France, Deuxième tour de la présidentielle: Comment me fermer aux procès d’intention contre Macron avant le vote?

macron

L’inflation de procès d’intention contre Emmanuel Macron n’honore pas ses auteurs, d’autant plus qu’ils sont effectivement les premiers responsables de la montée du FN, puis de la banalisation de la qualification de sa candidate au second tour de l’élection présidentielle.

Je fais l’effort parfois surhumain de me fermer à toutes ces attaques parfois nauséabondes que j’entends sur ce candidat, et me mets simplement dans la position (j’espère neutre) d’un électeur qui attend d’être convaincu par la pertinence et surtout l’équité de ses propositions.

Que les apparatchiks et leurs héritiers qui ont délibérément empêché toute forme de renouvellement du paysage politique en France pendant des décennies aient la décence de faire profil bas, à défaut de prendre simplement une retraite politique méritée (pour peu qu’elle le soit réellement).

Emmanuel Macron a eu l’intelligence et surtout le courage de s’attaquer grâce à ses relais (médiatiques et financiers bien structurés) à une citadelle dont les gardiens nous disait imprenable, alors qu’elle était déjà fragilisée de toutes parts, y compris dans ses fondations.

L’élégance intellectuelle et politique commande de juger le candidat d’En Marche uniquement à partir des actes qu’il a posés comme secrétaire général adjoint de l’Élysée, ministre de l’économie et de ceux qu’il posera – et non les intentions qui lui sont prêtés – comme Président de la France (si il est élu, comme je le souhaite, dimanche 07 mai).

Devrons-nous blâmer Emmanuel Macron de ne « représenter que 24% » de l’électorat? Je ne le pense pas …

Précisément parce que les deux principales familles politiques de ce pays n’ont jamais voulu entamer un réel processus de renouvellement de la pratique et du personnel politique -si oui uniquement dans la marge. Il suffirait juste de séjourner dans toutes les autres grandes démocraties du monde, pour réaliser l’anachronisme du paysage politique français.

Quand certains d’entre-nous, minorités visibles encartées ou égarées dans ces formations politiques, le disions en interne y compris à gauche, nous étions aussitôt traités de « communautaristes » ou de transfuges d’une diversité à l’égard de laquelle les français ne peuvent ou ne sont pas encore prêts à voir occuper les premiers rôles, même quand nos contributions pour le rayonnement de ces partis n’étaient pas négligeables.

Pourtant le peuple pluriel de France est en réalité prêt au renouvellement depuis fort longtemps, mais n’a juste pas été assez écouté par des castes qui ont pris la fâcheuse habitude de se coopter et se reproduire entre-elles (localement surtout), s’estimant seules habilitées à parler en son nom et à représenter la France.

Il n’est donc pas surprenant qu’elles n’aient pas vu venir le triomphe de Macron et peinent encore à faire une vraie analyse de fond du séisme de dimanche 24 avril 2017.

Mais il faut dire aussi que le plus dur commence pour Emmanuel Macron. Car pour gouverner réellement il aura besoin d’une majorité parlementaire stable. Et ce n’est pas acquis.

Alors là, pas du tout!

Joël Didier Engo

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