Cameroun, Journal « La Nouvelle Afrique » : une réponse du berger à la bergère?

Photo : http://www.africanewstand.com/newspaper-detail/7716/daily

Comme je l’ai toujours dit, je ne sais pas de quels « enfants Engo » parle le journal Camerounais « la Nouvelle Afrique » dans son édition du mercredi 03 juillet 2013, lorsqu’il titre «Voici comment Pierre Désiré Engo et ses enfants ont dépouillé les caisses publiques» (en réponse vraisemblablement à mon billet du 23 Juin dernier intitulé: « Cameroun, au Pays de l’imposture moralisatrice »… ; repris sans mon autorisation au Cameroun par le quotidien « le Jour » du 27 Juin 2013 sous le titre « Le fils ENGO déshabille le Régime BIYA »).

Si ce sont les enfants légitimes de Pierre Désiré Engo, aucun de nous n’a jamais été, ou prestataire de service, ou salarié dans la moindre entreprise ou organisation dirigée par Pierre Désiré Engo au Cameroun.

Du moins à ma connaissance!

A titre personnel je quitte le Cameroun en juin 1985 à l’âge de 15 ou 16 ans , fréquente les lycées parisiens, puis la faculté de Droit (Amiens et Paris XI notamment) en étant boursier jusqu’à mon départ en 1995 pour les États-Unis d’Amérique.

En gros l’autonomie parentale je la connais depuis l’âge de 15 ans, l’autonomie financière depuis ma majorité (non la Camerounaise, mais la Française, dont je suis ressortissant), la pleine liberté de mes opinions et engagements (professionnels et politiques) depuis mon adolescence à Paris.

Alors d’où vient-il donc que j’aurais, je cite: « dépouillé les caisses publiques« ? lesquelles?

– si il s’agit de l’État du Cameroun en général: je ne lui dois en réalité rien à ce jour ; rien tant dans mon parcours académique que professionnel.

– Pour ce qui est de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) du Cameroun : comme je l’écrivais déjà dans « une mise au point du 12 Janvier 2005″, puis dans un droit de réponse du 28 juin 2008, je ne saurais dire à quel étage se situait le bureau du Directeur Général; alors que mon père y a passé 17 années. Pas plus d’ailleurs qu’un des salariés de cette entreprise pourrait affirmer qu’il m’aurait aperçu dans ses murs, ou saurait m’identifier dans la rue, ou par mon nom sur un des bordereaux des prestataires de services et autres bénéficiaires des marchés publics.

Bref le népotisme, le favoritisme, pour dire vrai la corruption, ne participent pas de mon éthique personnelle, politique, ou professionnelle.

Après lecture du Journal « La Nouvelle Afrique » dans sa livraison du N°280 du 03 Juillet 2013, je re-précise à toutes fins utiles:

1) À titre personnel je n’ai jamais eu le moindre lien, contact, ou relation avec la CNPS, ses filiales immobilières, ses partenaires financiers.

2) Tant les personnages cités que  les comptes bancaires qui me sont prêtés par cette presse à sensation camerounaise relèvent, ou de la tartufferie d’une dictature aux abois, ou de la grossière manipulation de celles et ceux qu’elle nourrit.

Pour terminer, je dirais simplement  qu’au moment où la CNPS poursuivait son partenariat avec l’entreprise Belge SIX INTERNATIONAL, je vivais à San Francisco aux États-Unis d’Amérique du fruit de mon travail. Je ne possédais plus le moindre compte bancaire en France, pas plus d’ailleurs que j’avais des contacts (y compris privés) avec mon père Pierre Désiré Engo alors ponte du régime Biya au Cameroun; ce, jusqu’à son interpellation le 02 septembre 1999 (plus précisément à 13h00, heure de San Francisco, quand j’avais enfin pu m’entretenir au téléphone avec lui après 5 années!).

Dire « Merci à Paul Biya », mais pourquoi?

Je n’entends évidemment que cela. Entre celles et ceux (souvent de ma famille proche) qui semblent n’avoir toujours pas réalisés que je suis majeur et adulte vacciné; puis celles et ceux dont le seul rôle depuis 14 ans aura consisté à me culpabiliser indirectement, à m’éloigner ou séparer des miens, et en échange obtenir toutes les faveurs et »promotions » du tyran, je ne saurais décrire les pressions psychologiques.

Juste devrais-je cette-fois-ci de manière transparente, dire à celles et ceux parmi mes proches qui m’accusent de les «nuire» avec mes «écrits» sur le Cameroun, dont son régime totalitaire, que c’est MOI et d’abord MOI qui en porte l’entière responsabilité et en subit toute l’insécurité.

Joël Didier ENGO

Le droit de réponse sollicité auprès du directeur de la rédaction du « Nouvel Afrique », monsieur BILOA AYISSI, mercredi 10 juillet 2013:

Bonjour monsieur,

Je souhaite simplement vous faire parvenir ma réponse à l’article publié dans votre journal le 03 Juillet 2013 sous le titre « Voici comment Pierre Désiré Engo et ses enfants ont dépouillé les caisses publiques ». À l’évidence cette cabale orchestrée depuis 14 années par la dictature camerounaise ne se résume plus uniquement à Pierre Désiré Engo, et s’étend désormais à ses enfants, notamment ma modeste personne.

Vous comprendrez donc, tout en me réservant la possibilité d’autres actions judiciaires contre l’État du Cameroun, notamment au regard des montants allégués, des institutions bancaires associées à votre calomnie, et surtout des différents acteurs (camerounais et étrangers) cités; que je sollicite d’abord un droit de réponse auprès de votre journal, sans pour autant réellement me faire la moindre illusion sur la déontologie et la moralité d’une certaine presse de caniveau du Cameroun.

Cordialement

Joël Didier Engo

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