Décision responsable du chef de file de l’opposition zimbabwéenne

Morgan Tsvangirai n’avait raisonnablement pas d’autre solution, face
à un processus électoral vicié, violent, et qui porte en germe d’autres
massacres des populations civiles du Zimbabwé.

A la communauté internationale, notamment l’union africaine et la Sadec, de prendre toute sa responsabilité.

Tous
les leaders politiques africains ne sont pas nécessairement prêts à
accéder ou à partager le pouvoir avec les "Pères de la Nation", y
compris en marchant sur les cadavres de leurs concitoyens.

Je vous remercie

Zimbabwe : Morgan Tsvangirai se retire de la course à la présidentielle
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 22.06.08 |

Le
chef de file de l’opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, a
annoncé, dimanche 22 juin, qu’il renonçait à participer au second tour
de l’élection présidentielle prévu le 27 juin, invoquant les violences
commises aux dépens de ses partisans qui interdisent, selon lui, un
scrutin libre et équitable. "Nous, au sein du MDC, avons pris la
décision de ne pas participer plus longtemps à ce simulacre de
processus électoral violent et illégitime", a-t-il déclaré lors d’un
rassemblement à Harare, avant d’exhorter les Nations unies à empêcher
un "génocide".

Le second tour de la présidentielle devait
opposer le président Robert Mugabe, 84 ans, au pouvoir depuis
l’indépendance de l’ex-Rhodésie en 1980, à M. Tsvangirai, 56 ans. Mais
les violences, largement imputables aux fidèles du chef de l’Etat, se
sont déchaînées depuis la déroute du régime aux élections
présidentielle et législatives du 29 mars, à l’issue desquelles M.
Mugabe a perdu le contrôle de la Chambre des députés et est arrivé
derrière son rival au premier tour de la présidentielle.

"SEUL DIEU PEUT ME RETIRER LE POUVOIR QU’IL M’A DONNÉ"

La communauté internationale monte le ton contre le régime de Robert Mugabe - ici, le 14 juin 2008 à Harare.

Le
MDC affirme que 70 de ses partisans ont été tués depuis le 29 mars, et
près de 400 ont officiellement été arrêtés, dont son numéro deux,
Tendai Biti. La police assure que l’opposition est la "principale
responsable" des violences politiques. Dimanche encore, des partisans
de la Zanu-PF de Mugabe et des membres des forces de l’ordre s’en sont
pris à des personnes réunies pour un meeting de M. Tsvangirai à Harare,
frappant des journalistes et obligeant des observateurs électoraux à
prendre la fuite.
Vendredi, Robert Mugabe avait prévenu : "Seul
Dieu peut me retirer le pouvoir qu’il m’a donné." Le retrait de son
rival devrait offrir au plus vieux président d’Afrique un nouveau
mandat, alors que son pays s’enfonce depuis plusieurs années dans une
grave crise économique et politique.

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