Pour Nicolas Sarkozy, L’an neuf sera encore et toujours du Bluff

"Nicolas Sarkozy bénéficie donc d’un sursis…." au sein du microcosme médiatique parisien certainement.

Car beaucoup de français tirent déjà tellement le diable par la queue qu’ils n’ont plus la force ni le luxe d’accorder un quelconque sursis à un Roi nu, qui a déjà mangé son pain blanc quelques deux ans après son arrivée à l’Elysée.

Et ce n’est certainement pas de lui que viendra le choc de confiance tant attendu pour relancer l’économie française, européenne et mondiale.

L’an neuf est et sera toutours du bluff pour Nicolas Sarkozy

Merci

Edito du Monde

Sarkozy : «un monde nouveau» <br>sortira de la crise<br/>


L’an neuf de Sarkozy
LE MONDE | 01.01.09 |

Nicolas Sarkozy a annoncé aux Français que "les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes". Pas de déclarations particulières. De la sueur et des larmes, et un appel à l’"effort" pour se préparer au "monde nouveau"
qui va naître de la crise. Cette crise a une vertu pour le chef de
l’Etat : elle fait passer au second plan les promesses intenables sur
le pouvoir d’achat, le plein-emploi et la baisse des prélèvements
obligatoires. Qui se souvient que le candidat Sarkozy avait proposé de "rendre"
68 milliards d’euros aux Français, quatre points du produit intérieur
brut (PIB) ? Qui ose réclamer des hausses de salaires alors que le
chômage s’envole de mois en mois ?

Nicolas Sarkozy bénéficie donc d’un sursis.

 Fort de sa présidence de l’Union européenne, il pare au plus urgent,
invoquant le pragmatisme pour guide de son action : la crise est sans
précédent, et il est logique de soutenir la croissance avec un plan de
relance, la baisse des taux d’intérêt ne suffisant pas. Cette relance,
d’un montant de 26 milliards d’euros, a été mesurée. L’exécutif a
favorisé l’offre plutôt que la demande, l’investissement au détriment
de la consommation.

 A juste titre. Les relances, après le choc
pétrolier de 1973 et l’expérience de 1981, ont montré qu’il était
illusoire de subventionner la consommation. La comparaison avec la
baisse de la TVA décidée par le Royaume-Uni est peu pertinente : les
ménages britanniques sont surendettés, tandis que les Français ont une
épargne abondante, dans laquelle il convient de puiser.

Il
n’empêche, la récession n’efface pas les faiblesses intrinsèques de
l’économie française.

Il est de bon ton d’appeler au secours l’Etat,
mais ses performances sont loin d’être à la hauteur d’un pays champion
du monde des dépenses publiques avec la Suède. Il ne protège guère et
coûte cher. La revue générale des politiques publiques apporte des
économies pour l’instant minimes. Les réformes annoncées de la
recherche, de l’hôpital, de l’organisation territoriale, de la
procédure pénale sont bienvenues si elles ne se transforment pas en
réformettes. L’irresponsabilité du monde de la finance n’exonère pas
Nicolas Sarkozy, qui n’a jamais été un adepte de l’orthodoxie
budgétaire, des efforts nécessaires. Faute de résultats concrets,
l’activisme du président, bientôt à mi-mandat, se révélera n’avoir été
que de l’agitation.

Article paru dans l’édition du 02.01.09

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