Thierry Michel ATANGANA: sommes-nous au bout d’un interminable supplice?

Les Ami(es) Manifestation demain jeudi 03 octobre 2013 devant l’ambassade du Cameroun à Paris à 15 heures pour protester contre les violations de la Cour suprême de ce pays.

En effet toujours pas de date d’audience après un an qu’elle a été saisie pour contester la nouvelle condamnation de Michel Thierry ATANGANA, sur les mêmes faits, à 20 années supplémentaires.

Merci pour votre participation.

Nous aimerions évidemment croire que la chape de plomb qui maintient Thierry Michel ATANGANA depuis 16 interminables années dans une geôle camerounaise, va enfin se lever. Des signes palpables d’un déserrement d’étau nous parviennent de Yaoundé ces dernières semaines, notamment la reconnaissance par l’État du Cameroun de «l’effectivité d’enjeux financiers» spécifiques à son dossier (jusqu’ici occultés), et qui lient ce pays d’Afrique centrale à des entreprises françaises dont notre compatriote était le représentant au Cameroun.

C’est l’occasion de rappeler que Thierry Michel ATANGANA est un citoyen français incarcéré au Cameroun depuis le 12 mai 1997 dans le cadre d’un règlement de comptes interne au sérail politique de ce pays, dont il est la victime collatérale par excellence. Souvent brocardé dans les médias officiels ou les rumeurs de comptoirs comme un des «fossoyeurs ou voleurs de la république», cet expert financier français aura simplement eu le tort de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Thierry Michel ATANGANA, au mauvais endroit, au mauvais moment

En effet Michel ATANGANA, né au Cameroun et naturalisé français depuis 1988, retourne au pays natal en 1992 dans le cadre de la mise sur pied d’un comité de pilotage franco-camerounais chargé (entre-autres) de trouver des financements privés nécessaires à la construction d’axes autoroutiers. Il en prend la présidence, cumulativement avec une fonction de chargé de mission à la Présidence de la République, plus exactement de chargé de mission auprès du Secrétaire Général à la Présidence de la République, l’interlocuteur du gouvernement du Cameroun au sein du comité de pilotage.

Or il va se trouver que l’occupant de ce portefeuille prestigieux et influent au Cameroun n’est autre qu’un certain Professeur Titus EDZOA, ancien médecin personnel du Président Paul BIYA, contre qui il va se retourner en 1997: démissionnant avec fracas de son gouvernement, puis se déclarant aussitôt candidat à l’élection présidentielle qui va suivre. Titus EDZOA devient naturellement l’homme à abattre pour la dictature camerounaise, auquel elle va associer Thierry Michel ATANGANA; au mépris aussi bien de la nationalité française de ce dernier (l’État du Cameroun ne reconnaissant pas la double nationalité), de sa trajectoire personnelle et professionnelle (à milles lieux de la fonction publique et du sérail politique camerounais), et surtout des créances des entreprises françaises partenaires du Cameroun dans le comité de Pilotage des axes routiers, dont Thierry Michel ATANGANA était le représentant (avec une dette estimée aujourd’hui à quelques 278 milliards de Francs CFA).

Bientôt la fin de l’interminable supplice?

Au moment où se profile l’audience de la Cour suprême du Cameroun, qui devrait statuer d’ici le 10 octobre sur le recours introduit par Thierry Michel ATANGANA, nous devons redoubler de vigilance. En effet combien de fois pendant ses 16 longues années de séquestration, notre compatriote a été approché par les «émissaires» du régime de Yaoundé, pour lui «assurer ou promettre» sa libération prochaine – parfois en contrepartie, il faut le reconnaître, d’une dénonciation de son compagnon d’infortune Titus EDZOA. Ce dont Thierry Michel ATANGANA s’est toujours refusé.

Il n’empêche que jusqu’à ce jour, le prix qu’il a payé, et qu’il continue de payer est très élevé: 15 années d’emprisonnement (entièrement purgées), auxquelles s’est rajoutée en 2012 une nouvelle peine de 20 ans pour des faits toujours aussi imaginaires qu’ubuesques. Éloigné et privé des siens, dont ses deux fils qu’il n’a pas vu grandir, Thierry Michel ATANGANA est en droit de croire en la fin de son supplice au Cameroun.

C’est pourquoi à l’approche de l’échéance du 10 octobre 2013 nous devons nous mobiliser plus que jamais, afin de montrer – comme le soutient notamment Dominique SOPO, président de notre comité- que «cette histoire tragique ne retournera plus dans l’ombre dans laquelle elle a été trop longtemps maintenue».

Rejoignez-nous dans cette dernière ligne droite.

Joël Didier ENGO

Comité de soutien à Michel ATANGANA

http://libérez-michel-atangana.fr/

https://www.facebook.com/LiberezMichelAtangana

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