Querelle de bantous François BOZIZE-Antoine NTSIMI, ou le coup de grâce porté à l’intégration régionale en Afrique centrale

Ntsimi et Boz

Qui peut raisonnablement penser que le lynchage médiatique qui accable monsieur Antoine Ntsimi, Président de la Commission de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (Cemac), depuis son l’expulsion manu militari de Bangui le 21 mars 2012 par les forces de l’ordre du Général François BOZIZE, pourrait profiter d’une manière ou d’une autre à la CEMAC? En réalité plus grand monde, en dehors du cercle conspirationniste de la capitale centrafricaine où siège la CEMAC.

On peut d’ailleurs comprendre que monsieur Ntsimi ait choisi depuis ce malheureux incident diplomatique de ne pas rajouter l’affrontement médiatique à l’indécence initiale, et ait préféré se murer dans le silence de sa demeure camerounaise ; pour ne surtout pas entretenir une polémique de mauvais genre avec le Président d’une République voisine, tapis dans l’ombre des articles uniquement à charge de l’Hebdomadaire Jeune Afrique.

Suivant les usages diplomatiques monsieur TSIMI doit se garder de tout commentaire, de tout droit de réponse, voire de toute action en Justice…jusqu’à ce qu’une réponse coordonnée ait été apportée par les chefs d’État d’Afrique centrale sur un sujet qui réunit tous les ingrédients d’une querelle de bantous.

Le reste ne mériterait pas que des observateurs non avisés s’y attardent, tellement ce qui leur est présenté comme «l’affaire NTSIMI» dégouline de manipulations en tous genres et de basses vilenies.

J’étais de ceux, notamment nombreux en Afrique et fidèles auditeurs de Radio France Internationale (RFI), qui pensaient à l’origine être face à une divergence de fond sur la gouvernance d’une institution sous-régionale, avec des fautes de gestion critiquables et imputables à son principal dirigeant. Cette présentation manichéenne était trop belle pour s’appliquer à la région Afrique centrale, où la vérité n’est pas toujours celle que les différents relais et réseaux placardent à Jeune Afrique. Comme à l’accoutumée, elle est emmurée dans les Palais présidentiels, et ne plaide malheureusement pas toujours en faveur d’une meilleure intégration sous-régionale en Afrique centrale.

Bien au contraire!

Joël Didier Engo

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