Ce sont plutôt « les grandes écoles » françaises qui semblent anachroniques à la globalisation…Pas l’Université!

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Allez donc expliquer à un étudiant indien, Australien,
Américain ou singapourien que l’univesité connaît ou connaîtra une
désaffection en France en 2017, il dira que la France est décidément un
pays qui marche sur la tête.

Car en pleine mondialisation
économique et financière, les pays les plus compétitifs investissent
précisément en masse sur les universités (leurs centres de recherche
notamment) et leurs étudiants, quand bien même ces derniers sont dans
les écoles de management (business schools) incorporés à ces univesités
à Berkeley (USA), au Queensland (Australie) et partout ailleurs dans le
monde.

Les grandes écoles sont un anachronisme typiquement
français que son élite s’attèle à brandir comme modèle de réuissité
sociale, au moment même où la globalisation impose une harmonisation
universitaire et tend à représenter la seule bouée de sauvetage pour le système
académique français.

Les étudiants du monde entier aspirent et
rêvent de rentrer à la prestigieuse Sorbonne, nullement aux Arts et
métiers ou à Polytechnique, quand bien même ce seraient de vénérables
institutions en France. Alors, le plutôt la France transforme ces
"grandes écoles" en pôles d’excellence des universités, mieux elle se
portera dans la compétition internationale.

Merci

Le nombre d’étudiants va chuter d’ici à 2017 


Cécilia Gabizon
26/12/2008 | Le Figaro.fr

.
Des étudiants de l'université du Miral, à Toulouse, en 2007.
Des étudiants de l’université du Miral, à Toulouse, en 2007.
Crédits photo : AFP

Approchant
les 7 %, ce recul s’expliquerait par l’évolution démographique mais
aussi par une désaffection de l’université, selon une étude officielle.

Les
effectifs vont drastiquement chuter dans l’enseignement supérieur au
cours des dix prochaines années, selon un scénario prévisionnel du
ministère en charge de ce secteur. L’étude publiée en pleine trêve de
Noël évoque un recul de presque 7 % en 2017. L’université sera, de
toutes les voies du supérieur, la plus touchée avec – 15 % d’étudiants.

Le
reflux est amorcé depuis deux ans déjà. En 2007, quelque 2,28 millions
d’étudiants se sont inscrits dans le supérieur. Et la chute va se
poursuivre, portée autant par la démographie que par un désintérêt pour
l’université.

Le nombre de bacheliers va ainsi décroître
jusqu’en 2012. Interviendra ensuite une reprise progressive, mais elle
ne suffira pas à retrouver le niveau de 2007. À ce creux démographique,
s’ajoutent de nouvelles stratégies qui éloignent de l’université. Un
nombre croissant de bacheliers généraux et technologiques préfèrent
arrêter leurs études, ou se diriger vers d’autres formations en France
ou à l’étranger, souligne la note.

Les inscriptions en première
année de faculté ont d’ailleurs fortement reculé en 2007 (- 6 %). En
2008, la baisse va se poursuivre, notamment en sciences économiques et
AES où le nombre de nouveaux étudiants baisserait de 3,6 %. Le
mouvement se répète en première année de lettres, de sciences humaines
et sociales et de langues (- 2,5 %), tout comme en sciences.

Recrutement élargi en prépa

Les
effectifs vont diminuer dans chacun des cursus L (licence), M (master)
et D (doctorat), par effet de «vague». Au total, le nombre d’étudiants
inscrits à l’université dans les disciplines générales hors santé
serait en baisse de 22,1 % sur dix ans. Seule la discipline santé
profite de la hausse des bacheliers scientifiques, d’autant que le
numerus clausus devrait croître pour compenser le départ en retraite de
nombreux médecins. Le droit reste également une filière convoitée.
Comme si les bacheliers avaient finalement intégré dès 18 ans les
perspectives de débouchés. «Pourquoi étudier cinq ans pour obtenir un
diplôme qui ne se monnaye pas ? L’université est une illusion», tranche
Elsa Tonon, en terminale à Paris. Si la faculté est particulièrement
boudée, d’autres filières de l’enseignement supérieur ne sont pas
épargnées. On noterait sur la période, une baisse de 1,1 % dans les IUT
et de 3,3 % en STS (ex-BTS).

Seules les prépas aux grandes
écoles devraient élargir leur recrutement (+4,9 %). Tout comme les
écoles de management. En 2007-2008, 90 800 étudiants y suivent une
formation soit une hausse de 9 % par rapport à 2006-2007. Cette
augmentation se confirme d’année en année depuis 2000, même si les
écoles de management restent une voie étroite des études supérieures.
Elles n’accueillent que 4,3 % des effectifs globaux. Mais à mesure que
les écoles se multiplient, le recrutement se diversifie. La part des
étudiants étrangers progresse et s’établit à 13,2 %. Certaines recrues
arrivent également de l’université et un nombre croissant s’inscrit
directement après le bac (23,1 %). Censées offrir des perspectives de
travail immédiates, les 207 écoles de commerce ne se valent pourtant
pas, loin de là. Seulement trois sur cinq proposent aujourd’hui un
diplôme reconnu par l’État.

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Un commentaire pour Ce sont plutôt « les grandes écoles » françaises qui semblent anachroniques à la globalisation…Pas l’Université!

  1. lucye dit :

    il y a beaucoup a dire sur les voeux du président, ce n’est pas rassurant du tout, il faut s’attendre a des surprises….et vous avez raison , la France marche vraiment sur la tète, voir la suite avec la crise économique!!! a plus tard lucye

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