Cameroun: «Nnom Nguii» Paul BIYA (maître suprême protecteur) et «Nyia Meyong» Chantal BIYA (la mère des peuples), autre particularisme d’une dictature africaine d’inspiration Bantou

Biya Et Mme:Camer.be Belle analyse toute républicaine de Suzanne Kala Lobe d’une intronisation traditionnelle (fût-elle symbolique) du dictateur Paul BIYA et de son épouse Chantal BIYA par des ministres camerounais, qui aurait effectivement dû rester du domaine coutumier et privé.

Car, à supposer que le Président de la République du Cameroun et son épouse aient absolument voulu (en médiatisant à outrance leur intronisation) lui conférer une portée ou valeur politique et messianique , jusqu’à quand le sera-t-elle?

Alors même que la légitimité (traditionnelle) des auto-désignés “chefs de village» (les ministres Jacques Fame Ndongo, Martin Belinga Eboutou, Jacques Ndoudoumou) qui les ont intronisé au rang de Nyia Meyong et Nnom Nguii est sujette à caution , y compris chez les peuples Bantou du Sud-Cameroun (Boulou, Fang, Beti et autres Fong…)…Puisqu’elle émane uniquement des décrets présidentiels (signés par Paul BIYA, donc approuvés par Chantal BIYA) qui les ont nommés Ministre de l’Enseignement Supérieur (Jacques Fame NDONGO), Directeur du Cabinet Civil à la Présidence de la République (Jean Jacques Ndoudoumou et Fame Ndongo, chefs traditionnels, s\\\\\\\\'aprêtent à rencontrer Paul Biya.jpgMartin BELINGA EBOUTOU) et Directeur Général de l’Agence de Régulation des Marchés Publics du Cameroun (Jacques Ndoudoumou).

Dit plus simplement, Paul et Chantal BIYA ont été élevés au rang de Nnom Nguii (maître suprême protecteur) et Nyia Meyong (la mère des peuples) par des hommes qui leur doivent TOUT dans leurs ascensions respectives au sein de la haute administration/scène politique camerounaise; et qui n’ont jamais été portés à la tête des chefferies traditionnelles par quel que Bantou que ce soit. Si oui, à titre purement représentatif et alimentaire: précisément pour être «des élites dites ressources» de Paul et Chantal BIYA dans leurs villages respectifs.

Là réside certainement aussi un autre particularisme des dictatures africaines d’inspiration bantou: cet irrésistible besoin d’escamoter la légitimité populaire par un mélange des valeurs républicaines et traditionnelles, par le biais d’une usurpation constante de titres et mérites érigée en véritable système de gouvernement.

Je vous remercie

Joël Didier Engo

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