France: « Royal conteste la victoire d’Aubry »…Est-ce surprenant???

"Royal conteste la victoire d'Aubry"...Est-ce surprenant???

Il est bien naïf de croire que Mme Royal aurait concédé
une quelconque défaite de tout autre sensibilité politique, courant
idéologique… "camarade" socialiste.

Dès lors, toute
l’agitation orchestrée par ses lieutenants dans une presse française complaisante, voire complice, autour de la prétendue fraude électorale dans les
fédérations du nord et de seine maritime ne surprend que ceux qui
ne sont pas au fait des joutes totalitaires de la présidente de la région Poitou-Charente.

Mme
Aubry est la première secrétaire élue du Parti Socialiste français. Point Final.

Merci

Aubry s’impose avec 50,02%, Royal exige un nouveau vote
Samuel Potier (lefigaro.fr), avec agences
22/11/2008 |
.
La
maire de Lille a adressé une fin de non-recevoir à Ségolène Royal, qui
lui avait demandé l’organisation d’un 3e tour de scrutin.

Après
une nuit de rumeurs contradictoires, la maire de Lille a été déclarée
gagnante avec 42 voix d’avance sur l’ex-candidate à l’Elysée, qui
conteste le résultat de l’élection. Le PS s’enfonce dans la crise.

Scénario
catastrophe pour le Parti socialiste. Après un vote sur les motions qui
s’est soldé le 6 novembre par une division du parti en quatre grands
blocs, puis un Congrès de Reims catastrophique où ils ne sont parvenus
à ne choisir ni un leader, ni une ligne politique, les socialistes
viennet de fracturer leur parti en deux. Deux parts quasi-égales. Le PS
sombre dans l’affrontement après un scrutin au couteau pour choisir sa
nouvelle chef, la direction annonçant la victoire à Martine Aubry par
42 voix d’avance sur Ségolène Royal.

A l’issue d’une nuit de
rumeurs contradictoires et d’annonces par l’un et l’autre camp, la
direction a en effet finalement transmis samedi à l’aube une
totalisation du vote des militants donnant 67.413 voix, soit 50,02%, à
la maire de Lille, contre 67.371, soit 49,98% à l’ex-candidate à
l’Elysée. Quelque 233.000 militants étaient appelés à voter, et la
participation a atteint 58,87% (137.116). Les partisans de Ségolène
Royal n’ont toutefois pas entériné ces chiffres et c’est un Conseil
national du parti – qui aura lieu mardi soir – qui doit les valider.
Précision importante : le camp de la présidente de Poitou-Charentes est
minoritaire dans cette instance. Et François Hollande a tranché dans le
vif dès samedi matin : «un résultat est connu» à l’issue du scrutin
pour désigner son successeur et «il doit être validé» par ce Conseil
national.

Un air de présidentielle américaine de 2000 en Floride

A
l’issue d’une réunion de crise de son état-major, la présidente de
Poitou-Charentes avait, avant même l’annonce de ces résultats, exigé un
nouveau scrutin par la voix de son avocat Jean-Pierre Mignard, qui a
évoqué de «multiples contestations» pour irrégularités. Comme un écho
de la contestation juridique de l’élection présidentielle américaine de
2000 en Floride, et qui laisse planer le spectre d’une explosion d’un
parti miné par les divisions. Royal, qui ne cache pas ses ambitions
pour la présidentielle de 2012, avait dans la nuit assuré qu’elle ne se
«laisserait pas faire», dénonçant des «méthodes de l’appareil du Parti
totalement insupportables».

La maire de Lille a répliqué du tac
au tac, estimant qu’un «troisième tour n’a pas de raison d’être» et
assurant avoir l’assentiment sur ce point de François Hollande, premier
secrétaire sortant, resté silencieux toute la nuit. Elle a appelé sa
concurrente à «une attitude de responsabilité car sinon, cela va créer
une situation encore pire pour notre parti». Ce scénario noir s’était
ébauché peu après la fin du scrutin visant à départager les deux
finalistes et porter pour la première fois une femme à la tête du
principal parti d’opposition.

Alors que le camp Royal avait
initialement prédit sa «nette victoire», les partisans de la maire de
Lille ont peu après minuit revendiqué la leur, le député Claude
Bartolone assurant que «Martine Aubry est en tête, elle ne peut plus
être battue». Réplique quasi-immédiate du camp Royal, dont un des
lieutenants, Manuel Valls, évoque des soupçons de fraude, dénonçant
notamment les résultats du Nord. «La victoire de Ségolène Royal est
quelque chose d’inéluctable», déclare-t-il alors, confiant. «Comme les
combinaisons d’appareil n’ont pas suffi, c’est dans les urnes, et de
quelle manière, qu’on essaie» de «voler la victoire», a-t-il ajouté, en
référence à l’échec des adversaires de Royal à s’unir au congrès de
Reims.

Le PS encore plus inaudible et fragile

A
la fédération du Nord, une source a rejeté les accusations
d’irrégularités et répliqué en parlant de «dysfonctionnements» dans des
fédérations ayant voté Royal, notamment l’Hérault. Martine Aubry, 58
ans, bénéficiait d’un avantage arithmétique avec le ralliement de
Benoît Hamon, de l’aile gauche du parti, 22,6% au premier tour. Mais
Ségolène Royal, 55 ans, avait obtenu au premier tour 42,9%, contre
34,5% à la maire de Lille.

Alors que le parti a perdu les trois
dernières présidentielles, ce nouvel épisode de la guerre des chefs
risque de le rendre encore plus inaudible… et fragile. «On est au
bord de l’explosion. Les provocations se multiplient. Les Français
risquent de se réveiller (ce) matin avec une image pitoyable du PS», se
lamentait dans la nuit un responsable. Le PS est «un parti qui en terme
d’adhérents sera divisé en deux, ce qui est une nouveauté dans
l’histoire du mouvement socialiste» et «aura un coût», prédisait de son
côté dès avant le vote Pascal Perrineau, le directeur du Cevipof
(Sciences Po).

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