Libérez Thierry Michel ATANGANA, la Mobilisation continue…

Thierry Michel ATANGANA, délibéré renvoyé au 17 décembre 2013: C’est nous qui gagnerons!

Comme promis par Dominique SOPO et Ibrahim Sorel KEITA pendant de leur séjour au Cameroun, le Comité de soutien à Thierry Michel ATANGANA a réussi à perturber la tranquillité apparente du Président du Cameroun Paul BIYA lors de la clôture à Paris du Sommet de l’Élysée sur la Paix et la Sécurité en Afrique.

En effet malgré un quadrillage impressionnant des forces de police et des escadrons de CRS, un premier groupe de militants constitué essentiellement des membres du Comité de Soutien avec son président Dominique Sopo, est parvenu à s’infiltrer au plus prés de la sortie des cortèges officiels au numéro 27 de la rue de la convention à Paris, et s’est mis à réclamer à tue-tête la liberté pour Thierry Michel ATANGANA lors du passage de Paul BIYA avec sa délégation.

Un second groupe constitué des membres de SOS Racisme, dont Ibrahim Sorel KEITA (son vice-président) l’attendait à quelques mètres de là, avec une banderole déployée sur laquelle le dictateur camerounais a pu lire «Libérez Thierry Michel ATANGANA».

Ainsi en cette journée du 7 décembre, Paul BIYA aura pu mesurer à deux reprises en dépit du cordon de sécurité, la détermination pacifique de femmes et d’hommes déterminés à obtenir la libération de Thierry Michel ATANGANA de la geôle du secrétariat d’État à la Défense (SED), où le français est incarcéré arbitrairement depuis 17 longues années.

La mobilisation continue!

Joël Didier Engo

 

Ibrahim Keita, vice-président de SOS-Racisme et membre du comité de soutien français: « Le problème provient de l’absence de relais des échelons intermédiaires. Hollande s’est exprimé. Mais derrière, cela n’a eu aucune conséquence ». Article de Pascal Ceaux, publié dans l’Express le 06 décembre 2013

Compte-rendu des actions menées à l’occasion du Sommet de l’Élysée (Paris, 6 et 7 décembre 2013)

La visite de Paul Biya et de la délégation camerounaise en France lors du sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique n’aura pas été de tout repos. Le comité de soutien à Michel Atangana s’y était engagé et il a tenu promesse en déployant sans tapage quelques uns de ses leviers d’actions.

Après avoir constaté dès vendredi qu’il avait été le président africain reçu par François Hollande avec le moins de chaleur (pour ne pas dire avec le plus de froideur…), Paul Biya a eu le désagrément de découvrir quelques heures plus tard dans la presse un appel de nombreuses personnalités (dont la comédienne Josiane Balasko, le mécène Pierre Bergé, la sénatrice Claudine Lepage, l’artiste Lapiro ou l’ancienne ministre Fadela Amara…) appelant à la libération immédiate de Michel Atangana.

Nos informations de première main nous permettent d’affirmer que l’attitude jusqu’au-boutiste du régime camerounais dans l’embastillement de Michel Atangana irrite au plus haut point les autorités françaises, auxquelles des garanties avaient pourtant été récemment apportées quant à cette libération. L’audience de la Cour suprême en date des 27 et 28 novembre a bien évidemment été vécue comme le non-respect par les autorités camerounaises de la parole donnée. Il ne fait évidemment aucun doute, face à la grossièreté de l’interventionnisme de Laurent Esso dans les audiences à la Cour suprême, que le déroulé hallucinant de l’audience des 27 et 28 novembre est le fruit direct des pressions politiques exercées sur les juges de la Cour suprême.

L’audience du 17 décembre, date à laquelle la décision sur le pourvoi de Michel Atangana a été fixée, sera donc scrutée avec beaucoup d’attention, comme cela a été rappelé avec la plus grande fermeté auprès de Paul Biya.

Au cas où Paul Biya aurait eu des problèmes pour entendre que Michel Atangana est victime d’un arbitraire cruel, les membres du comité de soutien le lui ont signifié le plus directement qui soit. C’est ainsi que ce samedi 7 décembre, à 14h, nous étions à la sortie du lieu de la conférence des chefs d’Etat à Paris. Au passage de la voiture de Paul Biya, nous avons, à quelques centimètres de lui, déployé des pancartes appelant à la libération de Michel Atangana, tandis que Paul Biya ne pouvait, quelques mètres plus loin, manquer d’admirer la banderole portant le même message et qui se déploya sous ses yeux.

Le comité de soutien à Michel Atangana n’en restera pas là et poursuivra sans relâche jusqu’au 17 décembre ses actions de sensibilisation de l’opinion publique et des dirigeants politiques à l’incarcération arbitraire de Michel Atangana, un scandale qui n’a que trop duré.

L’heure des choix arrive pour les institutions judiciaires camerounaises, et beaucoup de Camerounais l’ont compris. Selon la décision qui sera prise à l’endroit de Michel Atangana, le Cameroun s’enfoncera dans l’arbitraire ou dans l’édification d’un Etat de droit.

Bien sur, quelques individus stipendiés par les billets de banque que Martin Belinga Eboutou distribue en ce moment de façon très généreuse réciteront la leçon qu’on leur demande de servir : Michel Atangana a détourné de l’argent et la France ne doit cesser de s’ingérer dans les affaires camerounaises, ce qu’elle ferait en demandant la libération de son ressortissant Michel Atangana.

A cet argumentaire qui ne convainc plus personne, rappelons quelques éléments et posons quelques questions.

Le régime accuse Michel Atangana de détournement d’argent. Mais d’où vient l’argent liquide apparemment distribué sans compter par Martin Belinga Eboutou? Est-ce son argent de poche personnel ou le sort-il en faisant les poches des Camerounais?

Le régime demande à ses séides d’accuser la France d’arrogance néocoloniale lorsqu’elle demande la libération de Michel Atangana. Mais que dire alors des Etats-Unis qui considèrent depuis 2005 que Michel Atangana est un prisonnier politique ? Que dire du Pape François qui a fait part à Paul Biya de son émotion face à l’incarcération de Michel Atangana ? Que dire des ambassades à Yaoundé qui expriment quasiment ouvertement leur effarement face au fonctionnement du système judiciaire camerounais ? Tous des néocolonialistes ???

D’ailleurs, nous profitons de ces quelques lignes pour rendre publique une mauvaise nouvelle que le régime camerounais a apprise il y a quelques jours. Après avoir introduit une requête devant le groupe de l’ONU sur la détention arbitraire il y a quelques mois, le comité de soutien à Michel Atangana a le plaisir de constater que ce groupe a travaillé. Il a émis un avis au gouvernement camerounais qui a jusqu’au 16 décembre pour faire part de ses observations. Que signifie cette demande d’observations faite au gouvernement camerounais? Une seule et unique chose: que cet organe de l’ONU a estimé que Michel Atangana est effectivement victime de détention arbitraire.

Certains séides du régime seront tentés de crier une fois de plus et mécaniquement au néocolonialisme. Avant qu’ils n’usent leurs cordes vocales, nous leur apportons les précisions suivantes:

– le groupe de l’ONU sur la détention arbitraire est constitué de 5 membres indépendants travaillant sur les droits de l’Homme. Il est en ce moment présidé par un Sénégalais, assisté d’un vice-président pakistanais, d’un Chilien, d’un Norvégien et d’un Ukrainien.

– ce groupe de l’ONU agit sous la tutelle du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. Ce Conseil est actuellement présidé par un Polonais et est composé de 47 membres représentant 13 pays africains, 13 pays d’Asie, 6 pays d’Europe Orientale, 8 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, 6 pays d’Europe occidentale et 1 pays d’Amérique du Nord (les Etats-Unis)

En essayant de faire croire aux camerounais que la fierté camerounaise réside dans le maintien en détention de Michel Atangana, nous répondons ceci : la fierté pour un Camerounais, ça n’est pas de résister à la libération de Michel. La fierté pour un Camerounais, c’est de contester les décisions arbitraires prises par le régime de son pays et dont beaucoup de familles camerounaises souffrent au quotidien.

Dominique SOPO

Président du comité de soutien à Michel Atangana en France

Comité de Soutien à Thierry Michel ATANGANA

http://libérez-michel-atangana.fr/

https://www.facebook.com/LiberezMichelAtangana

Cameroun: Michel Thierry Atangana fixé sur son sort le 17 décembre

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