Cameroun, Crise anglophone: Que se passe-t-il? / Cameroon, Anglophone Crisis: What is going on?

Cameroun, Crise anglophone: Que se passe-t-il?

Biya No Biyaisme

Albert Camus écrit que « mal nommer les choses, c’est ajouter à la misère du monde ». Ainsi, que se passe-t-il au Cameroun avec la crise des anglophones où le nombre de morts des forces militaires et de la population indigène continue de croître quotidiennement? Est-ce une rébellion, une insurrection, une guerre civile, une contre-insurrection, une opération de police, une contre-violence indigène, une guerre de libération?

Le CL2P, dans son expertise éclairée sur les droits de l’homme, a documenté que les Camerounais anglophones ne ressentent pas l’égalitarisme éclairé que le régime de Yaoundé diffuse quotidiennement. Par conséquent, cette attitude rend toutes les politiques gouvernementales d’inclusion et de diversité au Cameroun problématiques. De plus, il y a une politique croissante de coercition directe avec des meurtres extrajudiciaires, l’emprisonnement, l’occupation militaire et le couvre-feu qui, pris ensemble, transforment les Camerounais anglophones en sujets brutalisés du gouvernement. Cette brutalisation des Camerounais anglophones pointe vers un état d’urgence qui ne dit pas son nom. Quelque chose qui semble de plus en plus être une entreprise criminelle parrainée par l’État. La vraie question, par conséquent, est-ce que la solution militaire est la meilleure façon de gérer la crise anglophone?

L’approche militaire est en contradiction avec toute forme d’auto-gouvernance démocratique et crée, au contraire, un climat d’insécurité et de violence. La militarisation de la crise anglophone n’est en aucun cas une approche pour développer une politique transformationnelle et un consensus démocratique.

De plus, le régime de Yaoundé continue de fonctionner dans un modèle archaïque de droits souverains et ne parvient pas à noter que toutes les violations des droits de l’homme pendant cette crise anglophone sont plus que susceptibles d’être portées devant le Tribunal international de La Haye.

C’est dans cette optique que le CL2P appelle à un refus total de L’ESCALADE GUERRIÈRE ET MEURTRIÈRE DANS LAQUELLE NOUS ENLISENT M. BIYA ET SES FAUCONS! Une escalade guerrière qui profite d’abord et uniquement à Paul Biya, dans son addiction au pouvoir et sa détermination à le confisquer par tous les moyens jusqu’à la mort. Nullement à ce Cameroun uni auquel nous tenons tous, et dont ce despote a hérité il y a 35 années de Ahmadou Ahidjo.

Et il est temps que nous reconnaissions une triste vérité: le Cameroun est actuellement en train de livrer sa seconde guerre civile. La crise anglophone est une seconde guerre civile. Et revoilà donc ce pays embarqué dans une seconde guerre intérieure – après celle menée contre les terroristes de Boko Haram – et qu’il pouvait éviter si seulement un véritable processus de dialogue inclusif avait été initié puis poursuivi, et surtout n’eût été le nihilisme et les calculs machiavéliques d’un tyran et ses faucons qui trouvent là une opportunité inespérée de pérenniser indéfiniment leur bail au pouvoir, en alléguant d’une « indivisibilité » aux ressorts identitaires, aux antipodes du principe d’intangibilité des frontières irritées de la colonisation dans lequel se reconnaissent tous les Africains.

Par conséquent, vous ne pouvez pas faire un nouveau Cameroun à partir de vieux Camerounais, pour la même raison que vous ne pouvez pas construire une nouvelle voiture à partir de vieilles pièces. De même, « personne ne met du vin nouveau dans de vieilles bouteilles; sinon le vin nouveau fera éclater les bouteilles et se répandra, et les bouteilles périront. Mais le vin nouveau doit être mis dans de nouvelles bouteilles; et les deux sont conservés. Nul homme qui a bu du vin ancien ne désire aussi un nouveau; car il dit: L’ancien est meilleur.

Nous vivons un moment dangereux dans notre histoire, à propos duquel nous devrions être honnêtes. Si nous suivons le nihilisme que nous offre le régime Biya, nous verrons plus de tristesse, plus de violence, des politiques de sécurité nationale plus répressives, moins de prospérité, moins de liberté, et moins de tout ce qui semble moins que le peu de choses que nous avons déjà. Beaucoup d’entre nous n’ont rien et se sont retrouvés réduits en esclavage en Libye ou morts en Méditerranée.

Le CL2P va continuer à tenir courageusement un discours de vérité, même au prix de nos vies, et nous ne céderons jamais aux sirènes du nettoyage ethnique agitées en filigrane par la rhétorique guerrière du régime de Yaoundé contre d’autres Camerounais minoritaires entrés en désobéissance civile depuis plus d’une année, du fait précisément de leur marginalisation institutionnalisée dans ou par la république du Cameroun.

Le CL2P est conscient que ceux qui s’opposent au dictateur travaillent à saper le président et, par conséquent, à saper le pays, et qu’ils devraient être arrêtés en tant que «subversifs» ou «traîtres». L’identification du président avec la nation est une forme particulièrement vénéneuse et idiote du culte de la personnalité et du pouvoir en place. Mais le président n’est pas le pays, et s’opposer au président – indépendamment de son programme politique (si tenté qu’il en ait un autre que la terreur généralisée dans le cas de Paul BIYA)- Ce n’est pas un acte de trahison ou d’outrage. C’est de la politique.

Ainsi, la prochaine fois que vous vous sentirez tenté d’appeler un de vos compatriotes Camerounais un «traître» ou un «mauvais patriote», vous devriez envisager sérieusement l’option infiniment préférable de vous taire.

Les détenus de la société civile, Tous des prisonniers d’opinion

Bien que nous déplorions et condamnions fermement les meurtres des forces de sécurité camerounaises, puis continuons inlassablement à appeler au règlement pacifique de la crise anglophone dans le cadre d’un dialogue national inclusif, nous réaffirmons que Tous les membres de la société civile anglophone interpellés puis séquestrés sont des prisonniers d’opinion.

En effet conformément aux critères objectifs édictés par notre organisation, tous les membres et leaders de la société civile anglophone interpellés puis séquestrés dans les geôles de la république du Cameroun – à la suite de la rupture unilatérale par le gouvernement du processus de dialogue – sont des prisonniers d’opinion.

Voici la liste actualisée des détenus anglophones incarcérés à la prison centrale de kodengui à Yaoundé – Membres du Parlement Anglophone – après la libération vendredi 01 septembre 2017 de 55 autres, puis la dernière vague d’arrestations arbitraires consécutives à la révolte pacifique du 01 octobre 2017 (Source: Patrice Nganang)

1. Mancho Bibixy Che
2. Penn Terrence Khan
2. Conrad Tsi
4. Ngalim Felix Safeh
5. Aselacha Martin
6. Tamngwa Malvin
7. Yah Emile Agwe
8. Kingah Valentine
9. Aaah Dzenyagha Thomas
10. Esono Wakemba
11. Elobwede Van Kingsly
12. Bezeng Marvin
13. Nyuforam Eugene
14. Anyangawei Nelly
15. Bayong Eugene
16. Tayo Livite
17. Njinou Titus
18. Numfor Godloze
19. Wirba Bruno
20. Ngwa Kingsley
21. Fonyu Terence
22. Ngwa Joseph N.
23. Ade Kenneth
24. Fabian Vishigwo
25. Ayuk Ottu C.
26. Awanatowo Zack
27. Lopte Jacob
28. Fung Calemba
29. Atanga Durand
30. George N. Tang
31. Tangem Thomas
32. Bossi Vincent
33. Ngwa Louis
34. Fun Luther
35. Martha Fomuyong (female)
36. Germaine Dzenjo (female)
37. Esua Norbert
38. Kwalar Marvin
39. Musa Benjamin
40. Fongod Richard
41. Any Divine
42. Sunday Justus
43. Dobgima Frederick
44. Aaah Rostand
45. Nchotu Stephen
46. Taminang Ephraim
47. Atoh Benjamon
48. Kama Jude
49. Soh Raoul
50. Zemo Collins
51. Yarayem Paul
52. Nsoh Binda
53. Ambe Ivo
54. Akongwi Charles
55. Ngwa Peter
56. Nah George
57. Peter Sullivan
58. Tse Bruno
60. Ngu Gabriel
61. Mofor Ngwa
62. Aaah Godlove
63. Wemjeh Jude
64. Kwateh Edmond
65. Tita Georges
66. Ndifor Richard
67. Dzekashu Protus
68. Bangu Collins
69. Tension Leonard
70. Kahn Marcel
71. Boma Anthony
72. Fun Leslie
73. Tse Clarence
74. Akuma Desmond
75. Owen Smith
76. Cyril Berinyuy
77. Lendzemol Platini
78. Soh Gabriel
79. Tse Noel
80. Kingsley Lekumzy
81. Nfam Ivo
82. Bah Paulinus
83. Yuka Edward
84. Tsimungu Emmanuel
85. Eric Yufenyuy
86. Akembom Divide
87. Vintar Bertrand
88. Windzerem Clifford
89. Tikum Moses
90. Jonson Babila
91. Tanye Eric
92. Zobou Jean Claude
93. Mbah Stephen
94. Ernest Lontum
95. Fon Evaristus
96. Ndamen Julius
97. Ndeucha Jean Flobbe
98. Kpuyuf Etienne
99. Babila Vena
100. Nji Victor Tembe
101. Bang Ramsey Jafara
102. Tabju Noel Bobga
103. Fomusoh Ivo Feh
Principal prison
1. Acha Constantine Atolambai
2. Myalum Gangti Gilbert
3. Nyonbella Bakery Feh
4. Atanga Celestine Ngu
5. Fr. Andrew Ambeazieh Ofembe
6. Nche Benjamin Amuabo
7. Mbuh Rene Nsuh
8. Such Funwie Paul Vincent
9. Tabe Edward Fomdoh
10. Fomuki Fabian Fomusuro
11. Kisob Bertin
12. Asah Patrick Ndangoh
13. Divine Yuyuh Dzekem
14. Tanwum Kechawa Sylva
15. Ndasi Alfred Ngyah
16. Dr. Eric Mom Take
17. Che Chi Joseph
18. Afuh Nivelle Nfoh
19. Azah Levis Gob

Tous sont membres du Parlement Anglophone de Kondengui, à Yaoundé

Nous nous insurgerons toujours contre les relaxes sélectives et continuerons d’exiger la libération inconditionnelle de tous les activistes anglophones séquestrés dans les geôles de la dictature de Yaoundé – dont le leader de « Coffin Révolution » MANCHO BIBIXY – à la suite du vaste mouvement de désobéissance civile observé dans les deux régions anglophones du Cameroun depuis le 11 octobre 2016.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)
http://www.cl2p.org

Free MANTCHO

English version

Cameroon, Anglophone Crisis: What is going on?

Albert Camus writes that « To misnamed things is to add to the misery of the world. » Thus, what is going on in Cameroon with the Anglophone’s crisis where the number of death both from the military forces and the indigenous population continue to grow daily? Is it a rebellion, an insurgency, civil war, counter-insurgency, police operation, indigenous counter-violence, war of liberation?

The CL2P, in its informed expertise on human rights, has documented that the Anglophone-speaking Cameroonians do not feel the enlightened egalitarianism the regime of Yaoundé is propagandizing daily. Consequently, rendering all the government politics of inclusion and diversity in Cameroon problematic. More, there is a mounting politics of direct coercion with extra-legal murders, imprisonment, military occupation and curfew which, taken together, turn Anglophone speaking Cameroonians into brutalized subjects of the government. This brutalization of the Anglophone Cameroonians points to a state of emergency which is not saying its name. Something that increasingly appears to be a state sponsored criminal enterprise. The real question, therefore, is it the military solution the best way to handle the Anglophone crisis?

The military approach is contradictory to any form of democratic self-governance and create, instead, a climate of insecurity and violence. The militarization of the Anglophone crisis is in no way an approach to develop transformational politics and democratic consensus.

Furthermore, the regime of Yaoundé continues to operate in an archaic model of sovereign rights and failing to note that all the violation of human rights during this Anglophone crisis is more than likely to come up to the International Tribunal of La Hague.

This is where the CL2P is against all forms of escalation of violence in the ANGLOPHONE CRISIS: Particularly, the one that Mr. BIYA AND The Hawk of his regime are planning.
A warlike escalation that benefits first and only Paul Biya, and his obscene obsession with power and his wrongheaded determination to keep power by all means necessary as a celebration of obscene immortality.

This Not at all the United Cameroon we all hold dear. This is a Cameroon inherited and molded by 35 years of dictatorship from Ahmadou Ahidjo.

And it is time that we acknowledge a sad truth: Cameroon is currently fighting its second civil war. The Anglophone crisis is a second civil war – after the one led against the Boko Haram terrorists – wars that could have been avoid if only a real process of inclusive dialogue had been initiated and then continued, and especially if it had not been for the nihilism and Machiavellians calculations of a tyrant and his hawks who find there an unexpected opportunity to indefinitely perpetuate their grips on power, alleging an « indivisibility » to identity, the antipodes of the principle of intangibility of the irritated borders of colonization in which recognize all Africans.

Hence, you cannot make a new Cameroon out of old Cameroonians, for the same reason that you cannot build a new car out of old parts. Likewise, “no man putteth new wine into old bottles; else the new wine will burst the bottles, and be spilled, and the bottles shall perish. But new wine must be put into new bottles; and both are preserved. No man also having drunk old wine straightway desireth new: for he saith, The old is better.”

This is a dangerous moment in our history, about which we ought to be honest. If we follow the course we are on, we will see more unhappiness, more violence, more repressive national-security policies, less prosperity, less freedom, and less of anything that looks less than the few things we already have and many have nothing and found themselves enslaved in Libya or dead in the Mediterranean Sea.

The CL2P will continue to courageously speak truth to power, even at the cost of our lives, and will never give in to the sirens of ethnic cleansing aggrieved by the warlike rhetoric of the Yaoundé regime against others Cameroonians minorities who are acting in civil disobedience for more than a year precisely because of their institutionalized marginalization by the Biya’s regime.

The CL2P understands that those who oppose President Paul Biya are “working to undermine the president, and, therefore, to undermine the country, and that they ought to be arrested as “subversives” or “traitors.” The identification of the president with the nation itself is a particularly poisonous and idiotic form of power-worship. But the president is not the country, and opposing the president — irrespective of his agenda — is not treason. It is politics.

Hence, the next time you feel yourself tempted to call one of your fellow Cameroonians a “traitor,” you should give some serious consideration to the infinitely preferable option of keeping your damned-fool mouth shut.

The Commitee For The Release of Political Prisoners

logoCL2P
http://www.cl2p.org

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Le CL2P, La dictature mondiale, et La politique de la «base» / The CL2P, Global Dictatorship, and the Politics of the “Base”

Le CL2P, La dictature mondiale, et La politique de la «base»

le nouveau dictateur

Par Olivier J. Tchouaffe, Porte-parole du CL2P

Le 2 octobre 2017, le comique sud-africain et animateur du Daily Show Trevor Noah a plaisanté en disant que « Donald Trump est apte à la présidence, mais pas pour ce continent ». Trevor a ajouté: « Vous voyez, en tant qu’Africain, « Une fois que vous vous rendez compte que Trump est le président africain parfait, vous commencez à remarquer les similitudes partout, comme l’arrogance et la psychopathie mégalomaniaque, » remarqua Noah, jouant des clips de l’ancien dictateur ougandais Idi Amin Dada, dont le titre complet était « Son Excellence, Président à Vie, Maréchal Al Hadji Docteur Idi Amin Dada, VC, DSO, MC, Seigneur de Toutes les Bêtes de la Terre et Poissons des Mers et Conquérant de l’univers. » En fait, maintenant que j’y pense, Trump me rappelle un leader africain en particulier », a déclaré Noah, montrant une image du défunt dictateur Libyen Mouammar Kadhafi: les faux cheveux, affirmatif. Le Style de vie somptueux, affirmatif. La Fringe à discréditer les points de vue sur les origines du président Obama? « , A-t-il demandé, en jouant un clip de Kadhafi en 2008, faisant remarquer qu’Obama était africain et musulman.

La blague presciente de Noah en dit long sur la propagation de l’autocratie dans le monde entier. En fait, l’autocratie est la nouvelle norme, que ce soit aux États-Unis, aux Philippines, en Turquie, en Russie, en Hongrie, au Moyen-Orient et comme toujours en Afrique.

Pourquoi l’autocratie devient-elle la nouvelle normalité?

On peut identifier les suspects habituels en termes d’assemblage d’insécurité raciale, tribale et économique qui font le lit des tyrans populistes. Le fonctionnement des tyrans passe par la consolidation d’une «base». Le terme «base» ou «masse» ne s’applique qu’aux personnes qui, en raison de leur nombre ou de leur indifférence, ou d’une combinaison des deux, ne peuvent être intégrées dans une organisation d’intérêt commun, dans des partis politiques ou des administrations municipales ou des organisations professionnelles ou des syndicats. Potentiellement, ils existent dans tous les pays et forment la majorité de ce grand nombre de personnes neutres, politiquement indifférentes, qui ne se joignent jamais à un parti et ne vont presque jamais aux urnes.

La base ou la masse est construite sur une infrastructure idéologique dirigée par le racisme ou le tribalisme. Le racisme et le tribalisme deviennent l’unique explication de tout et, devant cette explication unique, tout le reste s’efface. La masse ou la base vient s’unir autour de ces personnes isolées, qui deviennent alors sensibles à cette idéologie, qui leur donne une place dans quelque chose. Mais la place qu’ils ont est finalement sacrificielle; ils ne comptent pour rien; Tout ce qui compte, c’est la grande idée animée par la soif de convivialité, de racisme, de tribalisme, de misogynie, et de vulgarité. En agrégat, les façons de gouverner en créant une «controverse» constante comme la tendance de Trump de se retirer de tous les accords internationaux majeur des États-Unis tels que le TPP, l’Accord de Paris sur le climat et l’accord nucléaire iranien. Cet homme est cohérent dans son extrémisme nationaliste, xénophobe et isolationniste. C’est grâce à lui qu’il est parvenu au pouvoir et il ne saurait en aucune manière s’en détacher et perdre son électorat.

Cette forme de gouvernement par controverse sert surtout à gouverner par division pour régner, la création perpétuelle d’ennemis et la privatisation du pouvoir pour mener des guerres perpétuelles au nom de la paix.

Mais que diable sommes-nous supposés faire?

Prendre du réconfort dans des vidéos de chats sur Facebook, ou disparaître dans nos maisons et nous pelotonner devant la télé jusqu’à ce que cette merde tombe. Comme avec le CL2P, nous devons nous organiser et marcher. Ça peut paraître utile, peut-être inutile, mais si cela a pu être assez bon pour Gandhi et MLK, ça le sera aussi pour nous.

En effet il n’y a qu’une seule façon de lutter contre ce modèle de conflit permanent plébiscité par nos dictateurs mondiaux, c’est-à-dire que nous, l’électorat, commencions à nous voir en tant qu’êtres humains. Oui, nous pourrions avoir des opinions politiques différentes, mais avouons-le, la grande majorité d’entre nous (contrairement à Trump et à tous les dictateurs au pouvoir) doivent travailler. Nos luttes dans la vie quotidienne sont similaires, la douleur émotionnelle que nous ressentons est similaire, et les joies que nous ressentons sont similaires. Reconnaissons-le et commençons à reconnaître que, indépendamment de la façon dont nous nous sentons différents sur les questions politiques, nous avons beaucoup plus en commun que tout ce qui nous divise.

Seul cela aidera à sauvegarder la liberté et la démocratie.

Olivier J. Tchouaffe, Porte-parole du CL2P

TRumpamamericagreatagain

English version

The CL2P, Global Dictatorship, and the Politics of the “Base”

trump

By Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

On October, 2, 2017, the South African comic and host of the Daily Show joked that “Donald Trump is fit for the presidency, just not for this continent.” Trevor went on to say that « You see, as an African, there’s just something familiar about Trump that makes me feel at home,… »In fact, once you realize that Trump is the perfect African president, you start to notice the similarities everywhere, like the level of self-regard, » Noah remarked, playing clips of former Ugandan dictator Idi Amin Dada, whose full title was « His Excellency, President for Life, Field Marshal Al Hadji Doctor Idi Amin Dada, VC, DSO, MC, Lord of All the Beasts of the Earth and Fishes of the Seas and Conqueror of the British Empire in Africa in General and Uganda in Particular »… « Actually, now that I think about it, Trump reminds me of one African leader in particular, » Noah said, displaying an image of the late Libyan dictator Muammar Gadhafi. « Weird hair, check. Lavish lifestyle, check. Fringe discredited views about President Obama’s origins? » he asked, playing a 2008 clip of Gadhafi remarking that Obama was African and a Muslim.

Noah’s prescient joke tells a lot about the spread of autocracy worldwide. As a matter of fact, autocracy is the new normal, be it in the United States, Philippines, Turkey, Russia, Hungary, The Middle East and always Africa.

Why autocracy does becomes the new normal?

One can identify the usual suspects in terms of the combo of racial, tribal and economic insecurity which make the beds of populist tyrants. The way that the tyrants work is through the consolidation of a “base”. The term “base” or the “mass” applies only where we deal with people who either because of sheer numbers, or indifference, or a combination of both, cannot be integrated into any organization based on common interest, into political parties or municipal governments or professional organizations or trade unions. Potentially, they exist in every country and form the majority of those large numbers of neutral, politically indifferent people who never join a party and hardly ever go to the polls.

The base or the mass is built upon an ideological infrastructure driven by racism or tribalism. Racism and Tribalism become the single explanation for everything, and before the single explanation, everything else falls away. The mass or the base comes to coalesce around these isolated people, who then become susceptible to that ideology, which give them a place in something. But the place they have is ultimately sacrificial; they don’t count for anything; all that counts is the big idea driven by a hunger for conviviality, racism, tribalism, misogyny, and vulgarity. Inn aggregate, ways of governing by creating constant “controversy” such as Trump pulling out of the United States major’s agreement such as the TPP, the Paris Climate Accord and the Iranian Nuclear Deal. This man is consistent in his nationalist extremism, xenophobic and isolationist. It is thanks to that nefarious ideology that he has come to power and he cannot in any way detach himself from it and lose his electorate.

This form of government by controversy serves to rule by divide and conquer, the perpetual creation of enemies and the privatization of power to wage perpetual wars in the name of peace.

But what the hell are we supposed to do?

Take solace in cat videos, or disappear into our homes and curl up in front of the TV while this shit goes down. As with the CL2P, we need to organize and March Might be futile, might be pointless, but if it’s good enough for Gandhi and MLK, it’s good enough for us.

There’s only one way to fight that conflict model and that’s if we, the electorate, actually start seeing each other as human beings. Yes we might have different political views but let’s face it, the vast majority of us (unlike Trump and all the dictators in power) have to work had to get by. Our struggles in daily life are similar, the emotional pain we feel is similar, and the joys we feel are similar. Let’s acknowledge this and start acknowledging that regardless of how differently we feel about political issues, we have a lot more in common than whatever divides us.

That alone will help safeguard freedom and democracy.

Olivier

Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

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Mémorandum concernant la situation catastrophique de mon père ZOGO ANDELA Achille, homme d’affaires incarcéré arbitrairement depuis le 30 mars 2011 au Cameroun

Mémorandum concernant la situation catastrophique de mon père ZOGO ANDELA Achille, homme d’affaires incarcéré arbitrairement depuis le 30 mars 2011 sous la fausse inculpation de détournement de deniers publics, pendant que les vrais voleurs sont toujours libres, et malgré la décision de demande de sa libération immédiate par l’ONU.

Zogo-Andela

AU NOM ET À L’HONNEUR DE MON PÈRE . JE DÉNONCE ICI UNE JUSTICE DE CASTE ,UN SIMULACRE DE JUSTICE POUR UN ASSASSINAT JUDICIAIRE PROGRAMMÉ. JE DÉNONCE UNE ACCUSATION ABSURDE ET SANS AUTRE FONDEMENT QUE LA PROTECTION DES PRÉDATEURS DE LA RÉPUBLIQUE .

Bonjour,

Ce petit Mémoire pro-domo sur le procès kafkaïen  de mon père , Monsieur Achille Zogo Andela  s’adresse à tous les amis de l’État de droit, ceux qui  croient que l’égalité juridique en République n’est pas une utopie mais un impératif catégorique pour la Paix, l’ordre social  et le Vivre-Ensemble dans le Progrès, la Concorde et dont la Justice pour Tous est le socle inébranlable .

La semaine (2 et 3 mai 2018) a été infernale et très difficile pour mon père  et tous ses proches . 2 jours d’audiences kafkaïennes, marquées par une mascarade de justice et de nombreuses illégalités procédurales criardes. En effet, le collège de juges, Lagmago Martin,Siewe Anne, Zibi Nsoe Aleine, en charge de son affaire a décidé (sur ordre de qui?) de l’empêcher de parler, de dire publiquement la vérité à la barre.  Ces juges ont décidé de bâillonner mon père  à fin de lui couper la tête avec une hache ou une tronçonneuse . 

En somme, pour le juger, ces magistrats ont décidé  tout simplement d’assassiner d’abord le Code de procédure pénale, notre Bible ou Coran commun dans ce jeu de dupes, et par la suite de créer  en lieu et place du Parlement, leur propre Loi (nous ne sommes pourtant pas dans une république des juges ou des doges, mais dans un État dit-on de droit). Ils ont décidé d’étrangler la justice républicaine pour sacraliser la justice de caste, celle des copains et des coquins. Celle des corrompus de la République. 

De quoi et pourquoi ont-ils peur? Pourquoi refusent-ils, tous, que mon père  parle en audience publique?

Alors qu’il attend impatiemment cette occasion depuis huit (08) en détention illégale dans un cachot de Kondengui, pour enfin pouvoir dire sa part de vérité qu’on veut absolument cacher au peuple Camerounais sur l’affaire des bateaux espagnols, sur la destruction de son  embryonnaire empire industriel , employeur de plus 3500 salariés au moment de son arrestation arbitraire, sur les iniquités de la justice camerounaise, sur sa libération immédiate et la réparation de 70 milliards de fcfa qu’il réclame suite à la condamnation de l’État  du Cameroun par le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU pour détention arbitraire, pour laver son honneur et celui des siens tant salis, pour démontrer et prouver qu’il n’a jamais volé ou détourné un (1) centime à personne et encore moins à l’État, lui qui n’a jamais géré des fonds publics?

Pour mémoire , l’État du Cameroun a signé un contrat commercial (un contrat de crédit-bail) en 1996 avec la société SCLM – SA créée par la sueur et le génie de mon père. Ainsi,  suite a de multiples tracasseries administratives telles que les arraisonnements injustifiés et intempestifs de tous les bateaux au port de Douala pendant plusieurs mois , le refus de délivrer des licences de pêche à ces bateaux camerounais, alors qu’au même moment le Ministre en charge de la pêche d’alors distribuait à tours de bras des licences de pêche aux bateaux étrangers notamment Chinois, grecs et nigérians, et dont les promoteurs n’avaient rien investi au Cameroun (aucune chambre froide, aucun atelier de maintenance, aucun bureau sur le sol camerounais, aucun recrutement de marins ou de salariés ou de cadres camerounais, aucun paiement de taxes portuaires, aucun paiement des impôts et taxes ou redevances halieutiques, aucun poisson n’était revendu  sur le marché camerounais car les contrats en Time-Charter ou contrats (à temps) de sous location des licences de pêche signés avec les autorités publiques camerounaises en charge de la pêche et des transports leur permettaient de la sorte de perpétrer impunément  de tels abus (Crimes).

Ce qui fait que dés le démarrage effectif et opérationnel de cet importantissime projet, la Sclm-sa avait déjà perdu du fait des longues immobilisations dues à ces arraisonnements abusifs, marqués par le sceau de l’excès de pouvoir synonymes de non production, la Sclm – a perdu 95% de sa trésorerie dans des charges qui n’étaient soutenues par aucune activité de production, mais plutôt par des actes de sabotages camerouno-camerounais orchestrés par une petite clique de fonctionnaires véreux, jaloux, cupides et incompétents qui voulaient s’accaparer par tous les moyens (surtout ceux de l’État) de la gestion desdits bateaux.

Conséquemment cette situation administrative impacta négativement sur la confiance des banques, des fournisseurs , et tous les autres partenaires commerciaux de la SCLM . 

Après un (01) an et six (06) mois soit 18 mois dans ces conditions d’exploitation chaotiques, en dépit de toutes les stratégies managériales déployées (recherche de financement pour le fonds de roulement, recherche de nouveaux partenaires, délocalisation stratégique de quelques bateaux vers des pays ayant d’abondantes ressources halieutiques (Sénégal, Congo, Gabon, Mozambique, etc) afin d’optimiser sa productivité et sa rentabilité, sans sacrifier un (01) seul emploi camerounais. Au sujet des emplois, des dizaines de jeunes ingénieurs camerounais que mon père avait recruté (sans distinction de sexe, de tribu, ou de religion autre  que le mérite) et avait fait compléter leur formation académique à l’étranger et au sein du Groupe Andela, ont tous immédiatement, dés que les difficultés de la Sclm  ont commencé, ont pu retrouver d’importants postes dans les directions techniques de grandes entreprises nationales et internationales telles que les brasseries du Cameroun, Camrail, Cimencam, le Port Autonome de Douala , Exxon, Sonangol, etc.  

Le 22 Octobre 2002, l’État du Cameroun décide de récupérer tous les bateaux donnés en location vente à la Sclm (et non à ZOGO ANDELA) pour défaut de paiement de loyer (3 échéances impayées d’une valeur globale d’environ 1,8 milliard de fcfa et non de 30 milliards de fcfa, équivalents au montant total du crédit (principal et intérêts) au 31 Décembre 2015.

Depuis le 22 Octobre 2002 à ce jour, soit depuis  plus de dix sept (17) ans, les bateaux querellés sont entre les mains des fonctionnaires camerounais, qui les gèrent à leur guise. Combien d’argent tiré des recettes d’exploitation desdits bateaux depuis plus de17 ans ont-ils reversé dans les Caisses du Trésor Public Camerounais??? La réponse est sans appel. DEPUIS PLUS DE 17 ANS LES PLÉNIPOTENTIAIRES N’ONT PAS VERSÉ (01) KOPEK TROUVÉ DANS LES CAISSES DE L’ÉTAT, MAIS PLUTÔT DANS LEURS POCHES ET COMPTES PERSONNELS COMME L’ATTESTE LA CENTAINE DE PIÈCES À CONVICTION QUE MON PÈRE A VERSÉ DANS LE DOSSIER DE PROCÉDURE et que M. Ndjéré et ses juges aux ordres ont pour mission d’étouffer, de cacher par tous les moyens, même par une accusation absurde suivie d’un procès kafkaïen, finalisé par un jugement honteux et une condamnation inique.

Voilà une partie de la vérité qu’on veut dissimuler au Peuple Camerounais.

Aussi, pourquoi refuse- t-on d’instruire les plaintes avec constitution de partie civile que mon père a déposé entre les mains de Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême du Cameroun depuis le 23 janvier 2017 enregistrée sous le numéro 97, contre le juge d’instruction Toulepi David, sa greffière, dame Guemgwo Anne et autres, pour faux et usage de faux en écritures publiques authentiques, faux témoignage?

Pour mémoire mon père accuse publiquement ce représentant de la justice, magistrat de 4ème  grade et ses collaborateurs d’avoir fabriqué inintelligemment des procès verbaux d’interrogatoire et d’avoir grossièrement imité sa signature. À ce jour aucune mesure d’instruction  n’a été prise contre cet acte de grand banditisme, aucun démenti n’a été apporté contre ces graves accusations qui versent l’opprobre sur le blason de la justice camerounaise. Pourquoi aucune plainte pour diffamation ou pour calomnie n’a été initiée contre mon père? Le peuvent -ils seulement, tant ces infractions criminelles sont avérées et irréfragables, tant un procès public sur ces graves accusations viendrait mettre à découvert la face hideuse d’une justice sans repères moraux ou éthiques.

Bien qu’informé, la collégialité: Lagmago Martin, Siéwé Yvette, Zibi Nsoé Aleine, missionnés pour condamner mon père au lieu de le juger, n’hésite pas à faire ´´ sciemment´´ usage de ces faux documents dans la procédure contre l’accusé, mon père, en violation criarde de l’article 263(2) du code de procédure pénale qui fait obligation à ces juges d’annuler ces actes de procédure irréguliers et, de déterminer l’étendue de leur effet juridique et par leur usage volontaire sont en infraction au regard des dispositions du code penal (dura lex sed). C’est  ce faux qui sert de cache-sexe donc de mauvais substrat à l’absence patente d’information judiciaire obligatoire dans cette procédure criminelle, en vertu de l’article 142 (2) du code de procédure pénale  donc, préalable à tout jugement au fond dans un procès criminel comme c’est cas ici. 

Pourquoi le Président du tribunal criminel spécial (tcs)  Monsieur Ndjere Emmanuel s’est- il <<assis>> sur la plainte avec constitution de partie civile déposée entre ses mains le 16 octobre 2017 par mon père et enregistrée dans son cabinet sous le numéro 468 contre Nseke Guillaume, Evou Mekou Dieudonné (neveu du président Paul Biya aujourd’hui vice-gouverneur de la Béac), Banamba Boniface, Nzeutchou Jean Claude et consorts. Il faut rappeler que cette plainte avec constitution de partie civile porte sur la distraction au moins de: 3.379.136.328 francs CFA et la rétention frauduleuse de plusieurs bateaux (ex: les navires ISÀGELE, IDABATO,etc) qui sont toujours entre les mains de cette petite clique de fonctionnaires qui par abus de fonctions exploitent illégalement depuis  fin 2002 ces bateaux sans reverser un (1) seul centime dans les Caisse du Trésor Public.

Pour étayer son accusation, mon père a versé au soutien de sa plainte déposée entre les mains de Monsieur Ndjéré plus d’une centaine de pièces à conviction, incontestables, notamment: des contrats de location de bateaux à des  tiers au Congo en Angola…signés par Messieurs Evou Mekou Dieudonné, ex directeur général de la Caisse Autonome d’Amortissement (cyniquement auteur de la plainte pour détournement de deniers publics contre mon père ) et Nseke Guillaume ex chargé d’affaire du Cameroun au Congo, qui gèrent en complicité avec entre autres Messieurs Banamba Boniface et Nzeutchou Jean Claude (curieusement témoins de l’accusation depuis l’instance de l’instruction préparatoire jusqu’à l’instance de jugement et avec lesquels mon père  n’a jamais été confronté en violation de l’article 180 (2) qui au stade de l’information judiciaire, fait de la confrontation entre les témoins à charge et l’inculpé une obligation d’ordre public ). 

Ces forbans de la République ont signé plusieurs contrats d’affrètement depuis 2003, 2004, 2005, 2006, etc… dont le loyer mensuel oscille selon les contrats entre 7.000000fcfa et 10.000.000 fcfa , à cela s’ajoute des copies de chèques, de western Union relatifs à l’affrètement des bateaux, mais illégalement émis à leurs propres noms, etc.

Toutes  ces pièces à conviction ont été parallèlement versées au dossier de procédure, de toute le juge d’instruction a préféré installé une industrie de production de faux documents qu’il a mis à la disposition de M. L’avocat général Wesiheba David et des juges de la collégialité Lagmago ,  siewé et Zibi Nsoé.

Au moment même (6 Mai 2018)  où je crie sur tous toits du monde entier pour que mon père ait droit à un procès juste et équitable et qu’une saine justice lui soit rendue , ces bateaux sont toujours entre les mains de ces prédateurs de la République, qui les exploitent en catimini, sans payer d’impôts au Cameroun, sans employer un seul camerounais, sans reverser le moindre centime des recettes d’exploitation au Trésor Public Camerounais , mais tout en continuant à accuser mon père d’être en train gérer depuis son bagne, ces bateaux qui sont illégalement entre leurs mains depuis plus d’une dizaine d’années, sans rien reverser à l’État.

Voilà une partie des véritéS que les juges – chargés de mission et le président du tcs qui  ont l’infâme rôle d’empêcher que soit étalé sur la place publique ces actes de prévarication de la fortune publique. Autrement comment pourra-t- on connaître la part du vrai et du bluff dans cette histoire tant qu’Evou Mekou, Nseke, Banamba, Nzeutchou et consorts n’auront pas dit dans quels  comptes ou caisses publics ils ont reversé d’exploitation des bateaux détournés qu’ils gèrent frauduleusement depuis 2002 à ce jour? 

– Qu’ont ils fait des bateaux navigables récupérés entre les mains de la SCLM en 2002?

  • Que sont devenus les huit (08) bateaux quasiment neufs que ces commis de l’État ont arraisonné et parqué au port de Douala?

  • Où est-ce que Monsieur Evou Mekou a-t-il caché les  bateaux ISÀNGELE qu’il reconnaît lui-même détenir dans un document de 2009 versé dans le dossier de procédure. Le rapport de la police judiciaire ne conclut-il pas avec beaucoup de révérence sur l’urgente nécessité de demander à tous les fonctionnaires qui ont géré ces bateaux de venir rendre compte?

  • pourquoi le ministère public comme le juge d’instruction ou le collège de juges qui doivent juger mon père ont systématiquement rejeté une telle hypothèse qui ne vise que la manifestation de la vérité ?

  • Pourquoi ces fonctionnaires ne sont-ils pas à la barre pour défendre leur gestion des bateaux?

  • Pourquoi la collégialité des juges cités supra, a-t-elle refusé catégoriquement, en violation de l’article 385 du code de procédure pénale la constitution de partie civile de la Sclm et de mon père à l’audience?

  • Qui veut-on protéger? Évidemment c’est monsieur Evou Mekou et compagnie.

  •  Qui doit-on sacrifier comme un bouc expiatoire? Évidemment c’est mon père.

  • Pourquoi a-t-on choisi dans ce cas d’instrumentaliser ou de se servir de la justice de la République pour bâillonner mon père au lieu d’exiger qu’elle recherche la vérité et rien d’autre? 

Mon père a pourtant dit à ses juges qu’il a hâte de se faire juger afin de dire la vérité, afin de clamer et de  démontrer preuves à l’appui son innocence, afin de dire qui détient illégalement depuis plus de 17 ans les bateaux et leurs recettes d’exploitation que le Ministère Public dans ses réquisitions intermédiaires et définitives des 2 et 3 mai 2018 empreintes d’une vacuité sidérale, prétend que mon géniteur a détournées, sans jamais l’avoir entendu, sans en avoir apporté la moindre preuve. Cette mascarade avait bien évidemment l’onction du tribunal qui au cours de ces 2 jours d’audience n’a pas permis aux avocats de la défense de déposer leur conclusions après les réquisitions intermédiaires du ministère  public .

La collégialité des juges a reçu en cours d’audience une copie déjà  dactylographiée desdites réquisitions, tout  en continuant à refuser la parole aux avocats de la défense, sans se soucier de leurs protestations et du choix légitime de mon père de déposer comme témoin sous serment, en continuant le procès pendant le sommeil ou hors la présence obligatoire en vertu de l’article 128 (1) du code de procédure pénale, du représentant du ministère public parti en vadrouille.

Face à une telle mascarade de justice, les avocats de Monsieur Zogo Andela afin de ne pas cautionner l’assassinat judiciaire de leur client, ont quitter en guise de protestation et d’indignation la salle d’audience, ce qui n’a pas empêché ces juges de continuer avec hardeur leur tragi-comédie alors que l’accusé se retrouvait seul dans un procès criminel , sans avocat, même commis d’office. 

C’est le lieu de souligner ici que le 13 mars 2018, sur l’insistante demande, truffée d’allégations fallacieuses le procès s’est déroulé en l’absence de mon père gravement malade, malgré des justificatifs pertinents et valables transmis par la  voie réglementaire et légale (Soit Transmis de Monsieur le Régisseur, certificat médical du médecin – cardiologue, responsable du centre de santé de la prison centrale de Yaoundé le tout daté  du 13 mars 2018), en violation de l’article 340 du code de procédure qui fait obligation au tribunal de renvoyer l’affaire lorsque le prévenu absent présente une excuse valable, c’est le cas pour les malades. Cela n’a pas empêché le tribunal d’entendre ce jour-là 2 témoins de l’accusation Nzeutchou et Ndzana, en l’absence de mon père malade et alité au Centre médical de la prison Centrale de Yaoundé.

C’est le comble de la farce judiciaire qui va conduire le 3 Mai 2018, Monsieur Lagmago, président de la collégialité par une pirouette juridique teintée d’une indigne mauvaise fois décidait en violation de l’article 366 du cpp de choisir d’autorité, en lieu et place de mon père son mode de défense, c’est à dire une déposition par déclaration, au lieu d’une déposition sous serment comme mon père souhaitait le faire. Cette formule de déposition par déclaration ne vous permet pas d’interroger qui que ce soit et vice-versa, de la sorte cette combine de ce tribunal permettait d’éviter grossièrement et honteusement grâce à la justice de la République  toute confrontation entre les forbans de la république Evou Mekou, Nseke, Banamba, Nzeutchou et mon père en audience publique. Cette délégitimisation de mon père par rapport au choix sur son mode de défense porte une atteinte extrêmement grave sur les droits de la défense et les droits constitutionnels de mon père.

Point n’est besoin d’être ni un grand psychologue ni un éminent psychanalyse pour comprendre qu’au delà du manque d´objectivité et d’indépendance dont seul le président du tcs feint d’ignorer, il existe des éléments factuels sur l’hostilité entre mon père et ces juges chargés de le juger.

En effet crime de lèse-majeśté, mon père a déjà   déposé entre les mains de M. Ndjere, Président du TCS ( d’Octobre 2017 à Mars 2018 ) trois (03) requêtes aux fins de récusation contre ces  magistrats partisans qui ont été toutes sanctionnée par des ordonnances de rejet de leur supérieur hiérarchique.

En outre comble de malheur et d’audace,, compte tenu des nombreuses infractions à la loi pénale et de la violation récurrente des règles disciplinaires qui fondent le statut des magistrats par ces juges en mission commandée. En bonjour loyaliste, mon père à instruit ses avocats de tirer toutes les conséquences de droit qui découlent de ces abus de droit. 

C’est ainsi que le 09 Mars 2018 sous le numéro 221 a été déposée au cabinet de Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême, en vertu des articles 157, 629 et 630 du code de procédure pénale :

  • Une plainte pénale avec constitution de partie civile contre (X) et contre personne dénommées, à savoir : Monsieur Lagmago Martin, Dames Tchouatcha Watcha Yvette épouse Siewé et Ndjine Aleine épouse Zibi Nsoe pour complicité de faux en écriture publique, abstention fautive, empiétement, coalition contre la loi et déni de justice.

  • Une Plainte déontologique déposée le 09 Mars 2018 au cabinet du Ministre de la Justice, Vice Président du Conseil Supérieur de la Magistrature.

La justice républicaine est un sanctuaire de paix, à contrario, la justice sélective ou de caste draine tous les affres de l’injustice donc du trouble à la paix. Notre pays ne pourra être une grande nation en développement si et seulement si, la justice joue pleinement son rôle cardinal de garant du pacte social et citoyen. Celui- ci passe par l’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs, et garantit à l’accès à la justice. Pour le moment , je doute que nous soyons ici dans une telle perspective .

Le compte n’est pas bon. Pour ma part, je vais par le droit et les lois continuer à me battre (même naïvement) pour que l’on sache que les ennemis de la règle de droit ne peut pas être de bons juges, et ne peuvent pas légitiment – sans usurper-  prétendre rendre justice au nom du peuple camerounais comme le proclame l’article 37(1) de la constitution camerounaise du 18 janvier 1996. Ces mauvais sont un danger permanent  pour notre bien commun qu’est la paix, la justice et le vivre- ensemble.

Nous les jeunes nous rêvons  d’un monde meilleur où vivre dans pays ne s’apparenterait plus ni à un cauchemar ni à un calvaire.

Ce procès inique continue le 15 mai 2018. Affaire à suivre. 

Gervais Brice. FD ZOGO

Le fils de son père

ONU Zogo Andela

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Gabon: Lettre Ouverte à M. Jean de Dieu MOUKAGNI IWANGOU, Président d’Union et Solidarité Nouveau Ministre d’Etat d’Ali BONGO

Lettre Ouverte à M. Jean de Dieu MOUKAGNI IWANGOU,
Président d’Union et Solidarité
Nouveau Ministre d’Etat d’Ali BONGO

Jean de Dieu MOUKAGNI IWANGOU, .png

Par Bastaine Moubamba, Secrétaire du CL2P

« M. MOUKAGNI IWANGOU,

Dans une brève publication datée du lundi 07 mai 2018, vous clouez au pilori du suicide politique, les rêves du Peuple désabusé, en serrant la main ensanglantée d’Ali BONGO.

Nous vous épargnerons l’indécence d’une correspondance vitriolée sous couvert d’anonymat.

Tout comme vous, nous assumons l’ensemble de nos actes.

M. MOUKAGNI IWANGOU,

Votre entrée dans ce gouvernement du désespoir n’est pas un épiphénomène.

Vous êtes un autre diadoque de Pierre MAMBOUNDOU qui a bu à la Fontaine de Léthé.

M. MOUKAGNI IWANGOU,

Dans un air de déjà-vu, vous justifiez ce baiser de Judas, au prétexte fallacieux de la défense des intérêts supérieurs de la nation.

Ces plates excuses auraient fait fureur au «Jamel Comedy Club» ou dans «Le Crocodile du Botswanga», si la politique n’avait pas été une affaire sérieuse.

M.MOUKAGNI IWANGOU,

Votre interprétation de la nation est anachronique, tout comme votre compréhension du mot « bantou » qui n’est pas un label de lâcheté.

Parlons de votre hominité, pour reprendre l’expression de Vladimir JANKELEVITCH !
Parlons des Droits de l’Homme !
Parlons des exécutions sommaires, des prisonniers politiques, et de tous les abus de ce pouvoir agonisant que vos mains expertes ne réussiront pas à relever.

Naguère, vous disiez être «entré en politique comme certains entrent en religion».
Vous obéissez désormais à la mécanique meurtrière du clan BONGO.
Vous avez toute honte bue fait le choix des anti-valeurs.
Vous avez renié la foi.
Vous êtes donc un renégat. »

Bastaine Utopies

Yannick Bastaine Moubamba, Écrivain, Doctorant, et Secrétaire du CL2P

Doctorant en communication politique, Bastaine Yannick MOUBAMBA est un écrivain gabonais de 33 ans investi dans l’idéal humanitaire de la défense des Droits de l’Homme. Ancien Secrétaire Général de l’Union Nationale des Etudiants de France (AGE de Perpignan), il est le Coordinateur du «Groupe Afrique de SOS Racisme», Ancien Responsable de la Communication de l’Opération Aide aux Victimes de Boko Haram (OP : AV-BH), Secrétaire du Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P), et Président de l’Union des Étudiants Gabonais de France (UEGF).  Poète et essayiste, il est l’auteur d’un recueil poétique (« Fiertés noires », Editions L’Harmattan 2015) et de deux essais (« Utopies et aliénation dans le Gabon post-colonial » Editions L’Harmattan 2013, et « Barack Obama et le mythe de l’éternel retour », Publibook 2011).

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Le CL2P, Mouroirs Concentrationnaires et Grâce présidentielle au Cameroun / The CL2P, Mouroirs Concentrationnaires and Presidential Grace in Cameroon

Le CL2P, Mouroirs Concentrationnaires et Grâce présidentielle au Cameroun

prisons-du-cameroun

Grâce présidentielle annoncée: toute la cohérence du traitement arbitraire infligé par un dictateur à ses victimes, dont il « récompenserait le silence de certaines », en piétinant les demandes de libération immédiate formulées par l’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’Union Africaine (UA) pour d’autres.

En effet, l’illusion d’un Cameroun présenté comme une idylle de la liberté dans une démocratie bienveillante ne pouvait pas être mieux contredite de manière aussi tranchante que par cette annonce d’une grâce présidentielle qui serait un manquement de plus aux obligations internationales, puis un affichage sur les abus récurrents du régime Biya que le CL2P a patiemment documentés depuis des décennies. En effet les mouroirs concentrationnaires de Biya sont d’abord conçus comme des outils à la discrétion de son régime oppressif, pour discipliner et briser les corps et les âmes.

À titre d’illustration les 78 prisons du Cameroun sont construites pour une capacité maximale de 16 000 détenus. Elles accueillent maintenant 30 000 personnes, dont la majorité attend toujours leur procès. Certaines prisons, comme la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, ont été construites pour contenir seulement 500 détenus. Aujourd’hui, elle en compte plus de 2 000. La prison de New Bell, d’autre part, incarne également l’enfer sur terre. Cette prison la plus peuplée du pays située dans son centre économique de Douala, est remplie de plus de quatre fois plus de prisonniers que sa capacité d’origine ne permet.

Le CL2P condamne sévèrement un système pénitentiaire où les abus de pouvoir sont fréquents

Les détenus sont soumis à des conditions invivables et à d’autres formes de privations extrêmes: manque d’espace, surpeuplement et absence d’intimité, manque de sommeil, mauvaise hygiène et mauvaise alimentation, eau et nourriture contaminées, le manque de soins de santé adéquats et d’installations sanitaires dans les normes, ainsi que des infrastructures correctionnelles adéquates pour «rééduquer» les prisonniers. En plus, les prisonniers sont constamment exploités et brutalisés par un corps de gardiens de prison qui gagnent leur vie sur le dos notamment des prisonniers politiques, usant de la corruption et des pratiques de rançon pour leur soutirer leurs maigres économies, en échange de petites faveurs telles que de la nourriture, les draps propres, des moments d’intimité, etc…

Le «besoin de se sentir comme un être humain» dans la prison de Biya a été formulé avec une force existentielle sincère à maintes reprises par des prisonniers politiques tels que Jean-Marie Atangana Mebara et Marafa Hamidou Yaya qui ont particulièrement réfléchi sur le besoin urgent de meilleures conditions dans ces cachots de la république. Cela fait de ces anciens hauts fonctionnaires des exemples de résilience face parfois à un peuple camerounais indifférent à ces problématiques, quand bien même d’autres en murent sous ce silence assourdissant.

Pourtant, nous devons reconnaître que la vie est courte et brutale au Cameroun de Biya et que cette triste réalité carcérale est la principale fabrique des monstruosités triomphantes. Aussi, la grâce présidentielle annoncée et promise de manière arbitraire à quelques pensionnaires voulus dociles au régime en place ne fera rien pour résoudre ce problème de fond qu’est l’extrême défaillance institutionnelle. La vraie grâce que le peuple camerounais est en droit d’obtenir du président Biya est l’annonce inespérée de sa retraite définitive.

Autrement dit, rien de bien surprenant. Le combat continue!

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

http://www.cl2p.org

épervier cameroun

Photo: Quelques uns des détenus politiques pressentis pour la grâce annoncée du dictateur Paul Biya

The CL2P, Mouroirs Concentrationnaires and Presidential Grace in Cameroon

prison atangana

Photo: Le Franco-camerounais Thierry Michel Atangana alors dans sa cellule du Secrétariat d’État à la Défense (SED) de Yaoundé où il fut séquestré pendant 17 années

Cameroon, Presidential Grace announced: all the consistency of the arbitrary treatment inflicted by a dictator to his victims, which he « reward the silence of some », trampling the requests for immediate release formulated by the UN and the AU for others.

Indeed, the illusion of Cameroon as an idyll of freedom led by a benevolent democrat could not be more trenchantly undercut by all the dereliction of duty and abuses of the Biya’s regime the CL2P has patiently catalogued for decades. Indeed, Biya’s mouroir concentrationaire are extended tools for the oppressive regime to discipline and break down bodies.

As such, Cameroon’s 78 prisons are built for a maximum capacity of 16,000 inmates. They now host 30,000 people with a majority of them still awaiting trial. Some of the prisons, like the Kondengui prison in Yaoundé, were constructed to hold only 500 inmates. Today it holds more than 2,000 inmates. New Bell prison, on the other hand, also embodies hell on earth. The nation’s most populous jail, located in its economic hub Douala, is crammed with more than four times as many prisoners than its original capacity.

The CL2P has a searing indictment of a prison system rife with routine power abuse: Inmates are subjected to unlivable conditions and other forms of extreme deprivation in terms of lack of spaces, overcrowding and lack of privacy, sleep deprivation, poor sanitation and poor diet, contaminated water and food, lack of proper adequate healthcare and facilities and proper correctional facilities to “re-educate” the prisoners. They are constantly exploited and brutalized by a prison-guard class who make their livelihood off the backs of political prisoners using corruption and ransom practices in exchange of small favors such as food and clean bedsheets.

The “need to feel like a human being” in Biya’s prison has been conveyed with sincere, existential force time and again by political prisoners such as Jean-Marie Atangana Mebara and Marafa Hamidou Yaya who have reflect on the dire need for improved conditions in these dungeons. That makes these former high ranking civil servants examples of the resiliency of the Cameroonian people who laugh at their problems when other would cry. Under these conditions, however, we must recognize that life is short and brutish in Biya’s Cameroon and that is the real problem the constant manufacture of monstrosities.

The Presidential grace will do nothing to solve this draconian institutional problem. The real grace the president can give to the Cameroonian people is by retiring.

Nothing surprising. The fight goes on!

The Commitee For The Release of Political Prisoners (CL2P)

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Restons Humains: le CL2P et une pratique éthique de la désobéissance civile / Let’s Stay Human: The CL2P and an Ethical Practice of Civil Disobedience

Restons Humains: le CL2P et une pratique éthique de la désobéissance civile

élections2018

Après 35 ans de tyrannie, pourquoi certains Camerounais ordinaires consentent-ils encore à leur propre servitude? Pourquoi avons-nous tant de mal à changer nos modes de vie, alors que personne ne peut nier que notre modèle de développement a un impact écologique et social destructeur? Pourquoi une minorité de dirigeants peut-elle confisquer le pouvoir au détriment d’une majorité de sujets qui paient toutes les taxes?

La réponse est que la plupart des Camerounais ordinaires se soumettent volontairement à une minorité oppressive, et donc se complaisent presque au statu quo. Les tyrans, cependant, n’obéissent pas aux lois mais ils ont besoin de notre consentement.

Le CL2P est motivé par la connaissance de l’éthique démocratique de la considération, inséparable, par définition, de la reconnaissance de la valeur intrinsèque des êtres, du respect de leur altérité et de la diversité des formes de vie et des cultures. Au lieu de se concentrer uniquement sur les normes (principes, lois, obligations, interdictions, devoirs), ou sur les conséquences de ses actes, l’éthique des vertus s’intéresse aux motivations concrètes des agents moraux. Ceux-ci ne se réfèrent pas seulement à leurs représentations, mais aussi à leurs émotions, c’est-à-dire à comment rester humain dans un monde de plus en plus inhumain?

L’éthique de la considération et le droit de la nécessité, au contraire, veulent les réunir, faire la transition de la théorie à la pratique, de la pensée à l’action, et aider les individus à sortir du nihilisme pour préparer l’« âge des vivants».

En effet, après 35 ans au pouvoir, Biya et ses acolytes n’ont jamais aimé que deux choses, le pouvoir et l’argent. Ils ont maintenant été totalement exposés comme des charlatans qu’ils sont vraiment et ont donc perdu toute crédibilité pour essayer encore de contrôler nos vies pour 35 autres années. Nous devons maintenant avoir de l’empathie pour nous-mêmes et pour ceux qui ont moins de chance que nous.

D’où l’importance de comprendre que l’obéissance civile est liée à la tyrannie et donc la nécessité d’arrêter de continuer à soutenir le tyran pendant encore 35 ans, parce que la tyrannie est automatiquement défaite quand les gens retirent leur consentement aux tyrans comme le Mahatma Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela nous ont montré.

Nous avons donc un besoin urgent d’une éthique qui surgit comme un sens de l’autodiscipline personnelle et publique, puis qui favorise le bien-être des individus et de la communauté entière.

En effet la politique de Biya est exclusivement axée sur le pouvoir sur les gens et l’exploitation des vulnérabilités des Camerounais ordinaires. En tant que Camerounais libres, nous avons pourtant un énorme pouvoir de levier que nous refusons d’exercer pour différentes raisons. Disons-nous désormais: plus besoin de 35 autres années d’esclavage volontaire car une éthique forte n’est que la simple expression pratique de la promotion de notre santé psychologique et des valeurs de la vie communautaire universelle. Mais ce pouvoir de levier ne vient ici qu’après parce que, par définition, il ne peut pas être expérimenté automatiquement. La communauté aimante elle, peut être expérimentée instantanément, si les désirs des tyrans sont contrôlés par l’ensemble de la communauté que nous sommes. C’est largement à notre portée.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)

http://www.cl2p.org

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English version

Let’s Stay Human: The CL2P and an Ethical Practice of Civil Disobedience

élections2018

After 35 years of Tyranny, why do some ordinary Cameroonians still consent to their own servitude? Why do we have so much trouble changing our lifestyles when no one can deny that our development model is having a destructive ecological and social impact?
Why is it that a minority of rulers can remain in power over a majority of subjects who pay all the taxes?

The answer is that most ordinary Cameroonians willingly submit to rule by an oppressive minority and therefore willingly conform to the status quo.

Tyrants, however, do not obey laws but they need our consent.

Thus, the CL2P is motivated by the knowledge of the democratic ethics of consideration, which is inseparable, by definition, from the recognition of the intrinsic value of beings, respect for their otherness and the diversity of life forms and cultures. Instead of simply focusing on norms (principles, obligations, prohibitions, duties) or the consequences of one’s actions, the ethics of virtues is concerned with the concrete motivations of moral agents. These do not only refer to their representations, but also to their emotions, therefore, how to stay human in a world that is increasingly inhuman? The ethics of consideration and the right of necessity, on the contrary, want to reunite them, to make the transition from theory to practice, from thought to action, and to help individuals to go out of nihilism to prepare « the age of the living ».

Indeed, after 35 years in power, Biya and his cronies have only ever valued two things, power and money. They have now been totally exposed for the charlatans they truly are and therefore have lost all credibility to still try to control our lives for another 35 more years. We now need to have empathy for ourselves and those who are less fortunate.

Thus, the importance to understand that civil obedience is linked to tyranny and therefore the necessity to keep supporting the tyrant for another 35 years because tyranny is automatically defeated when people withdraw their consent to the tyrants as the Mahatma Gandhi, Martin Luther King and Nelson Mandela have shown us.

Consequently, a dire need for an Ethic which arose as a sense of personal and public self-discipline which foster the wellbeing of individuals and community. Biya’s politics are all and only about power over people and exploiting the vulnerabilities of ordinary Cameroonians. As free Cameroonians, we have enormous power leverage, therefore, no need for 35 more years of voluntary slavery because a strong set of ethics is just the simple practical expression of the promotion of psychological health and the values of universal communal life. There is hereafter because by definition it cannot be experienced. Loving community can be experienced if the desires of tyrants are controlled by the community.

The Commitee For The Release of Polical Prisoners (CR2P)

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La politique électorale et le consensus de l’élite Camerounaise / Electoral Politics and the Elite Consensus project in Cameroon

La politique électorale et le consensus de l’élite Camerounaise

OpposantsElections2018

Olivier J. Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P

Le SDF et l’opposition camerounaise: Comme une incapacité congénitale à s’inscrire dans une stratégie de coalition victorieuse. Autant le dire et l’affirmer: l’alternance ou alternative au pouvoir en place au Cameroun ne viendra jamais de ce côté là. En effet aucun de ces leaders à l’ego surdimensionné n’a simplement aucune chance de remporter seul un quelconque scrutin présidentiel dans ce pays, indépendamment du système électoral existant.

Une bien triste réalité.

Une triste réalité qui a trait spécifiquement à la politique camerounaise, y compris aux politiciens de l’opposition qui ne répondent pas aux « exigences du peuple », mais plutôt au consensus élitaire en vigueur à Yaoundé, et qui inclut des groupes d’intérêts spéciaux et des lobbyes d’influence souvent issus de la « Francafrique »: système de patronage corrompu, réseaux clientélistes et politique tribale voulu d’équilibre régional. Pris ensemble, il s’agit ni plus ni moins que d’une autre forme de colonialisme dérivé d’une économie de la plantation biopolitique se faisant passer pour un état moderne. L’opposition maintient et participe à cette mascarade parce qu’elle prétend ne pas comprendre sa complicité dans un système oppressif qu’elle est coupable de soutenir, et qu’elle ne veut pas vraiment changer. Ce faisant, les opposants se révèlent comme un simple et misérable conglomérat de sociopathes mégalomanes à l’image de l’homme qu’ils prétendent remplacer.

Ainsi, dans la pratique, il existe un consensus d’élites entre le gouvernement et l’opposition pour maintenir la mascarade d’un État-nation démocratique, parce qu’à la fin aucun d’eux ne veut vraiment un résultat démocratique. Ils sont plus préoccupés par leur propre carrières, que les gens qu’ils prétendent représenter. Cela a à voir avec le fait que, tout au long de l’histoire, la distribution de la richesse, des ressources, et des privilèges était l’apanage de quelques-uns au Cameroun. Dans les sociétés traditionnelles et les systèmes de gouvernement monarchiques, puis dans le système colonial, la gestion de la société et la prise de décision incombaient au roi, aux chefs, au maître colonial, à ses courtisans et au cercle restreint des personnes liées au pouvoir. Le reste de la société était privé de ses droits. Par conséquent, on constate encore comment ce consensus entre les principaux acteurs politiques ne contribue pas directement à la construction de l’État moderne et à la nécessaire bonne gouvernance.

En effet un bon consensus doit impliquer tout le monde, et pas seulement les élites.

Aussi un grand consensus est, en fait, un consensus national. À ce moment-là, tous les Camerounais ordinaires doivent déterminer leur propre rôle dans le cadre politique morose actuel, ou alors le système va continuer comme actuellement à dégénérer au mieux en une politique élitiste contre une politique populiste et, au pire, (ra)mener au colonialisme. Ainsi, nous devons cesser d’être paresseux parce que la citoyenneté est un travail que nous devons tous exercer ou accomplir.

La distinction entre consensus démocratique ou populaire et consensus d’élite est importante, notamment dans des endroits comme au Cameroun qui n’ont jamais vraiment vécu sous la démocratie. En pratique, le Cameroun a besoin d’une nouvelle formation d’élite et d’un nouveau consensus pour recréer un sentiment de communauté autour des questions politiques d’importance.

Et une fois que les élites politiques suivront les règles démocratiques, le peuple acceptera aussitôt la démocratie comme un système politique légitime. En outre, plus le consensus entre élites est inclusif, plus la démocratie est stable et moins vulnérable. Sans un tel consensus démocratique interne des élite, le pays risque à tout moment de (re)tomber dans le chaos.

Olivier J. Tchouaffe, PhD, Porte-parole du CL2P

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English version

Electoral Politics and the Elite Consensus project in Cameroon

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Photo: Le candidat du SDF Josuah Osih en campagne prédidentielle

By Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

The SDF and the Cameroonian Opposition have a Congenital Disability to Join a Winning Coalition Strategy. Suffice to say and say that the alternation or alternative to the power in place in Cameroon will never come from that side. Indeed none of these leaders in the oversized ego simply has no chance of winning any presidential election in this country, regardless of the existing electoral system.

A sad reality.

A sad reality which has to do with Cameroonian politics, including politicians from the opposition, that are unresponsive from the « demands of the people », but rather from elite consensus found in Yaoundé and that include special-interest groups, and prominent lobbying firms, often based on the “Francafrique,” corrupt system of patronage, clientelist networks and tribal politics. Taken together, another form of colonialism derived from a biopolitical plantation economy masquerading as a modern-state.

The opposition is keeping that masquerade going because they pretend that they do not understand their complicity into an oppressive system they are guilty to support and do not really want to change. In doing so, they reveal themselves to be part of a coven of ego-driven sociopath megalomaniac as the man they pretend to replace. Thus, how, in practice, there is an elite consensus between the government and the opposition to keep the masquerade of a democratic nation-state because, at the end, none of them really want a democratic outcome. They are more concerned with their own careers than the people they pretend to represent.

This has to do with the fact that, throughout history, the dispensation of wealth, resources and privilege was the preserve of the few. In traditional societies and monarchic systems of government, and the in the colonial system, management of society and decision making fell on the king, chiefs, the colonial master, his courtiers and the inner circle of people with closed ties to power. The rest of the society was disenfranchised. Consequently, how this consensus among the key political players does not directly contribute to state building and good governance, 

Thus, a good consensus has to involve everyone, and not just the elites.

Hence, a great consensus is, in fact, a national consensus. Thus, right now, every single ordinary Cameroonians has to determine his or her own role in the current bleak political setting of Cameroon, or else it at best degenerates into elite vs. populist politics, and at worst leads to colonialism. Thus, we need to stop being lazy because citizenship is a job we all have to do.

The distinction between democratic or popular consensus and elite consensus is important, particularly in places that has never really experience democracy. In practice, therefore, Cameroon needs a new elite and consensus formation to re-create a sense of community around political issues.

Hence, once the political elites follow democratic rules, the people will also accept democracy as a legitimate political system. Furthermore, the more inclusive the elite consensus, the more stable and the less vulnerable democracy becomes. Without such an internal elite democratic consensus the country would risk falling back into chaos.

Olivier

Olivier J. Tchouaffe, PhD, Spokesman of the CL2P

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