Au «Cameroun de Paul BIYA…», la promotion ministérielle n’est pas nécessairement celle qu’on pense

Les réalités gouvernementales camerounaises échappent évidemment au commun des analystes politiques.

Présenter en effet la nomination au très feutré « Secrétariat général des services du Premier ministre » comme une « promotion ministérielle »; pour un homme qui vient d’occuper le portefeuille ô combien prestigieux et exaltant de  » l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire » (y compris dans un Pays Pauvre Très Endetté comme le Cameroun); … participe vraisemblablement plus de l’adoubement alimentaire qui profite naturellement à monsieur Louis-Paul MOTAZE depuis son parachutage en septembre 1999 à la Direction générale de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (d’où il était présenté par la même presse comme le « sauveur »; en réalité un usurpateur aux ordres de l’oncle Président du Cameroun).

Mais bon, le neveu de Paul BIYA trouvera toujours des obligés prêts à lui tresser des lauriers, lui prêter toutes les promotions ministérielles… quit à tordre parfois le cou aux analyses politiques les plus conventionnelles; et présenter au besoin le Premier Ministre en exercice (l’anglophone Philémon YANG) comme un Premier ministre de pacotille, placé désormais sous l’autorité ou la tutelle de l’incontournable «fils du Président», Louis-Paul MOTAZE.

Ce qui ne doit surprendre personne sur le «Cameroun de Paul BIYA…»

Y aura-t-il un jour dans ce pays, un journaliste pour faire un bilan objectif et sans complaisance des années MOTAZÉ à la tête de l’économie camerounaise (qui ne peuvent uniquement se résumer à la signature d’accords de prêts avec la Chine, ou à la construction éternellement projetée de tel ou tel ouvrage hydroélectrique)? Le niveau de vie du petit camerounais a-t-il fondamentalement changé? Le Cameroun est-il sorti de la spirale de l’endettement et de la très grande pauvreté, pour définitivement prendre le chemin de l’émergence économique (proclamé dans ses discours par l’inamovible dictateur Paul BIYA)?

Ce sont là des questions d’importance qui préoccupent la plupart des observateurs extérieurs. Ils aimeraient parfois savoir comment ce pays compte endiguer son marasme économique (vieux d’au moins deux décennies); pour stopper l’exil économique de ses nombreux ressortissants (tous ages confondus) vers un occident plus que jamais replié sur lui-même (crise aidant).

Si du haut de son strapontin de Premier Ministre-bis du Cameroun, Louis-Paul MOTAZÉ parvient à apporter des réponses concrètes à ces préoccupations, qu’il en soit remercié d’avance.

Joël Didier Engo

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