Barack OBAMA ou le parcours d’un Homme politique aux Etats-Unis d’Amérique

"A peine rentré aux Etats-Unis, Barack Obama doit faire face aux critiques"…(Le Monde 27.07.08)

C’est aussi cela, les Etats-Unis d’Amérique, toutes les critiques sont
autorisées, y compris par rapport à une tournée internationale, presque
sans faute, du Candidat démocrate Barack OBAMA.

Donc, rien à voir avec la France où le Président la République
s’emporte, en perdant au passage son oreillette, sur une question de la
journaliste vedette de "CNN" Christiane Amanpour relevant à juste titre
l’incohérence entre "l’OBAMANIA" en France et le sort peu enviable que
celle-ci réserve à ses noirs…et autres "minorités visibles".

Alors quand Nicolas Sarkozy pointe "l’aventure exceptionnelle" de
Barack Obama aux Etats-Unis…il ne se trouve évidemment aucun un
journaliste français pour lui faire remarquer ou comprendre qu’il
s’agit ni plus ni moins d’un "parcours politique" d’un Homme aux Etats-Unis
d’Amérique, et nullement d’une aventure éphémère relevant du fait du
prince au Cameroun ou en France, telle que celle de Rama Yade, de
Fadela Amara ou de Rachida Dati.

Là réside toute la différence!!!

Je vous remercie

Barack Obama, left, with Prime Minister Gordon Brown of Britain in London on Saturday. (Pool photo by Jim Young)


A peine rentré aux Etats-Unis, Barack Obama doit faire face aux critiques

LEMONDE.FR avec AFP et AP | 27.07.08 |

Bienvenue à la maison. L’équipe de campagne de John McCain, candidat
républicain à la présidence américaine, avait préparé une salve de
critiques pour accueillir aux États-Unis Barack Obama, de retour de sa
tournée internationale. Le sénateur de l’Illinois se trouvait dans son
avion qui le ramenait de Londres à Chicago, samedi 26 juillet, quand le
camp républicain concoctait une nouvelle vidéo de campagne. En cause,
l’annulation par le candidat démocrate d’une visite, prévue vendredi,
de militaires américains hospitalisés en Allemagne.

"Il semble que le Pentagone n’a pas autorisé Barack Obama à
apporter des caméras", ironise le spot diffusé depuis samedi soir,
avant d’ajouter : "John McCain, toujours là pour nos troupes". La vidéo
reprenait ainsi un argument avancé par l’équipe de Barack Obama pour
justifier ce changement d’agenda de dernière minute. Le Pentagone
aurait émis des réserves quant à l’opportunité d’une visite politique
sur une base militaire américaine. Une information que le ministère de
la défense américain réfute, même s’il rappelle qu’il interdit
effectivement, en général, toute activité politique dans les bases
placées sous son autorité.



POLITISATION DES SOLDATS

Tommy Vietor, porte-parole de la campagne de Barack Obama, a
regretté que ses adversaires se laissent aller à une "politisation des
soldats américains", et a rappelé que le candidat démocrate avait rendu
visite à des troupes stationnées en Afghanistan et en Irak. Tucker
Bounds, son homologue du côté républicain, s’est lui étonné que Barack
Obama ait rencontré tant de chefs politiques étrangers, sans avoir
quelques heures pour ses compatriotes : "il donne la priorité à des
foules d’Allemands obséquieux et non à une rencontre avec des soldats
blessés", a-t-il attaqué, mettant cela sur le compte du "manque
d’expérience" du démocrate.

Avant de quitter Londres, Barack Obama avait reconnu que sa tournée
internationale pourrait lui coûter quelques points dans les sondages
américains. Elle lui a également valu une flambée de critiques. Le
candidat démocrate conserve cependant l’avantage. Côté républicain,
John McCain compte bien alimenter la polémique. Dans un entretien
accordé à la chaîne américaine ABC, diffusé dimanche, le sénateur de
l’Arizona renchérit: "si le Pentagone m’avait interdit de rendre visite
à ces troupes, et si j’avais été là-bas avec l’envie de les rencontrer,
je peux vous assurer qu’il y aurait eu un séisme".

Sarkozy salue en Obama
l’Amérique que la France aime


Arielle Thedrel
Le Figaro.fr 26/07/2008 |


.

«Nous avons une grande convergence de vues», a déclaré Nicolas Sarkozy à propos de Barack Obama, vendredi à l'Élysée, lors de leur conférence de presse commune (photo Jean-Jacques Ceccarini / Le Figaro).
«Nous
avons une grande convergence de vues», a déclaré Nicolas Sarkozy à
propos de Barack Obama, vendredi à l’Élysée, lors de leur conférence de
presse commune (photo Jean-Jacques Ceccarini / Le Figaro).

Le
président français n’a pas caché sa préférence pour le candidat
démocrate du «changement» qui s’est arrêté vendredi quelques heures à
Paris avant de gagner Londres.

Entre
Nicolas Sarkozy et Barack Obama, le courant est passé. Bien sûr, le
président français s’est bien gardé de prendre position, mais il n’a pu
s’empêcher, en termes voilés, de marquer sa préférence lors d’une
conférence de presse commune à l’Élysée : «l’Amérique que la France
aime, a-t-il dit, c’est une Amérique qui a de grands desseins, une
grande ambition, des grands débats, des fortes personnalités».

Après Berlin et avant Londres, le candidat démocrate à la
présidentielle américaine s’est donc arrêté vendredi après-midi à Paris
pour une brève escale de quelques heures qui lui a permis de renouer le
contact avec Nicolas Sarkozy. Les deux hommes s’étaient déjà rencontré
en 2006, à Washington. Nicolas Sarkozy était alors ministre de
l’Intérieur et il «avait parlé avec passion du Darfour» avec le
sénateur de l’Illinois. Depuis, a plaisanté Nicolas Sarkozy, «l’un est
devenu président et l’autre n’a qu’à faire la même chose !»

Tenu à plus de réserve, Barack Obama a perdu cependant son sérieux
pour comparer le président français à «une rock star» et se dire épaté
par «l’énergie» déployé par ce dernier. «Je lui ai demandé ce qu’il
mange. Il est constamment en train de bouger, mais c’est ce qu’il
faut !»

De la même génération, habiles communicateurs, prétendant tous deux
incarner la rupture, les deux hommes se sont trouvé une affinité
supplémentaire, selon le président français, à savoir que «tout le
monde ne s’appelle pas Sarkozy en France ou Obama aux États-Unis…»

Le chaudron afghan

Malgré cet échange d’amabilités, la brièveté de la visite du
candidat démocrate à Paris, alors que la France assure la présidence de
l’Union européenne, contrastait avec sa prestation triomphale de la
veille à Berlin. Barack Obama s’en est expliqué en soulignant que son
discours devant la Colonne de la Victoire s’adressait «à tous les
Européens». Applaudi à son arrivée à l’Élysée par plusieurs centaines
de badauds, Barack Obama n’en a pas moins évité les bains de foule à
Paris. Par crainte sans doute que l’«obamania» des Français ne rebute
l’Amérique profonde.

Pourtant, la crise transatlantique de 2003 a été depuis longtemps
surmontée et sur bien des dossiers, Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont
fait état d’une «grande convergence de vues». L’Iran notamment sur
lequel le candidat démocrate s’est longuement étendu. Favorable dans un
premier temps à l’ouverture sans condition d’un dialogue avec Téhéran,
il pose désormais pour préalable à des négociations un renoncement de
l’Iran à ses activités sensibles dans le nucléaire : «l’Iran doit
accepter les propositions que le président Sarkozy et le «trois plus
trois» européen est en train de proposer», a-t-il déclaré en
avertissant le gouvernement iranien que, quel que soit le prochain
président américain, «la pression va continuer à monter». «Changez
votre attitude et vous aurez tous les avantages de ce changement,
a-t-il poursuivi. Continuez avec votre programme illicite et la
communauté internationale va mettre de plus en plus de pression sur
vous, en matière de sanctions notamment».

Barack Obama a reconnu que, sur ce dossier comme sur d’autres, «la
politique étrangère des États-Unis ne sera efficace que si elle est à
l’écoute de ses alliés européens» et qu’il «est important de travailler
main dans la main».

Il n’est pas sûr cependant que le multilatéralisme prôné par le
candidat démocrate convienne aux Européens, car, dans l’esprit d’Obama,
le renforcement de l’alliance transatlantique passe surtout par un
partage des fardeaux. Le candidat démocrate, qui souhaite un
renforcement des contributions militaires européennes en Afghanistan
devenu «le front central de la bataille contre le terrorisme», a
reconnu qu’il était «politiquement difficile» pour les Européens
«d’envoyer des troupes supplémentaires», mais que les Occidentaux
«n’avaient pas le choix». A l’instar de Berlin, qui a salué «le signal
positif» envoyé à l’Europe mais refuse jusqu’ici de s’impliquer
davantage dans le chaudron afghan, Nicolas Sarkozy a reconnu qu’«en
Afghanistan, nous n’avons pas le droit de perdre» mais sans préciser si
Paris, qui vient déjà de dépêcher 700 soldats supplémentaires, serait
prêt à augmenter encore son contingent.

» VIDEO – Les discours de Nicolas Sarkozy et Barack Obama :

 

» VIDEO – Les réponses aux questions des journalistes :

EDITORIAL – Obama superstar

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