Suisse-Cameroun : du fantasme de la vie meilleure et de l’argent facile en Europe, parlons-en!

Radio Télévision Suisse: « camerounaise cherche blanc a marier »

Émission du 30 mai 2013, http://www.rts.ch/emissions/temps-present/societe-moeurs/4827706-cherche-blanc-a-marier.html

En réponse au documentaire « Cherche blanc à marier » de la RTS.ch, des Camerounais et amis du Cameroun manifestent à Genève

Photo: l’écrivain et activiste Bertrand Teyou, devant l’Hôtel Intercontinental de Génève, où Paul BIYA a ses habitudes depuis 1982

Peut-être que nos amis Suisses qui aiment à se répandre dans leurs médias (notamment la Radio Télévision Suisse) sur le fléau sociétal des femmes et hommes camerounais en quête de « blancs à marier », se souviendront qu’avec les milliards d’Euros dilapidés dans le canton de Genève depuis 1982 par Paul BIYA, certaines de ces femmes et hommes camerounais auraient pu suivre des cursus scolaires et universitaires de qualité au Cameroun, se seraient mieux épanouis sur un plan professionnel et sentimental, voire participeraient de manière plus active et positive au rayonnement de leur beau pays à l’étranger, dont la Suisse.

En effet personne de sensé ne peut croire que des filles, des femmes, des hommes camerounais, souvent à la fine fleur de l’âge, s’adonneraient délibérément à la prostitution auprès d’hommes et de femmes qui les chosifient; et dont elles ou ils n’éprouveraient souvent en réalité qu’une faible attirance physique, culturelle, ou intellectuelle; voire pas du tout. Parce que précisément le fantasme de la vie meilleure et de l’argent facile en Europe qui les anime, a la vie dure au Cameroun. Il prospère d’abord sur l’indigence chronique et la mauvaise gouvernance systémique qui règnent dans ce pays.

Curieusement nos amis Suisses ne se sont jamais emparés de cet autre volet du problème; pas plus d’ailleurs qu’ils se sont plaints qu’une partie de l’argent du petit contribuable camerounais finisse depuis plus de trente ans dans les dépenses somptuaires du dictateur Paul BIYA et de ses proches à Genève.

Devrait-on en conclure comme le dit un dicton camerounais que « la bouche qui mange ne parle pas »?


Joël Didier Engo

Publicités
Cet article, publié dans Non classé, est tagué , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s