Le Peuple Burkinabé ne veut plus de Blaise Compaoré, Point Final.

Pas surprenant d’entendre ou de lire certains responsables politiques français afficher l’éternelle condescendance à l’égard des (noirs) Africains…depuis le soulèvement populaire qui embrase le Burkina Faso.

Au moins dans cette crise les Africains auront-ils entériné – au regard notamment de la passivité complaisante des anciennes puissances coloniales à l’égard des dictatures qu’elles leurs ont imposées – que ce sont eux qui tiennent les clés de la démocratisation et du développement à marche forcée de leur continent et de leurs pays. Leur salut ne viendra pas de ce côté-ci de la méditerranée, où de nombreux officiels pensent en sourdine, malgré les belles déclarations souvent paternalistes et compassionnelles, que la « démocratie est un luxe pour une Afrique, qui ne serait toujours pas encore entrée dans l’Histoire »

Laquelle (Histoire)? On ne le saura vraisemblablement jamais, tant la xénophobie et le racisme se nourrissent des ressorts les plus surréalistes et irrationnels.

Pour autant serait-il déplacé de voir la main de la France derrière les émissaires des Nations unies, de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dépêchés ces dernières heures à Ouagadougou?…Tous étonnamment aux abonnés absents et silencieux sur le projet controversé de révision constitutionnelle qui embrase aujourd’hui ce « pays des hommes intègres ».

Il serait plus logique que cette « communauté internationale » qui s’est tue et a soutenu sans discontinuer depuis 27 ans la dictature de Blaise Compaoré au Burkina Faso, laisse enfin le peuple de ce pays prendre son destin démocratique en main; sans en permanence souffler sur les braises d’une insurrection généralisée que seul le départ du dictateur est réellement en mesure d’empêcher.

La France serait mieux avisée d’assumer plus ouvertement un rôle de facilitateur de la paix et de la démocratie, en accordant au plus vite l’asile sur son territoire à son protégé Blaise Compaoré avec sa famille (comme autrefois Jean-Bedel Bokassa ou Jean-Claude Duvalier)…puisqu’elle paraît si soucieuse de son devenir.

Les Burkinabés n’en veulent plus, c’est aussi simple que cela!

Joël Didier Engo

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