Bien minables, les déclarations de Mme Clinton…


Il est presqu’impossible de
former un ticket présidentiel avec une personne qui envisage déjà
l’éventualité de votre mort avant la fin de la campagne d’investiture
interne, ou dont un proche pense indirectement que ce serait le
meilleur moyen pour vous, d’accéder à la Présidence des Etats-Unis
d’Amérique.

A la limite, si l’on avait un
peu de suite dans les idées, il faudrait s’enquérir dés maintenant
auprès du couple Clinton de ce qu’il sait réellement de l’éventuelle
mort par assassinat de Barack OBAMA? Pourquoi celle-ci ne
frapperait-elle pas un autre candidat que lui? et pourquoi pas Mme
Clinton ou John Mc Cain?

Quelle est donc cette macabre
loi des séries qui ferait automatiquement de tout candidat issu des
minorités (Obama) ou progressiste (Kennedy) à l’ élection
présidentielle américaine, une potentielle cible d’une élimination
physique par assassinat???

Les déclarations de Mme
Clinton sont un bien triste précédent dans la compétition politique et
démocratique aux Etats-Unis d’Amérique…

Merci

Clinton s’excuse après sa "gaffe" sur Robert Kennedy

NOUVELOBS.COM | 24.05.2008 | 10:50

La
sénatrice de New York avait invoqué l’assassinat de Bobby Kennedy pour
justifier son maintien dans la course à l’investiture démocrate.
Hillary Clinton réfute par ailleurs l’idée d’un "ticket" de
vice-présidente avec Barack Obama.

(Reuters)

(Reuters)

Hillary
Clinton a dû présenter ses excuses, vendredi 23 mai, après avoir
invoqué l’assassinat de Bobby Kennedy pour justifier son maintien.
"Je regrette si ma référence à ce moment traumatisant pour notre pays
tout entier -et en particulier pour la famille Kennedy- a blessé de
quelque façon que ce soit. Je n’en avais certainement pas l’intention",
a-t-elle rectifié.

En campagne à Sioux Falls, avant la primaire du 3 juin prochain dans le
Dakota du Sud, Hillary Clinton a mentionné Robert F. Kennedy, assassiné
cinq ans après son frère, le président John F. Kennedy, en 1968 alors
qu’elle était interrogée par le comité éditorial du Sioux Falls Argus
sur les appels à son retrait au sein de son propre camp.

"Mon mari n’a pas bouclé la campagne pour l’investiture en 1992 avant
d’avoir gagné la primaire en Californie à la mi-juin, n’est-ce pas?
Nous nous souvenons tous que Bobby Kennedy a été assassiné en juin en
Californie. Vous savez, je ne comprends pas cela", a-t-elle répondu.

L’équipe d’Obama réagit

L’équipe de campagne de son rival Barack Obama n’a pas tardé à réagir à
cette évocation de l’éventualité d’un assassinat pendant la campagne
des primaires. "La déclaration de la sénatrice Clinton devant le comité
éditorial de l’Argus Leader était malheureuse et n’a pas de place dans
cette campagne", a dénoncé le porte-parole du sénateur de l’Illinois
Bill Burton.

Le porte-parole d’Hillary Clinton Mo Elleithee a assuré que la
candidate n’avait cité son époux et Robert Kennedy qu’en tant
qu’"exemples dans l’histoire de processus de désignation du candidat se
prolongeant jusqu’à l’été". "Toute interprétation allant au-delà serait
inexacte et indigne", a-t-elle rétorqué.

Un précédent en mars dernier

Hillary Clinton avait déjà tenu des propos similaires en mars dernier dans une interview au magazine Time.
"Les compétitions des primaires duraient beaucoup plus longtemps avant.
Nous nous rappelons tous de la grande tragédie de Bobby Kennedy
assassiné en juin à Los Angeles. Mon époux n’a pas assuré sa nomination
avant juin, également en Californie. Il n’y a rien d’inhabituel à ce
que la course des primaires se prolonge au mois de juin".
La candidate n’a pas attendu longtemps pour s’expliquer elle-même après
que ses adversaires eurent attiré l’attention sur ses propos de Sioux
Falls. Elle a répété qu’elle faisait référence à son époux et Robert
Kennedy pour montrer que "nous avons déjà eu des primaires qui duraient
jusqu’en juin". "C’est un fait historique".

"Grande considération pour les Kennedy"

"Les Kennedy ont été très présents dans mon esprit ces derniers jours à
cause du sénateur Kennedy", a-t-elle ajouté, une allusion au sénateur
démocrate Ted Kennedy, dont les Américains ont appris cette semaine
qu’il souffrait d’une tumeur maligne au cerveau. Et elle a rappelé
qu’elle avait "la plus grande considération pour la famille Kennedy".

Devant le comité éditorial de Sioux Falls, Hillary Clinton avait aussi
déclaré qu’il était "sans précédent dans l’histoire" qu’un candidat à
l’investiture se voit exhorté dans son camp à se retirer quand ses
chances semblent faibles. Or, cela s’est produit plusieurs fois. Le
futur candidat républicain John McCain avait lui-même souhaité le
retrait de Mike Huckabee il y a trois mois.

"Tout simplement faux"

Enfin, la sénatrice de New York a évoqué les rumeurs de discussions sur
un "ticket" Obama-président et Clinton-vice-présidente lors d’un
déplacement à Sioux Falls. "C’est tout simplement faux et je ne
l’envisage pas du tout. Je n’ai pas du tout préparé cela et je ne suis
pas du tout préparée à m’engager dans cette voie. Je fais encore
vigoureusement campagne", a-t-elle lancé.

Hillary Clinton reste loin derrière Barack Obama, qui dispose des
soutiens de près de 200 délégués de plus qu’elle (1.970 à 1.779) et ne
se trouve plus qu’à 56 délégués de l’investiture (2.026 délégués et
superdélégués). Le sénateur noir de l’Illinois a obtenu quatre soutiens
supplémentaires vendredi

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3 commentaires pour Bien minables, les déclarations de Mme Clinton…

  1. Joël Didier dit :

    Edito du Monde
    Mme Clinton a perdu

    LE MONDE | 26.05.08 | 15h27  •  Mis à jour le 26.05.08 | 15h32ette
    femme s’est engagée dans l’action politique, au début des années 1970,
    avec la volonté de mettre fin aux injustices de la société américaine.
    Ayant épousé un brillant camarade d’études issu d’une famille pauvre de
    l’Arkansas, elle a considéré qu’il était mieux placé qu’elle, dans les
    années 1980, pour faire avancer leurs idéaux communs. Elle a été sa
    partenaire dans la conquête du pouvoir, en 1992.
    A la Maison Blanche, chargée du projet
    d’assurance-maladie promis pendant la campagne, elle a échoué, en 1994,
    devant l’hostilité de la droite, mais aussi du fait de sa propre
    intransigeance et de ses maladresses. Après l’épreuve qu’ont été
    l’affaire Lewinsky et l’impeachment du président Bill Clinton, en 1998,
    elle a décidé de mener sa propre carrière en se présentant au Sénat, en
    2000, dans l’Etat de New York. Sa réélection, en 2006, a démontré sa
    réussite.Hillary Clinton apparaissait alors comme la candidate
    démocrate la plus forte pour enlever la Maison Blanche au Parti
    républicain, en 2008, au terme des deux mandats de George Bush.
    Soutenue dans le parti, appuyée sur des donateurs qui lui donnaient les
    moyens d’une campagne puissante, confiante dans sa connaissance des
    dossiers, elle était la candidate "inévitable".C’était compter
    sans l’aspiration de nombreux Américains à tourner la page des
    affrontements hérités des années 1960. C’était ignorer la répugnance de
    beaucoup devant une "restauration" Clinton, après celle de la famille
    Bush en 2000. C’était méconnaître, surtout, la personnalité et la force
    de conviction d’un jeune sénateur de l’Illinois, Barack Obama, qui a su
    faire naître, dans le pays, un enthousiasme comme les Etats-Unis n’en
    avaient pas éprouvé depuis longtemps.Face à ce défi, dont la
    dimension s’est affirmée dès la victoire de M. Obama dans les caucus de
    l’Iowa, début janvier, Mme Clinton s’est battue courageusement, sinon
    toujours dignement. Les faits sont là : elle n’a pas réuni le nombre de
    délégués nécessaire pour être désignée comme candidate par la
    convention qui se réunira fin août à Denver, et elle n’a plus aucune
    chance d’y parvenir. Il est plus que temps, pour elle, de l’admettre et
    de démontrer la sincérité de son engagement en apportant son soutien à
    l’homme auquel la majorité des électeurs démocrates a choisi de faire
    confiance. Article paru dans l’édition du 27.05.08

  2. Joël Didier dit :

    Edito du Monde
    Mme Clinton a perdu

    LE MONDE | 26.05.08 | 15h27  •  Mis à jour le 26.05.08 | 15h32ette
    femme s’est engagée dans l’action politique, au début des années 1970,
    avec la volonté de mettre fin aux injustices de la société américaine.
    Ayant épousé un brillant camarade d’études issu d’une famille pauvre de
    l’Arkansas, elle a considéré qu’il était mieux placé qu’elle, dans les
    années 1980, pour faire avancer leurs idéaux communs. Elle a été sa
    partenaire dans la conquête du pouvoir, en 1992.
    A la Maison Blanche, chargée du projet
    d’assurance-maladie promis pendant la campagne, elle a échoué, en 1994,
    devant l’hostilité de la droite, mais aussi du fait de sa propre
    intransigeance et de ses maladresses. Après l’épreuve qu’ont été
    l’affaire Lewinsky et l’impeachment du président Bill Clinton, en 1998,
    elle a décidé de mener sa propre carrière en se présentant au Sénat, en
    2000, dans l’Etat de New York. Sa réélection, en 2006, a démontré sa
    réussite.Hillary Clinton apparaissait alors comme la candidate
    démocrate la plus forte pour enlever la Maison Blanche au Parti
    républicain, en 2008, au terme des deux mandats de George Bush.
    Soutenue dans le parti, appuyée sur des donateurs qui lui donnaient les
    moyens d’une campagne puissante, confiante dans sa connaissance des
    dossiers, elle était la candidate "inévitable".C’était compter
    sans l’aspiration de nombreux Américains à tourner la page des
    affrontements hérités des années 1960. C’était ignorer la répugnance de
    beaucoup devant une "restauration" Clinton, après celle de la famille
    Bush en 2000. C’était méconnaître, surtout, la personnalité et la force
    de conviction d’un jeune sénateur de l’Illinois, Barack Obama, qui a su
    faire naître, dans le pays, un enthousiasme comme les Etats-Unis n’en
    avaient pas éprouvé depuis longtemps.Face à ce défi, dont la
    dimension s’est affirmée dès la victoire de M. Obama dans les caucus de
    l’Iowa, début janvier, Mme Clinton s’est battue courageusement, sinon
    toujours dignement. Les faits sont là : elle n’a pas réuni le nombre de
    délégués nécessaire pour être désignée comme candidate par la
    convention qui se réunira fin août à Denver, et elle n’a plus aucune
    chance d’y parvenir. Il est plus que temps, pour elle, de l’admettre et
    de démontrer la sincérité de son engagement en apportant son soutien à
    l’homme auquel la majorité des électeurs démocrates a choisi de faire
    confiance. Article paru dans l’édition du 27.05.08

  3. Joël Didier dit :

    Edito du Monde
    Mme Clinton a perdu

    LE MONDE | 26.05.08 | 15h27  •  Mis à jour le 26.05.08 | 15h32ette
    femme s’est engagée dans l’action politique, au début des années 1970,
    avec la volonté de mettre fin aux injustices de la société américaine.
    Ayant épousé un brillant camarade d’études issu d’une famille pauvre de
    l’Arkansas, elle a considéré qu’il était mieux placé qu’elle, dans les
    années 1980, pour faire avancer leurs idéaux communs. Elle a été sa
    partenaire dans la conquête du pouvoir, en 1992.
    A la Maison Blanche, chargée du projet
    d’assurance-maladie promis pendant la campagne, elle a échoué, en 1994,
    devant l’hostilité de la droite, mais aussi du fait de sa propre
    intransigeance et de ses maladresses. Après l’épreuve qu’ont été
    l’affaire Lewinsky et l’impeachment du président Bill Clinton, en 1998,
    elle a décidé de mener sa propre carrière en se présentant au Sénat, en
    2000, dans l’Etat de New York. Sa réélection, en 2006, a démontré sa
    réussite.Hillary Clinton apparaissait alors comme la candidate
    démocrate la plus forte pour enlever la Maison Blanche au Parti
    républicain, en 2008, au terme des deux mandats de George Bush.
    Soutenue dans le parti, appuyée sur des donateurs qui lui donnaient les
    moyens d’une campagne puissante, confiante dans sa connaissance des
    dossiers, elle était la candidate "inévitable".C’était compter
    sans l’aspiration de nombreux Américains à tourner la page des
    affrontements hérités des années 1960. C’était ignorer la répugnance de
    beaucoup devant une "restauration" Clinton, après celle de la famille
    Bush en 2000. C’était méconnaître, surtout, la personnalité et la force
    de conviction d’un jeune sénateur de l’Illinois, Barack Obama, qui a su
    faire naître, dans le pays, un enthousiasme comme les Etats-Unis n’en
    avaient pas éprouvé depuis longtemps.Face à ce défi, dont la
    dimension s’est affirmée dès la victoire de M. Obama dans les caucus de
    l’Iowa, début janvier, Mme Clinton s’est battue courageusement, sinon
    toujours dignement. Les faits sont là : elle n’a pas réuni le nombre de
    délégués nécessaire pour être désignée comme candidate par la
    convention qui se réunira fin août à Denver, et elle n’a plus aucune
    chance d’y parvenir. Il est plus que temps, pour elle, de l’admettre et
    de démontrer la sincérité de son engagement en apportant son soutien à
    l’homme auquel la majorité des électeurs démocrates a choisi de faire
    confiance. Article paru dans l’édition du 27.05.08

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