Dictature: la compromission morbide des universitaires camerounais

Eveline Ottou, veuve du Professeur Pius Ottou (sur la photo), économiste camerounais diplômé des Universités françaises, mort lundi 24 mars 2014 en attente désespérée d’une évacuation sanitaire vers la France:

« Finalement, le régime » soutient Mme Ottou... »n’a rien fait pour aider mon mari. Alors qu’il criait ses louanges tous les jours dans les médias… »

Espérons que le défunt professeur pourra continuer à « crier les louanges » du régime dictatorial de Paul BIYA à pleins poumons dans l’au-delà … où il se trouve désormais.

En effet l’on peut comprendre – dans un pays à longue tradition de parti unique comme le Cameroun depuis 50 ans – que des petits fonctionnaires et des commis d’administration se fourvoient dans l’obscurantisme politique.

Mais comment admettre – malgré le processus de démocratisation encours en Afrique noire – que de respectables universitaires camerounais maintiennent les populations de ce pays dans un culte de la personnalité, entretenant une ferveur totalitaire et souvent réactionnaire (à l’égard de l’Étranger et de toute forme de différence notamment) qui confine parfois à une stratégie délibérée et parfaitement assumée d’abrutissement des masses???

Il s’agit là d’une véritable démission intellectuelle, à laquelle l’Histoire ne peut être d’aucune indulgence.

Paix à l’âme du défunt!

Joël Didier Engo

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