Ndjebet Massoussi et Emile FIDIECK
Paru le 23-05-2008

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Quand Le Peuple du Cameroun doit boire le calice de l’humiliation franco-camerounaise jusqu’à la lie…

  1. Joël Didier dit :

    France – Afrique : Biya, Bongo, Sassou et consorts, sont les complices de la guerre faite aux peuples africains

    Paul
    Biya, président du Cameroun, recevant Brice Hortefeux, ministre
    français entre autre de l’immigration et de l’identité nationale, venu
    causer du trop grand nombre de Camerounais en France, a déploré que les
    jeunes de son pays n’aient aucune perspective d’avenir et demandé qu’on
    mette en place un plan Marshall pour le sauver des émeutes du désespoir
    qui le menacent. L’un et l’autre découvrent apparemment tout à coup les
    conséquences de plusieurs décennies d’aberrations politiques.
    Le plan Marshall, conçu par les Etats-Unis pour
    la reconstruction de l’Europe sinistrée après la deuxième guerre
    mondiale, était essentiellement destiné à la sauver du communisme. Ce
    n’était pas idiot comme calcul. Si la France avait eu la même attitude
    quand elle disputait ses ex-colonies à l’influence soviétique – et elle
    en avait les moyens pendant les trente glorieuses – on ne déplorerait
    pas aujourd’hui une telle absence de développement dans les pays
    d’Afrique francophone. En fait à une Afrique sinistrée depuis plusieurs
    siècles par la traite des esclaves puis par la colonisation, pour les
    besoins de l’approvisionnement de la métropole en matières et denrées,
    elle se contenta d’offrir des gauleiters autochtones payés pour écraser
    toutes les revendications qui se levaient et non pour planifier un
    quelconque développement.
    Il y a au Cameroun des économistes compétents et
    lucides qui ne cessent de dénoncer les budgets de l’Etat qui, depuis
    des lustres, n’offrent qu’une place symbolique et dérisoire à
    l’investissement. Toute la dépense est de consommation, par un
    personnel étatique gorgé de prébendes. Aucune planification économique
    et prospective n’a été sérieusement mise en œuvre. Après vingt cinq ans
    d’incurie le chef de l’Etat accuse la dure loi du marché d’avoir réduit
    les gens à la misère. L’Afrique a subi une prédation pluricentenaire,
    la pire des guerres. Il faut d’abord faire cesser cette guerre avant
    qu’un plan de reconstruction puisse être mis en œuvre. Biya, Bongo,
    Sassou et consorts, sont les complices de la guerre faite aux peuples
    africains, ils ne peuvent pas être les artisans de son salut. Hortefeux
    le sait mieux que personne. Tout ce qu’il peut offrir à ses compères
    c’est des moyens de répression. La force est une réaction primaire,
    inintelligente et sans imagination.
    Le 20 mai, en effet, un autre invité français de
    marque était au Cameroun. Il s’agit de Guillaume Giscard d’Estaing,
    patron de la SOFEMA. Le journal gouvernemental a parlé à son sujet d’un
    partenariat renforcé avec les forces de défense. Une des spécialités de
    cette société est la fourniture et l’entretien d’hélicoptères, si
    utiles dans les conflits urbains, comme on a pu le constater au Tchad.
    Voilà enfin qui est clair et concret pour illustrer la démarche de «
    développement solidaire » prônée par Hortefeux, lequel s’est dit
    préoccupé par l’évocation du milliard d’habitants que l’Afrique devrait
    atteindre à brève échéance.Entre ceux qui parlent de « pression démographique » à propos de la RDC, qui a autant d’habitants que la France pour un territoire
    trois fois et demi plus grand – mais qui a surtout tellement de
    précieuses ressources que ce serait dommage de les laisser aux
    habitants – et ceux qui se sentent gravement menacés quand 36 000
    Camerounais vivent dans une France de 60 millions d’habitants, on
    saisit l’étrange développement des fantasmes qui conduisent
    inéluctablement à projeter un plan X pour l’Afrique, consistant à
    fomenter et financer les affrontements qui conduiront à l’élimination
    de l’ »homme africain », décidément trop encombrant. Mais là, c’est
    vraiment un calcul idiot.© Survie : Odile Tobner
    Paru le 24-06-2008

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s