La Guinée Équatoriale et l’arrogance du nouveau riche

La Guinée Équatoriale et l'arrogance du nouveau riche

Guinée équatoriale et l’île de Bioko

Si les dirigeants de cet « émirat » pétrolier étaient encore réceptifs à la critique, peut-être leur conseillerait-on d’éviter de multiplier les mandats et accusations grotesques contre Transparency international France; qui tendent davantage à confirmer les forts soupçons d’enrichissement illicite. À leur place d’autres responsables publics veilleraient surtout à reconstruire l’image de ce petit pays, aujourd’hui très abîmée par la controverse sur les biens mal acquis en France par les dictateurs d’Afrique centrale ou leurs proches.

On serait d’ailleurs tenté d’être indulgent à l’égard de ceux de la Guinée Équatoriale, notamment au regard des infrastructures qu’ils ont su doter leur pays, et de la relative proximité qu’ils entretiennent envers leurs concitoyens. Ce qui n’est pas le cas au Cameroun de Paul BIYA, au Gabon de la dynastie des Bongo, ou au Congo Brazzaville de Dénis Sassou Nguesso…où les habitants ont fini par entériner l’existence d’une «malédiction du pétrole»

En guise de rappel, la Guinée équatoriale est un pays qui était la risée de certains de ces « grands » voisins il y a encore une ou deux décennies.

Désormais en arrivant à Bata, à Malabo, ou à Ebebiyin (pour celles ou ceux qui ont connu ces villes avant le boom pétrolier), aucun observateur objectif ne peut soutenir que l’argent du pétrole a uniquement financé les frasques de tel ou tel membre de la famille Obiang à Paris ou dans une autre métropole occidentale. On serait même tenté, au regard de ce qui a été fait en termes d’infrastructures routières et immobilières, de mettre les frasques du Président Équato-guinéen et de ses proches sous le compte de l’exhibitionnisme qui s’empare parfois des nouveaux riches (y compris en Occident).

Les partenaires bilatéraux et multilatéraux de ce pays devraient simplement veiller à ce que la répartition des revenus pétroliers devienne plus équitable; afin que l’indice de développement humain de l’équato-guinéen se rapproche plus de celui d’un Qatari ou d’un Koweïtien, et ne redevienne pas celui d’un camerounais, d’un Gabonais ou d’un congolais.

Ayons la faiblesse de croire que cela pourrait se faire dans les années qui viennent, si s’installe parallèlement un réel pluralisme politique, et une transition ou alternance maîtrisée.

Je vous remercie

Joël Didier Engo

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