Le CCL-Liberation s’insurge contre la célébration du 28è anniversaire du pouvoir du dictateur camerounais, Paul BIYA

Le 06 novembre prochain, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti-État du dictateur Paul BIYA au pouvoir au Cameroun, fêtera dans ce pays, à Paris et à Bruxelles ses 28 ans de gabegies, d’improvisations, de clientélisme, d’ethno phobie…

Mme Chantal Biya et le président Paul Biya

A cet effet, le Comité citoyen pour la libération des prisonniers politiques (CCL-LIBERATION) demande aux Camerounais du monde entier de boycotter massivement cette ultime moquerie et surtout d’observer une minute de silence pour les prisonniers d’opinion qui croupissent dans nos prisons, pour les Camerounais emprisonnés dans les 475 442 km2 sans espoir et ni rêve. Il  est temps dans notre esprit d’attirer l’attention des uns et des autres sur le fait que la célébration du 28è anniversaire de l’accession de Monsieur Biya à la magistrature suprême au Cameroun nécessiterait une réflexion profonde sur l’avenir du Cameroun emprisonné depuis 28 ans.

Nous nous opposons par contre à toute caution de certaines personnes à un gouvernement dont le niveau de corruption attire tous les médias du monde avec plus d’une quinzaine de ministres et autres pontes emprisonnés, pour détournements de fonds publics…

Nous le réitérons comme nous l’avons dit par le passé, si l’opération mains propre suivait un cours normal en toute justice et en toute équité, le président Biya doit être lui-même mis aux arrêts.

Monsieur Paul Biya a pris le pouvoir au Cameroun le 06 Novembre 1982 à la suite de la démission du Président AHIDJO, premier Président de la République. Depuis lors, il n’y a plus eu d’alternance au sommet de l’Etat. Toutes les élections organisées jusqu’ici au Cameroun ont été systématiquement frauduleuses. Le cas d’ELECAM un organe indépendant chargé d’organiser les élections prochaines, formé uniquement des membres du parti au pouvoir, qui n’est nullement indépendant en est une illustration parfaite du chaos qui est devenu le lot quotidien au Cameroun.

Le Cameroun, jadis pays à revenus intermédiaires et reconnu comme tel par les institutions de Brettons Woods, est passé en 2004 dans la classe des PPTE (Pays Pauvres Très Endettés).

L’état lamentable dans lequel se trouve le Cameroun, pays pétrolier et forestier, témoigne éloquemment contre le pouvoir qui l’opprime depuis plus d’un demi siècle. Infrastructures quasi inexistantes, absence d’hôpitaux, d’écoles et d’universités dignes de ce nom, administration gangrenée par la corruption, misère galopante de l’immense majorité de la population, tout cela va avec l’enrichissement pharaonique de l’oligarchie au pouvoir

Le Cameroun est devenu un pays où l’insécurité a pris le temps de construire son nid, où les forces dites de l’ordre répriment de façon arbitraire et sauvage tout mouvement de contestation pourtant reconnu par la constitution.

Au Cameroun, les seules manifestations sans autorisation préalable et sans répression sont celles organisées par le RDPC

Le Cameroun a connu aux yeux du monde entier le massacre de plus de 150 jeunes Camerounais par l’armée nationale. Ces jeunes Camerounais assassinés avaient, semble t-ils commis le crime de manifester leur désespérance et leur ras-le-bol dans une société où simplement manger à sa faim ou s’acheter les produits de toute première nécessité relève presque des travaux à la Sisyphe.

Chers compatriotes et amis du peuple camerounais

Par solidarité à tous les prisonniers politiques qui vivent dans nos prisons dans les conditions de vie totalement inhumaines, tout comme les autres prisonniers innocents, en mémoire de ceux d’entre eux déjà décédés, le Comité Citoyen pour la Libération des prisonniers politiques Camerounais (CCL-LIBERATION) demande aux Camerounais du monde entier  pour  ce 6 novembre 2010 à :

– Boycotter massivement cette ultime moquerie

– A observer une minute de silence et d’arrêt à 12 heures, heures du Cameroun,  tous et toutes les Camerounaises, partout où ils se trouvent dans le monde

Pensons ce 6 novembre 2010 à:

MICHEL THIERRY ATANGANA

TITUS EDZOA

LAPIRO DE MBANGA

PAUL ERIC KINGUE

PIERRE DESIRE ENGO

Les jeunes encore emprisonnés à l’issu des émeutes de février 2008

Aux jeunes assassinés en 2000 lors du Commandement opérationnel à Douala

Aux morts des années 90, notamment lors des villes mortes pour l’avénément du multipartisme au Cameroun

A toutes les personnes éprises illégalement de leur liberté

(CCL-LIBERATION) et ses partenaires invitent à cette occasion les médias à ne pas se laisser distraire par les opérations de communication que le régime de M. Biya a mis sur pied pour célébrer ses 28 années de pouvoir.

Le même jour, le 06 novembre 2010, nous allons interpeller l’Assemblée Nationale française à 08 heures, le parlement de la Communauté Française à Bruxelles, le Chancelier Allemand, la Cour pénale Internationale, le Parlement Européen, la Cour Européenne des droits de l’Homme de Strasbourg et toutes les organisations citoyennes panafricaines, pour protester contre le soutien du gouvernement français à l’autocrate Biya.
Célébrer le 28eme anniversaire de Monsieur Biya à la tête du pouvoir au Cameroun, c’est cautionner la misère généralisée au Cameroun, cautionner le désespoir de toute la jeunesse camerounaise et favoriser son exil vers le grand continent à la première occasion.

L’histoire est en marche, et les camerounais doivent envoyer un signal fort au RDPC, en restant tout simplement chez eux et en méditant sur leur vie volée par 28 ans de biyaisme ININTERROMPU

Le Comité Citoyen pour la Libération des prisonniers politiques Camerounais (CCL-LIBERATION) (http://cclliberation.canalblog.com/) salue de toute son énergie cette population camerounaise qui pourtant se bat chaque jour pour préparer un avenir meilleur.

Mieux, le (CCL-LIBERATION) salue la fraction de cette population qui lutte pour survivre sur place, avec toutes celles et ceux qui adhéreront au présent message, le (CCL-LIBERATION) les assure de son soutien indéfectible, de tout mettre en œuvre auprès des Camerounais de l’intérieur et de l’extérieur pour que tous les prisonniers politiques au Cameroun ne soient pas oubliés.

Fait à Bruxelles le 03 novembre 2010
Ampliation (version anglaise):
– SG ONU
– Présidence de la République du Cameroun
– Presse nationale et internationale

Jean-Marie Moukam, PRESIDENT CCL-LIBERATION,
Email: ccl.liberation@yahoo.fr
Web site: ( http://cclliberation.canalblog.com)

Campagne Publicitaire de Paul Biya à Paris, pour contrer les Manifestations du CODE

Cameroun: Il y a 28 ans: Ahmadou Ahidjo démissionnait de la Présidence de la République

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